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 Melodies of Life ~ ft. Loveless

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MessageSujet: Melodies of Life ~ ft. Loveless   10.06.17 18:25


Melodies of life

Musique, champagne et petits fours

Le traiteur ? Voilà qui est réglé. La salle ? Aucun problème. La décoration ? Une formalité. La liste des invités est établie, les faire-parts envoyés, le plan de table – après bien des tergiversations – est enfin arrêté. Tout est absolument parfait. D’aucuns imagineraient que se marier en décembre relève de la folie : où trouver des fleurs, une robe de mariée assez chaude, un endroit abrité des intempéries ? En réalité, aucun obstacle n’en est véritablement un. Nous aurons des camélias d’un rouge intense, fraîchement éclos. Nous aurons des plats chauds et succulents. La robe, je ne l’ai pas vue, superstition oblige, mais Hazel m’assure qu’elle sera magnifique et je n’ai aucun doute à ce sujet. Non, la cérémonie, même en hiver, sera somptueuse. Rien ne viendra la gâcher.
Rien... ou presque. Car j’ai promis à ma douce fiancée de m’occuper de la musique, avec une petite idée derrière la tête. Le temps passe, les jours s’amenuisent jusqu’à la date fatidique, et je n’ai pas encore véritablement tenu ma parole.

« Et pour la musique, c’est bon ? » m’a demandé Hazel hier.

Pour toute réponse, je me suis contenté de sourire avec assurance. En réalité, je commence à me demander si je n’aurais pas mieux fait de contacter l’orchestre symphonique de Deling City, plutôt que de m’évertuer à contacter une chanteuse à la mode.
Car tout le problème se trouve là : hors de question pour moi d’avoir n’importe qui et de me contenter d’un accompagnement musical au rabais. Je veux ce qu’il y a de meilleur pour mon mariage, la crème de la crème, la diva absolu. Loveless. Hazel se moque gentiment de moi lorsque je glisse l’un de ses disques dans le gramophone. Peut-être a-t-elle raison : il me semble avoir quinze ans, lorsque j’entends la voix de la chanteuse. Certaines mauvaises langues prétendent que Loveless sert à son public, peu regardant sur la qualité, une soupe savamment étudiée pour lui plaire. À mes yeux – ou plutôt à mes oreilles –, elle possède un talent rare pour transmettre des émotions, comme peu d’autres en ont.
C’est donc tout naturellement que mon choix s’est porté sur elle lorsque le mot « musique » est venu dans la discussion, quant à nos préparatifs de la cérémonie. Hélas, on n’approche pas une célébrité aussi facilement. Il m’a fallu ouvrir mon carnet d’adresses et faire jouer de mes relations pour enfin décrocher le gros lot : un entretien de cinq minutes avec son agent, lequel à fait tout ce qu’il pouvait pour me dissuader de poursuivre dans mon idée. Le pauvre n’imaginait pas à qui il avait affaire. On ne se retrouve pas par hasard dans les plus hautes sphères de l’armée galbadienne. Ma ténacité légendaire a fini par payer. Après sept coups de fil et trois rendez-vous plus ou moins organisés, nous avons fini par tomber d’accord : c’est Loveless elle-même qui décidera si, oui ou non, elle accepte de chanter à mon mariage. Reste donc à la convaincre...
J’ai préféré attendre un jour où Hazel serait absente pour rencontrer la chanteuse. Si elle avait vu avec quel empressement je me suis préparé, ainsi que mon état de fébrilité d’avant rencontre, elle aurait soit soupçonné une aventure avec une autre femme – ce qui pourrait presque s’y apparenter, pour être tout à fait honnête –, soit compris immédiatement que j’avais rendez-vous avec une personne importante. Peu de personnes à Galbadia étant susceptible de me redonner des airs de collégien, je suis persuadé que ma chère et tendre fiancée aurait vite compris de quoi il retournait... et mieux vaut que cela reste une surprise.
J’ai revêtu mon plus beau costume, noir de jais, agrémenté mes manches de boutons reluisants, ceint mon cou d’un nœud papillon et accroché sur mon revers le discret insigne de ma fonction de général de division. Le miroir me renvoie l’image d’un jeune homme à qui l’on confierait sans hésiter les clés de son coffre-fort, et la perspective de rencontrer la plus talentueuse des artistes fait pétiller mon regard. J’ai l’air si jeune, si enthousiaste, si « bien sous tous rapports », qu’il ne fait aucun doute que ma requête tombera dans une oreille bienveillante.

Bien sûr, pour le confort de la jeune femme, son agent et moi avons convenu d’un rendez-vous dans le restaurant d’un hôtel de grand standing. Qu’à cela ne tienne : la note sera pour moi et Loveless boira autant de coupes de champagne qu’elle le voudra, tant qu’elle accepte de chanter à mon mariage. Comme le veut la bienséance, je suis le premier arrivé dans le hall de l’établissement. Le lourd tapis de velours étouffe le son de mes pas, tandis qu’un air de piano apaisant résonne quelque part aux alentours. Les mains dans le dos, je fixe la porte d’entrée, attendant de voir arriver celle dont je suis bien malgré moi un admirateur inconditionnel. Rêvé-je ou mon cœur battrait-il la chamade ? Serais-je donc à ce point atteint dans ma folie ? Hazel se moquerait de moi jusqu’à la fin des temps, si elle savait...

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MessageSujet: Re: Melodies of Life ~ ft. Loveless   11.06.17 14:51


Melodies of life

Cela faisait plusieurs jours – depuis que Mateusz avait reçu son ordre de mission en fait – que j’étais d’une humeur de dogue. J’avais eu beau tempêter, menacer et le culpabiliser autant que je le pouvais, il n’y avait rien à faire. Il n’avait pas cédé un pouce de terrain. Je n’étais pas habituée à ce qu’on ne suive pas à la lettre mes moindres demandes. Mon garde du corps me rendait folle, dans tous les sens possibles du terme. Non seulement il parvenait quasiment toujours à me faire taire, mais en plus par je ne sais quelle sorcellerie, mes tentatives de lui faire entendre raison finissaient toujours de la même manière : nos corps étroitement emmêlés et des ébats furieux. Et ça, cette faiblesse et ce besoin de l’avoir à mes côtés, plus encore que ses absences, me mettaient hors de moi.

C’est sans doute cela qui avait motivé les idées tordues qui m’avaient traversés la soirée passée. Après une énième dispute, je m’étais réveillée, alanguie, aux côtés des deux Prescott. Le chaton d’un côté et l’humain de l’autre. Une idée diabolique avait alors germé dans mon esprit et j’avais décalé Prescott le chat avant d’attraper mon téléphone et de me mettre debout sur le lit, faisant bien attention de ne pas réveiller l’endormi. Comme on le disait souvent, une photo valait mieux qu’un long discours. J’étais déterminée à poster la photo compromettante dès son départ. Alors, oui, c’était sans doute une façon un peu mesquine de le revendiquer comme mien mais, après tout, je ne m’étais jamais vantée d’être quelqu’un d’équilibré. La preuve en était ce que je m’apprêtais à faire. Revêtant un négligé, je quittais la pièce pour contacter ma coiffeuse. Elle m’avait un jour parlé d’un produit miracle pouvant décolorer en quelques secondes même la plus foncée des chevelures. Sans me soucier de l’heure, je composais son numéro afin qu’elle me l’apporte. Comme je ne m’entourais que de gens efficaces, elle fut bientôt là, le produit en main. La remerciant d’une étreinte amicale, il ne me restait plus qu’à échanger le shampoing de Mateusz contre l’étrange mixture. Un jeu d’enfant.

Je retournais ensuite me coucher, un sourire aux lèvres. Ce matin là, j’avais été réveillée par un cri étranglé. Je masquais mon sourire satisfait dans l’oreiller, prête à affronter la tempête… Mais rien ne vint. Il avait quitter le complexe hôtelier sans un regard en arrière, ce qui m’avait mis dans une fureur noire. J’avais donc posté la fameuse photo sur les réseaux, espérant qu’elle fasse son œuvre. Rien, toujours rien. Je rongeais mon frein dans un silence de mort. Pas un membre de mon équipe ne souhaitant m’approcher par crainte de représailles. Mon agent fini tout de même par oser, me rappelant que j’avais rendez-vous avec un général de division dans une heure. Je le fusillais donc du regard d’un claquement de langue agacé.

J’avais presque oublié ce fameux entretien. C’était pourtant mon agent qui refusait que je participe à des soirées privées à moins que la demande n’émane de milliardaires. J’étais certes assez curieuse de connaître celui qui lui avait ainsi fait changer son fusil d’épaule mais pour l’heure, j’étais encore sous tension. Je ne pouvais pas laisser le SEED avoir une telle emprise sur moi. Il fallait que je me reprenne. Quoi de mieux qu’un fan dans les hautes sphères de l’armée galbadienne pour m’empêcher de me demander ou pouvait bien se trouver le sinistre Prescott.

Je me dirigeais donc vers mon dressing afin d’enfiler une petite robe de taffetas noire et les chaussures assorties. Toujours soigner ma présentation, c’était un de mes credos. Dans ce monde où l’apparence était reine, j’avais élevé mes apparitions au rang d’art. Hors de question d’apparaitre négligée. Mateusz était sans doute une des seules personnes à m’avoir vue non apprêtée. C’était également le seul que j’avais autorisé à dormir à mes côtés ceci dit.

Une fois prête, mon chauffeur nous accompagna, mon garde du corps du jour et moi-même, jusqu’à un hôtel de standing où j’avais déjà séjourné par le passé. Bon choix de lieu. Ce Monsieur Graves avait du goût apparemment. Après tout, il voulait que je chante à son mariage, rien que cela dénotait un goût très sûr qui jouait en sa faveur. Restait à voir à quoi ressemblait le bonhomme et, surtout, ce qu’il attendait exactement de moi. Je n’étais pas une chanteuse de mariage. S’il voulait que je chante, ce serait en tant qu’invitée et non en tant qu’employée. Sur ça, je ne ferais aucune concession. Si tant est que j’accepte bien entendu.

A peine entrée, je le remarque tout de suite. Difficile de passer à côté ceci dit, il fixait la porte et tout, dans son costume et ses galons semblait crier ‘jeune premier’. Il n’avait pas le physique du militaire de base. Mais à vrai dire j’avais plus été amenée à cotoyer des mercenaires que des militaires alors mes attentes étaient peut être faussées. Il ressemblait plus à l’image qu’on se faisait d’un politicien que d’un soldat en tout cas. Il y avait un je ne sais quoi chez lui qui me rappelait Hunter ce qui me mit immédiatement sur mes gardes. Mais, tous les hommes charmeurs et blonds centrées ne pouvaient pas être des loups déguisés en brebis n’est-ce pas ?

Le jeu était lancé. Réfrénant mes propres problèmes dans un coin de mon esprit, j’adressais au jeune homme un sourire resplendissant tout en lui tendant une main parfaitement manucurée.

« Général Graves, je présume ? Excusez la compagnie de mon garde du corps, lui ou un de ses collègues me suis toujours partout. Il nous observera depuis le bar si cela vous convient. »

D’un regard, je congédiais l’armoire à glace de remplacement qui m’accompagnait. Avec une lenteur infinie, il se dirigea vers le bar. Non, décidément, je ne savais pas où Mateusz les dénichait.
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