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 Une guerre d'un tout autre genre - Joris & Rayavi

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MessageSujet: Une guerre d'un tout autre genre - Joris & Rayavi   11.02.17 14:59

Une guerre d'un tout autre genre
Joris & Rayavi


Tenue de Soirée:
 

La guerre commence
Les soirées mondaines de Deling City. Tous rêvent d’y participer, et ceux possédant cette chance, eux, ne souhaitent qu’une seule chose : s’enfuir. Le moindre faux-pas dans ce monde cruel peut vous coûter tout, peut-être même la vie. S’attirer les foudres d’une personne puissante, se ridiculiser devant les commères de la cité. Aucune erreur n’est autorisée, mais si vous apprenez la danse macabre de l’élite, ces soirées se transforment en votre plus belle opportunité. Depuis le coup d’état de cette très chère Cydaée, Rayavi n’avait pas encore renoué avec la « civilisation ». Non pas qu’elle craignait quoi que ce soit de la part de qui que ce soit, mais plutôt que ses mains étaient plutôt pleines en ce moment. La veuve connaissait mieux que quiconque les règles de ce monde ci. Ne pas participer aux nombreux galas, bals et soirées pour une trop longue durée était un signe de faiblesse. La situation de la demoiselle était déjà plus que précaire, ainsi il était hors de question qu’elle perdre ses prises sur l’élite galbadienne. Enfin, soyons honnête, il était plus question de limiter la casse que de restaurer pleinement son ancien statut. La folie de cette sorcière avait déjà causé d’irrémédiables changements.  

Une after-party VIP prolongeant un défilé d’une grande marque de vêtements. Business et plaisir se réunissant en un endroit, quel meilleur évènement que celui-ci pour se réintroduire dans le monde ? Rayavi ne sentait ni appréhension, ni peur, ni rien du tout. Ce que les autres pensaient l’indifférait au plus haut point, et s’ils cherchaient  à se frotter à elle, ils se rendraient vite compte que la belle Rayavi était toujours aussi vénéneuse. Un simple contretemps ne transforme pas la plus dangereuse des garces en un petit mouton. Irrésistible et provocante, son thème pour la nuit était annoncé. Une robe longue couleur vin complimentant joliment son teint hâlé, des escarpins de designer vertigineux pour dominer les autres, un maquillage discret mais masquant avec efficacité les traces de son âge quelque peu avancé, Rayavi était magnifique, prête à reprendre sa juste place. Cela peinait le cœur de la veuve de laisser sa fille sous la surveillance d’une autre, surtout après tout ce qu’il était advenu, mais il fallait qu’elle aille en première ligne pour assurer l’avenir de sa famille. La guerre s’annonçait tout aussi meurtrière que celle se jouant à feu et à sang. La croisade était lancée !

Souhaitant faire sa grande entrée de manière magistrale, Rayavi décida finalement de ne pas participer au premier évènement, ou il était impossible pour elle d’irradier beauté et puissance. L’after-party était une toute autre histoire. Quand la paria, la folle, le monstre, franchit les portes de cette immense salle des fêtes, tous retinrent leur respiration pour un instant. Son retour n’annonçait rien de bon pour nombreux d’entre eux. Le malheur des uns fait le bonheur des autres, et quand on a autant de chose que Rayavi, son malheur fait bien plus d’heureux que pour les communs des mortels. La demoiselle pouvait sentir dans l’air toute l’hostilité et le dégoût qu’elle inspirait aux autres. Même si tout le monde avait repris désormais le cours normal de leurs activités, la tension, elle, était encore palpable, si palpable qu’elle semblait presque prête à exploser. Rayavi n’attendait qu’une chose, justement, c’était que la situation dégénère. Que quelqu’un la provoque, la défie. Tout était calculé avec précision dans l’esprit de la veuve, et ses pairs étaient bien trop prévisibles pour lui dénier sa victoire. Se pavanant l’air de rien d’un coin à l’autre de l’immense salle, un sourire moqueur sur le bout des lèvres, ce n’était plus qu’une question de seconde avant que la situation ne s'envenime.

-Pauvre idiote ! Comment oses-tu venir ici ! Femme de traitre ! Tu n’es qu’une dégoutante mégère, tu n’as plus ta place ici, disparais !

Kariane Devinson. Une petite effrontée avec des goûts vulgaires et sans aucune once d’intelligence. Rayavi aurait presque pu pariée que ce serait cette idiote qui tomberait la première dans ce grossier piège. Désormais acculée dans un coin dans la salle, son petit spectacle ne serait pas aussi grandiose qu’escompté. Mais ses effets, eux, seraient identiques. Plus rapide que le vent et que la lumière, les rumeurs se diffusaient comme la peste à Deling City. La veuve ne put que rire aux éclats face à une déclaration si grossière. Et son visage, en un fraction de seconde, devint aussi sombre que possible.

-Ces petits jeux sont follement amusants. Je les aime tout autant que vous. Devrais-je m’y mettre pour de vrai en ce cas? Je vous connais tous si bien, cela promet d’être très divertissant.


Si sa voix était charmante et limpide comme du cristal, ses intentions étaient aussi mauvaises que possible. N’importe qui pouvait comprendre la menace sous-jacente. Poussez là en enfer et elle vous offrira en retour un ticket pour la rejoindre. Secret, faiblesse, dans un monde aussi petit que celui de l’élite galbadienne, quand on cherche un peu, il est possible de tout savoir sur ses camarades. La rumeur, en tout cas, se propagerait rapidement : Touchez à la famille Kumar et vous serez les prochains. Avec ce nouveau statu quo maintenant officialisé, il était temps pour Rayavi de profiter de la soirée. Certains se seraient délectés du spectacle, d’autres seraient partis silencieusement et enfin, les derniers, étrangers aux règles de ce monde, n’auraient juste rien saisis. Dans tous les cas, la nuit ne faisait que de commencer, et rien ni personne n’était encore à l’abri. Le jeu commençait seulement.

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MessageSujet: Re: Une guerre d'un tout autre genre - Joris & Rayavi   12.02.17 18:59


Une guerre d'un tout autre genre


La merde commence
Je soupirai pour la énième fois. J'avais cessé de compter depuis longtemps. Prostré dans mon coin, près du buffet, je m'amusai à faire tourner le contenu de mon verre sans alcool. Je regardai de temps à autre si le mannequin que j'étais censé surveiller ne faisait pas de bêtise. En plus d'avoir été forcé de le suivre à cette stupide soirée après le défilé, je devais jouer les baby-sitter. Tout cela bien entendu à cause de mon cher petit papa. Ce dernier m'avait appelé il y avait quelques jours en urgence pour me supplier d'y aller à sa place à cause d'un empêchement de dernière minute. Comment refuser d'aider son père ? Avant de dire oui, j'avais tout de même vérifier si j'étais disponible ce soir là. Pas de mission sur mon agenda, il avait vraiment de la chance. Donc j'étais ici en tant que représentant de Wilder, ce qui valait mieux vu la situation actuelle à Deling City. Ce n'était pas marqué sur mon front que j'étais un Seed, mais c'était toujours plus simple de faire profil bas. Ainsi, c'était le mannequin, Anton, qui était en train d'essayer de s'intégrer au milieu mondain qui avait défilé. Grand, pas trop musclé et la mâchoire carrée. Le parfait petit pour ce genre de travail. Et moi, comme d'habitude, je m'ennuyais dans mon coin. Les conversations autour de moi n'étaient même pas intéressantes pour que je les écoutes.

La seule note positive c'était que personne n'était venu me parler. Personne ne s'était demandé qui était ce jeune homme vêtu d'une veste rouge par dessus une chemise noir et d'un pantalon en cuir de la même couleur. Personne, et je remerciai dieu pour cela. Je pensais donc que la soirée se terminerait ainsi, tout le monde serait bien content et je pourrai rentrer à l'hôtel sans aucun soucis. Mais c'était mal connaître cette société pourrie. Alors que les conversations allaient bon train, tout le monde se tue, lorsqu'une femme entra dans la salle. Vêtu d'une robe très joli et classe, il fallait l'avouer, la nouvelle venue n'avait pas l'être d'être la bienvenue aussi. Il fallait vraiment être aveugle pour ne pas sentir la nouvelle tension qui venait de s'emparer des lieux. Et moi qui commençait à penser qu'il pourrait y avoir pire. Voilà, que la vie voulait me contredire à nouveau.

En plus, je ne savais pas du tout qui était cette femme. Même si je faisais partie de la haute société à cause de mon père, j'ignorais qui était qui. J'étais Seed, pas un lécheur de bottes comme toutes les personnes présentes. Doués dans l'hypocrisie la plus totale et amoureux des potins sur les autres membres de cette si sympathique sphère. Après un petit moment de flottement, chacun était retourné à sa petite discussion mais elles avaient changés. Je pouvais surtout entendre ceux juste à côté de moi chuchoter au sujet d'une certaine Rayavi. A moins d'être stupide, il était évident que ce nom était à coller sur la visage de la jeune femme en rouge. Je tendais l'oreille, un fin sourire s'étirant sur mes lèvres face aux insultes discrètes dont elle était la destinatrice.
Manifestement, la veuve n'était pas trop aimé par ses semblables. Au moins, cela nous faisait un point commun si je pouvais dire.
Une dame n'avait cependant pas opté pour le silence, et osa déclarer ce que quasiment tout le monde ici présent pensait. Je levais les yeux au ciel, face à tant d'enfantillages. Je sentais une longue guerre verbale arriver et profitait que les invités soient obnubilés par le spectacle pour rejoindre Anton. Ce dernier dévorait littéralement Kumar du regard, la bouche légèrement entrouverte. Je secouai la tête, dépité, avant de lui marcher sur le pied pour le réveiller. Je ne m'attendais cependant pas à ce qu'il se mette à hurler de douleur. Mais quelle chochotte ! Je plaquais ma main sur sa bouche mais c'était loupé pour la discrétion. La joute verbale était interrompu et tout le monde nous regardait. Je libérais Anton, le fusillant du regard. Je pouvais sentir toute la honte émaner de son corps. Pour le cri et surement car la femme qu'il désirait en avait été témoin. Ah, les hommes.

- Continuez je vous en prie, vos enfantillages sont certainement plus amusants qu'une querelle entre deux hommes

Déclarais je d'un ton neutre en fixant Rayavi. Ce n'était surement pas la déclaration la plus amicale du monde. Mais en même temps je ne cherchais pas non plus à être leur amis. Je les voyaient se demander entre eux, qui j'étais. Enfin, qui était cet homme qui les traitaient d'enfants surtout. J'étais nullement impressionné par toute cette effervescence envers moi, j'avais l'habitude. J'étais plus gêné par Anton qui venait de me prendre la main. Sérieusement ? J'étais plus petit et moins corpulent, j'étais censé LE rassurer ? La blague. Je ne pouvais même pas me dégager, il avait une sacrée poigne.

- Lâche moi...!

Lui soufflais je discrètement, tandis que quelqu'un osait enfin me poser directement la question sur mon identité. Un homme qui devait avoir la quarantaine. Portant des vêtements qui devaient être aussi chers que la villa qu'il devait posséder à Deling. Je me retenais de répondre que j'étais son fils caché, qu'il avait eu avec la femme de ménage derrière le dos de sa femme. Ce qui, en soit, devait surement être arrivé. Je soupirai, ne cachant absolument pas mon agacement entre un mannequin bébé qui me martyrisait la main et la tournure que prenait cette soirée.

- Je suis Aslix Wilder, l'héritier de la marque Wilder que vous devez surement connaître à moins de vivre dans une grotte.

Aslix étant le prénom de ma défunte mère que je portais en second. Mais personne ne le savait à part ma famille. Bon dieu, je regrettais que Cain ne soit pas là. Déjà, parce qu'il aurait surement pas écrasé le pied du mannequin en premier lieu.
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MessageSujet: Re: Une guerre d'un tout autre genre - Joris & Rayavi   13.02.17 14:32

Une guerre d'un tout autre genre
Joris & Rayavi


Ami ou Ennemi?
Un cri strident déchira le silence imposé suite à l’échange fort sympathique entre Rayavi et la petite effrontée. Et la veuve qui pensait que les choses se tasseraient presque aussitôt, lui offrant une chance de profiter de sa soirée pour une fois. Malheureusement, elle ne le savait que trop bien, les soirées mondaines à Deling City n’étaient que rarement des moments de détente. Des petits malins semblaient vouloir prolonger la mêlée. Qui osait donc faire tant de bruit, risquer tant, au milieu de tous ces loups rêvant de chair fraiche ? Il ne fallut pas bien longtemps à la demoiselle pour repérer les nouvelles proies de la meute. Après tout, tous observaient dans une cacophonie digne d’une garderie deux jeunes hommes, au loin. Toute aussi intriguée que ses joyeux camarades, Rayavi s’avança avec nonchalance vers la nouvelle source d’amusement de la soirée. La veuve aurait pu s’énerver, après tout, cette soirée aurait dû être sienne. Pourtant, rien de tout cela n’importait. Elle avait transmis son message après tout, rien de plus ne comptait. Dame Kumar réprimerait dans le sang toutes transgressions. Elle ne laisserait personne remettre en cause sa position.

Arrivant enfin à hauteur des petits farceurs, Rayavi eut pleinement le temps de satisfaire sa curiosité. Quel étrange un duo. Un bellâtre à la musculature fine et à la mâchoire faisant frémir les vieilles frustrées de l’audience. Un étrange damoiseau au teint de porcelaine, d’une beauté si délicate et gracieuse que la veuve en était presque jalouse. Comment un homme pouvait-il incarner si parfaitement ce genre de sentiment ? Le mystère était entier, mais ce n’était pas le plus important, à cet instant, de toute façon. Ce prince de glace, en plus d’être si élégant, ne semblait pas avoir sa langue dans sa poche. Amusant, follement amusant. Son ton, sa maladresse, tout était si distrayant. Rayavi ne put retenir un rire sonore lorsqu’il l’invectiva directement. Certains seraient morts pour moins que ça. Mais en cette folle soirée, le beau Joris serait sûrement sa seule issue face à l’ennui. Autant chouchouter ses seules opportunités pour passer une meilleure soirée. Son analyse était au point, en tout cas, et Rayavi ne s’en offusquait pas le moins du monde. Des enfants, ils le devenaient tous quand ils luttaient pour le pouvoir. La nature humaine vous voyez ?

-Nul doute que je présente bien plus d’intérêt que vous, jeune homme. Dommage pour vous, mon caprice était déjà fini. Libre à vous de prendre la suite.

Son ton était suave et charmeur, comme à son habitude, mais elle doutait fortement de plaire à cet étrange garçon. Il était si facile de lire le désir de la plupart des hommes ici présent pour la vénéneuse demoiselle, mais Joris lui, ne laissait rien transparaitre. Homosexuel, Asexuel, Amoureux, Bête, Rayavi pouvait citer de nombreuses raisons expliquant ce manque de désir apparent. Sa toute première idée, toutefois, semblait la plus pertinente. Le mannequin et le SeeD se tenaient la main, comme un adorable petit couple. Les choses semblaient plus complexes que cela, mais jouer là-dessus promettait d’être plus qu’intéressant. La veuve aurait bien renchéris sur le champ, mais l’un de ces stupides convives décida de lui poser la question que, supposément, tout le monde mourrait d’envie de poser. Son nom ? En quoi était-ce important ? Si personne ne le connaissait dans un premier temps, il n’y avait aucun intérêt à le savoir. Blanche-Neige. Voilà qui il était désormais. Wilder ou non, Rayavi ne s’y intéressait pas vraiment au fond. Ces informations étaient intéressantes, mais pas nécessaires.

-Ceci explique cela. Les homosexuels gravitent toujours autour du milieu de la mode après tout. A se demander si ce cri était de plaisir ou de peine. En tout cas, vous savez y faire avec les enfants M. Wilder.

Stupéfaction, étonnement, rire. La foule s’agitait de nouveau suite aux odieuses calomnies proférées par l’ingénieur. Rayavi était lancée, maintenant, et ce qu’elle s’amusait. Elle doutait fortement de la sexualité de Joris, qui semblait plus être froid et sans désir qu’homosexuel, mais un petit spectacle n’avait jamais fait de mal à personne. Voir comment il allait se sortir de cette situation promettait d’être une vraie performance. Tous plus dégoutants et mauvais les uns que les autres, les convives se risqueraient-ils à violenter le supposé couple homosexuel ? Comme l’avait énoncé Rayavi, les cercles gravitant autour de la mode se devaient d’être ouverts, mettraient-ils ainsi en danger leur inexistante influence pour satisfaire leur ignominie ? Le SeeD haïrait peut-être la veuve d’ainsi le mettre sous le feu des projecteurs, mais rien de tout cela n’affectait l’odieuse mégère. Avait-il les épaules pour survivre dans un tel évènement ? Tant de questions traversaient l’esprit de la veuve et elle rêvait d’obtenir des réponses. Scrutant sans gêne la moindre action de Joris, Rayavi continuait son analyse, toujours aussi amusée. Cette soirée s’annonçait plus belle que jamais. Amitié ou animosité, on pouvait se demander, en cet instant, ce qui allait naitre entre nos deux héros préférés.

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MessageSujet: Re: Une guerre d'un tout autre genre - Joris & Rayavi   14.02.17 21:23


Une guerre d'un tout autre genre


La merde commence
Devenir le centre d'attention de tout ce petit monde, n'avait jamais été mon but. J'aimais plutôt rester discret et que l'on m'ignore, surtout si c'était pour chuchoter sur ma pomme. Et pas forcément que des éloges de la part de ces humains qui ne pensaient qu'à une chose : être le plus beau et le plus fort. Ecraser les autres sans aucune cérémonie, l'arrivée de Kumar en avait été la preuve. Si on la critiquait autant, c'était surement parce que ses comparses au fond la craignait. Cela dit je ne voyais pas ce qu'elle avait d'effrayant. Certes, elle dégageait une grande prestance mais surtout, aucune modestie. Elle semblait aussi mal élevé vu qu'elle s'était mise à rire alors qu'il n'y avait rien de drôle. Pas de comique dans la salle pour assurer un show. Peut être était elle simplement folle. J'avais raison sur la modestie qui ne l'étouffait pas. Nulle doute que la miss adorait se mettre en spectacle, simplement pour être regardé. Une attitude que je trouvais exaspérante parmi des centaines d'autres.

- C'est drôle, pourquoi ai je l'impression qu'il est loin d'être terminé ?


S'amuser à tourner les projecteurs vers moi, n'était ce pas la suite de son petit jeu ? J'étais certainement une cible plus amusante à ses yeux que la vipère qui l'avait attaqué. Je ne comprenais pas pourquoi on s'en prenait à ma personne alors que je n'avais rien fait de mal. A part marcher sur le pied d'Anton. Ce dernier ne semblait d'ailleurs pas décider à me lâcher, essayant même de se cacher derrière moi comme un idiot. Je n'étais vraiment pas aidé. Il faudrait que je parle avec mon père de ses goûts douteux pour choisir ses mannequins. C'était sur que l'on ne pouvait pas connaître des étrangers comme on peut connaître ses propres enfants. Tout ceux qui me regardaient en ce moment ne savait rien de moi. Il ne pouvait que m'analyser avec ce que je leur donnait comme information verbale et non-verbale. Je les aidait tout de même en répondant à la question sur mon origine. Je n'étais pas venu à cette soirée parce que j'avais vu de la lumière.

Krumar en avait profité pour lancer à nouveau les hostilités. Des paroles qui en aurait surement offusqué plus d'un. C'était le cas d'Anton, qui, piqué dans sa fierté de mâle, avait lâché subitement sa prise. Que la femme que l'on désirait pensait qu'on était pas intéressé, c'était ballot. Il m'avait d'ailleurs légèrement poussé pour s'avancer, les joues un peu rouge pour s'exprimer dans une voix peu certaine ses convictions.

- Je ne suis pas gay et encore moins avec Mr Wilder...!

Je levais les yeux au ciel. Était ce donc si important pour lui de faire savoir qu'il était pas intéressé par les hommes ? Surtout que la veuve, en aurait surement rien à faire de lui. Et des paroles ne pouvaient pas simplement convaincre une bande d'étroits d'esprits. Déjà, qu'ils en avaient peu alors leur demander de l'ouvrir au monde qui l'entourait leur provoquerait un arrêt de neurone.

- Confiez moi donc vos enfants miss Kumar, et vous verrez si je sais y faire. A moins que vous ayez peur qu'ils deviennent homosexuels en me fréquentant ?


Beaucoup de gens pensaient que c'était une maladie d'aimer une personne du même sexe que le sien. Je ne savais pas où ils allaient pêcher cette croyance vu que c'était stupide. L'amour était un sentiment qui n'avait aucun jugement. De toute façon je n'étais ni attiré par les hommes ni par les femmes. Je n'avais jamais désiré qui que se soit alors on pouvait bien imaginer des choses sur mon orientation, vu qu'elle n'avait aucune direction. En tout les cas, je fait que j'osais répondre à la célèbre veuve faisait jaser plus d'un. On allait ensuite penser que j'étais fou de lui parler ainsi. Mais je n'avais pas fini de remettre cette femme à sa place. Si j'étais pacifique dans mes actes, ce n'était pas le cas avec les mots.

- Ou bien êtes vous tout simplement vexé de voir que je ne suis point intéressé par vous ? Après tout, c'est la raison de votre futile existence n'est ce pas ? Vous pavaner comme si vous étiez une reine alors que vous ne valez pas mieux que ceux que vous méprisez


Un lourd silence s'était installé dans la salle, personne n'osait dire quoique se soit, de peur de se faire incendier par moi ou par la jeune femme. Anton avait posé sa main sur mon épaule pour me dire de me calmer, alors que je n'étais pas du tout énervé. J'avais gardé un ton très neutre, sans aucune animosité. Simplement une évidence que j'avais souhaité libéré. Le contact du mannequin n'était cependant pas appréciable, vu que je détestais qu'on me touche. Mon regard froid le dissuada de continuer son manège. Je n'aimais pas les conflits, je les évitais même d'ordinaire. En temps normal, je serai déjà dehors, depuis le cri de douleur que Anton avait poussé. Je l'aurai laissé ici sans aucun scrupule. Mais mon père m'avait confié une mission. Parce qu'il me faisait confiance malgré notre relation assez...compliqué depuis la mort de Cain. D'ailleurs, c'était en pensant à mon frère que j'avais décidé de rester. Qu'aurait il fait à ma place ? C'était ainsi que je réfléchissais depuis tout à l'heure. On était l'inverse de l'autre. Surement aurait il pris une coupe de champagne et verser sur la tête de l'autre, juste pour lui faire vivre l'humiliation. Est ce que j'en étais capable ? Il n'y avait qu'un seul moyen de le savoir. Sans aucun remord, je piquai le verre des mains d'un des convives le plus proche. Je m'avançais ensuite vers Rayavi, comblant le peu de distance qu'il y avait entre nous. J'étais un peu plus grand qu'elle et n'avait pas besoin de beaucoup lever mon bras pour m'exécuter. Mais j'avais mon instinct qui me sifflais que c'était une très mauvaise idée ainsi que papy Exodus qui s'était réveillé. J'étais coupé dans mon élan, bataillant entre le faire ou ne pas le faire. Un fin sourire se dessinait sur mes lèvres en arrivant à la conclusion, que je ne ferai que lui faire plaisir en agissant de manière aussi peu diplomate.

- A la reine !

M'écriais je en levant mon verre avant de le vider d'un trait. Je me retenais de grimacer face au goût horrible de l'alcool. Personne n'avait osé trinqué avec moi et cela m'amusait.

- Il semblerait que vous n'ayez pas beaucoup de succès votre majesté


Je reculai légèrement pour faire une révérence avant de retourner auprès d'Anton. Ce dernier me regardai d'un air ahuri et je le défendais de dire quoique se soit.
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MessageSujet: Re: Une guerre d'un tout autre genre - Joris & Rayavi   16.02.17 13:18

Une guerre d'un tout autre genre
Joris & Rayavi


Décevante Attraction
Cette verve, cette insolence, ce hm… joli minois ? Joris était définitivement l’attraction de la soirée. Ce que Rayavi se régalait à l’observer, tant par son apparence que par l’étrange spectacle qu’il proposait à la cour galbadienne. Jamais personne ne s’était ainsi opposé à elle durant son règne absolu, dans son terrain de chasse préféré, au milieu de tous les pires scélérats du continent. N’importe qui ce serait fait crucifier par la belle demoiselle pour un tel affront. Mais ce SeeD là, justement, n’était pas n’importe qui. Un nouveau-né, mignon et sans aucun pouvoir, voilà ce qu’il était. Etranger au monde cruel de la veuve, il ne comprenait sûrement pas les enjeux de tout ce cirque. Et si par miracle il connaissait les règles du jeu, il était simplement inconscient. Dans les deux cas, il offrait quelque chose de nouveau et personne ne comptait s’en plaindre. Oh Joris. Rayavi restait droite et fière, insensible aux remarques acerbes du magicien. Comme une agréable berceuse, chaque son étendait le sourire rayonnant de la demoiselle. Ses jérémiades étaient comme une musique pour elle. Elle n’était pas sûre de ses intentions, mais peu importe ce qu’il comptait accomplir, cela ne fonctionnait pas.

-Oh non je puis vous assurer que mon caprice est bel et bien terminé. Mais la nuit, elle, ne vient que de commencer. Presque justes, mais malheureusement erronés, vos commentaires manquent de pertinence.

Rien dans l’attitude de la veuve ne laissait indiquer quoi que ce soit, hormis peut-être cette étrange euphorie tanguant subtilement entre mise en scène et réalité. Pas d’agressivité, pas de moquerie, rien. Rayavi semblait juste énoncer une simple vérité, ou du moins sa vérité à elle. Son attention, en tout cas, était entièrement porté sur Joris, et rien ni personne ne réussirait à changer cela. Anton essaya bien de communiquer avec elle, tentant vainement de défendre son prétendu honneur, mais tout ce qu’il eut en réponse fût un regard indifférent, froid. Rien de plus, pas de réponse, pas un signe de reconnaissance, le néant. Les idiots s’agrippant vainement à sa jambe ne lui inspiraient que dégoût et exaspération. Aucune personnalité, aucune volonté, de simples pantins sans aucune utilité. Le respect et l’admiration de la veuve ne s’obtenaient pas aussi facilement. Rayavi aimait les défis, Joris en était un, pas ce tas de muscles. Les choses étaient sur le point de prendre une toute nouvelle direction, mais ça, la demoiselle ne le savait pas encore. Peut-être allait-elle regretter de s’être lancée dans un tel jeu ?

« Vos enfants ». Rayavi sentit son cœur battre subitement plus vite que jamais. Sans sa maitrise de soi légendaire, tout aurait pu s’achever en cet instant. Son point faible, le centre de son univers, sa famille. La simple mention de ses rejetons l’emplissait d’une colère froide. Analysant la situation à une vitesse phénoménale, son cerveau en attrapa presque une crampe. Ne pas paniquer, décortiquer chaque détail pour en venir à la conclusion la plus logique. Un arriviste cherchant à rejoindre la valse macabre galbadienne ? Aucune chance.  Une coïncidence, voilà ce que c’était. Le contexte, l’âge avancé de la demoiselle et les possibles racontars des pipelettes du coin, les raisons étaient là, et pas ailleurs. La rage illuminant pour un instant le regard de la demoiselle se dissipa, laissant tout juste le temps à Joris de remarquer ce subtil changement. Dangereux ou non, une mise au point était toutefois nécessaire. Si elle n’arriverait pas en cet instant, elle viendrait nécessairement, aucun doute sur cela. Amusant ou non, des limites existaient. Bon… ou presque. Mais dans le cas présent, Rayavi était concerné et rien de tout cela n’était excusable. Chaque chose en son temps. Le jeu, lui, n'attendait pas.

-Qu’ils héritent de votre insolence serait le plus grave. Le reste n’importe que peu.

Rayavi était pansexuelle, les curieux gémissements de Joris indifféraient au plus haut point la demoiselle sur ce sujet-ci. Ce qui comptait, ce n’était pas le sexe, mais ce qu’une personne pouvait vous offrir. Plaisir, tendresse, pouvoir, ces sentiments pouvaient prendre n’importe quel visage. La plupart des convives acquiescèrent, plus par obligation de se conformer au milieu dans lequel ils étaient piégés que par réel désir. Qu’importe, toutes ces personnes-là n’étaient que secondaires désormais.

Les singeries de Joris, malheureusement, causèrent l'inévitable. Rayavi était déçue et irritée désormais. Avait-elle espéré trop fortement ?  Le jeu se devait d’être mené par deux intelligentes créatures et aussi mal juger la charmante demoiselle était décevant, surtout quand on espérait tant. Attention ? Reconnaissance ? Si son innocence avait été rafraichissante, elle devenait lourde et maladroite. Ne comprenait-il donc vraiment pas l’enjeu de tout cela ? De ce petit jeu ? De cette mise en scène ? Réalisaient-ils que toutes les personnes ici, aussi horribles qu’elles soient, jouaient à chaque instant leur vie ? Une analyse aussi maladroite était mal venue, et Rayavi douta pour un temps de l’intérêt de continuer. Seule distraction de la soirée, Joris le restait malheureusement. Qu’importe, Rayavi préférait tirer le plus possible de cette intéressante opportunité. Rejoignant les deux mannequins, désormais isolés un peu plus loin dans la grande salle des fêtes, la veuve était prête à reprendre la partie. Ne regardant même pas Anton, Rayavi prononça sèchement ces quelques mots.

-Vous pouvez disposer.

Qu’il obéisse ou non, la demoiselle n’y portait que peu d’intérêt désormais. Approchant doucement de Joris, elle posa sans aucune hostilité sa main gauche sur son épaule, lui murmurant suavement à l’oreille un charmant petit discours.

-J’apprécie votre verve, mais laissez-moi vous mettre en garde : insultez moi autant que vous le voulez, mais ne mentionnez pas mes enfants. Si vous faire subir quoi que ce soit vous indiffère, je suppose qu’il faudra prendre rendez-vous avec vos proches. Vous me comprenez ? Vous êtes une créature fascinante, mais ne croyez pas que cela puisse tout rattraper. Ne parlez pas de ma famille. Jamais. Ou j’écartèle la vôtre.

L'inévitable advint, tout naturellement. Joris réagirait mal, cela ne faisait aucun doute. Rayavi était si dégoutante, proférer de telles ignominies avec un sourire charmeur plaqué sur le visage, l’air de rien. Plus rien ne comptait, de toute façon, le SeeD pouvait bien faire ce qu’il voulait désormais. La soirée s’annoncerait-elle sanglante ? Etait-il encore possible pour ces deux âmes en peine de se réconcilier ?


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MessageSujet: Re: Une guerre d'un tout autre genre - Joris & Rayavi   18.02.17 0:33


Une guerre d'un tout autre genre


La merde commence
Et bien, on pouvait dire qu'elle ne manquait pas d'air celle là. Juger mes commentaires. De quel droit se mettait elle dans la peau d'un juge ? Elle était tout simplement trop idiote pour comprendre mes propos. Je n'arrivais cependant pas à la blâmer de ne pas avoir un cerveau aussi développé que le mien. Le sien était semblable à celui de toutes les autres personnes présentes. Peu importe ce qu'elle en pensait, le simple fait qu'elle ait commencé à faire la dinde, en disait long sur elle. Cela aurait été différent si elle n'avait pas répondu à la vieille mégère qui l'avait insulté. Répondre aux injures, c'était une tâche inutile et fatigante pour rien. J'avais noté au fil des années que lorsque les humains avaient une idée en tête sur quelqu'un, elle ne partait jamais peu importe le temps qui passait et les mots. Têtus comme une mule, ils allaient de toute manière finir à l'abattoir à moment ou un autre avec de tels comportements. Si ce n'était pas de ma main, cela serait de celle d'un autre.
Je me contentais donc de cligner des yeux face à cette nouvelle bête qui venait d'entrer dans ma bonne petite bulle de non-sociabilité. Si ce n'était pour Anton, j'aurai volontiers virer ce dernier de mon espace sans aucune cérémonie. Hélas, j'étais trop bon parfois et mon père m'en aurait voulu d'avoir abandonné son mannequin au milieu de la jungle doré. Aux griffes de harpies qui l'aurait manger tout cru. Ca n'avait pas empêcher Anton de l'ouvrir pour essayer d'attirer le regard de la veuve sur lui. Je ne savais pas quel âge elle avait, mais beaucoup plus vieille que lui.

Sans réellement être au courant si Kumar avait des enfants, je mettais les pieds dans un plat que j'étais loin de soupçonner. A vrai dire, si je n'avais pas entendu quelqu'un tapoter nerveusement ses ongles contre son verre ni vu le changement rapide dans le regard de mon interlocutrice. Je n'aurai pas saisi pourquoi parler "enfants" était taboue avec cette personne. Rayavi me trouvait insolent. Je pouffai légèrement, masquant ma bouche avec ma main. Toute vérité n'était pas bonne à entendre, surtout chez les riches qui se croyaient supérieurs dans tous les domaines. Ils étaient surtout les pires éducateurs au monde. Laissant l'éducation de leurs bambins à des étrangers. Il y avait bien évidemment des exceptions. Mon père s'était très bien occupé de Cain et moi malgré son statut dans le monde de la mode. Gérer une entreprise et une famille, ce n'était pas facile. Peut être que Kumar était une formidable mère. Et au fond, je m'en fichais.

- Je ne vois pas pourquoi ils le deviendraient si ils n'ont aucune raison de se rebeller

Moi j'en avais une belle de raison. Ce monde, je n'en voulais pas. J'étais là parce que je le devais. J'étais présent à cette soirée ennuyante à cause de mon père. Je ne faisais jamais quelque chose qui me plaisait, c'était toujours le plaisir des autres avant tout. Tout simplement parce que je ne trouvais aucune saveur parmi tous ces gens insipides qui me donnaient la nausée et un fort mal de crâne. Je n'avais aucun remord à leur cracher dessus et à faire ensuite comme si rien ne s'était passé. Retourné dans mon coin, en me demandant si je pouvais écourter la soirée et prétexter à mon père qu'on était partie parce que j'avais eu la migraine. Je pensais donc m'être débarrassé de la veuve, mais cette dernière n'avait visiblement pas jeté l'éponge. Elle nous avait rejoint, congédiant Anton comme si c'était son esclave. J'avais haussé un sourcil, faisant un léger signe de la main au mannequin de nous laisser cinq minutes. Même si en vérité je n'avais aucune envie de me retrouver en tête à tête avec la jeune femme. Celle-ci venait de poser sa main sur mon épaule. Par réflexe, mon corps se figeait. Cela pourrait être pris par rapport aux menaces que Rayavi me murmurait. ou au ton suave employer. Cela pouvait dépendre des croyances de chacun. En tout les cas, de mon côté c'était tout simplement parce qu'elle m'avait touché. Je reculai pour mettre fin au contact, posant ma main sur ma pauvre oreille qui avait entendu des mots horribles. Elle avait pensé vraiment me faire peur avec ses menaces ? Simplement parce que j'avais évoqué au pif ses gosses ? Je ne les avaient même pas insultés. J'ignorais même leurs existences. Visiblement, la veuve était une vraie mère poule.

- Il y en a déjà deux sur quatre, allez y faites vous plaisir. C'est vraiment trop aimable d'aider à une réunion de famille

Répliquais je froidement. Si elle faisait du mal à mon père, ce n'était pas si grave. Au contraire même, je ne pourrai plus me sentir coupable de vouloir m'en aller de ce monde et de le laisser seul. Je pourrai le suivre tranquillement là haut sans aucun soucis.

- Quant à votre famille et bien...pur hasard, j'ai juste appris il y a cinq minutes qui vous étiez. D'ailleurs, en fait je ne sais même pas QUI vous représentez dans cette société. Vous voyez, dans le monde de la mode, on est focalisé sur nos vêtements et on ne s'ouvre pas sur le reste

C'était surtout parce que je me fichais complètement de ce qui m'entourait et qu'elle pourrait être la fille du président que cela reviendrait au même pour moi. Mais cela serait quand même drôle de l'avoir appeler "majesté" sans le faire exprès. Mais vu comment elle était bien élevé, elle ne devait pas être "fille de...". C'était tout de même assez étrange la réaction que les autres invités avaient eu à son égard. A son entrée, quand je lui avais répondu. Même maintenant alors qu'on était dans notre coin, j'en voyais encore quelques uns qui nous épiaient.  

- Oh, et c'était un cri de douleur. Je lui avais marché sur le pied pour qu'il arrête de baver sur vous qu'on puisse partir.

Finalement, le plan avait changé et j'étais coincé. Pour combien de temps encore ? Je l'ignorais.

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MessageSujet: Re: Une guerre d'un tout autre genre - Joris & Rayavi   05.03.17 10:02

Une guerre d'un tout autre genre
Joris & Rayavi


Paix et Guerre
Enfin. Un peu de vrai dans les mots du beau jeune homme ou du moins un semblant de vérité aux yeux de l’horrible Rayavi. Jamais rien ne se mettrait entre elle et ses enfants. Ses moindres gestes étaient dédiés à eux, et uniquement à eux. Rien ne pouvait justifier de l’insolence chez ses enfants. Quand on voyait la façon dont Joris se comportait, toutefois, on pouvait bien se demander quelle horrible vie avait-il pu mener. Pour la demoiselle, le SeeD ressemblait plus à un animal blessé qu’à quoi ce soit d’autre, répondant avec agressivité et virulence. Que ce petit jeu était étrange. Rayavi se semblait presque étouffée par cette marée étrange d’intérêts pour le mercenaire, tantôt dégoutée tantôt follement attirée par ce dernier. Elle voulait à la fois l’écraser et le prendre dans ses bras. Faire ainsi réagir la matriarche n’était pas chose aisée. Joris était différent, spécial. Il pensait peut-être pouvoir s’échapper, mettre fin à ces discussions gênantes et humiliantes, mais c’était sans compter l’obstination sans limite de l’ingénieur. Elle ne laisserait pas partir, pas maintenant. Il lui restait tant de questions sans réponse. La nuit commençait seulement, et Joris n’était pas prêt de s’échapper d’ici.

Anton s’était montré obéissant, rien de très étonnant quand on commençait à connaitre le personnage. Les deux meilleurs ennemis se retrouvaient de nouveau réunis, seuls si on ne comptait pas les dizaines de regard cruellement plantés sur le charmant duo. Joris essayait bien de se débarrasser de la veuve, mais rien n’y faisait, plus elle le voyait se mouvoir, parler, plus elle voulait rester avec lui. Ce n’était pas du désir, pas de l’amour, c’était quelque chose de plus insidieux, de presque indescriptible. Elle le sentait de nouveau à son niveau, digne et capable de lui offrir d’intelligibles échanges. Rayavi ne pouvait s’empêcher de pouffer en voyant ses petites réactions. Son dégoût presque apparent, son incompréhension. Il était si mignon. Il ne semblait pas si jeune que ça, mais dans ces moments-là, la veuve avait presque envie de le prendre dans ses bras. Comme ce damoiseau était étrange. Elle ne se moquait pas, pas vraiment. Comme lorsqu’elle observait ses enfants chahuter, un rire sortait instinctivement de sa gorge. Cette incroyable danse entre feu et glace était surprenante. Sombre et lumineux tout en même temps, cet échange n’était plus à la portée de n’importe qui. Ils atteignaient, sans même s’en rendre compte, un niveau d’excellence inégalé.

Une famille décimée, coupée sinistrement en deux. Lentement mais sûrement, les choses commençaient à prendre sens. Ayant fait mention de son père, il semblait plus qu’évident que ce dernier était encore en vie. Chaque mot offrait toujours plus de questions à la matriarche, mais elle ne comptait pas se laisser submergée par tout cela. Ni pitié ni compassion, Rayavi ne ressentait rien de tout cela. La mort était une partie inévitable de la vie, inutile de s’attarder là-dessus. Son regard s’attardait longuement sur son interlocuteur, encore indécise. La matriarche ne savait plus vraiment sur quel pied danser avec lui. Par-dessus tout, elle ne savait pas exactement ce qu’elle souhaitait extirper du charmant jeune homme. Suivre le rythme de la musique semblait être le choix le plus judicieux, pour le moment.

-Si vous y tenez vraiment, je peux vous arranger cela. Cela me brise le cœur de voir une famille séparée par une chose aussi futile que la vie.

Rayavi pensait que le SeeD était sarcastique, pourtant elle n’en tenait pas rigueur. Désormais, rien de plus que de l’honnêteté semblait s’échapper des lèvres pulpeuses de la demoiselle. Sérieuse, elle l’était absolument. S’il souhaitait sincèrement rejoindre les siens, la matriarche l’aiderait avec plaisir. Un affront lavé, une famille réunie, et comme résultat, un monde un peu plus heureux. Ou presque. Malheureusement, de nombreux doutes demeuraient encore, et l’ingénieur comptait bien éclairer tout cela. La nuit ne faisait que commencer, combien de fois dois-je vous le répéter ?

-Il me semble toutefois plus que douteux que vous souhaitiez une telle chose. Mon invitation ne se limitait pas à votre famille proche. Vous n’avez aucun ami ? Amant ? Personne vous intéressant d’une quelconque manière ? Vous vous prétendez sans attache, mais cela ne semble être qu’un beau mensonge.

Etrangement, l’intérêt de la demoiselle semblait tout innocent. Il lui semblait improbable de ne tenir à personne. Même dans ses pires jours, Rayavi avait toujours eu au moins une personne pour qui elle aurait pu faire n’importe quoi. N’était-ce qu’une façade ? Cela semblait être le plus probable, pourtant la veuve n’était pas vraiment sûre. Le Seed l’avait surpris à plusieurs reprises déjà, la méfiance était ainsi de mise. Malgré tout cela, Une seule chose gênait toujours grandement la demoiselle : Joris ne semblait toujours pas comprendre où il avait mis les pieds. Son discours sur le monde de la mode était adorable, personne ne pouvait dire le contraire, mais Rayavi ne put s’empêcher de le contredire.

-Votre naïveté est rafraichissante M. Wilder. Idéalement oui, le monde de la mode se devrait d’être ainsi. Pourtant, dans un tel endroit, à Galbadia, à quoi vous attendez vous ? Vous ne pouvez rester ainsi dans votre cocon en vous imaginant que les autres vont se plier aux règles de votre monde. L’ordre de préséance est inflexible. Ne revenez plus si vous êtes incapable de comprendre les subtilités de l’endroit où vous avez mis les pieds. Tout ce que vous faites, c’est mettre en danger votre père, son empire, et tout ce qui y est lié. Ne voyez pas cela comme une insulte, ce n’est que la réalité de cette situation. Faites attention. Vraiment.


Un conseil, une menace, Joris pouvait bien prendre cela de la manière qu’il le souhaitait. Rayavi ne comprenait pas la façon dont il observait le monde, et voulait ainsi lui imposer sa vision des choses. Nul doute que la jeune homme se montrerait borné, mais la matriarche pouvait au moins se féliciter d’avoir essayé. Anton, le stupide cri qui avait tout initié, rien de tout cela n’importait désormais. Tout ce que la veuve voulait, c’était entendre les fascinantes réponses de son interlocuteur à tous ces nouveaux problèmes.


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MessageSujet: Re: Une guerre d'un tout autre genre - Joris & Rayavi   06.03.17 22:31


Une guerre d'un tout autre genre


La merde commence
Miss Kumar n'avait pas l'air non plus de raffoler de ce monde. Pourtant elle avait des enfants qu'elle défendait becs et ongles. Je n'arrivais pas à saisir comment on pouvait trouver la vie futile si on avait donné naissance. Ou alors c'était une grande sadique. Assez monstrueuse pour vouloir montrer à des nouveaux nés dans quel joyeux monde elle était. Après tout, Rayavi n'était pas non plus contre de m'aider à rejoindre mes proches mots. Une personne normale n'aurait surement pas répondu une telle chose. Est ce que j'étais surpris ? Un peu. Choqué ? Pas du tout. Je commençais à cerner le personnage qui me servait d'interlocuteur et manifestement, il n'avait pas l'air très sain d'esprit. C'était bien ma veine d'être tombé entre les griffes de la folle de la haute société. Et elle n'avait vraiment pas l'air décidé à me laisser tranquille. Le mieux que je pouvais faire c'était d'essayer de me faire griffer le moins possible. Ce qui était loin d'être évident face à un serpent aussi venimeux.
Je ne souhaitais en effet pas la mort de mon père. Ni celle de personne d'ailleurs tout simplement. Les humains étaient assez doués pour le faire tout seul entre eux sans que je n'ai besoin de mettre le nez dedans. Prenez l'ex président de Deling par exemple. Il avait réussi à se faire tuer par sa propre fiancée. Est ce que ce n'était pas comique au fond ? Se faire poignarder dans le dos ainsi sans avoir rien vu ni suspecter. Quel idiot, vraiment. Alors quand on apprenait cela, on se demandait bien pourquoi on cherchait à avoir des amis ou des relations. Loin des autres, loin des malheurs. Kumar pouvait bien penser ce qu'elle souhaitait de moi, que je sois un menteur. Le fait était que je n'avais pas d'amis - à part Nathan qui se l'était proclamé tout seul. Et alors un amant, encore moins. Rien que de penser à cette idée saugrenue me faisait légèrement sourire.

- Et bien...en effet j'ai beaucoup d'amis, tellement que je ne saurai les compter. Quant à mon amant...c'est assez compliqué. Je suis un homme occupé vous voyez ? Alors on ne se voit pas beaucoup lui et moi. Ce qui amène à de nombreuses disputes.

Racontais je sans aucune gène à mentir aussi sérieusement. S'inventer une vie, ce n'était pas très compliqué. Il suffisait de dire ce que les autres voulaient entendre. Kumar désirait savoir si j'avais des relations sociales. Et bien j'allai lui en fournir gentiment et avec le sourire. C'était elle même qui avait commencé à me traiter de menteur de toute façon. La seule chose vraie dans mes propos c'était que j'étais occupé avec ma vie de Seed. Bon peut être pas autant que les autres de la BGU mais, c'était emploi qui remplissait pas mal mon planning. Mon père avait vraiment eu de la chance de tomber sur une soirée de libre d'avant mission. Evidemment, mon interlocutrice ignorait qui j'étais réellement et pour qui je travaillais. Je savais que Deling était rempli de Galbadien qui serait ravi de raser la BGU de la surface et les Seeds avec. Malheureusement pour eux, Kramer, sous sa bouille de ronchon, ne se laissait pas faire facilement. Ce qui était aussi mon cas. Si je pouvais me laisser violenter je n'aimais pas que l'on me marche sur les pieds. Encore moins que l'on m'insulte. Après m'avoir traité de menteur, voilà que j'étais naïf. Je me demandais bien lequel entre nous deux l'était le plus. Pensait elle vraiment que je m'attendais à quelque chose en venant ici ? J'avais simplement accepter la requête de mon père. Et non promis de me mettre à lécher les bottes des autres invités.

- Mes règles ? Ordre de préséance ?

Répétais je avant de me mettre à rire, cachant mon hilarité derrière la paume de ma main. Que cette femme était drôle, vraiment. Si je voulais que les humains se plient à mes règles il faudrait déjà qu'ils soient intelligents. Ce qui était plutôt un mauvais point de départ. Et je ne souhaitait d'ailleurs que personne ne rentre dans mon monde. J'étais très bien tout seul, dans mon cocon comme elle l'avait si bien dit elle-même.

- Miss Kumar, si je suis ici c'est à la demande de mon père. Je n'avais aucune envie de mettre les pieds ici, parmi tout ces...gens. Trouvez moi naïf si vous le souhaitez, mais l'ignorance des autres permet de préserver sa santé mentale. Car croyez le ou non, mais ce monde est rempli de crétins qui ne finissent que par me donner la migraine au fil des jours...D'ailleurs je crois bien que je commence à en avoir une...

Terminais je en me massant légèrement le front avec mon pouce et mon index. Est ce que je venais de la traiter d'idiote ? Peut être bien. Elle n'était pas toute seule dans la pièce alors si elle se sentait visé, ce n'était pas de ma faute.

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MessageSujet: Re: Une guerre d'un tout autre genre - Joris & Rayavi   11.03.17 3:05

Une guerre d'un tout autre genre
Joris & Rayavi


Un tout autre jeu?
Ce que Rayavi devait apparaitre dégoutante aux yeux du délicieux jeune homme. Aucune trace de dégoût, pas de sursaut, pas d’haussement de sourcil, rien, pourtant, la Matriarche s’imaginait sans aucun problème le fil de ses pensées, ou du moins c’est ce qu’elle croyait. Ce calme apparent, dans tous les cas, en disait grandement sur lui. Folie ou retenue légendaire, c’était l’un de ces deux traits là. Si la demoiselle chérissait sa vie ainsi que celle de ses proches, elle ne craignait nullement la mort. Rayavi trouvait cela futile d’ainsi craindre une chose aussi évidente. Personne ne pouvait y échapper après tout. En dépit de tout, il faut tout de même se souvenir que lutter pour sa vie et craindre la mort ne sont pas deux choses fondamentalement opposées. Ces deux idées peuvent savamment se mélanger dans un pur esprit de pragmatisme. Et puis, dans un monde ou la magie, incarnation même de la mort selon elle, côtoyait les vivants, tout était possible. Un autre monde après la mort, réincarnation, les possibilités étaient multiples. Cette symbiose entre folie et bon sens chez la veuve surprenait toujours autant. Un être incarnant l’idée même de contradiction, voilà ce qu’elle était.

Les mots se déversant de la charmante bouche de M. Wilder sonnaient faux, sans que Rayavi puisse vraiment mettre le doigt dessus. Elle ne connaissait rien de lui, pas vraiment, ainsi tout comme rien de ce qu’il disait pouvait s’avérer vrai ou faux. Pourtant, intiment, la matriarche sentait que ces grandes paroles étaient dénuées de tout sens, que tout cela n’était qu’une ruse dans un but qui semblait de plus en plus évident. Il voulait partir, s’enfuir, et tout était bon pour échapper à une sociopathe. Joris présentait une vraie difficulté à la veuve. Comment pouvait-on être à la fois si transparent et si indéchiffrable. Certains aspects de se personne transparaissaient d’une aisance presque malaisante, mais tout le reste restait habilement caché dans les ténèbres de son cœur. Sans s’en rendre compte, à agir ainsi, Joris ne faisait qu’alimenter la curiosité de la matriarche. Plus il s’entêtait à jouer à son propre le jeu, moins ses chances d’en réchapper augmentaient. Pourtant, aucun des deux acteurs ne semblaient disposer à s’incliner. Les choses s’annonçaient mal, très mal pour ces deux-là.

Rayavi était ravie d’autant amuser son interlocuteur, dans tous les cas. Oh, il se moquait bien entendu, la dénigrait et remettait en question son intelligence, mais la Matriarche n’y prêtait que peu d’attention. Cela faisait des années déjà que de tels commentaires ne l’atteignaient plus. Si elle répondait, chaque fois, c’était plus pour défendre son titre de monstrueuse sorcière plus que par réelle envie. Qu’il était mignon quand il s’esclaffait ainsi, Rayavi voulait le serrer dans ses bras jusqu’à ce qu’il ne puisse plus respirer. Peut-être essayait-il de pousser à bout la demoiselle en l’insultant et en la mettant mal à l’aise, ce qui aurait bien pu marcher avec n’importe qui d’autre. Avec Rayavi ? Très peu probable. S’il voulait se tirer des griffes de ce rapace, il allait falloir faire mieux, beaucoup mieux. Heureusement que Joris était capable d’offrir une honnête résistance à la matriarche. La plupart des mortels serait déjà mort psychiatriquement face à une telle épreuve. Restait à savoir ou cette discussion allait les mener. Rayavi avait encore tant de chose à dire, tant de chose à comprendre. Plus rien d’autre ne comptait, les petits fours, le champagne, les cafards. Il n’y avait plus qu’eux deux, dans son monde bien à elle.

-Vos désirs n’ont que peu d’importance en ces lieux. Surtout dans votre situation. Vous n’êtes pas vous, vous êtes la Marque Wilder, vous êtes votre père, vous êtes l’avenir de votre famille. En dépit de tout cela, vous vous fichez toujours de tout ? Comme vous êtes intéressant.

Il semblait impossible pour eux de se mettre d’accord sur ce point-ci. Vraiment aucune chance. Les deux croyaient si dur comme fer en leurs propres opinions qu’ils ne bougeraient pas d’un centimètre. Têtus, voilà ce qu’ils étaient, et cela n’aidait certainement pas leur cause. Allaient-ils se détester ? S’aimer ? Rien n’était encore vraiment sûr, en cet instant. En tout cas, s’il voulait faire le clown, Rayavi allait se joindre au spectacle avec un malin plaisir. Ils pouvaient être puérils à deux, cela ne posait strictement aucun problème à la demoiselle. Cachant un sourire amusé derrière sa coupe de champagne, tirant toujours autant de plaisir et de force dans cet horrible nectar, Rayavi se préparait mentalement.

-Oh une migraine… Il faut la traiter sur le champ alors. J’ai bien quelques pilules à vous proposer mais j’ai cru comprendre qu’elles étaient peu compatibles avec les gens comme vous. Vous savez, puéril, têtu, les charmants individus de ce genre-là.

Si Rayavi se moquait clairement de lui, rejoignant avec élégance la stupide danse que Joris venait de reprendre, son sac à main était vraiment remplis de pilule en tout genre. Drogue, tranquillisant, poison, diurétique. Quand on vaquait dans ce genre de soirée, il fallait être prêt à utiliser la moindre opportunité. Possédant un vrai arsenal sur elle-même sans être armée, Rayavi était sans aucun doute dangereuse. La situation était bien amusante, mais s’éternisait et perdait peu à peu de sens et d’intérêt. Il fallait relancer quelque chose de neuf, frais, mais la matriarche ne savait toujours pas de quel pied danser.

-Devons-nous vraiment continuer à agir ainsi, ou pouvons-nous entamer quelque chose d’un peu plus stimulant ?


Ce qu’elle disait semblait cruellement érotique, pourtant elle n’avait aucun désir de ce genre là pour son interlocuteur. Ce qu’elle voulait, c’était une discussion stimulante avec lui, mais allait-il comprendre ? D’une manière ou d’une autre, la situation se pimenterait, ou du moins elle l’espérait sincèrement. La nuit était longue, mais si elle désirait tenir toute la soirée, il allait falloir bien plus que ces gamineries-là. Un instant oui, toute une nuit, non.


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MessageSujet: Re: Une guerre d'un tout autre genre - Joris & Rayavi   11.03.17 22:53


Une guerre d'un tout autre genre


La merde commence
Allez savoir si elle avait gober mon mensonge, en tout les cas mon interlocutrice n'avait pas répliqué là dessus. Au moins, la discussion sur ma vie privée était terminé, c'était tant mieux. C'était un sujet sur lequel il n'y avait pas grand chose à dire. Si Kumar me connaissait, elle le saurait. Mais comme ce n'était pas le cas, elle s'était imaginé que j'avais une vie sociale débordante. J'en aurais presque ri. Mais je ne pouvais pas lui en vouloir de chercher à entrer dans ma tête. C'était ce que tout le monde faisait sans le dire. Mettre une étiquette sur une personne pour la ranger ensuite dans un tiroir. Dès le début, j'avais été catalogué comme un homosexuel simplement parce que je faisais partie du monde de la mode. N'était ce pas discriminatoire ? Certes, je n'avais pas nié. De toute manière, je n'étais rien du tout, ni hétéro ni gay. Pourquoi me serais je embêté à mettre mon nez là dedans alors que je n'avais aucun intérêt ni besoin de trouver quelqu'un. Si tant soi peu qu'il y ai une personne suffisamment développé intellectuellement dans ce monde pour que je m'y arrête.
Et ce n'était certainement pas dans ce genre d'endroit que mon âme sœur allait se pointer. Ils étaient tellement plus ridicules les uns que les autres. Je regrettais d'avoir marché sur le pied d'Anton et de ne pas m'être simplement contenté de l'attraper par la manche. J'étais conscient que mes choix pouvaient impacter l'image de mon père et de sa marque. Que me comporter comme un sauvage ne l'aiderait surement pas. Et il m'en voudrait assurément d'avoir mis la pagaille en son nom. Si j'avais su, j'aurai menti sur mon identité. Simplement que j'avais vu de la lumière et était entré pour la nourriture gratuite. On m'aurai mis à la porte et terminé, soirée ennuyante close.
Malheureusement Kumar marquait donc un point. Ici, je ne pouvais donc pas faire ce que je désirait. Même si en vérité je n'avais pas du l'intention de reprendre l'entreprise à la mort de mon père. J'étais Seed, et je comptais bien le rester. Il était hors de question de partir de la BGU - surtout qu'en plus c'était hyper compliqué de démissionner - pour me retrouver derrière un bureau. Je voulais bien dépanner mon père de temps en temps, mais il ne fallait pas non plus déconner. L'histoire était très claire entre nous deux.

- Mon père me met suffisamment la pression, je n'ai pas besoin que vous en rajoutiez

Bien sur, je n'avais aucune pression. A part me dire de me tenir tranquille, je n'avais reçu rien d'autre comme consigne. Mon père savait très bien qui et comment j'étais en société. Même si mon attitude le désespérait parfois, il n'avait pas chercher à me changer. Il m'avait laissé grandir tel quel. Avait il eu tort de le faire ? Surement que non. Sinon, cela ferait longtemps que mon interlocutrice aurait perdu sa langue à force de m'insulter. Elle avait continué après m'avoir proposé des pilules pour ma migraine. A la vue des menaces précédentes, je ne tenais pas vraiment à accepter son offre.

- Pourquoi est ce que vous avez des médicaments que vous mêmes ne pouvez pas prendre dans ce cas là ?


Innocemment, je lui retournai ses si gentils compliments. Puéril et têtu. N'était ce pas elle qui s'évertuait à me parler depuis tout à l'heure ? Je ne faisais que lui dire, de façon subtile, que je n'avais pas du tout envie de dialoguer. Mais la veuve avait décidé de passer son temps sur ma pauvre personne. Je cherchais Anton du regard, le trouvant non loin à discuter avec une blondinette. Il m'avait complètement oublié. Moi, son chef. Celui à qui il avait prit la main. Je plissai les yeux une seconde, n'écoutant que d'une oreille la voix ennuyante de mon interlocutrice. Je levais ensuite le regard vers elle à sa question. Haussant légèrement les sourcils, le sens sexuel que pouvait avoir ses propos m'échappait totalement.

- Stimulant ?

Répétais je. Me demandant bien ce qu'une civile pouvait sous entendre par là. Se battre ? Je n'avais aucune envie de faire ce genre de chose. Ou je pouvais très bien tout simplement dire que je ne désirait pas entamer quoique se soit avec elle et de prendre congé. Cela sonnait bien.

- Je crois que je vais passer mon tour et vous laisser trouver de la stimulation ailleurs...avec une personne moins puérile et têtue

Lâchais je avec un sourire en coin légèrement moqueur. Sans attendre une quelconque réponse, je la poussai doucement pour passer, en plaquant une main au niveau de sa poitrine. Aucun acte pervers, mais je savais que les filles tenaient à leurs seins, comme à la prunelle de leurs yeux. Une action qui en avait choqué pas mal parmi ceux qui s'étaient amusé à épier notre conversation depuis le début. Je me moquais éperdument de leur regard pour rejoindre Anton.

- Anton, on y va

Le coupais je dans sa conversation. Mais ça aussi, je n'en avais que faire.

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MessageSujet: Re: Une guerre d'un tout autre genre - Joris & Rayavi   20.03.17 6:05

Une guerre d'un tout autre genre
Joris & Rayavi


Le grand jeu commence
Touché. Son père lui mettait la pression hm ? Sans trop se casser la tête, Rayavi put apercevoir les prémices d’un bordel familial. Peut-être était-ce la source de toute cette frustration et agacement qu’elle pouvait sentir chez le jeune homme. Dans tous les cas, c’était peut-être bien la première fois que Joris semblait concéder quelque chose à la demoiselle. Ce que c’était rafraichissant, pour une fois, ne pas se sentir l’objet d’un refus et dégoût continuel. Oh bien sûr cette entente ne dura qu’un instant seulement, pourtant cette fraction de seconde avait un goût d’éternité dans la bouche de la veuve. C’était une très petite victoire, mais une victoire tout de même. Il fallait savoir apprécier la plus insignifiante des choses, c’était le premier pas pour vivre une vie un tant soit peu meilleure. Dame Kumar aurait bien ensevelis son interlocuteur d’innombrables questions sur sa famille, d’essayer de le piquer un peu plus à vif, d’essayer de jouer de ce point vraisemblablement sensible. Pourtant, Rayavi se sentait las, bien trop las pour continuer.

Voilà plusieurs minutes qu’elle s’évertuait à engager une discussion plaisante avec le SeeD, mais rien n’y faisait. Cette sorte de résistance avait piqué l’intérêt de la demoiselle dans un premier temps, mais plus rien ne pouvait justifier cette guerre acharnée. Rayavi sentait l’ennui la gagner peu à peu. La veuve avait pensé bêtement qu’ils auraient pu passer bêtement au-delà de leurs différents pour entamer quelque chose de plus constructif, mais aucun de ces deux idiots n’étaient disposés à baisser les armes en premier. Agacement, fierté, les sentiments animant cette inertie étaient nombreux. Rayavi était peut-être la pire dans tout cela. C’était elle qui désirait discuter avec le damoiseau, pourtant elle ne s’était jamais imaginée un seul instant que ce serait à elle de faire le premier pas vers une réconciliation. On atteignait des sommets de petitesse et de gaminerie avec ces deux-là, ils méritaient presque une médaille. Rien ni personne ne pouvait changer cela désormais, il aurait fallu une intervention divine pour les forcer à s’ouvrir l’un à l’autre. Quelle fichue soirée !

-Je suis prête à prendre le risque. J’ai encore l’espoir de ne pas être tombée aussi bas.

Rayavi souriait narquoisement à son interlocuteur, dernier brin d’amusement avant que tout cela ne s’arrête. Le silence glacial de la mort ferait bientôt sa place, séparant ces deux-là pour peut-être toujours. On pouvait presque se demander s’ils étaient deux adultes disposant de toutes leur capacités mentales. C’était follement amusant, surtout pour les rapaces qui s’agglutinaient tous plus ou moins autour de la scène du carnage. Rayavi, elle, était simplement exaspérée. Elle allait devoir faire du ménage après tout cela, et cela n’allait pas être une partie de plaisir. Elle écraserait tous ces idiots pensant se moquer d’elle sans aucune conséquence. Non pas que la veuve était blessée par de tels commentaires. Elle cherchait simplement à se faire craindre. Contrôler par la peur lui semblait terriblement plus efficace que diriger par l’amour. La demoiselle comptait bien remontrer l’escalier du pouvoir et bouter hors de SA ville cette fichue sorcière.  L’affrontement final adviendrait un jour ou l’autre, et il était grand temps de se préparer.

-Faites donc M. Wilder, il semble que nous ne tirerons rien de plus d’une éventuelle discussion. Je vous souhaite une excellente soirée.


Rayavi se serait bien amusée à réagir au dernier piège qu’elle lui avait tendu, mais ce dernier n’était même pas tombé dedans. Non pas parce qu’il était un fin joueur, mais plutôt parce qu’il n’avait pas compris les étranges allusions fortuites de la folle furieuse. Si assuré d’un côté, et si innocent de l’autre. Joris était un véritable mystère aux yeux de la veuve. Elle observa ce dernier s’éloigner peu à peu, silencieuse, n’ayant plus la volonté de le retenir une énième fois. Ce dernier passa allègrement ses mains dans le décolleté de la demoiselle au passage, créant un émoi sans pareil parmi la foule. Rayavi, elle, ne put que ricaner. Les gens portaient de l’importance à des choses si inutiles. Grand dieu, il venait de toucher sa poitrine, et alors ? D’un regard impérieux, sans prononcer un seul mot ni même bouger d’un seul centimètre, la veuve ferma le clapet de tous ses abrutis. Elle était agacée, sans aucun doute, et la meilleure partie de la soirée s’était décidée à partir. Ah…

Rayavi n’en voulait pas à Joris, ou du moins pas vraiment. Il avait su lui apporter dans un moment plus qu’ennuyeux rire et sourire. Si leur discussion ne s’était pas tout à fait dérouler comme elle l’espérait, cela lui avait au moins permis de se détendre pour un temps, mais surtout de s’échauffer pour le massacre qui se profilait à l’horizon. Si la nuit était peut-être enfin terminée pour le mercenaire, celle de la veuve débutait seulement. De nombreuses choses étaient à faire : faire chanter des hommes politiques, détruire des couples, alimenter la haine patente entre toutes ces vermines osant fouler les terres de Dame Kumar. Apportant à ses lèvres une coupe de champagne, Rayavi écrasa un sourire carnassier sous ce fluide enchanteur. Ce signe funeste signifiait le début d’une toute nouvelle ère pour la demoiselle. Plus que jamais, elle allait devoir se battre bec et ongles pour sa survie et celle de sa famille. Mais en cet instant, dans son esprit, rien n’y personne ne pourrait l’arrêter. Elle se battrait jusqu’au bout et ne ferait aucun compromis. Le grand jeu ne faisait que commencer.



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