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 Like A Black Widow, Baby ! | Mateusz

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MessageSujet: Like A Black Widow, Baby ! | Mateusz    01.02.17 20:23


Like A Black Widow, Baby !


L’oreille collée à la porte du bureau du Directeur, j’écoutais avec la plus grande attention ce qui se passait à l’intérieur. Je n’étais pas censé être là, je devais arriver plus tard, lorsque le Directeur me passerait un coup de téléphone. Il m’avait même donné une carte d’accès. Une carte d’accès ! Sérieusement ! C’était bien mal me connaître. Evidemment que j’étais venue fouiner pour entendre ce qu’on disait de moi. Le directeur avait ses réserves. Tant sur ma personne, que sur la mission et sur mon choix de mercenaire. Bon, il avait été plus subtil et diplomate sur ce dernier point, le petit renard. Mais le résultat était le même. Le moment d’annoncer la fameuse personne a protéger fini enfin par arriver et, dès lors,  que Kramy Kramer prononça mon nom de scène, je faisais coulisser le pass de la porte du bureau avant d’ouvrir la porte à la volée, faisant ainsi virevolter mes impeccables cheveux blonds. Une fille ne devait jamais rater son entrée après tout. Ou serait le plaisir sinon ?

Mes yeux étaient braqués sur mon futur garde du corps alors que je lui offrais mon plus beau sourire. Malgré mon changement d’apparence depuis notre dernière rencontre, j’étais presque sûre qu’il m’avait reconnue. J’avais troqué ma perruque rousse contre ma couleur naturelle – et oui ! Mes vêtements plus passe partout de la dernière fois avaient fait place à une petite robe rouge et une veste noire ajustée. Du Wilder évidemment. Je ne portais que ce qui se faisait de mieux. Ayant malgré moi le sens du spectacle, je restais ainsi quelques secondes pour les laisser savourer mon entrée.

« Je t’ai manqué ? »

Je l’avais dit sur le ton de la plaisanterie mais mon nouvel acolyte n’avait pas l’air d’avoir le cœur à rire. Bah, j’aurais tout mon temps pour le dérider. Il fallait qu’il se relaxe ce garçon ! C’était mauvais d’être aussi tendu. Pour se faire, plusieurs idées me venaient aisément en tête mais mieux valait ne pas tout mélanger.

Je me posais ensuite sur une des chaises faisant face au Directeur, croisant les jambes d’un mouvement gracieux. Kramer avait déjà expliqué la mission dans ses grandes lignes à Mat : me garder en vie, identifier l’ampleur de la menace, trouver la personne qui m’en voulait (j’avais une longueur d’avance sur eux à ce niveau-là). Il nous tendait à présent le nouveau contrat que j’avais exigé. Un contrat nominatif. Je n’engageais pas le SEED en tant que tel, mais un SEED en particulier. Après une lutte acharnée avec Kramer j’avais accepté qu’il puisse être mobilisé pour des missions ponctuelles de courte durée. Cela avait été une âpre négociation. Je signais donc le nouveau contrat d’une écriture toute en courbe avant de tendre le stylo à Mateusz. Ce bout de papier serait un très bon moyen de pression.


***

La vie en tournée était très répétitive. Je n’étais pas une star du rock. Dormir dans un bus très peu pour moi. Je préférais les hôtels de standing. Dormir dans de mauvaises conditions, j’avais déjà donné, je ne recommencerais pas pour le plaisir. Depuis qu’il était entré à mon service, Mateusz avait pu découvrir mes tendances à la fugue. Evidemment, ça ne lui avait pas plu. Il était si soupe au lait parfois ! Mais étrangement ce qui m’agaçait prodigieusement chez les autres se révélait chez lui divertissant. Oh ! Bien sûr, nous nous étions plusieurs fois pris la tête. Mes dernières évasions l’avaient poussé à prendre des mesures. Je n’avais plus droit qu’à des chambres au dernier étage et communiquant avec la sienne. Au final, j’avais loué une suite. Donc techniquement, il dormait dans ma chambre, sans être dans ma chambre. Et je détestais cela. Si j’arrivais tout de même à dormir (ce n’est pas comme s’il était dans mon lit), j’avais du mal avec ce concept. Personne n’était jamais resté ‘dormir’ dans ma chambre. Je les virais bien avant. Une fois la porte coulissante de mon coin nuit refermée, je pouvais presque faire comme si j’étais seule. Sauf que je ne l’étais pas. Et ce que je craignais tant, la raison qui me poussait à vouloir rester seule, allait arriver cette nuit.

Ce cauchemar, toujours le même. La fête. L’alcool. Ce salopard de Hunter. La maison. Le coup de feu. La voiture. Ce sang, tout ce sang. Le cri inhumain qui m’avait déchiré la gorge et puis la douleur. Tout me revenait d’un coup. Lorsque la nuit reprenait ses droits. Je ne me doutais pas que dans mon sommeil, le même cri et les mêmes larmes m’échappaient. De quoi réveiller un mort. Mais j’étais toujours prisonnière de mon cauchemar. Inconsciente de ce qu’il y avait autour tandis que je tournais et retournais afin d’échapper aux mains invisibles qui m’emmenaient loin de mon père.

« Lâchez moi ! Non. Je ne veux pas. Laissez-moi… NON !! »

Et une secousse, une présence ou que sais-je, quelque chose en tout cas me sort de ma torpeur. Mais je n’étais pas encore assez alerte et pas sorti de mes songes pour comprendre ce qui se passait réellement. Je savais simplement qu’il était tard. Ou tôt selon le point de vue.
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Dernière édition par Aileen Loveless Redwood le 18.02.17 17:18, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Like A Black Widow, Baby ! | Mateusz    12.02.17 21:48


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Il aurait dû d’une certaine façon se moquer de cette situation, rire de cette mise en scène si finement calibré qu’elle aurait pu en devenir grotesque. Pourtant Mateusz était resté là, mortifié, incapable de glisser le moindre commentaire ou de s’amuser d’une quelconque façon de la révélation qu’on venait de lui faire. Auréolé de succès, extatique et impérieuse, Aileen avant choisis le moment, son moment, pour entrer en scène et lui révéler la supercherie. Fatigué par sa propre bêtise, par son train de retard et sa visible incapacité à faire le lien entre des éléments qui ne demandaient qu’à être connecté les uns avec les autres depuis le début, le SEED se détourna de la parfaite silhouette de la starlette qui, fière, s’avançait vers le bureau d’un Kramer qui ne semblait vouloir qu’une chose malgré une apparente retenue : chasser l’impétueuse blonde hors de la BGU.

Voilà qu’elle croisait ses jambes l’insolente, et malgré lui son regard se balada sur cette posture ô combien féminine alors que sa robe d’un rouge impeccable révélait, friponne, une partie de sa cuisse. Diable elle avait eu ce qu’elle voulait, il l’avait mise au défi et à vrai dire, quand Kramer l’avait convoqué dans son bureau, il avait compris bien vite qu’il ne pourrait s’agir que de cela. Mais le fait de s’être fait bêtement duper abîmait le reste d’ego qu’il lui restait, comme si savoir qu’elle avait pu prendre le moindre plaisir à lui dissimuler son identité lors de leur première entrevue – et quelle entrevue - l’agaçait profondément. Il avait la désagréable et bête impression qu’on s’était moquée de lui. Mateusz n’aimait pas les surprises, il appréciait trop d’avoir le contrôle pour cela et par définition une surprise était un événement qu’on n'attendait pas. Sa délicieuse patronne aurait tôt fait de s’en rendre compte mais pour l’heure elle semblait s’amuser follement de son air renfrogné, ce qui évidemment n’arrangeait rien.

Quand Kramer l’invita à signer le contrat, Mateusz se saisit de la feuille pour la faire glisser devant ses yeux qui rapidement balayèrent modalités et termes. Car cela lui aurait fait certainement trop plaisir, il tacha de rester impassible devant la chanteuse, mais le muscle de sa mâchoire frémit à mesure qu’il progressait dans sa lecture et il savait pertinemment que ce détail n’échapperait pas à l’œil attentif de la féline blonde. Voilà qu’il lui appartenait. Oh oui, oui on pouvait avancer cela de cette manière aux vues de ce qu’on lui présentait. Il était réduit au statut de vulgaire objet de luxe dont la BGU se délestait, il n’était plus tant un homme qu’un onéreux bibelot de collection chargé de protéger madame, certes, mais à quel prix. C’est ce qu’il ressentit quand il apposa avec grande difficulté sa signature sur le papier et à l’instant où il croisa le regard du directeur, il ne sut dire si ce dernier était quelque part soulagé à l’idée de se débarrasser d’eux, ou contrarié d’avoir cédé aux demandes de sa cliente.

Il avait joué et perdu la première manche.

**

Un hurlement déchira la nuit. Encore. Impossible de se faire à ce scénario qui se répétait soir après soir. Epuisé Mateusz chassa toute trace de fatigue en passant une main sur son visage contrarié, se redressa sans empressement et s’étira le regard sombre. À quoi aurait-il droit aujourd’hui ? C’était le drôle de jeu auquel il se prêtait maintenant depuis quelques semaines tant Loveless lui réservait, lorsqu’elle était tirée de ses cauchemars, un accueil des plus violent. Du coup de poings à l’arme braqué entre ses deux yeux, sa terrible diva semblait décidé à mettre ses nerfs à rudes épreuves. Par ses extravagances le jour, ses crises la nuit, jamais ô grand jamais il n’avait la paix. Pourtant Mateusz tenait bon, oscillait entre résignation et insoumissions et sûrement ne pas le faire aurait déplu à la chanteuse. Après tout ne l’avait-elle pas engagé dans la seule optique qu’il la divertisse ?

Traversant la chambre jusqu’à rejoindre celle voisine à la sienne plongé dans la pénombre ou s’agitait la belle, engourdi mais alerte, Mateusz s’avança jusqu’à la couche. Retirant le revolver caché sous le coussin de la jeune femme – il s’était fait avoir une fois, certainement pas deux – il tenta de l’appeler, de la calmer mais elle se débattait comme un diable et n’y tenant plus, excédé par la scène et par le rôle ingrat qu’on lui confiait, il attrapa fermement la jeune femme et la serra contre lui. « Calme-toi. » Ordonna-t-il férocement d'abord, puis plus doucement ensuite, à plusieurs reprises, alors qu’il la maintenait contre sa poitrine, glissant sa main dans ses cheveux blond pour tenter de l’apaiser. « Tu m’épuises… » Murmura-t-il alors que lentement, il sentait qu’elle revenait à elle. Tant mieux. Plus vite calmé, plus vite il pourrait rejoindre son lit et tenter de profiter des quelques courtes heures qu'il lui restait avant de subir une nouvelle journée à ses côtés.
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MessageSujet: Re: Like A Black Widow, Baby ! | Mateusz    13.02.17 22:03


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Encore prise par mon rêve,  tous mes sens étaient comme paralysés. Les cauchemars revenaient tous les soirs, mais comme toujours une fois revenue à Deling City, leur intensité redoublait. Cette fois, j’avais vraiment eu l’impression de revivre la scène. Je ne pouvais rien faire contre les tremblements compulsifs qui agitaient mon corps. Je sentais un léger goût salé imprégner mes lèvres. Je ne m’en rendais pas encore compte mais c’était des larmes. Jamais je ne me remettrais de cette funeste journée. Jamais tant qu’Hunter ne serait pas totalement détruit ou si pieds sous terre. Je le haïssais de toutes les fibres de mon être. Et je me haïssais aussi pour le rôle qu’il m’avait jouer dans sa chasse à l’homme.

Mais bizarrement, le choc, la douleur, l’angoisse, tout cela semblait refluer peu à peu tandis que je me reconnectais avec mon corps. D’un seul coup le vide se faisait autour de moi et je me sentais… protégée ? C’était quoi cette blague ? Je pris alors conscience du torse viril sur lequel je reposais et de la main jouant avec mes cheveux. Avant même d’ouvrir les yeux, je savais qui était là, les poings toujours farouchement accrochés au marcel de Mateusz. Malgré moi, je laissais échapper un soupir de contentement. Sorte de miaulement félin à peine perceptible. Je m’accordais encore quelques secondes de faiblesse, la tête appuyée contre son torse. J’eu juste le temps de l’entendre dire que je l’épuisais ce qui eu le ton de me faire sourire malgré mes larmes. Je m’écartais alors de mon garde du corps. Beaucoup plus calmement que ce à quoi il avait pu avoir droit les nuits précédentes. Mais ce rêve particulièrement violent m’avait vidé de mon énergie. En me décalant de lui, je senti une vague de froid passer sur ma peau, me faisant frissonner. Baissant inconsciemment les yeux, je pu me rendre compte qu’à un moment ou un autre de la nuit, j’avais dû envoyer valser ma nuisette. Je n’étais pas du genre pudique ou mal à l’aise avec mon corps, les photoshoots lingerie que ma maison de disque me programmait régulièrement m’avaient ôté ce qu’il me restait de pudeur, mais, allez savoir pourquoi, j’eu pour réflexe de plaquer mes mains devant ma poitrine. Je restais néanmoins là, les yeux grands ouverts à observer Mateusz dans la pénombre avant de me décider à allumer ma lampe de chevet. Bien vite, étonnamment calme, je cherchais du regard le vêtement dont je m’étais délesté plus tôt. Je la repérais enfin, de l’autre côté de Mateusz, m’obligeant à tendre une main et à passer en partie par-dessus lui pour m’en emparer. Me mettant debout tout en me détournant quelques secondes de Mateusz, je lui offrais ainsi sans véritablement m’en rendre compte vue imprenable sur l’arrière de mon corps, j’enfilais le tissus court et chatoyant, le laissant glisser lentement. Une fois de nouveau décente (ou presque) je m’asseyais au bord de mon lit, près de mon garde du corps.

« Je t’avais prévenu que dormir à côté était une mauvaise idée. »

Plus une trace de faiblesse dans ma voix, j’avais certes mis plus de temps que d’habitude mais j’étais à nouveau maitresse de moi-même. Je me laissais tomber sur le lit, sans faire plus cas du peu de surface que couvrait ma nuisette (cela tenait plus du sous-vêtement que d’autre chose). Les yeux rivés sur le plafond, je cherchais à tâtons mon arme, comme pour me rassurer. Ne la trouvant pas, je fronçais les sourcils. Agacée, je me relevais brusquement, approchant dangereusement mon visage de celui de Mateusz, comme chaque fois que j’essayais de l’intimider. Les yeux plissés et l’air menaçant, je l’interrogeais d’une voix doucereuse.

« Ou est mon arme ? »

Je le transperçais du regard mais, ce faisant, je me soumettais aussi au sien. Ce courant électrique qui s’invitait parfois entre nous était de nouveau là, et sans véritablement m’en rendre compte, je me mordais le coin de la lèvre inférieure. Je pensais pourtant avoir éradiqué ce tic nerveux en devenant LOVELESS. Pourtant, il semblerait qu’une partie de mon ancienne moi tienne à tout prix à se rappeler à mon bon souvenir. L’ancienne moi qui n’était pas insensible au charme des hommes insupportables et, Hyne m’en soit témoin, Mateusz poussait mon self control dans ses derniers retranchements avec son marcel blanc qui soulignait plus qu’il ne masquait sa musculature.
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MessageSujet: Re: Like A Black Widow, Baby ! | Mateusz    18.02.17 10:18


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Tu m'épuises. Trois semaines qu'elle le rendait fou, de ses caprices à ses affronts, de son corps à ses regards, elle se baladait impudente dans son esprit depuis trop longtemps déjà. À peine avait-il apposé sa signature qu'il connaissait déjà la couleur du voyage à venir, il n'en reviendrait pas indemne. Depuis lors Loveless était partout, entre rêve et cauchemar, la capricieuse et ingérable starlette le hantait nuit et jour. Il passait son temps à courir après elle, forcé de participer à un véritable jeu de piste quand, introuvable, on savait qu'elle avait quitté l'hôtel pour se rendre dieu sait où. Elle était la pire personne à protéger, un véritable cataclysme insensible aux réprimandes, amusé plutôt qu'on la gronde mais mécontente qu'on ait découvert sa cachette. À ce jeu-là il devenait de plus en plus doué mais de plus en plus las et il avait fini par obtenir l'impensable : une chambre près de la sienne. Une torture, évidemment.

Pour comprendre la femme et tenter tant bien que mal de faire son travail correctement, il s'était plongé à contre coeur dans la lecture de sa biographie officielle. Adroite cependant, il sentait derrière chaque ligne le regard inquisiteur de Loveless qui devait avoir corrigé bien des phrases du pauvre bougre chargé d'écrire ses mémoires. Elle avait ce don tout particulier de donner l’impression de livrer beaucoup tout en gardant en réalité tout pour elle, et alors qu’on se pensait repus on se rendait compte finalement qu’on ne savait toujours rien sur le personnage. Le livre restait caché au fond de son armoire, acquisition honteuse qu’il était pourtant bien inutile de dissimuler. S’il avait bien compris quelque chose, c’est qu’elle savait aussi bien garder ses secrets que découvrir ceux des autres, réclamer une vie privée était une illusion charmante et dérisoire quand on la côtoyait. La suivre, c’était une aventure, elle était aussi captivante qu’insupportable et qu’il le veuille ou non, ce qu’il ressentait pour elle dépassait la fascination.

Aussi, quand elle se révéla à lui ce soir là et qu’il réalisa qu’à demi conscient il l’avait enserré nue contre lui, il dut dans un premier temps faire appel à un admirable contrôle de soi. Forcé de la suivre lors de ses shooting photo, ce n’était pas la première fois qu’il avait l’occasion d’apercevoir son corps, elle prenait toujours un malin plaisir à tenter de le déstabiliser mais dans le cadre bien plus intime de la chambre d’hôtel il devenait brutalement plus compliqué d’ignorer son désir. Passablement épuisé par le petit jeu affriolant de la demoiselle, Mateusz passa une main sur son visage tendu avant qu’inévitablement son regard ne se pose sur la chute de reins qu’elle lui offrait sans scrupule. Il fallait qu’il quitte cette chambre au plus vite, il ne savait pas bien ce qu’il faisait encore assis là, sur le rebord du lit de la tentatrice effrontée qui semblait avoir repris des forces alors que les siennes, à lui, étaient définitivement en train de l’abandonner. Mauvais concours de circonstance, au moment où il semblait décider à se redresser, la blonde s’approcha dangereusement de lui et il ne put faire impasse plus longtemps du peu de distance qui séparait leurs deux visages.

Ignorant sa requête, répondant plutôt à celle de sa bouche qui l’invitait à l’embrasser, il passa sans délicatesse aucune une main derrière le cou de la chanteuse et pressa ses lèvres contre les siennes. Plus envie de jouer semblait exprimer son étreinte impatiente alors que le désir et le besoin de plaisir s’insinuaient avec violence dans ses veines. Mais grandissant au même rythme que son envie, une douleur maligne croissait au creux de sa poitrine. Une affliction toute particulière qu’on pouvait apparenter à de la honte, une petite voix qu’il était encore peut être temps de suivre et qui l’invitait à se retirer avant qu’elle ne découvre son corps tout meurtri. Un sentiment qui finit par prendre tant de place qu’il revint durement à la réalité.

« Là-bas. Sur la table de nuit. » Glissa t’il le souffle court en rompant l'échange, brisant le charme alors qu’il semblait chercher à oublier ce moment d’absence. Comme si décidément, non, il ne venait absolument pas de céder à une pulsion et que leurs corps impatients ne se trouvaient pas là, presque l’un contre l’autre. Mais il ne lui fallut pas plus de cinq secondes avant de s’emparer à nouveau des lèvres de Loveless, pas plus de cinq secondes encore pour qu’il la fasse basculer sur le lit, envoyant valser toute recommandation prudente. C’était trop, et c’était trop tard, reculer n’aurait certainement pas eu plus de sens que de poursuivre.
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MessageSujet: Re: Like A Black Widow, Baby ! | Mateusz    18.02.17 16:58


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C’était fou comme quelques secondes pouvaient prendre le poids d’une éternité, comme un échange de regards pouvait figer l’instant, le distordant pour le faire durer plus longtemps. C’est ce que je ressentais en cet instant alors que le piège que j’avais moi-même tendu se refermait sur moi. Oui, j’avais voulu l’intimider, le pousser dans ses retranchements. Je n’avais pas prévu que tout cela me trouble à mon tour. Enfin… si j’étais tout à fait honnête avec moi-même – ce que je n’étais jamais – j’aurais pu avouer que depuis notre première rencontre, tout n’avait été que les prémices d’un grand cataclysme. Je l'avais voulu à l’instant même où je l’avais vu. Plutôt tordu sachant qu’il m’avait confondu avec une autre femme. Et au cas où vous en douteriez, je ne parlais pas là seulement du boulot de garde du corps. Je parlais plutôt de le laisser en faire ce qu’il voulait. Ce qui, en soit, n’était pas dans mes habitudes. Comme tous les gardes du corps, il était du genre à s’énerver lorsque je partais vivre ma vie, à me traquer et, en plus, il lui arrivait d’essayer de me faire la morale. Pourtant, ce qui m’agaçait au plus haut point chez les autres était plutôt excitant lorsque cela venait de lui. C’était aussi amusant que mortifiant. Je n’aimais pas qu’il puisse avoir un tel ascendant sur moi, je voulais encore moins qu’il s’en rende compte. La meilleure défense étant l’attaque, cela faisait maintenant trois semaines que nous jouions au chat et à la souris. Qui était le chat et qui était la souris, ça, c’était à la libre interprétation de chacun. Je n’en étais pas sure moi-même. La position du chat était certainement plus enviable.

C’est alors que le temps repris ses droits alors que Mateusz saisit l’arrière de mon cou pour m’attirer brutalement à lui, comblant la distance entre nos lèvres tandis que je lâchais un grognement de surprise mêlé de plaisir. Il était définitivement imprévisible mais mon manque total de retenue, alors que je n’amorçais pas le moindre mouvement de recul, l’était tout autant. Je répondais à son baiser avec une urgence presque animale, mes bras trouvant naturellement leur place autour de son cou tandis que je réduisais encore plus l’espace entre nos deux corps. Encore perdue dans mon désir, je remarquais à peine que Mateusz s’était crispé. Un sentiment étrange me traversa tandis qu’il interrompait notre échange et que nos deux corps reprenaient un peu de distance. Etait-ce… de la déception ? J’étais encore trop embrumée de désir pour comprendre de quoi il me parlait. Je n’avais aucune idée de l’image que je renvoyais,  les joues rosies d’excitation, les lèvres gonflées par notre baiser et les pupilles dilatées et voilées de désir. Le sens de ses paroles m’atteignit enfin mais je ne prenais même pas la peine de regarder du côté de la table de nuit. Ce n’était pas de mon arme dont j’avais besoin. Non. Mes besoins à l’heure actuelle étaient beaucoup plus primitifs.

Heureusement, l’attente ne fut pas bien longue avant que ses lèvres soient à nouveau sur les miennes, exigeantes, m’imposant le rythme de ce baiser auquel je me faisais une joie de répondre, obéissante. Oh, il avait définitivement trouvé la meilleure façon de me soumettre. J’étais totalement à sa merci et je ne voudrais être nulle part ailleurs.

Sans trop savoir comment, je me retrouvais allongée sur le lit. Ma nuisette, naturellement peu couvrante était remontée le long de ma cuisse et une de mes bretelles était tombée. Le souffle court, j’observais Mateusz, les yeux noyés de désir. N’y tenant plus, j’agrippais le tissu de son marcel de façon à ce qu’il se retrouve au-dessus de moi. Cette position n’était pas sans rappeler notre première rencontre et un sourire coquin apparu sur mes lèvres. Sans lui laisser le temps d’anticiper la chose, je faisais passer le vêtement par-dessus sa tête. Je coupais toute protestation éventuelle d’un baiser avant de laisser glisser ma bouche pour ponctuer son torse de petits baisers, m’attardant çà et là sur certaines de ses cicatrices en taquinant la chaire sensible du bout de ma langue, mes mains, aventureuses, suivant quant à elles les contours de ses muscles finement dessinés.

Mon exploration terminée et tandis que je jouais inconsciemment avec l’élastique de son bas de pyjama, mes lèvres se collaient à nouveau aux siennes pour un autre baiser fougueux. Il fallut pourtant bien que je reprenne ma respiration, rendu chaotique par les attentions de Mateusz. Mes yeux plongèrent alors dans les siens, presque suppliants.

« Déshabille-moi. »

J’aurais difficilement pu être plus directe. Le temps du jeu était terminé. L’un comme l’autre, nous avions franchi la fine limite qui avait existé entre nous jusque-là. Mais j’étais bien trop submergée de désir et de plaisir pour y penser à ce moment là.

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MessageSujet: Re: Like A Black Widow, Baby ! | Mateusz    22.02.17 14:57


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D'aucuns penseront que c'était inévitable, que tout prêtait à croire depuis le début que cette histoire finirait là, sur les draps blancs d'une chambre d'hôtel ou consumé par le désir les deux protagonistes s'adonneraient au plus enivrant des jeux. Le choix plutôt impromptu du moment pouvait laisser dubitatif, mais il leur ressemblait, sans doute, pensa Mateusz en s’emparant des lèvres d'Aileen. Des baisers au goût de sel, toujours plus passionné et pressant alors que sa main déjà caressait le corps fiévreux de celle qui avait réussi à le faire capituler.

Ce n'était pas innocent, après la prise de Dollet, Mateusz avait annihilé toute forme de désir. Il avait rejeté de tout son être la possibilité que quiconque le touche et il était devenu clair qu'il ne voulait partager l'intimité de qui que ce soit. Il trouvait absurde l'idée même qu'une femme promène ses mains sur cette chair mutilée, absurde et répugnante, à peine cette pensée l'effleurait-elle qu'il éprouvait un dégoût à la hauteur de sa honte. Pourtant ce soir il avait cédé, cédé à ce besoin de plaisir qui devait trouver une satisfaction violente pour faire voler en éclats son mal-être. Il laisserait cette femme découvrir chaque parcelle de son corps abîmé et ses lèvres effleurer ses cicatrices, elle le rendait fou, il la voulait toute entière, c’était trop. Déjà ses lèvres retrouvaient les siennes et il prolongea ce baiser insensé, pressant son corps contre le sien alors que ses mains glissaient sur ses hanches et que celles de la tentatrice jouaient avec le bas de son pantalon. C’est en descellant leur étreinte, tout étourdis par le désir, qu’elle lui souffla presque implorante de la déshabiller. Une nouvelle décharge électrique, un frisson puissant de plaisir le parcouru alors qu’il débarrassait la chanteuse de son dernier vêtement, révélant son corps nu et blanc sans plus de pudeur éclairé par la lumière faible de la lampe. Inéluctable diront certains, étrange diront d'autres, qu'importe ce soir là leur appartenait.

Ce ne fut pas l’habituelle alarme de son réveil qui le tira de son sommeil ce matin-là, mais un ronronnement étrange qui semblait émaner d’un petit corps tout près de lui. Quand Mateusz entrouvrit les yeux, il tomba nez à nez avec cette insupportable boule de poil que la chanteuse avait adopté et sournoisement nommé Prescott. À peine la petite bête remarqua-t-elle qu’il fut réveillé qu’elle poussa un miaulement pitoyable pour attirer l’attention de son homonyme, sans grand résultat. Le garçon referma les yeux, ignorant les quémandes implorantes du félin qui l’escalada maladroitement pour finalement rejoindre sa maîtresse auprès de qui il aurait peut-être plus de chance. Sa maîtresse. Les yeux du SEED se réouvrirent alors et cette fois ce ne fut pas l’animal qu’il remarqua, mais les vêtements éparpillés sur le sol. La nuisette de Loveless gisait là, près de lui et tout lui revint brutalement en mémoire. Les gémissements lascifs de sa partenaire, leur ébat furieux et extatique, sa peau, son odeur, ses caresses... Dépassé par la fureur de leur performance de la veille, Mateusz resta interdit avant de se rappeler qu’il était nu. Ce détail futile hier devint gênant au petit matin, ce corps là lui faisait toujours honte et quand bien même Aileen l’avait couvert de mille et une attentions, l’enchantement de la veille s’était évaporé et retrouver son marcel devint une priorité. Chanceux, le bas du pyjama était tombé au pied du lit, impossible pourtant de mettre main basse sur le reste de la tenue qui devait avoir été abandonné de l’autre côté de la couche. N’osant jeter là un regard appuyé à la silhouette féminine assoupie qui lui tournait le dos, le mercenaire renfila le pantalon avant de pousser un soupir sonore et de fermer les yeux, passant une main sur son visage tendu alors qu’il s’allongeait à nouveau. L’extase de la vielle sommeillait toujours là et avait ses vertus, il ne regrettait rien seulement cet embarras après l’amour ne lui était pas familier. Des images suggestives de la veille risquaient de hanter cette journée marquée par le manque de sommeil et s’il était presque persuadé que d’un commun accord ils décideraient de ne donner suite à cette nuit féroce, il n’était pas certain qu’ils s’en sortent aussi facilement qu’ils l’espéraient.
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MessageSujet: Re: Like A Black Widow, Baby ! | Mateusz    22.02.17 21:54


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Cela n’avait aucun sens. Je le savais mais entre savoir et vouloir… Et Hyne que je le voulais, l’insupportable Prescott. J’avais toujours eu le don pour me mettre dans des situations impossibles. Et une partie de moi adorait cela. Tout comme j’adorais ce qui était en train de se passer. Je pouvais sentir les mains de Mateusz partout sur mon corps et n’y tenant plus, je l’avais supplié de me déshabiller. Et on ne pouvait pas dire qu’il s’était fait prier. Bien vite, toute pensée cohérente me quitta tandis que je n’étais plus qu’un maelstrom de plaisir et d’extase on ne peut plus nouvelle pour moi.

Dans cette courte deuxième partie de nuit, aucun cauchemar n’était venu me troubler. Cela faisait bien longtemps que je n’avais pas joui d’un sommeil sans rêve. J’aurais voulu que l’expérience se prolonge un peu plus longtemps mais quelque chose de doux se frottait contre mon dos, me tirant petit à petit des bras de Morphée. Les yeux toujours clos, prise d’une paresse qui ne m’était pas coutumière, je m’étirais doucement avant de me retourner, les yeux toujours clos. C’est alors que je pu sentir deux petites pattes s’appuyer contre mon visage et une petit langue râpeuse me lécher le bout du nez, me faisant froncer les sourcils.

« Prescott, pas le visage ! Je t’ai déjà expliqué que c’était mon outil de travail. »

Un petit miaulement répondit à mes paroles tandis que, les yeux mi-clos et encore embrumée de sommeil, j’attrapais la petite bête et roulait de nouveau sur le côté avant de la lover contre ma poitrine. Poitrine présentement nue. Cette réalisation me fit ouvrir les yeux brusquement et les poser d’abord sur un marcel abandonné au pied de mon lit. Nouveau froncement de sourcil tandis que Prescott, ayant eu sa dose de câlin, se débattait entre mes bras pour s’échapper.

Emergeant petit à petit – je n’avais jamais été du matin –, je me découvrais légèrement engourdie. C’est alors que des images de corps mêlés et d’étreintes brulantes s’imposèrent dans mon esprit. Je jetais alors un rapide coup d’œil sur le côté et découvrait Mateusz, torse nu toujours à mes côtés. Par Hyne et tous ses Gardiens, j’avais enfreint toutes mes règles. Jamais auparavant je ne m’étais oubliée à ce point. Jamais je n’avais autorisé un autre être humain à dormir à mes côtés. En fait, depuis mon père, le seul être vivant à avoir partagé mes nuits (dans le sens platonique du terme) était un autre Prescott beaucoup plus félin. Oh bien sûr, cette nuit avait eu le mérite de me faire comprendre que je n’avais jamais connu l’extase auparavant. C’était presque pire. Il avait défié tous mes plans, toutes mes règles et toutes mes certitudes… Et comble de l’horreur, c’était presque plus ma faute que la sienne. Pas que je regrette cet interlude passionné – comment le pourrais-je ? Il s’agissait sans doute de l’expérience la plus sensuelle de ma vie – mais tout de même, cela ne devait surtout pas se reproduire.

You're the hurricane and you're the thunder
You're the ledge thats gonna be my fall
You're the spell that I will be cast under
I'm a fast car baby you're a wall

Et voilà qu’il commençait à m’inspirer des chansons maintenant. Ce n’était pas bon, pas bon du tout. Il était hors de question que tout cela se reproduise. C’était en tout cas ce que mon cerveau essayait d’ordonner à mon corps. Corps, qui, je le réalisais à présent, portait sans doute diverses marques de nos ébats. J’avais de vagues souvenirs de mes ongles sur sa peau et de ses mains s’agrippant férocement à mes hanches. J’étais presque sure de découvrir quelques bleus si j’inspectais ma peau. Mais j’avais plus urgent à faire pour le moment. Comme trouver ce que j’étais sensé dire. Me réveiller auprès de quelqu’un était inédit pour moi. Alors que j’ouvrais la bouche pour m’adresser à mon amant – comme c’était étrange de qualifier ainsi mon garde du corps – Prescott-le-Chat s’échappa de mes bras pour se ruer vers Mat et plus précisément vers son pantalon qu’il se mit à griffouiller allégrement. Cela ne devait pas faire de bien mais ça me laissait pile le temps qu’il me fallait pour analyser la zone et attraper mon kimono que j’avais abandonné au pied de mon lit en allant me coucher hier soir. J’en profitais également pour attraper le marcel de Mateusz que je me rappelais vaguement avoir jeté par ici. Une fois décente, je gardais son vêtement à la main avant de me tourner vers lui. Pour la première fois depuis bien longtemps, je cherchais mes mots, incertain quant à la marche à suivre. Cela ne me ressemblait pas. Pas du tout. Récupérant Prescott afin qu’il arrête de martyriser son homonyme, je l’encourageais d’une légère tape sur l’arrière train à descendre du lit et à laisser les adultes discuter. Suite au rapprochement que j’avais opéré pour éloigner mon adorable chaton, je m’asseyais en tailleur au milieu du lit, plus proche de Mateusz avant de prendre la parole, le regardant droit dans les yeux. J’espérais juste que mon corps, repu pour le moment, ne me trahirait pas alors que je parlais.

« Cette nuit c’était… bon je ne vais pas mentir, c’était torride. Et inévitable avec toute cette… tension. Mais ça ne doit pas se reproduire. Jamais. »

Pourtant, le regard brulant que je posais sur lui et le message que m’envoyait toutes les terminaisons nerveuses de mon corps disait tout le contraire. Il fallait pourtant être raisonnable. Aussi plaisant que cela soit, je ne l’avais pas engagé pour abuser de son corps dans mes chambres d’hôtel. Ce n’était pas ce genre de contrat qui nous liait.
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MessageSujet: Re: Like A Black Widow, Baby ! | Mateusz    03.03.17 18:45


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Il lui fallut un court instant avant d’assimiler les mots qui venaient de sortir de la bouche de Loveless. Que diable était-elle en train de signifier ? En réponse, un miaulement félin vint l’avertir que ce n’était pas à lui qu’on adressait la parole et il retint un soupir mi amusé mi épuisé, attendant plus ou moins patiemment qu’à son tour la jolie blonde réalise que leur nuit d’ivresse appartenait au passé et qu’il allait falloir assumer tout ce que sous-entendait ce souvenir au présent. Aucune excuse ils l’avaient fait en toute connaissance de cause, enivré par le désir, rien d’autre. Le résultat peu étonnant d’un jeu lancé le jour de leur rencontre. Il n’allait pas se mentir, il la voulait sienne depuis ce jour-là et maintenant qu’elle l’avait été le temps d’une nuit, eh bien… Ce serait encore mentir que d’affirmer ne vouloir renouveler l’expérience. Idiot d’homme conduit par ses pulsions les plus primaires, sur ce terrain-là Aileen avait ranimé tous les instincts qu’il avait voulus mort, éveillant en lui des sentiments assoupis et maintes fois repoussés le long de ces trois semaines.

Alors que la conversation fatidique s’annonçait, qu’il se redressait faussement nonchalant en croisant l’œillade de la chanteuse, la furieuse bestiole de compagnie de la diva se rua sur son pantalon pour le lacérer de ses minuscules mais cruellement acéré de griffes. Mateusz eut un mouvement de recul mais la boule de poil insistait. Bougon, il le fit reculer une fois, deux fois, mais l’autre revenait à la charge pensant sûrement s’abandonner là au plus divertissant des jeux. « Tu vas bouger oui ! » S’agaça-t-il alors que Prescott second échappait à sa prise non sans griffer, aussi excité qu’affamé sans doute. Cette saloperie d’animal portait décidément bien son nom, une vraie plaie, bien qu’il ne supporte l’idée qu’Aileen ait décidé de lui léguer cet héritage-là. Une provocation parmi tant d’autres qui amusait follement la chanteuse au détriment du bon plaisir de son garde du corps.

Finalement, c’est elle qui le débarrassa du chat, au bon moment qui plus est, s’il était revenu à l’assaut le SEED aurait fini par le jeter hors du lit sans plus de grâce. Trop occupé par le monstre il n’avait pas fait attention à la jeune femme qui, avec une réflexe des plus agiles, avait revêtu un vêtement pour affronter la suite. Le fin tissu blanc dissimulait à peine son corps. Sa main libre en réunissait les deux pans entre ses seins alors que l’autre tenait le marcel qu’il avait cherché tantôt. L’idée de la posséder à nouveau, là tout de suite, se manifesta de la plus immorale des façons mais il rejeta promptement la vicieuse pensée alors qu’elle affirmait qu’il ne fallait que cela se reproduise. D’aucune façon.

« C'est bien dommage mais ça va de soi. »
S’entendit-il répondre alors qu’il se penchait légèrement vers elle pour récupérer son vêtement, prisonnier toujours de la prise délicate de la jeune femme. Le tissu glissa le long des doigts fins de la chanteuse et il tacha de ne pas s’en émouvoir, chaque geste devenait insolemment sensuel et il aurait voulu être en pouvoir de se moquer de l’effet qu’elle continuait à produire sur lui ce matin. Peu locace, son regard cependant parlait pour lui tout comme celui d'Aileen laissaient entendre qu'il serait difficile de respecter ce fragile accord qu'ils venaient de promulguer. Ils avaient pourtant des raisons toutes personnels l'un comme l'autre de ne donner suite à cette nuit, si ces raisons étaient pertinentes, ça... C'était une autre histoire. Enfilant le vêtement avant de redresser soupirant en remettant paresseusement de l’ordre dans ses cheveux, il s’arrêta alors qu’à peine s’était-il levé qu’il sentait presque le sol se résorber sous son poids en réalisant quelque chose. Dans le feu de l’action, tout inconscient et stupide qu’il s’était montré cette nuit, il n’avait pas posé la fatidique question qui s’en allait franchir ses lèvres.

« Tu prends ce qu’il faut, pour éviter tous problèmes dans ce genre de circonstances ? » Car dans le feu de l’action lui n’avait pris aucune précaution et comme elle n’avait pas non plus pris soin de l’invité à le faire, tout bouleversé qu’ils étaient, ils avaient oublié de miser sur la sécurité. Jamais ce n’était arrivé et dire qu’il s’en mordait les doigts ce matin n’était pas peu dire, cette prise conscience tardive de la chose venait d’anéantir tous désirs charnels qui continuaient de le titiller à la simple vue de Loveless et ses boucles blondes. Prenant une respiration bruyante en posant ses mains sur ses hanches, quitte à passer pour un mufle au romantisme frisant le zéro, il préférait s’assurer qu’il n’y ait pas de fâcheuse répercutions à cette aventure car si ni l’un ni l’autre ne regrettait cette nuit, le fruit possible de cette dernière, lui, était des plus indesiré.
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MessageSujet: Re: Like A Black Widow, Baby ! | Mateusz    10.03.17 22:35


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Ces dernières semaines, j’avais laissé deux mâles s’immiscer de plus en plus dans ma petite vie bien organisée. Deux Prescott aussi caractériels l’un de l’autre mais que je ne pouvais m’empêcher de vouloir garder près de moi. Ils avaient bouleversé mon quotidien, le rendant à la fois plus divertissant et bien plus compliqué. J’étais habituée à aller ou bon me semblait, à faire tout ce qui me plaisait… Deux choses que la présence de mes deux nouveaux compagnons rendait passablement compliquées. Pour des raisons très différentes, mais quand même. Si la situation avait été différente, assister à la petite lutte entre les deux Prescott m’aurait fait éclater de rire. Mais difficile de me laisser aller à ce genre d’élan alors que Mateusz était encore dans mon lit. Mon lit ! J’avais encore du mal à réaliser. Pourtant, la douce langueur qui m’habitait et les images plus que bouillantes qui s’imposaient à moi me rappelaient que tout ça était bien réel. Trop réel. Un passage particulièrement coquin de cette nuit me revint en mémoire alors que je venais tout juste d’affirmer que nous ne devions jamais recommencer. J’avais aimé sa façon de prendre les choses en main. Car après tout, c’était bien lui qui avait franchi la fine limite entre provocation et action. Pas que je m’en plaigne bien sûr. J’étais même plutôt flattée que ce soit lui qui ai initié tout cela. Le laisser prendre les rennes avait été une expérience plus que plaisante. Mais une chose était sûre, en dehors de ces draps, c’est moi et moi seule qui menais la danse.

C’est bien dommage. Il n’avait pas idée à quel point moi aussi je trouvais ça dommage. Et à quel point je sentais déjà mes bonnes résolutions faiblir alors qu’il se penchait vers moi. A mon plus grand désespoir, je ne pu retenir un frisson de me parcourir tandis que son vêtement quittait mes doigts et que son regard brûlant ne quittait pas le mien, comme un écho à mon propre désir que cette nuit de passion avait de toute évidence plutôt réveillé qu’autre chose. Dans un réflexe idiot, je ne pus m’empêcher de mordiller légèrement ma lèvre inférieure. Signe plus que clair que je le voulais, là tout de suite. Mais il ne me connaissait sans doute pas assez pour détecter ce genre de signaux. Pas encore en tout cas. Heureusement, Mateusz brisa le charme en enfilant son vêtement. Pendant ce temps-là, je resserrais les pans de mon kimono avant de l’attacher avec sa ceinture en soie. S’il ne laissait pas grande place à l’imagination, il couvrait néanmoins ce qu’il y avait à couvrir et c’était l’essentiel pour le moment.

Suivant le mouvement de Mateusz, je me levais à mon tour. Alors qu’il s’adressait à moi, je me tournais vers lui, sereine, prête à lui affirmer que oui, je prenais la pilule lorsqu’un détail récent me revint en mémoire. Je fronçais alors les sourcils, pâlissant sous le coup d’une inquiétude subite. Avant d’appuyer une main sur mon front, profondément contrariée. Prescott-le-chat choisi ce moment pour se réapproprier le lit et je le fusillais du regard.

« Oui. Jusqu’à il y a deux jours quand Monsieur ici présent a décidé de manger ma plaquette de pilule. »

J’avais même fait venir un vétérinaire en urgence. Comment avais-je pu oublier ce détail ? Mateusz me faisait vraiment jeter toute prudence aux orties. Car en règle générale, je ne me laissais jamais débordée à ce point. Mais mes expériences avaient jusqu’alors été plutôt calculées, anticipées. Je n’avais jamais eu à faire face à ce maelstrom étrange de fascination, d’envie de dominer et de l’être tout à la fois, bref ce désir totalement incontrôlable qui m’agressait de toute part dès que je sentais sa présence dans une pièce. Je craignais simplement que ce soit encore pire maintenant que j’y avais goûté. Mais à l’heure actuelle, j’étais plutôt totalement refroidie. Un rapide calcul de date me fit prendre conscience que nous étions potentiellement dans de beaux draps. Mais bien entendu, mon amant d’un soir ne me laissa rien ajouter avant de s’en aller prendre les choses en main par lui-même.
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MessageSujet: Re: Like A Black Widow, Baby ! | Mateusz    25.03.17 13:53


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Tout dans son attitude laissait entendre qu’il attendait un démenti, qu’Aileen confesse avoir inventé cette histoire absurde de pilule avalée par le chat pour le punir pour son manque de tact ou dieu sait quoi encore. Les femmes étaient douées pour ça et qui sait ce qui pouvait leur passer par la tête. Mais la diva restait muette, toute contrite et pâle. Bonne actrice cependant Mateusz pour l’heure pensait encore qu’elle se jouait de lui, ce n’est qu’en rencontrant son regard qu’il saisit qu’aussi absurde soit l’explication, elle était vraie.

Il accusa le coup, ne laissant guère le temps à Loveless de s’exprimer plus longtemps sur la question. S’ils étaient deux coupables dans l’affaire il prendrait dorénavant la situation en main. Il n’avait jamais été du genre à laisser trainer une situation gênante et on était jamais mieux servis que sois même. Pour éviter toutes malencontreuses incidences à leur imprudence il existait encore des solutions et puisqu’il était tout bonnement inconcevable que résulte quelque chose – tout incapable qu’il était ne serait-ce qu’un instant de donner un nom à cette « chose » - de cette soirée, il fallait agir et vite.

Dégageant le brouillard qui l’incommodait depuis le réveil à coup de violentes prises de consciences, il abandonna la belle blonde pour rejoindre ses appartements voisins. Méthodique, soudainement froid et étrangement efficace, il se changea, profita de la salle de bain un court instant pour se passer de l’eau sur son visage sans s’attarder face au miroir, se contenta du strict minimum avant d’enfiler son blouson et revenir vers la chambre de la chanteuse. Un parfait petit soldat délestant toute humanité pour se concentrer sur sa tâche : sauver sa peau.

Aussi court soit l’instant où il l’avait abandonné, revenir sur la scène du crime l’étouffa rapidement alors que son regard sans le vouloir s’attardait sur les draps défaits. La seule solution pour se défaire de l’impact provoqué par la scène et son atmosphère fut de se diriger vers la fenêtre et de l’ouvrir à la volée pour dissiper l’air encore saturé par leur désir et effacer toute traces de leurs ébats. Il ne devait rien rester de ce soir-là, rien. Mateusz prenait cela soudainement bien au sérieux et c’est le visage fermé qu’il pointa son doigt vers la chanteuse tout en se dirigeant vers la porte. « Tu as intérêt à être là quand je reviens. » Recommandation bien inutile il le savait, elle n’en ferait qu’à sa tête et si elle se décidait à se volatiliser elle le ferait. Quelque chose pourtant lui assurait que cette fois elle ne profiterait pas de son départ pour disparaitre dans la nature et il espérait sincèrement voir juste alors qu’il dévalait les marches de l’hôtel.

L’air frai de l’extérieur fini de le réveiller alors qu’il plongeait ses poings dans les poches de son blouson, accélérant le pas alors que son regard cherchait à accrocher un symbole qui lui indiquerait l’existence d’une pharmacie. Quels pauvres idiots, il était cependant plus enclin ce matin à condamner son irresponsabilité que de la tenir pour responsable, elle et son stupide chat. Jamais il ne s’était montré aussi imprudent, ce n’était pas habituel, lui si précautionneux et clairement peu enclin à plaisanter sur le sujet, comment s’était-il retrouvé dans cette inconfortable situation ? Dévoré par le désir au point de faire impasse sur ce point d’honneur ? C’était si stupide. Culpabilité et harassants maux de tête accompagnèrent sa course à travers la capitale à la recherche d’un établissement ouvert.

Quelques minutes plus tard, il avait rangé un petit sac contenant pilule et boite d’aspirine dans sa poche alors qu’il faisait demi-tour. Pouvait-on rêver d'un plus sympathique réveil après une si incroyable nuit ? Ah il était trop tôt pour en rire, il n’était clairement pas d’humeur et voulait en terminer avec cette histoire d’impulsifs bêtes toutes prêtes à se sauter dessus pour assouvir leurs pulsions animales. Sans rire, la performance de la veille aurait pu lui faire gravir des montagnes, mais pour l’heure il était abruti par sa bêtise et n’en tirait foncièrement aucune gloire.

Quand Mateusz franchit le seuil de la porte, il fut rassuré de s’apercevoir qu’elle était toujours là alors qu’elle relevait vers lui ses grands yeux verts. Apprêtée, toujours aussi belle, Mateusz se refusa cependant de profiter du spectacle pour ne pas céder à l’envie de répéter un scénario qui finalement leur causait bien des torts. Sortant la boite qu’il avait acheté plus tôt, il la posa sans délicatesse sur la table de nuit en soutenant son regard, manifestement pressé de mettre le point final à ce chapitre. « Après ça on en parle plus. » Souligna-t-il avant d’aller s’asseoir à l’autre bout du lit, lui tournant le dos, soupirant en plongeant son visage entre ses mains ouvertes avant de se redresser, incapable cependant de profiter de cette prétendue quiétude, son esprit n’étant pas décidé à lui laisser le moindre répit. « Tu as raison, plus jamais ça. » S’agaça-t-il enfin pour se convaincre lui-même que tout cela avait été idiot et qu’ensemble, s’ils étaient incapables de réfléchir, trop aveuglé par le désir, ils se devaient de ne pas répéter l’expérience aussi délicieuse fut-elle.
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MessageSujet: Re: Like A Black Widow, Baby ! | Mateusz    27.03.17 0:35


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Je voyais bien que Mateusz attendait un démenti. J’aurais adoré pouvoir lui en apporter un. S’il ne semblait pas ravi à la perspective que notre nuit de folie nous laisse à tous deux un souvenir inattendu, je ne l’étais pas plus que lui. Rien que de m’imaginer un enfant, j’avais des sueurs froides. La dernière fois que j’avais réellement du en approcher, c’était lorsque j’étais encore chez les prêtresses d’Hyne. Les pensionnaires les plus âgés devaient s’occuper des plus jeunes. Et ça ne m’avait pas laissé un très bon souvenir. Au-delà de ça, j’étais au sommet de ma carrière qui ne pourrait que pâtir d’une telle nouvelle. Je n’avais donc pas le cœur à rire de la situation.

Avant même que j’ai le temps de réagir, Mateusz avait fuit la chambre. Soudainement épuisée, je me laissais lourdement tomber sur le lit. Assise, les yeux dans le vide, c’est à peine si je senti Prescott (le félin) s’installer confortablement sur mes genoux. Ce n’est que lorsqu’il se mit à ronronner que je pris conscience de sa présence, le caressant distraitement. J’aurais surement du être fâchée contre lui, mais la pauvre bête ne savait pas ce qu’elle faisait.

Une fois revenu, Mateusz était ben différent. Froid, l’air résolu et implacable, il se déplaçait d’un pas martial à travers la pièce, ouvrant en grand la fenêtre. L’air sombre, il m’ordonna de ne pas bouger de la chambre. Comme s’il s’imaginait avoir une quelconque autorité sur moi… Mais pour tout dire, son regard noir et ses ordres, alors que j’étais dans ma chambre à peine habillée et le corps encore imprégné de son odeur… Et bien c’était plutôt excitant. Je pourrais presque m’habituer à lui obéir tant que cela restait entre ces quatre murs. Mais l’heure n’était pas au batifolage. La situation était grave. Je me doutais de ce qu’il partait faire (ou tout du moins j’espérais ne pas me tromper). Il valait mieux que ce soit lui que moi. Il était un inconnu ici, il pourrait donc passer inaperçu ce qui n’était pas mon cas. Je restais donc inhabituellement silencieuse, laissant pour la première fois quelqu’un d’autre prendre les choses en main.

Je profitais de l’absence de Mateusz pour prendre une douche expresse. J’effaçais méthodiquement toute trace de cette nuit. Ou tout du moins j’essayais car, comme le miroir me l’indiqua une fois ma douche terminée, nos étreintes furieuses m’avaient laissées quelques traces indélébiles. Je me séchais les cheveux rapidement avant d’opter pour un maquillage très rapide. Je n’avais jamais été aussi rapide. Alors que je quittais la salle de bain uniquement vêtu d’une serviette, mon regard fut attiré par le clignotement de mon téléphone. J’attrapais mon téléphone avant de pâlir en voyant qu’un message d’un expéditeur inconnu m’attendait. Pas maintenant…. D’une main tremblante, j’affichais le message. Il s’agissait d’une unique photo de mon ancienne maison. Le lieu de mes cauchemars où je n’avais pas remis les pieds depuis ce jour funeste. S’il était là, il ne fallait pas que je le rate. La haine remplaçait la peur.

Ouvrant mon placard à la hâte, j’enfilais la première robe qui passait. J’accrochais un holster à ma cuisse, récupérait mon arme et en jetait une autre cachée sous le lit dans mon sac. J’attrapais la seule de mes paires de basket qui pouvait se marier avec une robe et j’étais prête. Je passais un rapide coup de fil à mon nouvel assistant pour qu’il prépare la limousine en bas de l’immeuble et qu’il me retrouve immédiatement dans ma chambre. Je récupérais une ordonnance dans mon sac et griffonnais sur un papier.  C’est ce moment que choisi Mateusz pour revenir. Je relevais les yeux vers lui avant de me concentrer sur la boîte qu’il posait sur la table de nuit. Sans perdre de temps en parole inutile, j’attrapais un verre d’eau dans la salle de bain avant d’avaler la fameuse pilule du lendemain. Pas sure qu’amorcer un bouleversement hormonal juste avant d’aller confronter un assassin soit une bonne idée, mais après tout, les deux situations étaient des urgences. Tandis que Mateusz ronchonnait de petits coups furent frappés à la porte. Je me mis presque à courir jusqu’à la porte, l’ouvrant à la volée pour me retrouver nez à nez avec mon assistant, lui faisant signe de me suivre.

« Et bien c’est pas trop tôt ! Bon, j’ai besoin que tu annules tout ce qui était prévu ce matin. Ensuite, j’ai besoin que tu ailles me chercher ça. » Il baissa les yeux vers mon ordonnance de pilule et la petite note que j’avais ajouté. A la lecture des mots ‘préservatifs’, ses yeux firent un aller-retour entre la liste et moi tandis qu’il rougissait comme une écolière.  « Et pour finir, il faut que tu gardes Prescott pour la journée. Le chat bien sûr. L’original, j’en ai encore besoin. »

Sur ces mots, j’étais de retour dans ma chambre, mon assistant toujours sur les talons à prendre des notes. Il resta interdit en voyant l’état de ma chambre – draps défaits, nuisette formant un tas informe dans un coin de la pièce… Et la présence pas si incongrue de Mateusz au milieu de ce tableau. Je claquais des doigts devant le visage interdit du jeunot, l’obligeant à reporter son attention sur moi.

« C’est compris ? »

Tandis qu’il hochait la tête, je me tournais vers Mateusz, immensément pressée.

« Dépêche-toi, on sort. Prends une arme. »

Je récupérais sur la table de nuit le collier qui ne m’abandonnait d’habitude jamais. J’avais dû le retirer à un moment ou l’autre de notre nuit torride. Si Hunter était là, je ne pourrais me permettre de le porter mais je ne pouvais pas non plus le laisser ici, surtout avec ce petit fouineur d’assistant. Mon sac sur l’épaule, j’entrainais manu militari Mateusz après moi. Ou plutôt, je prenais la porte en étant convaincue qu’il me suivrait. Après tout, c’était son boulot. A l’arrière de l’hôtel, une limousine nous attendait et je m’engouffrais dedans avant qu’on ne me remarque. Prescott suivit peu après et je poussais un soupir de soulagement. J’indiquais au chauffeur de se rendre au 17 impasse des Rosiers. Ce n’était pas très loin, dans le quartier bourgeois de Deling. Le trajet fut donc très court. J’en profitais pour me tourner vers Mateusz, prenant sa main dans la mienne avant d’y déposer mon collier.

« Je te confie ça. Personne ne doit savoir que tu l’as et encore moins le voir d’accord ? C’est très important. »

Il n’y verrait sans doute qu’un colifichet mais certains étaient prêts à tuer pour la micro carte SD que cachait le pendentif. Sans lui laisser le temps de dire quoi que ce soit, je sortais mon arme d’appoint de mon sac avant de la charger et d’ouvrir la portière de la limousine.  

Nous étions devant une maison bourgeoise au jardin non entretenu. Le portail était ouvert – il ne l’était jamais d’habitude – je resserrais donc ma prise sur mon arme, jetant un regard inquiet à Mateusz. Quadrillant la zone du regard, j’avançais lentement à travers le chemin menant à la maison dont la porte était également ouverte. J’accélérais le pas, pénétrant dans la maison de mes cauchemars avant que ceux-ci ne reprennent vie. Je m’étais rapprochée de Mateusz, sans même m’en rendre compte, mon arme tremblant légèrement entre mes mains.

Une silhouette avait été dessinée à la craie, juste à l’entrée, à l’endroit exact ou s’était trouvé le cadavre de mon père et un message m’y attendait. Une bouteille de whisky et un message on ne peut plus clair.

‘Puisque tu n’as toujours pas appris à la fermer, un petit rappel était de rigueur. H.’

Encore plus tremblante, je fis un tour sur moi-même, cherchant toute présence potentielle. Mais la maison était totalement silencieuse. C’est le moment que choisirent mes genoux pour me lâcher tandis que j’étais prise de violents tremblements. C’était définitivement trop.

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MessageSujet: Re: Like A Black Widow, Baby ! | Mateusz    23.04.17 23:12


Like A Black Widow, Baby !



De quelle manière s’était-il retrouvé si promptement entrainé dans ce qui s’apparentait à un véritable traquenard ? Elle. Toujours elle. La réponse devenait un peu trop évidente ces dernières semaines et évidemment il s’en agaçait. La vérité c’est que cette diablesse s’en allait le rendre fou, qu’il se pliait à ses mille caprices en lui résistant toujours pour ne pas perdre en crédibilité, mais qu’il la laissant finalement faire tout ce qu’elle voulait de lui. Et il aimait ça. Par Hyne, il refusait de se l’avouer mais comment le démentir ! Cette guerre sans conclusion – car de son noble avis c’était bien un combat qu’ils avaient engagé l’un contre l’autre depuis leur rencontre – lui plaisait plus que de raison. Il la désirait, et sans plus d’ambiguïté aujourd’hui il savait combien cela était réciproque. Pour ce matin cependant, l’angoisse que suscitait l’idée que leur folle aventure de la veille ait des conséquences plus terribles que leurs gênes respectives calmait quelque peu ses ardeurs, le fait qu’elle ait avalé sans concession la pilule miracle calmant à peine ses craintes. Mais déjà fallait-il passer à autre chose, Loveless ne vous laissait guère le temps de s’appesantir trop longtemps sur quoi que ce soit.

Assis à ses côtés dans une limousine, il n’eut l'occasion de lui poser la moindre question, déjà elle glissait un bijou entre ses mains lui imposant de ne parler à personne du cadeau de tout évidence empoisonnée qu’elle venait de lui faire. « Est-ce que tu comptes m’expliquer ? » Lâcha t’il en tentant d’établir le contact. Mais la diva s’était déjà saisie de son arme et sans plus réfléchir, avait quitter le véhicule sans le consulter. Fatigué par son imprudence ? Scandalisé plutôt par sa bêtise, Mateusz lâcha un juron avant de suivre la démente qui se frayait prudemment un passage dans l’allé conduisant à la maison. Non de dieu, elle l’avait réellement entrainé dans un sacré merdier et il n’avait aucune idée des raisons diaboliques qui motivait Loveless à agir de la sorte. Bien sûr, il calqua sa prudence à la sienne mais ne sachant rien de l’histoire qui se jouait dans cette demeure, ni bien qui était l’ennemi dans cette histoire, comment pouvoir prétendre pouvoir la protéger convenablement ? Il aurait voulu l’entraîner en arrière, l’inviter à retourner dans le véhicule et la sommer d’être plus prudente. Ce qui était certainement la plus impossible des missions.

Vainement, il cherchait son regard, laissait entendre sa désapprobation alors qu’il inspectait les alentours. Mais insensible à ses appels pressants, la diva continuait de progresser dans le jardin jusqu’à atteindre la maison et en passer la porte principale. Là, la plus sinistre des mises en scène les attendaient et bien qu’il n’en comprenne le sens, alerte, Mateusz quadrilla la pièce du regard, tenant fermement son arme, prêt à l’utiliser.

Mais c’est un silence plombant qui les accueillit, brisé bientôt par la chute de Loveless qui, à genoux, fixait la silhouette dessinée à la craie blanche sur le sol. « Putain de merde. » Cracha t’il sans plus de retenue, furieux, balayant une dernière fois les alentours du regard avant de s’accroupir près d’elle et d’attraper fermement son bras. « On se tire. » Inutile de réclamer des explications, un regard lui apprit qu’il serait vaint de la fustiger, elle était plus pâle que la mort, complétement ailleurs, une attitude qui lui rappela le jour de leur rencontre ou, un peu trop curieux, il s’était saisi de son portable pour comprendre le sujet de son trouble. Ses doigts se refermèrent enfin sur le message laissé ici tout sauf par hasard. On avait voulu qu'elle le découvre, c'était fait. Un avertissement sinistre, un type ou une bande qui d'une manière ou d'une autre était entré en relation avec elle pour qu'elle se précipite ici et tête baissé, elle avait répondu à l'appel.

« Qu’est ce que tu me caches. » Poser la question en ces circonstances était profondément idiot et inutile, quelque part pourtant, du monde parallèle dans lequel semblait se trouvait Loveless, il espérait que sa demande soit entendue. Celle de savoir une bonne fois pour toute pourquoi elle l’avait engagé, pourquoi elle s’était tournée vers le SEED et enfin connaitre une bonne fois pour toute ce qu’il l’attendait véritablement. Ses cachoteries n’avaient plus rien de séduisant.

Tirant un peu plus fort sur son bras, le passant autour de ses épaules pour l’inviter à se soutenir à lui, il la consulta une dernière fois du regard. Aucune résistance, il pouvait donc quitter les lieux.

Il allait le dire, il s'en allait réellement murmurer une nouvelle fois "Tu m'épuises..." mais cela le renvoya évidemment à la veille et à tout ce que sous entendait ces simples petits mots en réalité...
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MessageSujet: Re: Like A Black Widow, Baby ! | Mateusz    30.04.17 17:25


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« Mais oui Papa, je vais rentrer directement. Moi aussi je t’aime. »

Un sourire aux lèvres, je me pliais avec plaisir à ce petit rituel. Entre deux contrats, Papa m’appelait toujours pour m’annoncer qu’il serait à la maison. J’avais tellement hâte de le prendre dans mes bras. Nous avions toujours été proches mais suite au départ de maman, notre relation était devenue fusionnelle. Il plaisantait souvent sur le fait que j’étais sa seule faiblesse.

« Je t’ai ramené un petit quelque chose ma chérie. Et… »

Un bruit sourd, comme une porte défoncée se fit alors entendre. Je sursautais et m’arrêtais net dans la rue. J’entendis à peine le bruit d’un pistolet qu’on arme, des éclats de voix et le petit bruit caractéristique de tirs au silencieux avant que la communication ne se coupe brusquement. Appliquant la procédure que mon père m’avait fait apprendre par cœur, je jetais mon téléphone dans la première poubelle venue mais au lieu de me ruer vers notre point de rendez-vous, je fonçais vers la maison mais il me fallut bien un quart d’heure pour arriver.

La première chose que je vis fut la porte défoncée puis, le corps étendu et sanguinolent.

« PAPA !!!! »

Je me laissais tomber à ses côtés, plaçant une main sur sa plaie en espérant que cela change quelque chose. De l’autre j’appelais les secours. Le sang continuait à couler malgré la pression. Il y avait tellement de sang partout… C’était un miracle qu’il soit encore conscient. Mais Gabriel Redwood était têtu et il avait décidé de faire ses adieux à sa fille unique. Il se mit donc à murmurer.

« Mon ange. Je suis tellement désolé de te laisser. »

Tout en maintenant la pression, je me penchais vers lui pour mieux l’entendre et le serrer contre moi.

« Ne dis pas ça Papa, tu vas t’en sortir. »

Un gémissement plus tard, il m’ôta mes derniers espoirs.

« Non, ma chérie. J’ai perdu trop de sang. La… liste. Hunter… ne l’a… pas trouvée. Armurerie. Je… aime. »

Se furent ses derniers mots. La lueur dans ses yeux s’éteignit tandis que je relâchais sa blessure pour prendre son visage dans mes mains.

« Papa ? Papa ! Reviens ! Je t’en prie reviens. Ne me laisse pas… »

J’en étais encore à le serrer contre moi, brisée et en pleurs lorsque l’ambulance et la police arrivèrent. Tout cela était de ma faute. J’avais flirté avec le salopard qui avait tué mon père. J’avais juste envie de vomir, de mourir et de le rejoindre. Mais il fallait avant tout que j’empêche la police de trouver la cachette de l’armurerie de mon père. Je lui devais bien ça. Protéger l’héritage des Redwood. Les empêcher de découvrir qui nous étions. Il allait me falloir mentir. A partir de ce jour, j’étais devenue une experte.


Une pression plus forte sur mon bras me reconnecta à la réalité. Mon bras se retrouva alors autour de l’épaule de Mateusz et sans plus y réfléchir, je me retournais de façon à me retrouver contre son torse, ma main libre s’accrochant comme une naufragée à son tee-shirt. Je me collais contre lui, des larmes longtemps gardées coulant librement. Toute tremblante, une litanie se mit à quitter mes lèvres, à peine plus forte qu’un murmure.

« Je l’ai tué, c’est moi qui l’ai tué. C’est ma faute. »

Après quelques minutes à me rassasier de sa chaleur, je me détachais de lui. Il fallait quitter cet endroit au plus vite. Je ne m’étais écartée que de quelques centimètres. J’avais toujours besoin de me reposer sur lui. J’avais besoin de lui tout court. Pourtant je ne m’étais plus jamais laissée allée avec n’importe qui depuis ce jour funeste.

« Allons-nous-en. Je te dirais tout. Mais pas ici. »

Tenant à peine sur mes jambes, je le laissais me ramener à la voiture. Me préparant psychologiquement à ce qui allait suivre. J’appuyais fébrilement sur le bouton faisant remonter le double vitrage et nous isolant du conducteur puis me tournant vers Mateusz, mon visage encore pâle mais commençant à retrouver quelques couleurs.

« Personne n’est au courant de ce que je vais te dire. Alors il faut que tu me jures de le garder pour toi. »

J’attendais quelques instants qu’il me donne sa parole avant de tout déverser d’un coup. J’avais peur de ne pas y arriver si je devais faire une pause.

« Contrairement à ce que tout le monde croit, mon vrai nom n’est pas Aileen Bliss. En fait, je m’appelle Aileen Scarlett Redwood. Mon père… – je prenais une profonde inspiration pour ne pas pleurer – mon père s’appelait Gabriel Redwood. Il était tueur à gage et plutôt une vraie célébrité dans le milieu. On déménageait tout le temps et je devais changer d’identité tous les six mois à peu près. A seize ans, je suis allée à une soirée et je me suis embrouillée entre mes identités en me présentant. Un jeune homme, la vingtaine, du genre très séduisant est venu vers moi. Il était charmant, on a discuté de tout et de rien. Je ne me rendais pas compte qu’il essayait de m’enivrer. Je ne me rappelle même plus ce que je lui ai dit. Il m’a ramené chez moi. Quelques jours plus tard mon père s’est fait tuer chez nous. Je l’ai trouvé en bas de l’escalier, devant l’entrée. Agonisant. La maison avait été retournée. »

J’étais obligée de m’arrêter à ce moment de l’histoire. Toujours bouleversée. Je secouais la tête, chassant mes remords avant de poursuivre.

« Il est mort dans mes bras mais avant il m’a dit ce qu’ils cherchaient. La liste. Tous ses contrats et ses commanditaires codés dans un carnet. Je suis la seule à connaître le code. C’est ça qu’ils voulaient. Les Montgomery ont fait assassiner des gens très puissants. Si ça se savait… Ca fait vingt ans que je prépare ma vengeance. Jusqu’à l’année dernière Hunter ignorait que j’avais la liste. Le carnet est à l’abri mais je garde toujours une copie sur moi. J’ai ajouté un cryptage symphonique au premier cryptage. Ca ressemble à des partitions. C’est mon assurance vie. »

A vouloir trop résumer, j’étais consciente que tout n’était pas clair. Mateusz aurait sans doute des questions. J’étais à bout. J’avais juste envie d’oublier tout ça. C’était trop pour la même journée. Je lui tendais ensuite mon portable sans un mot, ouvert sur la page des messages anonymes d’Hunter.
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MessageSujet: Re: Like A Black Widow, Baby ! | Mateusz    07.05.17 1:55


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Cette affaire requérait bien de la patience, or dieu sait combien Mateusz Prescott en était dépourvu. Alors qu’elle sanglotait contre son corps, honteusement touché par la peine sincère de la diva, le mercenaire se rappelait sans peine ce que cette position avait entraîné la veille. Sans plus réfléchir pourtant, il passa à nouveau sa main dans ses cheveux et sentant bien qu’elle ne bougerait que s’il l’entraînait de force, tacha sans vraiment la brusquer de l’inviter à se ressaisir silencieusement. Le chagrin d’autrui ne l’avait jamais ému, il s’agaçait d’accoutumer des larmes des autres et se montrait particulièrement agacé devant les crises de nerfs et autre sanglot hystérique. Il en avait vu passé, des hommes et des femmes, craquer à cause de la pression, de la violence, et jamais il n’avait eu de l’indulgence pour leurs maux. Ces démonstrations en public l’agaçaient, peut être parce qu’elles attiraient l’attention et que, pendant un court laps de temps, on se précipitait vers ces gens pour leur apporter du soutien. Incapable lui-même de faire preuve de temps d’impudeur, mais désireux au fond que quelqu’un un jour s’inquiète de son état, ces larmes devaient lui rappeler sa propre solitude et bien des choses qu’il peinait à assumer. Toujours est-il qu’il rejetait violement ceux qui se laissaient aller, ceux qui criaient haut et fort aidez-moi. Alors pourquoi diable aujourd’hui cette tête blonde arrivait elle à le perturber ? Incapable de la sermonner, il restait planté bêtement là, muet mais présent pour elle.

Voilà qu’elle l’avait tué. Allez savoir qui, mais cela commençait doucement à l’inquiéter. Bien sûr, il avait ressenti depuis le début qu’elle ne lui disait pas tout et il avait tenté sans succès de percer ses mystères. Il avait bien sur appris, sur le tard, qu’on avait tenté de l’assassiner mais qui et pourquoi ? Pas de réponse évidemment. À partir de là il était question de prendre son rôle de garde du corps un peu plus au sérieux mais sans jamais savoir vraiment de contre qui et de contre quoi ils devaient la défendre. Le reste du monde, donc, s’était-il mis en tête, et par Hyne, elle était un enfer à protéger.

Calmée, elle releva la tête et sans réfléchir, d’un geste un peu pressé, il essuya sa joue. Elle lui promettait de tout lui dire, mais pas ici. Enfin, voilà qu’elle devenait un peu raisonnable, mais ce suspens lui devenait absurdement insoutenable. Trop faible pour pouvoir avancer cependant, il dut l’aider et c’est ensemble qu’ils traversèrent la cour jusqu’à se retrouver à nouveau dans le véhicule qui les attendait patiemment quelques mètres plus loin.

Il garda le silence, trop nerveux sans doute pour pouvoir parler, il sentait qu’il s’agissait du mauvais moment pour se manifester et que le moindre mot de travers pourrait désenclenché l’amorce de l’annonce qu’elle s’en allait lui faire. Mais Loveless lui demandait de jurer de garder le silence et comme elle attendait une réponse, il finit par hocher la tête. « Je te le promets. » Ce n’était pas bien dans ses habitudes, et sa parole pour beaucoup ne valait pas grand-chose. Dans ce cas bien précis pourtant, il sentait qu’il garderait sous silence ce qu’elle allait lui confier.

Aileen Scarlett Redwood. Ce nom. À peine eut-elle évoqué le père que Mateusz s’en rappela et au même moment ou elle l’annonçait, il comprit qu’elle était la fille du célèbre tueur à gages. Surveillé un temps par les gardens, les mercenaires avaient eu vent de ses exploits. Il était déjà mort quand il avait rejoint les rangs du GG mais on parlait encore de lui comme une sorte de légende et il se rappelait qu’un de feu ses colocataires nourrissaient une admiration toute particulière pour le défunt, un anti-héros sortit tout droit d’un roman dont la vie entière semblait relevé de la légende tant elle était folle. Bien sûr, à partir de là, l’histoire ne pouvait que se corser.

Il était tourné vers elle, son regard sondant le sien, parti loin dans des souvenirs dont elle seule avait l’accès. Mateusz détestait ça, être spectateur, être attentif, cette position le mettait mal à l’aise et pourtant… Il attendait l’irréversible, ce moment où, il en était certain maintenant, il s’en allait réaliser qu’il venait de se faire embrigader dans une histoire qui le dépassait. Passant une main sur le bas de son visage et prenant une inspiration au même moment où elle tenait de se ressaisir, le SEED serra la mâchoire et poursuivit son écoute en gardant pour plus tard ses commentaires.

Code. Montgomery. Hunter. Partition. Il arracha le portable qu’elle lui tendait, parcouru l’échange et reposa l’engin. Enfin, il se tu quelques secondes, détournant le regard à la recherche d’une raison qui l’empêcherait d’exploser.

« Ne me dis pas que tu as voulu les narguer en intégrant le code dans tes chansons. Ne me dis pas que c’est comme ça qu’ils ont compris que tu les avais en ta possession. »

Ne me le dis pas. Je m'en doute déjà, et ça me rend fou.

« Tu avais son nom, ses motivations, et à aucun moment… À aucun moment tu n’as jugé qu’il serait peut-être bon et nécessaire de me mettre au courant ? À quoi est-ce que tu joues Aileen bordel ?! Et ça ! » Cria t’il en pointant du doigts sa maison d’enfance. « T’engouffrer dans ce foutu traquenard tête baissé ? C’est tout ce qu’ils voulaient et tu leur donnes ? Tu te fous de moi Aileen. Tu te fous de moi ! »

Marquant une pause, rabattant ses cheveux en arrière d'un geste brusque et coléreux, il reprit, plus froid cette fois.

« Est ce que ça t'amuses de jouer avec eux ? Vraiment, je veux savoir. Qu'est ce que tu imaginais ? Tu sais de quoi ils sont capables. Alors qu'est ce que tu imaginais ? »
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MessageSujet: Re: Like A Black Widow, Baby ! | Mateusz    07.05.17 21:27


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Cet homme avait un étrange pouvoir sur moi. Il pouvait m’énerver comme jamais mais également m’apaiser comme personne. Sans lui, je serais sans doute en pleine crise d’hystérie mais il était parvenu Hyne sait comment à me maintenir debout. Au propre comme au figuré. Tandis qu’il essuyait les larmes de mes yeux, je me sentais chérie et protégée. Je n’avais plus ressenti cela depuis 10 ans. Je n’avais pas réalisé à quel point cela m’avait manqué. Mais c’était effrayant. Il était là par obligation. Bientôt, il réaliserait l’ampleur de mes problèmes et choisirait peut-être de rompre notre contrat. Je m’étais faite à la solitude jusqu’alors mais il serait tellement difficile d’y retourner que je préférais ne pas y penser. Je tenais trop à mon indépendance pour m’appesantir sur ce que tout cela pouvait bien signifier.

Il avait promis de ne rien divulguer et, moi qui n’avait appris à ne jamais faire confiance à personne, je le croyais de toutes les parcelles de mon corps. C’était aussi effrayant que dérangeant et je lui déballais l’abominable vérité, la vérité toute nue de ma vie et de mes erreurs. Etant très proche de lui, je le sentais se crisper au fur et à mesure que j’avançais dans mon récit mais j’étais trop concentrée pour réellement m’en soucier. Je le sentis m’arracher mon téléphone des mains et me préparait à l’explosion. Je me doutais qu’il ne le prendrait pas bien. Je n’avais pas anticipé qu’il devine ce que j’avais tu. Soit ses capacités de déduction s’étaient grandement améliorées ces dernières semaines, soit il me connaissait à présent trop bien. Je prenais une profonde inspiration avant de planter mon regard vert dans le sien.

« Pas le code en lui-même non. Juste un ou deux des surnoms des cibles. »

L’explosion eu alors lieu, me faisant sursauter et écarquiller de grands yeux. Je le laissais lâcher tout ce qu’il avait à dire mais par moment mes yeux lançaient des éclairs. Quand il arrêta enfin sa diatribe, je profitais qu’il reprenne son souffle pour m’installer sur ses genoux. Pour une fois, il n’y avait rien de séducteur là-dedans (même si on pourrait s’y tromper étant donné que ma robe remontait légèrement alors que j’emprisonnais ses jambes entre mes cuisses), non, le but était de l’empêcher d’avoir la fantaisie de s’enfuir. Je voulais aussi qu’il me regarde tandis que j’expliquais pourquoi j’avais agi ainsi.

« Parce que tu t’imagines que c’est un jeu ? Ce salopard a tué mon père. L’homme que j’aimais le plus au monde. Mon univers. Si j’ai survécu c’est uniquement dans l’espoir de détruire son monde comme il a détruit le mien. Pas seulement le tuer. Le détruire jusqu’à ce qu’il ne reste rien de lui ou de son organisation. Mais pour ça, je devais le trouver. C’est un serpent et malgré mes contacts, je n’arrivais pas à savoir où il vivait. Alors j’ai voulu l’obliger à bouger. Seulement… il est plus malin que je ne croyais. Et lui, par contre, aime jouer. »

Il avait été plus malin que moi surtout. Et ça, je ne le supportais pas. Dans ce jeu d’échec géant que nous menions, il semblait toujours avoir une longueur d’avance.

« Si je ne t’ai rien dit – ni à Kramer pour ce que ça vaut – c’est parce que je voulais conserver un minimum de liberté de mouvement. Tu penses franchement que j’aurais eu le droit de mettre le nez dehors si je t’en avais parlé ? Je ne suis pas une prisonnière ! Et puis comment j’aurais pu expliquer ça sans me trahir ? C’est la première fois de ma vie que j’en raconte autant. Je suis née dans le culte du secret pour une raison et je l’ai appris de la plus douloureuse des façons, d’accord ? Alors désolé si ça rend ton travail plus difficile mais je ne pouvais pas parler. »

Ma voix s’était faite de plus en plus furieuse au fur et à mesure de ma tirade. Toujours énervée, je reprenais de plus belle.

« Je ne voulais pas les laisser souiller à nouveau le dernier endroit où j’ai des souvenirs de mon père. J’aurais pu partir tout de suite. J’aurais peut-être dû d’ailleurs, j’aurais eu une chance de les tuer. Mais j’ai préféré t’attendre. Alors d’accord, ce n’était sans doute pas très malin mais je ne me fous pas de toi. Je ne me fous pas de toi ! Je ne peux pas. Et par Hyne, ce serait bien plus facile si je pouvais. »

J’avais martelé son torse de mes poings en prononçant ses dernières phrases. Ma force étant quasi inexistante, je ne risquais de toute façon pas de lui faire grand mal mais j’avais besoin d’extérioriser ma colère et ma frustration. Et la violence était toujours mieux que les larmes.

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MessageSujet: Re: Like A Black Widow, Baby ! | Mateusz    15.05.17 17:25


Like A Black Widow, Baby !



Les femmes… Mateusz n’usait jamais de mots bien gracieux pour les désigner, il avait une vision étriquée de ce qu’elles étaient et les réduisaient souvent à quelques préjugés sexistes parfaitement condamnable. Elles étaient selon lui souvent vénales, tordue mais surtout manipulatrices et terriblement dangereuses, car une femme pouvait tirer ce qu’elle voulait d’un homme et il faisait partie de ces idiots qui se faisaient avoir par ces créatures sublimes dès lors qu’elles posaient un regard intéressée sur lui. Dès qu’elles lui rendaient la vie un peu plus compliquée, il en redemandait, se drapait dans son orgueil en prétendant y être insensible tout en s’éprenant toujours plus de celle qu’il lui en ferait le plus baver. Un penchant qu’il peinait évidemment à reconnaitre et encore plus à justifier.

Aussi avait-il espéré un instant se lasser de Loveless après leur nuit d’amour. Il avait écouté ses pulsions et les avait satisfaites, dès lors il aurait pu passer à autre chose, du moins c’est ce qu’il avait espéré. Cela ne devait pas se reproduire, après tout, ils se l’étaient promis la matinée même. Seulement rien n’était aussi simple, s’eut été particulièrement sot de penser qu’il s’en tirerait aussi facilement. À peine prenait elle place sur ses genoux qu’il crevait d’envie de s’emparer de ses lèvres, malgré la colère que lui inspiraient toutes ces révélations, à croire qu’elle alimentait même son désir. Risible. Plongeant son regard dans celui perdu de la chanteuse, toujours plus interloqué par la beauté de son visage encadré de boucles blondes, le mercenaire serra le poing alors qu’elle tâchait de lui expliquer ce qu’il en était, ses raisons, son histoire, toujours plus de précisions pour qu’il comprenne ses motivations.

Par Hyne, qu’espérait-elle si par bonheur elle se débarrassait de lui avant qu’il ne le fasse ? Il avait déjà gagné. Elle le savait. Sa vengeance aurait pu être le simple fait de s’être relevé, de continuer de vivre la tête haute, mais il fallait qu’elle se débarrasse de lui. Mais ma pauvre petite pensa t’il, combien de vie ton cher papa a-t-il ravi ? Combien d’enfants en colère a-t-il laissé derrière lui ? Combien d’âmes en peine, combien d’esprit vengeur ? Ce n’était pas un saint et il eut été étonnant qu’il meure autrement que dans un règlement de comptes, le malheur avait fait qu’il arrive après les révélations de la fille mais comment lui faire entendre que s’il n’était pas mort ce soir là, il était plus qu’envisageable qu’il finisse un jour ou l’autre par périr une balle dans le crâne et qu’elle n’y était pour rien. Il avait choisi son destin et à partir de là presque signer sa fin, il savait à quoi s’attendre, il l’avait bien préparé à l’éventualité qu’il la quitte un jour non pas à causes des choix qu’elle aurait fait, mais bien des siens ?

En attendant Loveless était furieuses et ses petits poings s’abattaient sur sa poitrine alors qu’elle martelait qu’elle ne voulait le laisser souiller à nouveau la maison de son enfance. Et alors qu’elle continuait de frapper et qu’impatient il finit par saisir tant bien que mal ses mains en lui glissant, agacé, d’arrêter, elle finit par confesser qu’elle ne se foutait pas de lui, qu’il serait sûrement bien plus simple qu’elle s’en moque mais que ce n’était pas le cas. Il n’aimait pas ce courant électrique qui venait de parcourir sa poitrine, pas plus que le sentiment bien particulier qui venait de l’animer à l’instant même où elle avait prononcé ces mots. Sans plus réfléchir, et pour seul fausse excuse que c’était ce qu’il avait trouvé de mieux à faire pour la faire taire, il l’embrassa.

Un baiser qui dura sûrement plus longtemps qu’il ne l’avait espéré puisqu’elle n’émit aucune résistance et qu’en sois il ne sut dire si cela lui félicitait la tâche ou non. Lâchant les poings qu’il retenait pour glisser ses mains sur les joues de la diva, il finit par se séparer de ses lèvres et reprendre la parole.

« Calme-toi. On rentre maintenant, compris ? Ça ne sert à rien d’en parler maintenant tu es sur les nerfs. J’ai saisi et on reparlera de tout ça plus tard. »

Elle avait besoin de prendre du recul tout autant que lui et s’ils continuaient, ils allaient s’écharper dans cette voiture sans que cela ne soit bien constructif. Il fallait qu’il réfléchisse, or, dans ces conditions, alors qu’elle était si prêt de lui, c’était tout bonnement impossible.

Quant à revenir sur ce baiser… Il en était plus ou moins hors de question pour le moment.
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MessageSujet: Re: Like A Black Widow, Baby ! | Mateusz    16.05.17 21:07


Like A Black Widow, Baby !



Contrairement à ce que pensait Mateusz. J’étais bien consciente du fait que mon père avait oté un grand nombre de vies. Que ses cibles aussi avaient des familles. La grosse différence, c’était que je ne les connaissais pas. Ils ne faisaient pas partie de mon univers et par conséquent, leur vie ou leur mort ne m’émouvait pas. En réalité, cela ne me faisait ni chaud ni froid. Vous pouvez me traiter d’insensible. C’est probablement le ca. Je ne m’appesantissais jamais sur quelque chose qui ne me concernait pas plus ou moins directement.

Comme on me l’avait appris, j’avais choisi ma cible et je ne m’arrêterais qu’après sa destruction totale. C’était une question de vie ou de mort. La vengeance, c’était la seule chose qui me tenait encore à flot. J’étais douée pour faire semblant. Cela faisait des années que j’étais vide. Mes collaborateurs m’avaient souvent reproché d’avoir un cœur de pierre. Je ne m’émouvais de rien. Je n’étais humaine que lorsque je chantais. Comme si tout ce que je refoulais ressortait dans mes chansons. C'était la seule preuve que je n’étais pas morte à l’intérieur. Enfin… Récemment, j’avais trouvé autre chose que la vengeance et la musique qui me rendait à la fois passionnée et vulnérable. Mais je n’étais pas encore prête à me faire cette réflexion.

Et tandis que dans ma douleur, j’en disais bien plus que ce que j’étais encore prête à assumer. Son baiser me pris au dépourvu. Comme un shoot brutal d’endorphines. Je me laissais porter par la sensation. Tous mes muscles s’étaient détendus d’un coup tandis que je répondais à ce baiser. C’était peut-être exactement ce dont j’avais besoin à ce moment précis. Je ne voulais pas que ça s’arrête. Alors qu’il se détachait de moi je gardais les yeux fermés pour prolonger l’instant. Je pouvais sentir ses mains sur mes joues et ce simple contact me rassurait.

Lentement, alors qu’il parlait, je finis par rouvrir les yeux. Il était hors de question que ce moment s’arrête. Je ne voulais pas retourner à l’hôtel. Je ne voulais pas reprendre mon quotidien. J’avais besoin d’un moment hors du temps. C’est pourquoi je secouais vivement la tête de droit à gauche.

Je me contorsionnais afin d’actionner un petit bouton de commande qui se trouvait dans mon dos tout en restant bien à ma place sur les genoux de mon garde du corps. Ce n’était pas vraiment difficile, étant particulièrement souple.

« Jeffrey ? »

Un petit grésillement plus tard, le chauffeur se manifesta. « Oui Madame ? » Il était maintenant temps de l’envoyer loin, très loin d’ici. « Allez me chercher un chai tea latte. Uniquement un chai. Je ne bois rien d’autre. Et ne revenez pas à la voiture sans. Sinon vous êtes viré. » Un léger silence s’en suivi. Je pouvais sentir qu’il imaginait ma tête sur une pique. Et encore, il ne savait pas que je l’envoyais chasser le dahu. Dans ce quartier, avant de trouver un café fournissant ce genre de breuvage, il lui faudrait marcher au minimum une demi-heure. « Bien Madame. Dois-je verrouiller la voiture en partant ? » « Faites donc. »

Le bruit de la portière et le petit bip caractéristique de verrouillage des portes. En silence, je plantais mon regard dans celui de Mateusz avant de faire passer ma robe par dessus ma tête et de la jeter dans un coin sans un mot. Je capturais à nouveau ses lèvres, effleurant de mes dents sa lèvre inférieure pour le faire réagir avant de m’écarter de quelques centimètres.

« Je n’ai pas envie de rentrer. Mais je n’ai pas envie de parler non plus. »

Fais-moi oublier. Tout mon être n’était plus qu’attente, j’espérais qu’il me suive à nouveau dans cette danse. Mes yeux brillants ne le quittèrent qu’un bref instant tandis que je repérais mon sac à main. Je savais ce qu’il contenait et un petit sourire en coin s’afficha sur mon visage. Aucune échappatoire et rien pour gâcher le moment cette fois. Et puis, pour tout dire… Les lieux insolites avaient toujours eu un je ne sais quoi d’excitant. Forte de cette pensée, je me collais de façon éhontée à Mateusz tout en l’embrassant fièvreusement.
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MessageSujet: Re: Like A Black Widow, Baby ! | Mateusz    19.05.17 12:11


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Et voilà qu’elle revenait à l’assaut. Qu’avait-il espéré ? Qu’elle se tienne tranquille ? Vraiment ? Dès lors qu’elle avait congédié leur chauffeur en formulant une requête difficile à satisfaire il avait compris qu’il ne s’en tirerait pas, qu’ils s’en allaient, même pas une heure après s’être promis de ne plus rien faire, commettre à nouveau l’irréparable. L’irréparable oui, le mot était si bien choisi, car Mateusz savait pertinemment qu’en s’engageant sur ce genre de relation il y laisserait bien plus que ce qu’il acceptait de perdre. C’était le temps de l’insouciance et de la découverte, bientôt viendrait celui des questions et de la mise au point, puisque non, décidément, il était hors de question que cela puisse continuer ainsi. Cela avait à peine commencé, certes, mais il sentait qu’ils s’en allaient ensemble s’engager dans un cercle infernal et se retrouver prisonnier des envies de cette femme là n’était pas envisageable sur le long terme.

Il était donc ce genre d’homme ? Incapable de résister aux impudentes caresses d’une femme, indisposé à dire non alors qu’il était tout indiqué qu’il soit préférable de le faire avant que les choses ne dérapent. Il avait fait mine quelques secondes auparavant de ne vouloir participer à tout ce numéro, détournant le regard quand elle avait renvoyé le voiturier comme s’il savait qu’en rencontrant à nouveau les prunelles de la jolie blonde il allait flancher. Sans grandes volonté il avait même essayé de la faire quitter ses genoux, mais s’il l’avait réellement souhaité, Loveless serait déjà de l’autre côté de la banquette. Poser ses mains sur elle n’avait qu’accentuer son envie de parcourir à nouveau son corps et bien que sa raison l’invite à décliner « l’offre » son corps, à lui, le trahissait. Et puis il n’y avait pas que ça, ils avaient fait une erreur la veille il était hors de question qu’ils s’en aillent la reproduire ce matin. Cette pensée sembla lui redonner la force de se détourner de la diva mais déjà désignait-elle son sac du regard, comme pour lui signifier qu’elle avait tout en main. Qu’elle avait tout prévu.

La honte et l’envie, voilà un bien drôle de mariage. Deux émotions fortes qui se bousculaient alors qu’il renversait Loveless en prolongeant leur baiser au goût de catastrophe. C’était insensé, une voix quelque part semblait se moquer de son manque flagrant de volonté, peut être Nosferatu, tapi dans son esprit et étrangement silencieux jusqu’alors. Qu’importe, mentit-il. Il ne lui fallut pas beaucoup de temps pour la débarrasser de ses derniers vêtements, encore moins pour elle de le délester des siens avant que leurs corps brûlants et impatients se ne se retrouvent comme si cela fut la chose la plus naturelle qui sois. Elle allait le rendre fou, qu’elle obtienne si facilement ce qu’elle désirait de lui restait inquiétant mais sur l’instant il ne voulait plus y penser. Lui non plus ne voulait plus rentrer, lui non plus ne voulait plus parler, il la voulait elle, toute entière et sans compromis.
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MessageSujet: Re: Like A Black Widow, Baby ! | Mateusz    19.05.17 21:33


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A peine ma robe retirée, la partie rationnelle de mon cerveau me criait que tout cela était une mauvaise idée. Mais, comme toutes les mauvaises idées, elle était infiniment séduisante et je me laissais emporter par le moment. Suivre la voie de la raison n’avait jamais été mon truc, je suivais mes envies et au diable ce qui se passait ensuite. Je le voulais comme j’avais rarement voulu quelque chose et lorsqu’il posa ses mains sur mon corps presque nu dans une vague tentative de me déloger de lui, une vague de chaleur me parcouru tandis que je laissais échapper un petit grondement presque animal. Tout mon corps le réclamait, je n’avais jamais ressenti ça. L’intensité de mon désir était effrayante. Il n’avait sans doute aucune idée du pouvoir qu’il avait déjà sur moi. Et il était hors de question qu’il l’apprenne. D’instinct, je m’étais tendue vers lui, et en croisant son regard, je su que la partie était gagnée. La même agitation, le même besoin frénétique se reflétait dans ses yeux. Je ne voulais pas savoir si c’était sain et encore moins opportun, je savais juste que j’étais exactement là où j’avais besoin d’être.

Tandis qu’il me renversait enfin sur la banquette arrière, je frissonnais au contact du cuir sur mon dos. Mais l’impression de froid se dissipa bien vite tandis que ses bras parcouraient mon corps pour me délester de mes sous-vêtements. De mon côté, je lui arrachais son tee-shirt. Alors qu’il se tenait au-dessus de moi, les jambes de chaque côté de mon corps et en appui sur ses mains qu’il tenait de chaque côté de ma tête, je m’attachais à dégrafer son pantalon et à le faire glisser ainsi que son caleçon jusqu’à ses genoux. D’un mouvement de jambe et de pied que je jugeais particulièrement habile, ses vêtements et chaussures disparurent dans un coin du véhicule tandis que je libérais également mes pieds en poussant chaque talon de chaussure avec la pointe de l’autre pied. Toutes ces manœuvres eurent lieu en à peine quelques secondes alors que nous étions nus et haletants, incapables de lâcher l’autre.

Afin de ne pas réitérer l’erreur d’hier soir, je tendais la main vers mon sac afin d’extirper de la poche intérieure, en tâtonnant, un petit emballage carré et plastifié. Un sourire coquin aux lèvres, j’arquais un sourcil en direction de mon amant. Le message était clair. ‘Je m’en occupe ou tu t’en occupes ?’. Une fois cette question réglée, je l’emportais dans de nouveaux baisers furieux et préliminaires intenses jusqu’à la lutte finale. Car ce pas de deux était tout autant une danse qu’un combat dont aucun d’entre nous ne ressortirait vainqueur. Nous en tirerions des blessures de guerre et l’extase propre à la lutte jusqu’à ce que l’amère réalité reprenne ses droits. Et il était évident maintenant que nous en redemanderions.

Je ne saurai dire à quel moment exact après nos ébats je m’étais endormie. Dans mon dernier souvenir, Jeffrey n’était pas encore revenu et j’étais toujours nue, alanguie contre Mateusz qui, tout en jouant distraitement avec une boucle de mes cheveux, semblait ailleurs.

A présent, il était habillé de pied en cape et me secouait l’épaule. La moitié basse de mes sous-vêtements étant en place il avait du tenter de m’habiller avant d’abandonner. Un soutien-gorge et une robe n’étaient pas les éléments les plus évidents à faire enfiler à quelqu’un d’assoupi. J’étais donc cachée sous sa veste et un chai tea dont aucune fumée ne s’échappait était posé dans le porte gobelet. La voiture émis le tressautement caractéristique annonçant son démarrage et, toujours ensommeillée, je laissais échapper un petit bâillement avant de m’étirer, faisant par la même glisser la veste de Mateusz. Bien que mourant d’envie de l’aguicher à nouveau, ce n’était plus le moment. J’attrapais donc ma robe pour l’enfiler, rangeant le reste de mes affaires à a hâte dans mon sac à main. Le trajet étant court, du temps que je procède à tout cela, nous étions dans la cour arrière de l’hôtel, à l’abri des curieux. Prise d’une impulsion, je déposais un dernier baiser, plus tendre cette fois, sur les lèvres de mon garde du corps, avant d’enfiler sa veste en cuir pour braver la froideur ambiante et d’attraper ma boisson. Lorsqu’il ouvrit la porte, le regard du chauffeur se fixa sur mes cheveux en bataille et mes lèvres gonflées mais il ne fit pas le moindre commentaire. Il était d’un professionnalisme à toute épreuve. J’allais le garder celui-là. Mon assistant fut beaucoup plus transparent, son regard passant de Mat à moi puis au sac de pharmacie qu’il était allé chercher. Rouge brique, il fila sans demander son reste, nous laissant à nouveau seuls. Je n'étais pas fâchée que les autres devinent ce qui c'était passée. Je n'en avais pas honte, bien au contraire.
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