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 Interrogatoire et vagues souvenirs...

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SOLDAT, Spécialiste du vol et de l'infiltration
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MessageSujet: Interrogatoire et vagues souvenirs...   02.01.17 12:27


Interrogatoire et vagues souvenirs


Avec Wiwi


Megara n'en était pas à sa première visite de Timber. Depuis quelques mois, dès qu'elle arrivait à avoir plusieurs jours de suite de repos, elle y filait. Bly pensait qu'elle avait un petit copain : bienheureux les innocents. En réalité, elle cherchait sa mère disparue depuis douze ans du jour au lendemain. Indiana n'avait pas été enlevée, elle n'avait pas eu d'accident (pour ce qu'en savait sa fille en tout cas), elle était partie d'elle-même, un jour, parce que… et bien c'était là que s'arrêtait ce que savait Megara en fait. Elle supposait que la grosse crise de sa mère où elle l'avait battue comme un plâtre n'était pas étrangère à cette décision, mais elle n'avait jamais eu plus d'explication sur pourquoi, d'un coup, elle s'était retrouvée toute seule dans une ville hostile.

Certes, elle se débrouillait déjà bien avant, elle était même connue pour être une enfant des rues : trop jeune pour être dehors toute la nuit, un peu chapardeuse, un peu étrange, toujours un peu sale d'avoir grimpée partout où elle le pouvait et de s'être reposé dans des ruelles à la propreté douteuse. Quand elle était revenue à sa majorité, ceux qui l'avaient reconnu avait été étonnée de la jeune femme qu'elle était devenue : ses traits en revanche avaient très peu changé. On ne lui donnait pas ses 21 ans et pour ceux qu'elle croisait, elle était toujours Tallulah en un peu moins crasseuse. Les habitants qui l'avaient connu et qui savaient qui elle était ne voyait pas du tout en elle l'implacable SOLDAT qu'elle était depuis presque six ans (si on partait du début de sa formation et des expériences). Finalement, ils étaient un peu comme son père, ils ne remarquaient pas qu'elle était différente.

En revanche, la plupart, par égard pour l'enfant qu'elle avait été, l'aidaient dans ses recherches… Ils étaient de bonnes volontés. Si cela n'aidait pas vraiment Meg' car ils ne lui disaient quasiment que des choses qu'elle savait déjà, elle avait au moins la consolation de s'entendre dire que son père était un homme formidable… contrairement à sa mère : presque tous ses anciens voisins se souvenaient d'elle comme de la femme qui buvait du matin jusqu'au soir et qui laissait sa fille de moins de dix ans vivre par elle-même. L'un disait se rappeler de quand elle s'était brûlée en essayant de faire cuire son repas et qu'après elle n'avait plus manger que des sandwichs. L'autre se souvenait de la fois où après avoir traîné toute la nuit dehors, elle s'était retrouvé enfermée dehors parce que sa mère n'avait pas remarqué son absence. Megara écoutait tout ça avec une certaine distance : c'étaient dans des moments comme celui-ci que ne pas être capable d'émotions fortes comme la tristesse et la détresse était bien pratique. Elle avait presque l'impression qu'on ne parlait pas d'elle mais d'une autre.

En tout cas, elle n'était pas beaucoup plus avancée après ça. Il lui restait toutefois une autre personne qui avait des informations, la factrice : trop jeune pour avoir connu vraiment Indiana, mais elle avait peut-être entendue des choses !

Comme elle passait entre deux missions à Timber, elle portait une tenue de combat et son fleuret était à sa taille. C'était l'un des moments où on aurait pu croire qu'elle était un jeune garçon si on n'y regardait pas de plus près.

« Mademoiselle ? » Interpella-t-elle la jeune femme qui devait être plus âgée qu'elle de peu – toujours dur à dire -. « Puis-je vous déranger dans votre tournée ? J'aurais des questions à vous poser. » Dans un geste plus machinal que réfléchi, sa main était posée sur la garde de son fleuret. Elle était un peu fatiguée : elle devait interroger la factrice et ensuite elle devait rentrer assez vite à Balamb. Elle n'aurait même pas le temps d'aller dire bonjour à Zael ! La fatigue se lisait sur ses traits autant que sa neutralité qui passait trop souvent pour du mépris. C'était le point faible de Megara : elle n'avait pas une très bonne résistance physique, et si elle s'épuisait trop, elle aurait une crise. Elle devait donc se montrer particulièrement prudente.

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MessageSujet: Re: Interrogatoire et vagues souvenirs...   03.01.17 23:57


Interrogatoire et vagues souvenirs...


   
Cinq ans. Cela faisait cinq ans maintenant qu’elle travaillait ici. Cinq ans, ce n’était pas rien, cinq ans c’était… Long. Et étrangement bref à la fois. Ce qui devait être un job alimentaire était devenu finalement sa principale activité, un temps plein qui avait donné un rythme à sa vie, une mesure dans son quotidien. Mais aujourd’hui Willys s’appétait à tourner la page, quitter la petite poste de Timber et laisser derrière elle son attirail de factrice. Elle ne savait pas bien ce qu’elle avait espéré, qu’on la remercie chaudement pour son dévouement, qu’on salue son implication, sa ténacité peut-être… Un départ en fanfare avec son lot l’émotion, elle se serait peut-être même laisser aller à faire un beau discours qui aurait ému toute une audience et, dans un élan incontrôlable, aurait annoncer des trémolos dans la voix combien elle avait aimé travailler ici, combien ses collègues allaient lui manquer, et tous, tous lui auraient dit combien c’était réciproque.

Mais ce matin, comme tous les matins, Willys avait refermer son casier avec son habituel air morne. Son cœur avait beau s’emballer elle n’avait manifesté aucun signe d’émotion, se contentant de sourire un peu maladroitement si un collègue venait la saluer et lui souhaiter une belle continuation. Elle avait enfourché son vélo en sachant pertinemment que cela serait sans doute la dernière fois mais sans rien vraiment changer à sa façon de faire, fronçant seulement ses sourcils en se concentrant sur la route en cherchant à enregistrer ce dernier parcours quelque part dans un coin de sa tête. Willys tentait de trouver des adjectifs adéquats pour décrire son état mais avec mécontentement se rendait compte qu’elle s’en inventait un. Elle se mentait à elle-même, elle se voulait émue mais ne l’était pas tant que ça et finissait d’ailleurs pas s’agacer de ne pas l’être. Qu’est-ce qui cloquait avec elle ? Pourquoi était-elle tout bonnement incapable de vivre l’instant présent, ou plutôt de le vivre correctement ? Gaïa, elle, avait toujours eu le don de sublimer les moments les plus simples, dans ses lettres la moindre de ses anecdotes était brûlante et intense, incroyable et si… Forte. Sa vie, à elle, manquait de force et de couleurs. C’était un fait ! Tout était morne, tout avait toujours été si morne. Profitant d’un stop pour placer des écouteurs dans ses oreilles avant d’enfoncer son bonnet bleu sur sa tête, Willys reprit la route en reniflant bruyamment. Pour ne rien changer, elle était de mauvaise humeur.

S’arrêtant quelques mètres plus loin, elle fit basculer sa sacoche et glissa une première enveloppe entre ses lèvres tandis qu’elle dirigeait son vélo vers le numéro 9. Le bruit que produisait l’engin était dramatique, lui aussi semblait être arriver au bout de quelque chose, c’est ce qui lui faisait presque le plus mal dans cette affaire. Alors qu’elle poursuivait son ascension et qu’elle arrivait devant la boite aux lettres, malgré la musique, elle crut comprendre qu’on l’interpellait aussi dégagea-t-elle un écouteur en tournant la tête vers la plus étrange des interlocutrices.

Si sa voix n’avait pas été aussi fluette elle aurait pu la confondre avec un garçon. Incapable de lui donner un âge, Willys cligna des yeux dans l’espoir de pouvoir lui en attribuer un mais resta interdite. Une adulte prisonnière dans le corps d’une enfant, elle n’aurait su trop dire pourquoi elle était tant déroutée mais le physique de cette gamine était des plus troublant. Sans parler de sa posture, de l’arme coincée à sa taille et de son regard. Oh il lui avait été donné d’observer ce bleu si caractéristique et bien sûr elle ne tarda pas à se demander si cette petite pouvait faire partie du SOLDAT. Attrapant la lettre toujours glissée entre ses lèvres, elle hocha presque imperceptiblement de la tête avant de lui répondre. « Bien sûr, en quoi je peux vous être utile ? » Le ton était brusque et maladroit mais néanmoins polie.

Et puis il y avait autre chose... Pourquoi avait elle la sensation de l'avoir déjà vu ? Un visage comme le sien ne pouvait pas s'oublier, ni être confondu avec un autre, alors où diable et quand avait elle pu la croiser ?  
   
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MessageSujet: Re: Interrogatoire et vagues souvenirs...   12.01.17 10:53


Interrogatoire et vagues souvenirs


Avec Wiwi


Rapidement, Megara analysa son interlocutrice. Elle remarqua une certaine raideur dans ses gestes et les écouteurs dans les oreilles était en général un moyen de se couper du monde. Elle aperçut aussi la lueur dans le regard de la factrice quand leurs yeux s'étaient rencontrés. Ce n'était pas la première fois que la jeune femme voyait un SOLDAT, ou à défaut de savoir à quoi cela correspondait, elle avait déjà rencontré des pupilles d'un bleu comme celui de Megara, toujours étrange lorsqu'on y était pas habitué. Pour ne rien arranger, Megara avait de très grands yeux qui auraient sûrement été expressifs si elle avait pu avoir quelque chose à exprimer : ce n'était pas le cas. Elle n'éprouvait pour l'instant que de l'indifférence et un besoin d'en terminer avec cette partie de son enquête. Elle avait parfois l'impression que tout ça n'allait la mener nul part et qu'Indiana s'était vraiment évaporée… ce qu'elle savait toutefois, d'un point de vue strictement physique, impossible.

« Je m'appelle Tallulah Luath-Aibhne. Je suis la fille de Bly Luath-Aibhne et je suis originaire de Timber. » Elle avait presque l'impression de réciter une leçon qu'elle aurait apprise par coeur et qu'elle ressortait aux habitants de Timber qui n'avaient pas été là quand elle était enfant ou qui, plus simplement, ne la remettaient pas au premier coup d'oeil. Certes, elle avait peu changé malgré son passage l'âge adulte, mais entre dix et vingt-et-un ans, il y avait quand même eu de quoi troubler le regard de ceux qui avec qui elle n'avait pas eu beaucoup de liens autrefois (surtout ceux qu'elle volait, ils la voyaient surtout courir à l'époque!).

« Est-ce que le prénom Indiana vous dit quelque chose ? Il est possible que du courrier soit parfois arrivé pour elle ces dernières années et qu'il ait été transféré à sa nouvelle adresse. » Il n'y avait pas des millions d'Indiana dans le monde, après, pour le nom de famille, Megara n'avait aucune certitude car il était possible que sa mère ait repris son nom de jeune fille. Or la SOLDAT ne le connaissait pas, et il n'aurait pas été très prudent de le demander à son père. Bly était un homme bon par essence… toutefois, il éprouvait un certain ressentiment pour son ex-femme. C'était du moins ce que Megara percevait, et elle préférait ne pas avoir à tester la viabilité de ses analyses. Elle avait perdu sa mère quand Indiana avait fui, mais lui avait perdu la femme qu'il aimait et en qui il avait placé sa confiance… Elle n'arrivait pas à imaginer ce que ça faisait. D'après les livres c'était terrible de perdre ceux qu'on aime, surtout par trahison.

Ses pensées furent interrompues quand elle regarda de nouveau la jeune factrice. Une vague réminiscence faisait surface dans son esprit : * ça se croit intelligente, mais ça oublie tout * commenta non sans hargne Orbital qui, comme toujours, fit face à la profonde indifférence de sa porteuse. C'était presque un challenge pour Orbital d'essayer de la faire réagir en la provoquant. « Vous êtes de Timber vous aussi, non ? J'ai l'impression de vous avoir déjà vu quelque part. » Peut-être quand elle était gamine, mais dans ce cas, pas étonnant que ça soit flou. Tout le monde n'avait pas autant qu'elle gardé la même physionomie ! Quoique, Zael avait eu beau changé physiquement, elle avait tout de suite senti en lui qu'il était le même, que cela dépassait la séparation dans l'espace et le temps… Toutefois, à part lui, elle n'avait pas eu tant de proches que ça à Timber et cette femme n'en faisait clairement pas parti. Pourtant, elle lui était familière. Elles avaient du se croiser… Les circonstances échappaient néanmoins à la brunette qui tâchait de faire de nouvelles recherches de paramètres sur son interlocutrice. Peu d'indices était à sa disposition, au travail, les gens se dépersonnalisent, ce n'était pas la première fois que Meg' le remarquait.

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MessageSujet: Re: Interrogatoire et vagues souvenirs...   16.01.17 10:07


Interrogatoire et vagues souvenirs...


   
Le patronyme ne lui disait rien. Singulier qu’il était, il lui semblait impossible de pouvoir l’avoir oublié. Alors pourquoi le visage tout aussi particulier de la jeune fille continuait-il de l’interpeller ? Willys peinait à se débarrasser du sentiment de malaise avec lequel elle se débattait depuis le moment ou Megara lui avait adressé la parole, elle ne savait pas bien si elle devait le mettre sur le compte de son étrange présence ou d’un souvenir timide qui, bien enfoui dans sa mémoire, ne semblait pour le moment disposé à se révéler pour lui donner la raison de cette sensation de déjà-vu. Le regard scrutateur et fatigué de son interlocutrice et l’inflexion dépourvue de toute émotion de sa voix ne l’aidaient à vrai dire pas particulièrement à se décontracter, comme Lucian, elle avait la désagréable impression que cette gamine pouvait lire dans pensée ce qui était profondément déstabilisant et la rendait peu disposé à se détendre. Aussi devait-elle donner l’impression d’être profondément nerveuse lorsque, agité, en réponse aux recherches qu’on lui demandait de faire, son regard se balada vers la ruelle comme si une maison allait se mettre à scintillé pour l’informer que la dénommé Indiana se trouvait ici.

« Indiana… » Répéta t’elle en fronçant légèrement les sourcils avant de tapoter sa besace. Non ce prénom ne lui disait rien, mais devait-elle le mettre sur le compte que son esprit semblait étrangement vide depuis que Megara se trouvait près d’elle ? Peut-être même aurait-elle été incapable de donner sa propre adresse tant elle était agitée. Secouant légèrement la tête elle sortit de son sac un carnet dont elle déchira une des pages. Était-elle seulement autorisé à donner ce genre de renseignements ? Elle ignorait les motivations de la jeune fille, ne savait pas bien pourquoi elle recherchait une dénommé Indiana. À ce compte-là, elle pouvait tout autant être une amie d’enfance qu’une personne dont elle voulait se débarrasser. Était-il franchement prudent de coopérer ? Sans plus réfléchir cependant, la factrice saisit un stylo comme pressé d’écourter cet étrange entretient.

« Malheureusement non pas vraiment, mais je ne travaille que depuis cinq ans au bureau de poste. »
Que depuis cinq ans ? Étrange manière de minimiser une période de sa vie plutôt longue. « Ce que je vais faire c’est… Enfin, je vais vous donner l’adresse de l’ancien postier, un des anciens postiers, celui qui m’a formé avant de partir à la retraite. Il a une mémoire franchement formidable, si vous recherchez quelqu’un il sera plus amène que moi à vous renseigner. Vous verrez il est bluffant. » Alors qu’elle parlait, elle griffonnait sur la feuille avec une écriture maladroite l’adresse de monsieur Simmons. Elle écrit d’ailleurs ce patronyme avec un peu plus d’attention que le reste, signe du respect qu’elle portait pour ce charmant vieillard. « Transmettez-lui mes amitiés à l’occasion. » Poursuivit-elle alors qu’elle mettait un point final à sa note, l’instant que choisit la mystérieuse Megara pour lui demander si elle était de Timber avant de la conforter dans l’idée qu’elles s’étaient sûrement déjà croisés. La question était maintenant de savoir où.

« Oui je suis d’ici. » Répondit-elle d’un ton un peu bourru en lui tendant le bout de papier, embêté surtout que l’une et l’autre semblent se rappeler d’avoir croisé leur interlocutrice mais incapable de se souvenir dans quelles circonstances. Bizarrement elle n’avait jamais trouvé agréable l’exercice de fouiller dans sa mémoire à la recherche de réponses, mais c’est ce qu’elle s’achemina à faire alors qu’elle reprenait timidement la parole. « Peut-être… Peut-être en cours ? Nous n’étions peut-être pas dans la même classe mais dans la même école. Ça imprime plein de choses cette machine là. » Affirma t’elle en pointant un doigt sur sa tête. « Ce serait pas étonnant que je ne vous aie pas oublié. Je veux dire… Comment dire… Un nom comme le vôtre ça ne s’invente pas. » Et un visage pareil non plus se retint-elle de commenter.

Récalcitrante à l’idée de lui donner son propre nom, Willys s’effrayait de la perspective que le lien qui puisse l’unir à la gamine soit en rapport avec ses parents. Hyne seule savait s'il était encore histoire là d’une vengeance et la factrice ne voulait pas donner trop de détails sur son enfance, incertaine dorénavant de vouloir mettre le doigt sur le souvenir qui aurait pu réunir les deux femmes tant qu'elles étaient l'une en face de l'autre.
   
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MessageSujet: Re: Interrogatoire et vagues souvenirs...   17.01.17 10:40


Interrogatoire et vagues souvenirs


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« Oui. Indiana. Il s'agit de ma mère. » Précisa-t-elle au bout d'un moment, vaguement agacé par le manque de réactivité de la factrice. Il en fallait plus pour faire réagir Megara qui était, surtout, fatiguée. Elle s'était présentée sous son prénom de naissance, Tallulah, et cela n'avait pas vraiment engendré de réaction. Elle en avait déduit dans un premier temps que c'était parce qu'elles ne se connaissaient pas, mais elle en était vite revenue. Quelque chose chez la factrice lui rappelait de vagues souvenirs de son enfance, sans qu'elle arrive pour autant à les faire clairement remonter à la surface. De l'eau avait coulé sous les ponts depuis l'époque où elle était une jeune voleuse courant les rues. Depuis, elle avait étudié à Balamb, son père lui avait appris le maniement des armes, et ensuite elle était devenue SOLDAT. En un peu plus de dix ans, elle n'avait pas chômé.

« Merci. » Mais elle ne connaissait pas son nom... Ce qui allait rendre plus difficile le passage des amitiés. Elle prit toutefois le papier et regarda l'heure sur son téléphone portable pour évaluer combien de temps il lui restait avant son départ. Pas assez. Et puis, elle était du genre curieuse, elle se demandait vraiment où elle avait pu rencontrer la factrice autrefois… D'un air concentré, elle faisait tourner le papier entre ses doigts. Ce monsieur Simmons saurait peut-être l'aider à retrouver Indiana, mais pour retrouver la jeune femme dans son esprit, elle était seule. « Je t'aiderai bien, mais en fait non. » Persifla une nouvelle fois Orbital sans obtenir le moindre écho en Megara. Il faut dire que sa concentration était déjà partagée entre les paroles de la factrice et la recherche de ses souvenirs. Elle se comparait fréquemment à un ordinateur, mais elle n'en avait malheureusement pas toutes les capacités. Elle n'avait, par exemple, pas de fonction recherche pour faire le tri à sa place. D'ici à ce que la femme en face d'elle fasse partie des souvenirs pris par l'invocation d'Orbital, il n'y avait pas loin… Et, en même temps, Megara n'avait pas cette sensation. Surtout parce qu'elle avait trop peu de fois pratiqué l'invocation : elle n'était pas mauvaise en magie, mais elle avait déjà des difficultés pour s'adapter en société, alors si en plus elle se mettait à avoir des morceaux de sa mémoire qui s'effaçaient, elle deviendrait vraiment trop robotiques.

« L'école ? C'est possible… Mais j'étais souvent absente. » Trouver de quoi manger lui prenait pas mal de son temps, et, surtout, elle avait toujours trouvé que l'école était un nid de vipères. En raison de son « petit problème », les autres étaient souvent cruels avec elle, elle les avait évité autant que possible dans son enfance. Car c'était avant que Bly ne lui apprenne à se fondre dans la masse.

Elle scruta une nouvelle fois le visage de la factrice. Son regard passa du billet griffonné à sa silhouette. Elle venait de se souvenir. Les enfants cruels. C'était ça le lien. « C'est bien pratique de m'avoir oublié Weiss. » Calmement, elle rangea le papier dans sa poche et reposa la main sur la garde de son fleuret. « Il faut dire que tu faisais déjà beaucoup d'efforts pour faire comme si je n'existais pas lorsque nous étions enfants. Toi, ainsi que le reste de ta famille. Ils étaient opposés aux idées de mon père je crois… J'admets ne plus très bien me souvenir non plus. » On aurait pu croire à ces paroles sévères que le ton était dur : pas du tout. Megara gardait exactement la même neutralité qu'auparavant. Elle énonçait des faits, rien de plus. La fille Weiss (dont elle avait oublié le prénom) faisait partie de ceux qui se conduisaient comme si elle était une pestiférée. Comme si c'était sa faute si elle était à la rue. Moins cruelle que d'autres, pas sympathique pour autant.

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MessageSujet: Re: Interrogatoire et vagues souvenirs...   19.01.17 23:05


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Il s’agissait donc de sa mère. Willys éludait grâce à cette précision bien de ses théories farfelues et ce avec un certain soulagement. Elle n’irait pas chercher plus loin et ne remettrait pas sa parole en question, Megara était à la recherche de sa mère et elle avait besoin d’aide, la sienne en occurrence aujourd’hui. Elle avait en sa possession d’autres éléments comme le fait qu’elle semblait avoir disparu depuis un certain nombre d’années, mais la factrice n’avait pas la curiosité de lui en demander d’autres, comme si quelque chose en elle la poussait à prendre ses distances avec cette histoire et surtout avec cette gamine sans âge qui se tenait devant elle. Elle ne l’expliquait pas, en réponse à cette situation elle n’aurait dû être que compassion et m’être un peu plus du sien pour résoudre cette sensible énigme, pourtant elle restait interdite et méfiante, bafouillant une réponse un peu maladroite en l’invitant plutôt à s’adresser à un autre.

Monsieur Simmons serait de toute évidence plus amène de lui offrir ce qu’elle cherchait. Megara aurait face à elle un interlocuteur plus réceptif et plus instruit, car bien qu’il soit difficile de décrypter les émotions de la jeune fille Willys aurait juré deviner qu’elle l’agaçait ce qui ne l’aidait pas à être des plus efficace. Son corps nerveux semblait répondre à cette dépréciation et elle continuait toujours plus à se fermer, elle avait d’ailleurs posé un pied sur la pédale de son vélo, sur le départ, toujours plus pressé d’écourter cette drôle d’entrevue après lui avoir remis la prochaine étape de ses recherches sur un petit papier froissé. Mais Megara elle ne semblait pas l’entendre de cette oreille puisqu’elle relançait la conversation en suggérant qu’elles avaient pu se croiser dans le passé. Qu’à cela ne tienne, retirant son pied, bonne joueuse, la factrice se prêta plus ou moins à contre cœur à l’exercice des recherches.

L’école, c’était la première et seule idée qu’elle avait pour l’heure. La plupart des visages de ses petits camarades, Willys les avaient oubliés, à cette époque il n’y avait que Gaïa, les autres n’étaient que des figurant aux silhouettes un peu floues qui intervenaient parfois dans leurs aventures, mais jamais bien longtemps. Bien sûr elle avait été amenée plus tard à en croiser quelques-uns, tous d’ailleurs tendait à l’associer à la brunette et on lui demandait souvent ce qu’elle devenait, plus curieux qu’ils étaient de savoir ce qu’il avait pu advenir de la tempétueuse et charismatique première de la classe plutôt que de son amie, la discrète et nerveuse blonde qui la suivait comme son ombre.  Cela faisait bien longtemps qu’elle ne s’en formalisait plus, pourquoi en vouloir aux autres de mettre Gaïa sur un piédestal si elle-même contribuait à la placer à une hauteur à jamais inatteignable ? Mais Megara n’avait pas fait, elle, le rapprochement avec sa meilleure amie. Devait elle l’évoquer ? Sûrement, c’était souvent ainsi qu’elle se présentait et cela fonctionnait, la gamine qui trainait avec Gaïa, ah mais c’est bien sûr ! Il n’y avait rien de bien gratifiant dans l’affaire, cela aurait même dû tendance à égratigné le peu de confiance qu’elle avait en elle, fut un temps pourtant elle avait réussi à en être bêtement flatté avant de prendre conscience qu’il n’y avait rien de flatteur là-dedans. Il y avait bien le conservatoire de musique de Timber mais Willys tendait à supprimer cette idée, elle n’aurait pas pu l’oublier si c’était là-bas qu’elles s’étaient croisées.

Mais le couperet tomba et Megara fut la première à trouver la solution. La factrice se décomposa au moment même où elle entendit son nom. Affolé, son esprit s’empressa de trouver une réponse puisque si son interlocutrice avait fait le lien, elle, peinait toujours à mettre le doigt sur ce qui pouvait les unir. Ce n’est qu’au moment où la jeune fille poursuivit que le souvenir lui revint brutalement en mémoire, qu’enfin elle sut qui était la mystérieuse Megara alors que la honte se distillait sinueusement dans ses veines.

Le souvenir d’une enfant, aigre et sale, de son regard dépourvu de chaleur qui vous toisait sans émotions. Willys était passé devant elle sans réussir à tout à fait l’ignorer alors que sa mère la pressait de s’en détourner, sans avoir honte de commenter à voix haute la répugnance que lui inspirait ce tableau. Quel âge avait-elle alors ? Une dizaine d’années peut-être ? Toute deux s’étaient regardé avant que Willys ne s’éloigne en hâte, effrayé à la perspective d’attraper « le mal des enfants des rues. »

Défaite, la factrice prise au dépourvue resta longtemps muette en se cramponnant à la lanière de sa besace. Blême, elle finit par secouer la tête, pinçant l’arrête de son nez entre deux doigts nerveux alors que ses cheveux blonds couvraient une partie de son visage. Et puis ses épaules se mirent à trembler, des secousses étranges, irrégulières, si bien qu’on ne sût dans un premier temps si elle n’était pas en train de pleurer. Elle peina pourtant à dissimuler un large sourire derrière la main qu’elle avait plaqué sur le bas de son visage pendant que ses yeux hallucinés se plantèrent dans de son interlocutrice. « Pardon. C’est tellement… Tellement inapproprié. » S’excusa t’elle en essuyant ses lèvres d’un geste fébrile comme si elle pouvait là effacer la trace de son sourire déplacé. « C’est nerveux. » Ajouta t’elle en ravalant ce qu’elle ne sut identifier comme un sanglot ou comme un rire avorté.

Rabattant ses cheveux en arrière, Willys prit une longue et bruyante respiration avant d’attaquer la suite. C’est que tout, tout tombait si mal, s’enchaînait de la pire des façons aux pires des moments. Quand diables ce supplice allait-il prendre fin ? Quand aurait ont terminé de faire son procès ? De surcroît Megara s’était présentée à elle pour continuer la chaîne du grand accablement mais Willys atteignait là un point si peu supportable que ses nerfs avaient fini par lâcher. Abattue elle leva brièvement ses mains en l’air dans un parfait geste d’impuissance. « C’est vrai, non c’est vrai j’ai été une affreuse personne. Tout ce que je peux espérer c’est qu’on me croit quand je dis que je l’ai compris et que j’ai… Enfin si on part du principe que c’est possible, que j’ai changé. »

Mais Megara se montrait si froide, si détachée, qu’elle en venait à douté qu’elle attendait d’elle un grand discours de repentis. Non elle établissait juste là un fait, lui rappelait qu’elle avait été une gamine insensible devant son malheur et Willys n’aurait qu’à peine été étonné si la jeune femme la plantait là sans plus de commentaires. En attendant elle continuait de la fixer comme si elle était un juge qui allait lui remettre son verdict, coupable ou non coupable. Toute trace de son sourire avait disparu.

   
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MessageSujet: Re: Interrogatoire et vagues souvenirs...   25.01.17 19:07


Interrogatoire et vagues souvenirs


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Megara pencha la tête sur le côté, comme intriguée par le comportement de Willys. Elle l'observait de ses yeux trop bleus pour être réels, ne comprenant pas exactement ce qu'elle entendait pas « c'est nerveux ». Oh, bien sûr, elle savait ce qu'était la nervosité et elle lisait aussi sur le visage de la jeune femme tous les traits caractéristiques de cet état. Ce qu'elle n'arrivait pas à s'expliquer, c'était pourquoi s'être souvenue de leurs multiples mais courtes rencontres d'autrefois provoquait cet état. Bien sûr, elle était armée et avait tout de la parfaite SEED (ou SOLDAT en l'occurrence) mais ils ne tuaient pas les civils gratuitement par vengeance. Surtout que le plus grande crime de cette fille avait été de détourner les yeux de la misère environnante. Sa misère. Meg' trouvait ça… déplaisant. Condamnable même en un sens. Manger, avoir chaud, c'étaient des besoins primaires que même elle, elle comprenait. C'était au-delà de l'empathie. Mais la famille Weiss ne s'était jamais comportée correctement avec les plus pauvres de la ville. Ils avaient prouvé – mais ils n'étaient pas les seuls – que l'être humain n'était pas forcément un animal fait pour vivre en groupe. C'était chacun pour soi et un gardien pour tous. « Jolie expression la crevette. » Remarqua Orbital qui commençait à trouver la situation intéressante. Peut-être la comprenait-il mieux que Megara. Ce ne serait pas la première fois… Mais Orbital n'apportait jamais aucun éclairage à son invocatrice. Il était là, c'est tout.

« C'est bien de changer. Encore faut-il que cela soit suivi d'actes. Que fais-tu pour les mendiants que tu croises sur ton vélo chaque jour ? Les enfants sans parents ? Il est avéré qu'on ne peut pas sauver tout le monde… mais comment crois-tu que moi j'ai été sauvé ? Ta mère aurait beau jeu aujourd'hui d'exprimer à mon père tout ce qu'elle disait autrefois sur mon compte. » Megara sortit son fleuret, l'examinant avec détachement. Peut-être que, finalement, elle était un peu énervée, ou que c'était la fatigue qui parlait, à moins que ce ne soit le souvenir du froid et de la faim qui revenait subitement la hanter. Mais elle n'était plus Tallulah la petite miséreuse de Timber. Elle était Megara, et elle était du SOLDAT.

« Les enfants ne restent pas toujours des enfants. Ceux qui ne meurent pas deviennent plus forts, appelons ça... de la sélection naturelle ? Je suis entrée au SOLDAT. » Elle montra alors son fleuret, au cas où ses yeux n'auraient pas été une preuve suffisante. Elle posa la lame fine sur son épaule, une main sur la hanche. Elle avait beau être petite, elle toisait son interlocutrice. Dominer l'autre n'était pas toujours qu'une question de centimètres...

« Et toi, Weiss, qu'es-tu devenue exactement depuis tout ce temps ? » Elle ne parlait pas du métier évidemment. Elle le connaissait puisque c'était le point de départ de leurs retrouvailles. « Es-tu devenue plus forte ou détournes-tu toujours le regard ? » Ses yeux bleus fixaient toujours Willys presque sans ciller. L'attitude de Megara était dérangeante dans son ensemble... Pourtant, contrairement à ce qu'on aurait pu penser, à défaut d'être très agréable, elle ne portait pas de jugement de valeur. Pas sur Willys du moins. Elle n'en dirait pas autant sur les parents de celle-ci.

Mais les enfants ne sont pas toujours responsables de l'éducation qu'on leur a donné. Quelque part, elle en était l'exemple type : elle n'aurait pas volé si sa mère s'était occupé d'elle. Elle était le produit de l'abandon comme Willys était celui de la xénophobie dans son sens le plus étymologique. Tant mieux si la jeune femme avait changé, mais l'image qu'elle renvoyait pour le moment à Megara était toujours celle de la mollassonne qui suivait sa mère sans rien dire quand celle-ci lui aurait volontiers craché dessus si elle n'avait pas eu peur de l'approcher. Elle avait l'air d'un chiots aux aboies, ça faisait peine à voir. Enfin… pour ceux qui peuvent ressentir de la peine pour autrui en tout cas, Megara ne faisait qu'interpréter des données et en conclure que Willys était la même larve qu'autrefois. Triste bilan après onze années écoulées.

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MessageSujet: Re: Interrogatoire et vagues souvenirs...   28.01.17 13:21


Interrogatoire et vagues souvenirs...


   
Un souvenir. Une petite fille blonde assise à quelques mètres de l’estrade, fixait interloquée sa professeure. On venait de l’interroger, une question simple aux vues des regards accablant que lui jetait ses petits camarades, tous plus disposés qu’elle à répondre. Mais Willys restait muette et toute interdite alors que plusieurs doigts se levaient autour d’elle pour avertir leur maitresse qu’ils disposaient de la connaissance dont elle était dépourvue. Ce fut bientôt toute la classe qui s’impatientait, une forêt de mains nerveuses et agités signalant leurs présences de manières plus ou moins bruyantes selon les caractères. Mais la professeure s’obstinait, fixait la gamine sans lui donner le moindre indice alors qu’humiliée Willys ne réagissait pas. Il était trop tard pour dire qu’elle ignorait la réponse, déplacée de demander à répéter la question, le temps, lui, indifférent, poursuivait sa course sans se soucier de son enfantin dilemme. Le regard écrasant des élèves courroucés par son silence, celui sévère de son institutrice et l’autre, toujours plus noir, que lui adressait Gaïa derrière son dos brûlaient chaque centimètre de sa peau et déjà ses joues étaient sûrement devenues plus écarlate que jamais. Ses épaules se mirent à trembler, et puis… Et puis elle eut l’affront de rire. Des larmes auraient dû s’échapper de ses yeux brillants, mais c’est un rire, discret et incontrôlable, qui sortit de ce petit corps contrarié.

Ce souvenir qui avait émergé de son esprit, comme en écho lointain à ce qui se passait aujourd’hui, lui broya ce qu’il lui restait d’énergie. Brutalement aussi peu expressive que son interlocutrice, Willys avait emprunter des allures de mur, son regard éteint s’était plongé dans dieu sait quelle contemplation pendant que son visage, lui, se durcissait de manière presque imperceptible. Ce bilan que lui imposait Tallulah l’avait mise à terre et cette question, cette question encore une fois n’avait pas de réponse. Comme cette institutrice et cette foule d’élèves en colère qui l’avait toisé autrefois, le regard inquisiteur que posait l’ancienne enfant des rues sur elle ce matin la consumait de l’intérieur sans qu’elle ne puisse réagir convenablement. Écrasé plutôt par l’accablement et la culpabilité, son esprit s’agitait à la recherche d’une réplique cinglante, d’un trait d’esprit qu’elle aurait souhaité à l’instant qu’on lui envie. Mais elle qui était toujours conformément incapable de trouver les mots corrects, ceux qu’elle aurait tant voulu placer convenablement pour qu’on la comprenne, lui échappait encore une fois.

Elle donna un premier signe de vie lorsque ses doigts tapotèrent doucement sa cuisse avant, qu’enfin, elle ne relève la tête. « Je vais vous dire, je ne vais même pas essayer de vous mentir Tallulah, ma vie est sans doute aussi misérable que ce vous semblez être en train d’imaginer ! » Lança-t-elle d’un ton étrangement gai alors qu’elle souriait sans chaleur. Détaillant son impressionnante interlocutrice, Willys réalisa qu’elle venait de lancer à tout hasard une interprétation de ses manières sans bien savoir si elle avait vu juste, il était tout bonnement impossible de prêter la moindre émotion à cette adolescente et c’est ce qui sans doute la mettait si profondément mal à l’aise.

« Bravo. Pour votre revanche. Je ne sais pas si c’est là la bonne manière de nommer la chose, mais ça en reste une je crois… » Continua-t-elle alors que son regard se baladait sur le fleuret paresseusement posé sur la petite épaule de Tallulah. « Quand bien même je voudrais détourner mon regard je ne pourrais plus le faire. » Pensa-t-elle à voix haute, comme si enfin elle avait un début de réponse, avant de secouer légèrement la tête et de toucher son front d’un air embarrassé. « Bien, c’est absolument réjouissant de converser avec vous ! » Lança-t-elle d’un ton ironique comme pour se réveiller d’un mauvais rêve et sauver une situation devenu bien trop dramatique par un trait d’humour plutôt mauvais. « Est-ce que cela changerait vraiment quelque chose si je vous énumérais ce que j’ai pu faire ou ne pas faire depuis ces dernières années ? Votre regard restera le même, je serais toujours la gamine qui est passée devant vous sans aucune compassion. C’est tellement ancré dans un coin de votre tête, et sincèrement, je vous comprends, c’est pas un reproche. Moi même quand je vous regarde, je la vois cette gamine que j’ai été et dont j’ai honte, je ne vais pas vous demander de l’ignorer. Quant à celle que je suis aujourd’hui… J’aurais été ravie que vous ayez autre chose à voir mais… Je peux même pas vous faire ce plaisir là. » Continua-t-elle sans trop savoir elle-même ce qu’elle était en train d’avancer et en sachant aussi qu'elle ne répondait pas réellement à la question que lui avait soumit Tallulah. Ce qui était certain, c’est que, comme bien souvent, elle avait baissé les bras. Elle ne cherchait même plus à se défendre et même si elle avait usé d’un ton un peu plus ferme, moins fragile et plus convaincant, elle savait bien que l’image qu’elle avait à donner d’elle aujourd’hui était plutôt misérable. Toute épuisée qu’elle était par les événements de ces dernières semaines, ne sachant plus en qui croire ni à quoi se raccrocher, il n’était clairement pas temps de se demander ce qu’elle était devenue et encore moins ce qu'elle allait devenir. Comme à sa grande et discutable habitude, elle laissait les autres décider à sa place et c'était à eux de la modeler plus ou moins à leur convenance pendant qu'elle se débattait mollement. Après tout, il semblait que tous savaient mieux répondre qu'elle.
   
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MessageSujet: Re: Interrogatoire et vagues souvenirs...   29.01.17 17:32


Interrogatoire et vagues souvenirs


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« En fait, je n'ai pas beaucoup d'imagination. » Commença Megara en observant toujours d'un air neutre la jeune femme en face d'elle. Willys semblait avoir fait ses propres déductions, comme elle, elle faisait les siennes, si ce n'est qu'elle faisait fausse route. Megara n'émettait aucune supposition à moins d'être sûre d'elle. C'était bien pour ça qu'elle avait posé toutes ces questions, sinon, à quoi bon ? Cela aurait juste été une sorte de curiosité malsaine et ce n'était pas le genre de la brunette. Certes, la famille Weiss n'était probablement pas celle qu'elle préférait à Timber, mais il y en avait eu d'autres. Parmi les enfants cruels… Willys n'avait pas été la pire. Elle n'avait fait que renforcer le processus par son indifférence. Quelqu'un d'autre que Megara aurait pu se montrer réellement agressive, pour ça il aurait néanmoins fallu que la jeune femme éprouve une réelle rancune. Ce n'était même pas de l'ordre de l'impossible (en vouloir à quelqu'un est un sentiment très personnel, avec des raisons factuels, Meg' en était capable à sa manière), c'était juste que ça n'en valait pas la peine. Ce n'était pas de la haine qu'elle éprouvait envers Willys mais plutôt une légère forme de mépris à voir qu'elle avait si peu évolué après tout ce temps. Bien sûr, quelque part, elle se trompait, mais comment l'aurait-elle su ? Elle n'avait jusqu'ici eu aucun contact avec les membres de la résistance et n'avait eu connaissance de ce qui était arrivé à Timber que comme la majorité des gens, c'est à dire de manière fragmentaire et globalement assez faussée.

« Il s'agit plus d'une satisfaction que d'une revanche, avoir survécu à la misère, c'est tout ce qui compte. C'est d'autant plus vrai dans cette ville. » Elle leva le nez comme pour mieux englober le paysage triste et morne de Timber. Elle se souvenait de la vue qu'on avait des toits… Voilà longtemps qu'elle n'y avait pas grimpé. Elle n'avait plus personne à fuir maintenant. Pas quand elle n'était pas en mission du moins.

Quand Willys répondit (enfin) à une de ses questions, elle enchaîna directement sur le plaisir de la conversation. Tout indiquait que ce n'était pas plaisant, mais Megara ne comprenait pas l'intérêt que trouvait Willys dans cette provocation. N'ayant jamais voulu la connaître autrefois, elle ignorait que Meg' n'était pas haineuse, ni violente, mais elle voyait bien qu'elle était armée. C'était un comportement illogique qui dépassait la jeune SOLDAT… « Essayes-tu de faire de l'ironie ? Je ne comprends pas toujours l'ironie... bien sûr, je connais le procédé stylistique, mais tu vois, je suis opaque à l'empathie. Non pas comme peuvent l'être tes parents, chez moi c'est un réel dysfonctionnement. » Elle tapota de nouveau son épaule avec son fleuret d'un air qui était maintenant perplexe. Willys enchaînait les réactions qu'elle ne s'expliquait pas les unes après les autres. Bien entendu que cela lui servait à quelque chose de poser ces questions, sinon pourquoi le ferait-elle ? Megara décortiquait l'attitude humaine comme d'autres les géologues avec les pierres ou les généticiens avec l'ADN.

A ses yeux, Willys n'était rien de plus que l'occasion de comprendre enfin ce qui s'était passé quand elle était jeune, et ce au sens profond. Le déterminisme social était une chose, toutefois, elle ne croyait pas qu'il puisse être seul en cause. La preuve, elle avait admis ne plus pouvoir détourner les yeux.

« Tu te fais des films. » Asséna-t-elle a terme de la diatribe (qui lui parut sans fin) de Willys. « Je n'ai pas une très haute opinion de toi, c'est certain. Tu me renvoies effectivement la même image de fille sans volonté que tu étais autrefois, mais je ne m'intéresse qu'aux faits. Si tu dis ne plus détourner le regard, je trouve que c'est déjà un premier pas. Et ça m'intéresse de savoir ce que sont devenus les gens de mon enfance, les bons comme les mauvais, parce que j'aime la connaissance, c'est ce qui me permettra un jour d'être plus humaine. » Ou pas, car encore faudrait-il qu'elle en ait le temps, mais c'était un autre sujet qu'elle ne se voyait pas aborder dans l'instant. « Au passage, pas la peine de me vouvoyer. Non seulement je n'ai pas l'intention de te rendre cette politesse, mais en plus je suis plus jeune que toi. » Elle aurait pu aussi lui demander son prénom, mais ça aurait commencé à faire beaucoup. Pour l'instant, Weiss continuerait à suffire.

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MessageSujet: Re: Interrogatoire et vagues souvenirs...   02.02.17 13:49


Interrogatoire et vagues souvenirs...


   
Elle n’allait pas mentir, rien dans cette conversation n’était agréable. Son interlocutrice à l’insensibilité notable qui se confiait de manière toujours plus abrupte la mettait mal à l’aise, la situation en elle-même était des plus déplaisante et elle avait toute les peines du monde à se retenir d’écourter au plus vite cette entrevue qui devenait de plus en plus étrange. Si elle restait pourtant immobile, son regard, lui, se posait régulièrement sur son vélo comme quand, enfermer dans une pièce en mauvaise compagnie, on observait la fenêtre pour échapper à une réalité trop difficile à supporter. Défaite devant cette gamine qui demandait des comptes - et qui était en droit de le faire – Willys tachait vainement de garder la tête haute mais tout en elle respirait la honte et la gêne. Elle ne faisait même plus l’effort de faire bonne figure et si, quelques courts instants, elle se ressaisissait en songeant à l’image qu’elle donnait, ses épaules restaient la plupart du temps légèrement voûtées et sa mine des plus grise ne jouait en rien en sa faveur. Que restait-il à sauver de toute manière, et cela valait-il réellement le coup ?

Elle ne supportait pas avoir le rôle de la méchante. Oh c’était tout bête, vraiment, mais se savoir coupable était un sentiment avec lequel elle avait du mal à découdre. En ne prenant que bien rarement le parti de qui que ce soit plus jeune, elle avait évité les courroux ou les jeux d’affiliations et, vivant sa vie dans son coin sans se soucier des démêler entre ses petits camarades, elle n’avait mise personne en colère. Son manque d’implication l’avait rendue plus ou moins invisible, mais qu’importe, vraiment c’était préférable. Il arrivait pourtant que garder le silence parfois sois la pire des choses et que détourner les yeux soit condamnable. Elle en payait enfin le prix.

C’est qu’il y avait une chose qu’elle ne supportait pas, et qu’elle peinait encore à accepter aujourd’hui. Cette chose, c’était le changement. La répétition la rassurait, avoir un emploi du temps sans surprises lui convenait parfaitement, la moindre petite chose venant s’incruster dans le mécanisme et risquant de mettre à mal la lassante et cyclique mélodie de sa vie l’angoissait au plus au point. Jeune, c’était une vraie maladie. Il fallait que tout soit au point et ne jamais risquer que quiconque ou quoi que ce soit vienne changer quelque chose dans son quotidien. Ainsi elle évitait les conversations, les rencontres et même parfois certaines découvertes car chacune de ces choses auraient pu apporter son lot de tourments et venir détruire son fragile équilibre. Bien sûr cela ne fonctionnait pas toujours et il arrivait, bien rarement, qu’elle laisse entrer quelqu’un dans sa vie. Toujours est-il que petite on lui avait appris qu’il ne fallait pas s’approcher des enfants des rues, qu’ils étaient malades, sales, et qu’on irait attraper toutes leurs cochonneries si on s’intéressait de trop prêt à eux. Eh bien cela était devenue une règle d’or et jamais ô grand jamais elle n’alla défier ce fondement imposé par la voix impériale de sa mère.

Bien sur qu’elle le regrettait. Comme elle y avait songé lorsqu’elle avait rencontré quelques jours plus tôt Lucian Morgenstern, cette petite qu’elle avait été, elle la regardait sans se reconnaître. C’était aujourd’hui presque impossible pour elle d’envisager qu’elles étaient la même personne et pourtant…

Willys se reconcentra brutalement sur la conversation quand Talaluah lui demanda, sans une once d’émotion, si elle venait de faire de l’ironie. Ses joues se couvrirent de petites taches rouges alors que la factrice fronçait légèrement les sourcils, elle ne se posa même pas la question de savoir si son interlocutrice était sérieuse, elle l’était, elle le savait, et c’est ce qu’il y avait de plus déstabilisant. « Oui, oui ça m’arrive quand… Enfin quand je n’ai pas franchement grand-chose d’intelligent à dire mais qu’il faut que je parle parce que c’est trop gênant. » Concéda-t-elle avec franchise, agitée, alors qu’elle croisait ses bras contre sa poitrine.


Tu te fais des films. Bien, rien d’étonnant finalement, c’était l’une de ses spécialités. Willys avait planté son regard dans celui de son interlocutrice lorsqu’elle reprit la parole mais le regretta amèrement. C’est que, sans vraiment faire attention à être bien délicate, Talaluah lui asséna qu’elle lui renvoyait l’impression d’être une jeune fille sans volonté. Elle ne pouvait pas tomber plus juste mais par Hyne que c’était douloureux et révoltant de l’entendre. Finalement cette gamine, comme elle, faisait part de tout ce qu’il lui traversait par la tête sans se soucier de savoir comment son interlocuteur allait recevoir ses informations. Sauf qu’à la différence de Willys qui parlait souvent pour ne rien dire, se perdait dans ses propres idées et faisaient des liaisons entre certaines d’entre elle qu’elle semblait être la seule à comprendre, le discours de Talulah lui était synthétique, froid et se reposait sur ses observations. D’ailleurs elle venait de lui apprendre que l’accumulation de ses connaissances la rendrait peut-être un jour plus humaine et cette réflexion lui fit froid dans le dos. Elle eut partiellement alors de la peine pour cette fille qui en opposition à elle ne semblait rien ressentir, ce commentaire eut au moins le pouvoir de calmer la féroce colère qui s’était emparée d’elle et qui aurait pu la pousser à se défendre d’une très certainement pitoyable manière.

Après une dernière réflexion, toujours des plus agréables, sur la manie qu’elle avait de la vouvoyer et dont elle invitait à se défaire, Willys décroisa ses bras en respirant bruyamment. « Bien. » Se contenta t’elle de répondre en hochant vaguement la tête avant de reprendre. « C’est qu’on a pas l’habitude de dire comme ça ce qu’il s’est passé dans notre vie ces dernières années. Enfin si peut être mais pas… Pas dans ce genre de contexte je veux dire. J’ai l’impression… L’impression… » Bredouilla t’elle en s’agitant, ses mains volant dans les airs comme si elles cherchaient à attraper les mots qu’il lui manquait. « Bref ça n’a rien d’agréable ! Je suis Willys Weiss, je ne suis pas mes parents, j’ai enfin compris que leurs idées pouvaient ne pas être les miennes mais il me faut encore un peu plus de courage pour... Pour définitivement m’en détourner. Parlant de détourner, non, je ne détourne plus le regard et oui j’ai pris conscience de mes erreurs, est-ce que j’en tirerais la bonne leçon, ça, il faudra que tu me recroises dans quelques années et on en parlera. En tout cas j'essaye. »

Et maintenant ? Reprenant son souffle après cette dernière tirade, Willys détailla le visage de la SOLDAT en ayant parfaitement coscience de n'obtenir là aucun indices. Elle n'allait pas lui faire l'affront de lui demander si elle avait été amené à croiser d'autres personnes tout droit sortie de son enfance ou même prétendre qu'elle s'y interessait. Que pouvaient bien se dire d'autres les deux étrangères qu'elles étaient l'une pour l'autre ? Défintiviement, ce n'était pas le genre de retrouvaille qui se terminait autour d'un café pour parler du bon temps, alors... Réajustant son blouson pendant qu'un vent glacial vint balayé la scène, Willys pinça ses lèvres et observa la poche dans laquelle la jeune fille avait rangé plus tôt l'adresse de monsieur Simmons. « J'éspère que tu la retrouveras. » Lacha t'elle d'un ton brusque mais néamoins sincère. Elle ne connaissait rien de cette histoire et sûrement avait elle lancé cette phrase pour ne pas laisser un trop long silence s'installer, n'empêche qu'elle n'oubliait pas que la jeune mercenaire s'était adressé à elle dans un premier temps parce qu'elle cherchait sa mère et qu'elle ne pouvait qu'ésperer qu'elle la retrouve.
   
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MessageSujet: Re: Interrogatoire et vagues souvenirs...   12.02.17 11:53


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Le problème de l'ironie était que cela ne fonctionnait que si les deux personnes en présence étaient sur la même longueur d'onde. Or, on ne pouvait pas faire plus éloigné que Meg' et Willys que ce soit en terme de passé, de présent ou simplement de caractère. La SOLDAT ne connaissait le sens du mot regret que pour l'avoir appris dans un dictionnaire. Elle regardait toujours devant elle, parce que le passé n'était qu'un poids. Chercher sa mère était peut-être une forme de concession avec elle-même, il était toutefois évident aux yeux de la jeune femme que si elle cherchait Indiana c'était surtout pour pouvoir avancer pour de bon. Elle détestait ne pas savoir. La connaissance était ce qui la portait, et il y avait un gros point noir dans celle qu'elle avait d'elle-même : l'abandon par sa mère. Ce point d'interrogation l'obsédait, elle devait bien le reconnaître… si le terme concession vous paraît trop faible pour exprimer le sens de ces recherches dans son passé, considérez qu'il s'agit d'une exception. Megara ne vous en voudra pas, elle est bien trop occupée pour l'heure à continuer ses observations sur Willys. Déjà, enfant, elle l'avait regardé, noté le moindre de ses faits et gestes, comme elle le faisait avec tout le monde, mais à l'époque la factrice détournait trop souvent le regard pour le remarquer. Alors que là, elles étaient bien plantées l'une face à l'autre. C'était peut-être un combat, mais pas pour Meg'. Celle-ci le sentait avec cette intuition qui lui était propre et qui lui avait souvent sauvé la vie : Willys se battait, pas contre elle, contre ce qu'elle représentait. Et l'ancien chaton voleur de Timber trouvait ça passionnant !

« Tu as l'impression que je te juge. Mais c'est faux, tu es la seule qui le fait. » Meg' avait terminé la phrase de la jeune femme presque par mécanisme… à moins que ce ne soit par pitié. Ce devait être compliqué de regarder en arrière et d'avoir des remords. Elle ne comprenait pas exactement ce que ça faisait, mais pour ça comme pour le reste, elle avait lu des livres où les personnages étaient dans cette situation, ce n'était jamais décrit comme agréable. Son absence de sentiments forts, d'empathie, lui donnait un bien qu'elle considérait précieux pour compenser toutes les fois où ça l'handicapait : elle ne se remettait jamais en question et quand elle se trompait, elle se contentait de l'admettre et de continuer sa route. Son esprit était toujours tranquille. Seule sa curiosité pouvait parfois le titiller.

« L'individualité n'est qu'une illusion d'après certains philosophes. Nous ne serions que le fruit d'un dessin global prédestiné à faire ce pour quoi nous avons été programmé depuis toujours par la génétique et le contexte socio-économique. » Vous vous demandez pourquoi Megara fait un cours de philosophie sur lé déterminisme ? Attendez, elle y vient. « Je suppose que ça se discute, mais je ne suis pas complètement d'accord. En revanche, lutter contre ses origines, ou son destin, reste une tâche malaisée. Regarder la réalité en face était un premier pas. Laisse toi le temps de faire le second. S'il y a des camps, il n'y a pas de mauvais destins tant qu'il est choisi. Pour le moment, je suis juste toujours de l'autre côté de la frontière qu'on a créé pour toi. Tu me regardes, mais ce n'est pas moi que tu vois, c'est celle que tu as été et celle que tu pourrais devenir. A travers mes yeux, tu n'es qu'une personnalité en cours de construction, meilleure que celle que j'ai connu, mais pas encore complètement accomplie. » Elle se tut un instant, juste le temps pour Willys de lui rappeler pourquoi elle était allée lui parler au départ.

« J'espère. Moi aussi, en quelque sorte, je suis en cours de construction… » Parce qu'il lui manquait une partie des fondations, et tout le monde sait qu'une maison sans fondation ne tient pas ! Sa mère possédait ce qui lui manquait… il fallait juste qu'elle tienne jusqu'à ce qu'elle la retrouve. « Mais je ne peux pas ressentir de tristesse, alors ce n'est pas bien grave. » Continua-t-elle avant de regarder la garde de son fleuret à la recherche d'une réponse qu'elle ne trouva pas. « Dis, Willys, pourquoi es-tu triste ? Je sais que ce n'est pas à cause de moi. Je te mets mal à l'aise mais tu étais triste avant que je t'aborde. » Elle ne savait pas si elle aurait du poser la question… mais Megara ne résistait jamais quand il y avait un mystère, si personnel soit-il, à résoudre.

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MessageSujet: Re: Interrogatoire et vagues souvenirs...   17.02.17 17:36


Interrogatoire et vagues souvenirs...


   
« Je… » Oui, bon début. Je… Quoi ? Comment poursuivre ? Je suis troublée, je suis perdue, je ne sais définitivement pas quoi répondre. Je suis touchée, je suis émue, ce que tu as dis je le comprends, ce que tu dis je ne le comprend pas… Je… Quoi, par Hyne, je quoi ? Incapable de faire la propre rétrospective des sentiments qui l’animait, Willys regardait Talulah comme si encore une fois elle s’en allait, avec justesse, finir sa phrase. C'esr que ce qu’elle venait de lui dire remuait beaucoup de chose, son interlocutrice devait l’ignorer puisqu’elle-même n’avait aucune idée de la nature du trouble qui la saisissait mais cette conversation venait de prendre un tournant inattendu qui semblait la bouleverser. Aussi, sûrement, ces mots qu’elle venait de lui dire prendrait tout leur sens quand à tête reposée elle pourrait revenir vers eux, ils l’avaient atteintes, mais elle saurait les écouter correctement le moment venu.

En cours de construction. Elle sourit alors, un sourire étrangement franc, discret mais tendre. En cours de construction, elle l’était tout autant. Elle n’avait certainement pas les mêmes problèmes, n’avait pas la prétention de comprendre ceux de Talulah mais sur cette phrase, cette simple phrase, elles se retrouvaient. En cours de construction… Cette formule trotta encore quelques secondes dans son esprit. Frottant son front du bout de ses doigts, pensive, Willys revint vers la SOLDAT le regard un peu vague à l’instant où cette dernière confessait à nouveau ne pouvoir ressentir la tristesse. Face à cette réplique, la factrice ne sut que dire, pinçant ses lèvres à la recherche de mots, ce fut finalement Talulah qui fit le premier pas en l’interrogeant sur un sujet tout particulier.

Là, ses yeux s’écarquillèrent légèrement, sa main glissa le long de son visage pour retomber finalement le long de son corps alors qu’elle tachait vainement de comprendre les motivations de la jeune femme. C’est qu’elle avait posé cette question comme si elles se connaissaient depuis toujours et son cœur avait raté un bond, touché par l’initiative sans savoir si elle se souciait réellement de son état ou si elle était aux yeux de l’étrange gamine, un sujet d’observation comme un autre. Et puis elle l'avait appelé par son prénom, c'est fou, quel pouvoir cela avait parfois, de l'entendre dans la bouche de quelqu'un.

« C’est compliqué. Par Hyne, je ne viens quand même pas de dire ça… »
Soupira-t-elle avant de secouer la tête, rangeant ses mains dans ses poches. « Pour beaucoup trop de raisons finalement mais à quoi est-ce que tu as vu que je l’étais bon sang ? » Moins agressive que curieuse, Willys fouilla le regard insondable de son interlocutrice avant de hausser les épaules. « C’est… Un tout, vraiment. Pleins de choses qui s’accumulent, je suis épuisé, blasé, j’en ai marre et… Non j’en ai marre, c’est ça, j’en peux plus. C'est comme si je voulais crier, tout le temps, mais que je ne pouvais pas. Evidemment, je vais pas me mettre à crier comme ça mais... Non, non c'est insupportable je vais… » Agitant ses mains autour de sa tête, mimant une explosion imminente elle finit par soupirer. « Je sais que c’est toi qui m’a posé la question et je ne devrais absolument pas être gênée de t’avoir répondu ça, mais je le suis, très franchement même. C’est nul. » Sans plus réfléchir, elle sortit de sa proche un paquet de cigarettes, extirpa un petit tube – le deuxième – et l’alluma. Ce n’était et n’avait jamais été dans ses habitudes et cela se ressentait effroyablement, de sa manière maladroite de tenir l’objet entre ses doigts à cette espèce de crainte de ne pas réussir à l’allumer correctement. « Et tu ne ressens jamais tout ça toi, vraiment ? Mais… Quand quelque chose te rend folle, quand un comportement t’horripile ou que tu vis quelque chose de dur, de très dur, comment… Enfin comment est-ce que ça se manifeste ? » Demanda t’elle en tirant une première bouffée, présentant, incertaine, le paquet à la jeune fille au cas où elle veuille se servir.

Mais le temps filait, elle prit brutalement conscience qu’elle aurait déjà dû être au niveau de la rue Webster à cette heure-là. Cela ne se manifesta que par un petit sursaut, une brève prise de conscience alors qu’elle soufflait maladroitement sa fumée. Quelque chose de plus important la retenait là. « Et… Et selon toi alors, tout ça, je veux dire… Le fait que l’on se soit croisé aujourd’hui, ici, c’est juste le fruit du hasard ? Même si on peut le justifier de pleins de manières différentes, pour moi ça reste assez extraordinaire que je tombe sur toi à cet instant précis de ma vie. » Elle n'assumait pas totalement de laisser entendre que leur retrouvailles avaient quelque chose de mystique mais... De plus en plus, Willys se laissait à croire que le hasard n'existait pas vraiment.
   
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MessageSujet: Re: Interrogatoire et vagues souvenirs...   25.02.17 16:44


Interrogatoire et vagues souvenirs


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Megara observait toujours Willys et, surtout, elle l’écoutait avec attention. La jeune femme pouvait, au naturel, paraître assez inabordable car elle était trop « neutre » pour être « ouverte » aux autres. Pourtant, elle était dotée d’une capacité d’écoute bien au-dessus de la moyenne. De plus, son cerveau enregistrait tout ce que Willys disait, comme un ordinateur entrerait une nouvelle donnée pour la graver à tout jamais dans son disque dur. Si ce n’est que Meg’ ne désespérait pas de faire de toutes les informations qu’elle récoltait au fil de ses rencontres un « quelque chose » encore flou. Car comme elle était, elle aussi, en cours de construction, elle ignorait sur quoi elle aboutirait au final. Arriverait-elle à évoluer ? Les médecins lui avaient dit que son état était en partie due à la maladie et en partie à un traumatisme. Comme elle ne voyait que le départ de sa mère comme événement traumatisant dans sa vie, elle pensait que si elle la retrouvait, elle atteindrait peut-être enfin son objectif : comprendre les autres, non pas par simple analyse, mais par empathie. Non qu’elle désire être « normale », cette notion lui avait toujours paru très surfaite, surévaluée, seulement… comment soutenir son père alors qu’elle ne connaissait la plupart des sentiments que par ce qu’elle en avait lu dans des livres ?

Elle notait d’ailleurs, non sans intérêt, ce sentiment de trop plein que la jeune factrice lui décrivait. Cela lui était inconnu : à n’éprouver que peu de choses, soit elle était trop vite embourbée dans des sentiments nouveaux, soit elle triait chaque donnée avec trop de soin pour que cela forme un tout qui lui donnerait envie de crier.

En y réfléchissant, Megara n’avait jamais eu envie de hurler parce que la situation la dépassait, mais quand sa mère était partie, elle avait attendu dans un premier temps, et après, elle avait couru… parce que pour la première, seule et unique fois de sa vie, elle avait été désorientée. Il avait fallu qu’elle s’épuise d’abord physiquement pour ensuite revenir à ses trivialités habituelles : manger, dormir : survivre, en bref. Ce moment avait été celui qui était le plus proche de ce que lui racontait Willys. Cela ne lui rendait pas forcément plus facile le fait de s’en faire une image mentale.

« Tu devrais peut-être trier et hiérarchiser ce… tout. » Ce fut tout ce qu’elle trouva à dire, il faut dire que Meg’ avait du mal avec tout ce qui n’était pas factuel… et Willys lui parlait plus de sentiments que de faits. Elle jugea cependant utile de répondre à sa première question, même si elle avait bien noté que Willys l’avait posé plus par surprise que par réel intérêt pour la réponse. « Au fait, je l’ai vu parce que le visage humain ne dispose que d’un nombre limité d’expressions de base, et les tiennes correspondaient à ce que l’on nomme communément la tristesse. Je ne suis pas la seule à savoir user de ce genre de lecture comportementale, ça s’apprend. Et toi, tu es... et bien… lisible. Je ne sais pas si c’est une bonne ou une mauvaise chose en revanche. » Car elle était tout l’inverse et on le lui avait souvent reproché au cours de sa courte vie. Trop fermée, trop froide, trop méprisante. Comme Willys, bien des gens avaient cru qu’elle les jugeait alors qu’elle ne faisait que les observer. Son regard, bien que trop fixe, n’accordait aucune accroche à ses interlocuteurs. L’esprit de Megara était trop loin…

Elle refusa poliment d’un geste de la main la cigarette. Il lui était déjà arrivé de fumer pour ses missions d’infiltration mais n’y prenait absolument aucun plaisir. « En fait il serait inexact de dire que je ne ressens rien. C’est seulement que ça ne se manifeste pas aussi fortement que chez les autres… en temps normal, j’analyse mon environnement et je choisis l’option la plus viable, y compris en terme de relationnel. Toutefois, il m’arrive comme tout un chacun d’être face à des événements qui font mal, même si c’est amoindri. C’est arrivé une fois… et j’ai couru jusqu’à tomber d’épuisement. Mais j’avais neuf ans, ça me paraît loin maintenant. » Elle frôla sa poche avec l’adresse que lui avait donné Willys… si seulement elle pouvait retrouver Indiana pour avoir des réponses !

« Depuis mon retour à Timber, statistiquement, il y avait des chances que nous nous croisions. Pour ce qui est de la date, en revanche, je pense que c’est du hasard. Pourquoi? C’est une date importante ? » Cela avait peut-être un rapport avec la tristesse précédemment évoquée… Vu la réaction de Willys, tout portait à le croire. Normalement, Megara aurait commencé à faire des suppositions, y compris à voix haute vu qu’elle était un peu fatiguée par sa mission précédente et donc peu portée sur la diplomatie, mais là, elle jugea préférable de s’abstenir pour ne pas briser l’amélioration qu’elle pouvait noter dans le chemin que prenait la conversation.

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MessageSujet: Re: Interrogatoire et vagues souvenirs...   25.02.17 23:29


Interrogatoire et vagues souvenirs...


   
Hiérarchiser et trier. Sans doute. Les sourcils froncés, Willys approuva la formule d’un bref signe de tête alors qu’elle tirait une longue bouffé de sa cigarette l’air préoccupé. Il régnait dans son esprit un tel chaos que la tâche semblait laborieuse, par où commencer ? Étouffant les vrais problèmes par d’autres moins préoccupant pour ne pas voir la vérité en face, elle s’occupait des choses qui demandait clairement moins d’attention et se laissait déborder par un trop plein d’émotions qui menaçait à chaque seconde de l’asphyxier. Mais la vraie raison, ce qui lui donnait envie de crier, de démolir et de pleurer, c’était cette incapacité notable à mettre des mots sur l’indicible. Elle avait vécu une épreuve, voir un épisode profondément traumatique mais encore aujourd’hui elle se refusait à se l’avouer, préférant croire à un cauchemar et pensant pouvoir s’en débarrasser comme on chasse un mauvais songe. Elle avait été incapable de dire pourquoi elle était triste, tout juste pouvait-elle décrire l’état dans lequel elle se trouvait sans réussir à le justifier, sans pouvoir en parler correctement. Et il n’était pas seulement question-là d’avoir affaire à une presque étrangère, peut-être même aurait-il été plus simple de se confesser auprès d’une personne qui n’avait rien à voir avec cette histoire. Non, vraiment, elle n’y arrivait pas et cela devenait préoccupant. Sans même s’en rendre compte elle avait commencé à ronger ses ongles alors que la fumée s’échappait de l’objet qu’elle tenait fébrilement entre ses doigts tendus. À ce rythme, cette dernière se consumerait sans son aide.

Son regard se porta alors sur son interlocutrice qu’elle avait jugée bien sévèrement. Que lui inspirait cette étrange gamine finalement ? C’est vrai, en la voyant elle ne réussissait pour l’heure à voir autre chose que l’enfant qu’elle avait été, de cette phase et ces choix qu’elle avait regrettés. Créer un lien avec elle lui paraissait étrangement absurde voir déplacé, certainement serait-ce le cas tant qu’elle n’aurait accepté cette chose qui faisait partie d’elle, ce souvenir qu’elles partageaient et qu’elle ne voulait assumer. Il fallait sûrement qu’elle se réconcilie avec elle-même avant d’espérer quoi que ce soit des autres, le pardon le plus difficile à obtenir était peut-être le sien. Mais comment faire ?

Talulah lui fit part alors de ses observations, passionnantes qui plus est, et Willys aurait très certainement en temps normal voulu en savoir plus. Déjà son corps montrait des signes d’intérêt, elle se redressait, curieuse, et bien qu’elle continue machinalement à mordre ses ongles abîmé son regard ne pouvait plus quitter celui si étrange de son interlocutrice. Les gens brillants l’impressionnaient, et brillante, elle jugeait que la jeune fille qui lui faisait face l’était. Willys, tout incapable qu’elle était de parler correctement, de faire part d’une de ses idées de manière concise ou de tout simplement développer une opinion, trouvait admirable ceux qui réussissaient à rendre un sujet complexe accessible et Talulah était de ceux qu’elle aurait pu écouter pendant des heures. En tous les cas selon la mercenaire elle était… Lisible.

Lisible. Oui. Son visage restait expressif malgré ses airs bourrus et stoïques. Elle ne souriait que bien rarement et pensait à tort qu’on ne pouvait avoir excès à ses pensées mais ses yeux la trahissaient bien souvent. Et puis sa bouche se crispait, son nez se retroussait, bref, tout s’animait pour appuyer chaque émotion qui la parcourait de manière subtile. Ses mains s’agitaient dans le vide presque malgré elle, son corps encaissait chaque coup et se tordait selon leur violence, elle était finalement la seule à penser qu’on ne pouvait deviner ce qu’elle ressentait. En réalité c’était si simple, trop simple.

Elle l’écouta encore, abaissa enfin sa main avec un air coupable et porta la cigarette à ses lèvres l’air attentif. D’étrange à touchante, son interlocutrice continuait de l’intriguer aussi déstabilise soit elle, tout ce qui sortait du cadre ou montrait des signes d'étrangeté avait tendance à la rendre nerveuse. Mais la conversation prenait définitivement un tournant inattendu, la tension des premiers instants retombait doucement sans qu’elle ne sache bien comment elles en étaient arrivées là, c’était tout aussi déroutant que l’était Talulah. L’évocation de son souvenir cependant réanima une pointe de culpabilité, comme un rappel à l’enfance, un rappel de ce qui les séparait tout en les unissant.

« Une date importante ? »
Répéta-t-elle avant de hausser les épaules. « C’est mon dernier jour à la poste. Je quitte bientôt Timber. » Se l’entendre dire n’était pas plaisant. Elle secoua la tête avant de reprendre. « Disons qu’il se passe beaucoup de choses et que… Comment dire… J’ai l’impression qu’en ce moment chaque choix que je pourrais faire peut être déterminant pour la suite. Alors cette rencontre, toi aujourd’hui, et ce que tu as pu me dire… C’est troublant. Mine de rien nos quêtes se croisent et j’imagine que ce n’est pas rien. » Bredouilla t’elle en écrasant sa cigarette à moitié consumé sous la semelle de sa chaussure. « Tout ce que je peux souhaiter maintenant c’est que ce que j’ai pu te donner t’apporte des réponses, ce que tu m’as dit risque de rester un moment-là en tout cas. » Affirma t’elle en désignant son crâne, esquissant un pauvre sourire pas bien convainquant et empreint sans doute de la tristesse qu’elle avait su desceller en elle.  

« Il faut que je reprenne ma course, ça a beau être le dernier jour... » S'excusa t'elle presque en attrapant son vélo, peu décidé pourtant à couper court à cet échange. Amusant, quand plus tôt elle n'avait que pour seul objectif de fuir la mercenaire. « Est ce que... Enfin la maison de Monsieur Simmons est sur mon chemin et ce n'est pas très loin, je peux toujours te l'indiquer si tu veux. » Proposa t'elle, étrangement tendue, sans trop savoir comment cette proposition serait perçu mais désireuse en tout cas d'aider encore un peu Talulah si elle était en mesure de pouvoir le faire. Sachant qu'elle était originaire d'ici, l'offre pouvait semblait être un peu superflus mais elle partait néamoins d'une bonne intention.
   
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MessageSujet: Re: Interrogatoire et vagues souvenirs...   08.03.17 18:42


Interrogatoire et vagues souvenirs


Avec Wiwi


« Ah oui ? Pour aller où ? » Vous me direz : de quoi se mêle-t-elle ? Vous auriez raison si ce n’est que cela aurait été oublier combien Megara/Tallulah avait toujours été curieuse de ces autres qui n’étaient pas comme elle. Combien elle aimait les faits aussi. Un déménagement, c’était quelque chose qu’elle pouvait comprendre, elle réussissait même à l’associer au sentiment de tristesse. N’était-elle pas elle-même revenue à Timber autant pour son enquête que par nostalgie de son enfance ? Elle n’avait jamais eu l’impression d’être chez elle à Balamb. Tout y était tellement… propre. Ou sain. En fait, elle n’arrivait même pas à le définir, mais le chat errant qu’elle serait toujours un peu au fond d’elle était plus à son aise dans une ville comme Timber.

Elle approuva d’un signe de tête pour la direction de la maison de l’ancien postier. « J’irais plutôt le voir une prochaine fois, mais un premier repérage est toujours utile. » Aussi emboîta-t-elle le pas à la factrice, qui ne le serait bientôt plus si elle avait tout compris, la laissant marcher devant avec son vélo.

Comme Willys paraissait un peu perdue et qu’elle avait dit que ses paroles la feraient réfléchir, Meg’ resta pensive quelques instants pendant qu’elles marchaient avant d’ouvrir son blouson pour sortir un agenda froissé et un crayon. Elle en déchira une page et y nota quelque chose d’une écriture penchée avant de tendre le papier à la jeune femme. « Tu devrais prendre ça. C’est mon numéro de téléphone personnel. Au cas où tu aurais besoin de mon aide pour… trier. Ou autre chose. Si tu n’en as pas l’utilité dans ton nouvel environnement, tu pourras toujours le jeter plus tard. » Megara agissait rarement sous le coup de l’impulsivité, c’est pourquoi elle ne savait pas trop ce qui venait de lui prendre. Mais elle savait qu’elles allaient se séparer bientôt toutes les deux, et la brunette avait l’impression que ce n’était pas bien. Qu’il resterait comme une sorte d’inaccompli dans cette rencontre qui n’en était pas réellement une. Peut-être parce que ce n’étaient pas des retrouvailles non plus, Willys et elle ne se parlaient pas quand elles étaient enfants. Elles étaient au même endroit au même moment, c’est tout. Toutefois, Megara n’avait pas réussi à laisser cette impression dominer tout le reste… elle suivait toujours son intuition et celle-ci lui avait commandé d’agir. De ne pas rompre le lien ténu qui la reliait à Willys. Pas après tous ces efforts pour se comprendre.

Peut-être qu’elle était juste trop fatiguée pour avoir de la jugeotte. Peut-être que Willys n’avait pas besoin de l’aide d’une SOLDAT inadaptée socialement. Peut-être même que cela allait l’embarrasser. Et pourtant, c’était ce que Megara avait senti qu’elle devait faire… C’était sans rapport avec sa quête d’identité, ça ne l’aiderait pas à retrouver sa mère, mais qui avait décrété que tout ne devait tourner qu’autour de ça ? Si leur rencontre devait être considérée comme déterminante, Megara voulait qu’elle le soit pour toutes les deux… Même si elle n’arrivait, pour une fois, pas à se l’expliquer clairement. L’heure qui tournait n’était pas pour l’aider, elle avait du se décider vite sur ce qu’elle devait faire. Désormais, la balle était dans le camp de son ex-camarade d’école.

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MessageSujet: Re: Interrogatoire et vagues souvenirs...   16.03.17 13:59


Interrogatoire et vagues souvenirs...


   
« Deling City. » Dans quelques jours, les Weiss rejoindraient la capitale. Tout avait si consciencieusement organisé, si vite décidé et si rapidement mis en place. Willys ne réalisait pas encore totalement la chose, elle s’était contenté de fixer les cartons qui s’entassaient dans le salon sans jamais participer à cette véritable fugue, contemplant sa maison vide, dépouillée comme elle de toute chaleur et de tout caractère. « Les derniers évènements à Timber les ont inquiétés, ils n’ont pas perdu temps… Ils pensent qu’il y aura bientôt une révolution ici. » Lâcha-t-elle sans émotions, grave, mais sans émettre en apparence de jugement. « Sur ce point, je crois qu’ils n'ont pas tort. » Conclut-elle. Timber implosait, depuis le prétendu attentat de la station télé, mortuaire bâtiment en ruine devant lequel nul n’osait plus poser le regard, les habitants étaient révoltés. Pire, ils étaient divisés. Entre ceux qui voulaient poursuivre sur cette route et démolir toujours plus d’établissements et les autres, plus pondérés, qui accusait les résistants devenus terroristes dans leur bouche d’avoir semé le chaos depuis trop longtemps… Willys doutait très sincèrement que la situation s’apaise, le climat délétère de la ville était devenu des plus insupportables et on ne comptait plus un jour sans incidents, oscillant entre conflit mineur et actes vengeurs dangereux. L’image de la vitre de leur salon, brisé en mille morceaux, lui revint alors en mémoire. La décision de partir avait été prise à l’instant même où, se tenant droit devant cette bouche béante et tranchante qui donnait dorénavant sur la rue, les Weiss avaient compris qu’ils étaient en danger.

Attrapant le guidon de son vélo et passant la lanière de sa besace autour de son cou, silencieuse et en compagnie de Talulah, Willys continua sa ronde. Bien sûr c’est elle qui lui avait proposé qu’elles poursuivent ensemble la route, mais maintenant, elle ne savait plus bien quoi lui dire. L’air un peu ailleurs, ses sourcils indubitablement froncés, elle laissait ses réflexes faire, s’arrêtant sur le pas d’une maison et glissant le courrier dans les boites aux lettres abîmés sans émotions. Willys n’avait jamais apprécié le silence mais elle craignait étrangement de le briser aussi fut elle presque rassurée de laisser cette tâche à la mercenaire qui marchait près d’elle.

Surprise par son initiative, elle ne réagit certainement que trop tard mais s’empressa d’attraper le bout de feuille que Talulah lui tendait quand elle réalisa son impolitesse. « Merci. » Commenta-t-elle sincèrement, jetant un coup d’œil aux numéros penchés, couché sur le papier, comme si elle pouvait les retenir et comme s’il s’agissait là de quelque chose d’important. « Attends. » Willys s’arrêta alors, fouilla sa poche et en extirpa un téléphone passé de mode, pris le temps d’entrer le nouveau contact dans son répertoire avant d’appeler la jeune fille. Une courte sonnerie retentit en réponse à son geste avant qu’elle ne l’arrête et, désignant la poche ou l’hypothétique téléphone de Talulah devait se trouver, elle poursuivit. « Tu auras le mien aussi. Je te tiendrais au courant si j’arrive à avoir des renseignements. Ou si j’ai besoin d’aide pour trier, comme tu dis... Ou même, je veux dire, je ne sais pas. Autre chose. On ne sait jamais. » Déclara t’elle en esquissant un sourire discret. « Je ne le jetterais pas. »

Cette entrevue était des plus surprenante, sûrement le fait que son interlocutrice soit aussi imprévisible que déstabilisante jouait en faveur d’un échange peu conventionnel. Nullement habituée à sortir des sentiers battus, Willys renvoyait la balle, jouait le jeu, ne se formalisant presque pas de l’étrangeté de leur discussion et gardant pour elle ses humeurs désobligeantes. Bien sûr elle trouvait Talulah bizarre, et bien sûr, elle était mal à l’aise, cependant les choses s’étaient présentées sous de meilleurs auspices ces dernières minutes. Qui aurait pu prédire qu’elles échangeraient leurs numéros en assurant qu’elles pourraient l’une et l’autre se contacter en cas de besoin ? Si Willys voulait croire que tout cela n’était pas totalement le fruit du hasard comme elle l’avait sous-entendu plus tôt, alors, elles avaient peut-être d’autres choses à accomplir ensemble plus tard.

« La maison est juste là, la porte verte au bout de la rue. » Informa t’elle en pointant la bâtisse du doigt. « Monsieur Simmons est souvent en vadrouille, n’hésite pas à lui passer un coup de fil avant d’aller le voir, ce serait bête que tu le loupes. » Elle meublait, consciente que leur chemin devait bientôt se séparer mais ne sachant définitivement pas comment amorcer ce au revoir. Ce à bientôt ? « Je dois poursuivre ma route, par là-bas, pour ma part. Je ne voudrais pas créer d'impair avec mon patron le jour de mon départ il faut que je me remette sérieusement au travail. » Bizarre, elle aurait pu s’amuser de cette phrase. Poursuivre ma route. Lourde de sens si on le souhaitait. « A bientôt, j'imagine... ? »
   
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MessageSujet: Re: Interrogatoire et vagues souvenirs...   08.04.17 18:14


Interrogatoire et vagues souvenirs


Avec Wiwi


Megara soupesa l’information avant d’en tirer une conclusion : « Si rien d’autre ne se passe, ça va finir par se calmer tout seul. Les actes de violence manquent d’un leader… même si ça ne veut pas dire qu’il n’y en aura pas un. Dans tous les cas, Deling City est un choix logique. » Les Weiss avaient toujours été mal considéré par une partie des habitants (dont elle-même remarquez) alors pour sa sécurité, Willys avait peut-être fait le bon choix, même si cela signifiait se déraciner. Même si elle avait grandi dans la rue une bonne partie de son enfance, ou peut-être à cause de ça, Megara avait eu du mal à s’en aller de Timber. Ou plutôt, elle était partie sans mal mais n’avait jamais réussi à se sentir chez elle à Balamb. Elle pensait que c’était là que résidait la majorité de ses problèmes : chez elle c’était dehors, mais pas n’importe quel dehors, les rues de Timber étaient sa maison. Une maison sans toit et où le ciel était souvent couvert par la fumée, pourtant, elle s’y était senti plus libre que dans la jolie maison de Bly. Heureusement, elle adorait son père, ça avait compensé beaucoup de choses, puis, elle était contente d’être devenue SOLDAT. Elle avait retrouvé Lucian comme ça. Finalement sa vie avait sûrement pris le bon chemin en partant de cette ville, il fallait juste souhaité que ce serait le cas aussi pour la factrice.

Elle finit par suivre en silence Willys et, au moment de se quitter, ou presque, par lui tendre son numéro de téléphone. Même plusieurs minutes après, elle ne savait pas ce qui lui avait pris. Elle fut néanmoins contente (à sa manière à elle) que la jeune femme lui donne le sien en retour, parce qu’elle eut l’impression que la connexion avait été établie entre elles… quand bien même elle n’aurait su dire comment si on lui avait réellement posé la question. Meg’ tenait son téléphone et enregistrait le numéro que Willys avait utilisé pour le faire sonner, au moins, ce côté technique était, lui, facile à décrire.

« Ok. Alors n’hésite pas. » Elle se dit qu’elle devait ajouter quelque chose et trouva ce que c’était : « Si je ne réponds pas tout de suite, c’est que je suis en mission. Mais je répondrai. Je réponds toujours. » Et c’était là que se finissait la conversation. Willys rajouta quelques petites choses sur le futur informateur que Meg’ allait consulter pour retrouver sa mère et elle l’écouta attentivement même si en esprit, elle était déjà partie de Timber. Elle n’avait pas exactement trouvé ce qu’elle espérait, et pourtant elle ressentait comme une sorte d’accomplissement avec cette rencontre. Elle avait peut-être ajouté une nouvelle pierre à son édifice personnel, un petit plus vers sa construction.

« Oui. A bientôt. » Confirma d’une voix très sûre Megara en fixant de son regard azur Willys. Quand celle-ci prit le chemin du départ, la brunette tourna les talons. Il fallait bien qu’elles se décident à se séparer. Elle, elle devait aller en mission, et son ancienne camarade d’école avait son dernier travail à Timber à accomplir. Leurs directions étaient opposées, mais elles finiraient par se rejoindre… Megara ignorait seulement quand ce serait le cas.

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