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 Once upon a time • Willys & Edrik

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MessageSujet: Once upon a time • Willys & Edrik   28.12.16 2:33






Willys & Edrik


Once upon a time • everything as a beginning

Habiller de pied en cape, il était peu de le dire. Edrik se dirigeait vers Deling, laissant un regard morne sur le paysage qui se dessinait autour de lui. L'impatience qu'il avait éprouvé en recevant la lettre de son général avait été effacée par les annonces de ces derniers jours et les retournements de situations abradabrantesques que cela avait pris au sein de la communauté Galbadienne. Edrik qui avait entrevu un moyen de passer pour un homme raisonnable et raisonné tout en prenant quelques noms à droite et à gauche pour élever sa situation, savait à présent qu'il n'y avait là ce soir que des enjeux bien trop politiques et qu'une véritable partie d'échecs allait se jouer. Zeit avait insisté pour l'accompagner, mais le nom de son second n'était pas sur l'invitation et puis il ne servait en rien de laisser un homme bien plus beau et charismatique à ses côtés dans un endroit où il pourrait faire bonne figure devant ces dames. De plus il y avait autre chose, quelque chose qu'Edrik avait caché pendant nombre de mois à Zeit et qui risquait de devenir bien trop flagrant à son ami ce soir.
Deling, ville raffinée si il en était, ses ruelles pavées, ses lumières, son architecture a nulle autre pareille... il y était.
Son véhicule s'arrêta devant un large bâtiment aux arabesques finement ciselées, un portier vient à sa rencontre et ouvrit la porte. La tenue de capitaine semblait bien plus éclatante sous les lumières de cet endroit qu'à Timber, c'était certainement pour cela que le jeune homme ne mettait que rarement ses habits militaires là-bas, et puis, sa tenue d'apparat était bien trop coûteuse pour qu'il la salisse dans la boue de la petite ville.

La cage, ou plutôt le splendide appartement du général était remplit de loups. On le salua à plusieurs reprises, il dut présenter ses hommages et puis enfin Johan vient à sa rencontre, son sourire parfait, ses cheveux parfaits, tout était de manière très agaçante parfait chez cet homme.

"Quel plaisir de vous voir mon général!" lui assenât Edrik d'une manière particulièrement enjouée qui cachait à merveille certains de ses ressentit envers lui. Johan et lui-même n'étaient pas dupe, depuis longtemps ils avaient établi un certain respect l'un envers l'autre, beaucoup les croyaient proche, mais l'un et l'autre s'utilisaient et s'observaient. Aujourd'hui la situation du futur marié était enviable, et cette soirée déballait au grand jour sa situation et sa richesse, c'était certainement cela le but à cet entrevu, prouver au monde qui il était et qu'elle place il tenait actuellement dans la politique de Galbadia.

"C'est très bien que vous soyez venus ! Ah mais, vous connaissez Hazel ma fiancée bien sûr."

Hazel s'approcha, Edrik la connaissait oui, et à sa vu il sentit son attention redoublée, elle aussi était d'une perfection qui pouvait bien mener à la jalousie, et pourtant elle n'avait pas cette chose, cette toute petite chose que sa factrice de soeur possédait et qui avait fait détourner le regard d'Edrik bien des fois.

"Enchanté de vous revoir." Hazel laissa Edrik lui présenter ses respects et par coutume s'éloigna des deux hommes les laissant seuls, c'est ce moment que Johan choisis pour taper sur l'épaule de son comparse et lui indiquer le boudoir et une heure de rendez-vous. Oh oui tout cela n'était que bien trop politique.
Edrik acquiesça et se mit en quête d'un verre, ici tout respirait le faux semblant, lui aussi par ailleurs, il avait besoin d'un peu d'air avant de se mélanger de nouveau aux loups.
Réfutant la simple pensée de demander le chemin à quelqu'un Edrik suivi la piste qui semblait la bonne poussant une porte puis une autre en toute discrétion à l'affut d'un verre de quelque chose de plus fort que leur champagne mimosa.
La troisième porte fut la bonne et le geste du capitaine s'arrêta net lorsqu'il compris qu'il n'était pas visiblement le seul à chercher du refuge loin de ses semblables. Là dans la cuisine, la mine boudeuse et étonnement apprêtée, se trouvait la petite factrice de Timber. Laissant un sourire poindre sur son visage, Edrik s'approcha d'un placard puis d'un autre et encore d'un autre avant qu'il ne trouve ce qu'il cherchait, une véritable bouteille d'alcool blanc. Débouchant la bouteille comme s'il était chez lui et jetant des regards à la dérobé à la jeune femme qui se trouvait dans la même pièce. Levant la bouteille avec nonchalance il lâchât alors avec un ton des plus charmeur "Je vous offre un verre ?"

C'était la première fois qu'il parlait à la jeune femme, et quelque chose lui disait qu'il avait bien fait de venir prendre l'air dans cette pièce-ci justement.

COSMIC SHEEP.
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MessageSujet: Re: Once upon a time • Willys & Edrik   28.12.16 13:33


Once upon a time


   
La photo trônait sur la cheminée, cerclée d’un cadre doré mettant en valeur le cliché qu’il protégeait. Les deux hôtes vous souriaient et semblaient vous inviter à remettre votre vie en question, et vous, ou en êtes-vous ? Nous, rien ne pourrait aller pour le mieux, étaient-ils ravis de vous annoncer avec l’insolence des gens heureux et la vanité de ceux qui ont réussi. Willys comprenait quiconque serait pris de nausée en observant cet instant de bonheur intense immortalisé et mis en scène par un photographe honteusement doué pour faire parler ses sujets, elle-même n’en menait pas large, ce cliché la rendait malade. Joan et Hazel avaient été propulsés sous les feux des projecteurs après la formidable promotion du jeune homme, passé général de brigade à général de division le jour ou Cydaée avait pris le pouvoir et dorénavant chargé de faire régner l’ordre à Timber. Formidable, applaudissez tous s’il vous plait ce héros qui aura su si bien se placer qu’il lavera l’honneur de sa belle-famille jusqu’alors solide mais discrets alliés de Vinzer Deling. Mais ça, personne ne s’en rappelait aujourd’hui, il était bien plus commode de soutenir de toutes ses forces ce jeune homme ambitieux et de le remercier en silence pour avoir eu le flair de correctement se positionner auprès de la bonne personne. Les Weiss paradaient, fiers mais surpris d’avoir eu autant de chance. Déménager trois jours avant le coup d’état de la sorcière et continuer de grimper toujours plus haut en étant lié dorénavant par le mariage de leur fille au général en charge de la ville qu’ils avaient bassement quittée, eux même ne semblaient se remettre de ce coup de maître.

L’idée de jouer un rôle dans cette mascarade était plus qu’inconfortable, Willys trainait sa mauvaise humeur et son malaise dans le luxueux appartement des futurs mariés alors que des regards insistant de sa mère l’invitait à faire preuve de plus d’entrain. Mais des efforts elle n’était prête à en faire aucuns, ni ce soir ni demain, elle aurait voulu se cacher dans un coin et que personne ne soit en mesure de l’associer de près ou de loin à ce qu’il était en train de se passer entre ces murs. Pourtant elle était là, avait même eu le culot de s’apprêter malgré ses soi-disant convictions, prouvant qu’au fond elle n’avait aucune volonté et se pliait toujours aux directives d’une famille qu’elle haïssait sur papier mais continuait de suivre malgré tout. Et elle poursuivait pourtant, éhontées, à se mentir à elle-même en se convainquant qu’elle n’était présente que dans l’optique de livrer des informations à son réseau, qu’elle avait effectivement un rôle à jouer mais certainement pas celui que les Weiss lui avaient attribué. Mais perdu au milieu d’un monde qui lui échappait sans son intégralité, elle n’œuvrait ni en faveurs des résistants ni en celles de ses parents. Elle restait plutôt plantée là, immobile et inutile, et attendait comme la plupart du temps que les minutes passent.

Sa mère ne tarderait pas à venir vers elle, elle le sentait, ses regards se faisaient de plus en plus insistant et sévères, l’incapacité de sa fille de faire bonne figure et son talent pour faire fuir quiconque s’adressait à elle commençait sérieusement à l’irriter. Pour lui éviter de s’en formaliser plus longtemps et échappant à l’occasion à un entretient qui s’annonçait désagréable, Willys quitta le grand salon pour rejoindre la cuisine sans un regard vers a sœur qui venait de l’interpeller. Nerveuse et fébrile, elle passa le cadre de la porte de la cuisine, vide, et poussa un bruyant soupir qui se transforma en un râle exténué. À quoi jouait-elle ? S’adossant au plan de travail, elle pressa index et pouce sur son arcade sourcilière à la recherche d’une logique dans son comportement. Que diable espérait-elle et de quoi avait-elle donc envies ?

Un homme mis fin à ses réflexions et elle releva la tête, contrariée qu’on ait découvert sa cachette. Il ne fut pourtant pas disposé à lui adresser la parole dans un premier temps, juste un sourire alors qu’il fouillait sans gêne dans les placards à la recherche visible d’un objet bien précis. Willys le détailla en fronçant les sourcils, observant son costume et ses manières nonchalantes. Salaud, ne put-elle s’empêcher de penser, sûrement dû à un besoin irrépressible de se mettre en colère contre quelque chose ou en occurrence ici, quelqu’un. Croisant ses bras contre sa poitrine, elle détourna le regard et observa par la fenêtre. Deling City, insensible à ses tourments, brillait de mille feux et elle s’agaça de cette impudence. Aussi, quand l’inconnu lui proposa un verre, en sois tout ce dont elle avait besoin à cet instant, ne put-elle s’empêcher de riposter froidement. « Mais vous êtes chez moi. » Chez sa sœur, peut-être, mais cela lui conférait tout de même un minimum de pouvoir dont elle était prête à se servir en cas de besoin. Arrachant la bouteille des mains du soldat, elle se redressa et se retourna vers le placard qui la surplombait, attrapant deux verres sans la moindre des délicatesses avant de les poser si violemment sur le comptoir qu’il était surprenant qu’ils ne se soient pas brisés.

Alors qu’elle allait débouchonner la bouteille elle se rendit compte que l’homme avait déjà pris soin de le faire. Essuyant alors sa main sur un bout de sa robe elle versa le liquide dans les deux coupes, attrapa la sienne et retourna là où il l’avait trouvé, adossé contre le plan de travail alors que son regard cette fois ci se baladait avec plus d’insistance sur le visage de celui qui l’avait dérangé. « Je vous ai déjà vu. » Commenta-t-elle à voix haute avant qu’elle ne trouve elle-même la réponse. « Timber. Je vous ai déjà vu faire des rondes là-bas. Évidement. » Sans donner suite à cette reflexion, elle regarda alors devant elle, trempant ses lèvres dans son verre sans juger bon de porter à toast à quoi que ce soit.
   
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MessageSujet: Re: Once upon a time • Willys & Edrik   28.12.16 18:26






Willys & Edrik


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On pourrait penser au vu du caractère et de la dégaine d’Edrik qu’il ne se sentirait pas à sa place dans un endroit comme ce sublime appartement de Deling et que la raison de sa fuite serait son malaise face à tant de splendeur et de bien séance. Mais en réalité tout était bien différent. Le capitaine aimait le faste, la dorure, le grandiose, il aimait se sentir au centre de l’attention et respecté, cela assurait la stature d’un homme le respect, mais ce soir, ce n’était pas lui qui était sous le feu des projecteurs et bien qu’il apprécierait que son heure vienne rapidement il était de bon ton de se montrer patient et discret à cet égard surtout après le coup d’état.
A ces pensées Edrik avait bien souvent des frissons, une sorcière, voilà qui commandait l’armée à présent une sorcière perclus de magie qui avait fait le ménage autour d’elle avec une dextérité féroce, ce pauvre Vinzer c’était fait berner, et quelque part Edrik aussi, il n’avait pas prévu le coup d’état, il n’avait placé aucun pions, et pourtant comme à son habitude il s’en sortait avec les lauriers, tout cela en parti grâce à sa relation avec Joan. Mais la frontière était mince entre sa position et le licenciement, Cydaée n’avait pas les mêmes attentes que Vinzer Deling et déjà les prémices du nouveau monde qu’elle créait n’annonçait rien de bon pour la position d’homme gradé qu’il avait. Il fallait donc mettre toutes les chances de son côté, et lorsqu’on parlait de chance, voilà qu’il se retrouvait seul à seul avec la belle-sœur de son général, la petite factrice de Timber qui oscillait toujours avec une certaine naïveté entre une forme de rébellion post-pubère et un effacement total face à sa famille. Willys Weiss était parfaite, parfaite pour tout ce qu’il était en train de prévoir dans son esprit. Jamais Joan ne mettrai en danger la sœur de sa parfaite petite amante et jamais il ne mettrait non plus dans l’embarras l’homme qui réussirait à accaparer sa main. Car oui, à l’heure d’aujourd’hui le mariage se brandissait comme un trophée durement gagné surtout dans des sphères comme celles dans lesquelles ils évoluaient tous les deux.
Mais rien n’était fait, et certainement que la blondinette n’imaginait pas même ce que Edrik tramait depuis le coup d’état, lui qui était passé de la curiosité envers la jeune femme à une véritable forme d’attente surtout en vue de cette soirée, il fallait donc faire bonne impression.

« Je vois... alors c’est vous qui m’offrez un verre. » dit-il avec un sourire tandis qu’il laissait Willys lui prendre la bouteille des mains après avoir failli exploser les deux verres qu’elle avait si violemment posé sur la table de travail de la cuisine. Attrapant le verre qu’elle venait si gentiment de lui servir, Edrik se garda tout approche, restant droit et calme décernant chez la plus jeune des Weiss une certaine forme d’hostilité dans la manière dont elle parlait du faite qu’elle l’avait reconnu. Pour beaucoup de personnes à Timber un capitaine Galbadien n’était pas le bienvenue, mais elle était d’une bonne famille qui avait toujours soutenu l’armée il était donc étonnant qu’elle parle ainsi de lui. Passant la main dans sa poche avec décontraction, son sourire toujours collé aux lèvres, Edrik leva son verre comme pour porter un toast tandis qu’il inclinait doucement la tête.

« Capitaine Pernhite pour vous servir mademoiselle. »Puis à ses mots il plongea ses lèvres dans le breuvage et prit une gorgée qu’il considéra comme bien mérité avant de reporter son attention sur la jeune femme. Dans ses habits de festivité elle était des plus charmante, moins négligée et plus féminine, une parfaite petite bourgeoise comme on les aimait, enfin presque. Le regard noir et les sourcils froncés de Willys sur son visage boudeur venaient atténuer considérablement l’aspect charmant dont elle était parée.
S’adossant au mur qui se trouvait derrière lui Edrik se mit à la détailler, laissant son regard trainer sur ses vêtements et se laissant imaginer ce qui pouvait bien se trouver en dessous. Willys Weiss était comme un trophée, mais avant tout elle était surtout une jolie plante, jeune mais fort jolie.

« Pourquoi vous cachez vous ici ? Votre cavalier vous a laissé tomber ? Si vous le souhaitez je peux aller lui régler son compte !» Une pointe d’humour, une annonce virile, une question qui n’en était pas vraiment une et un flegme à nul autre pareil dont le sourire dévoilait les fossettes de ses pommettes saillantes, voilà ce qui attendrissait les femmes en règle général, autant savoir user de ses atouts lorsqu’il le fallait, c’était la philosophie d’Edrik et sans cette dernière il ne serait certainement pas dans cette cuisine en ce jour à lancer un regard pétillant et intriguée sur Willys.

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MessageSujet: Re: Once upon a time • Willys & Edrik   29.12.16 23:03


Once upon a time


   
« C’est Joan qui le fait en réalité. Il devait réserver celle-ci pour une grande occasion, prétextons que l’ennui que nous inspire cette soirée en est une. » Lâcha t’elle en servant les verres, supposant que si cet homme-là c’était réfugié dans la cuisine, c’est qu’il avait tout autant qu’elle besoin de changer d’air. Naïvement elle n’avait pas pensé une seconde qu’il restait là pour elle et croyait bêtement qu’il lui faisait la conversation par politesse. L’inflexion romantique de sa voix, trop subtile pour elle sans doute, ne l’avait pas aiguillé sur la suite comme elle l’aurait dû aussi Willys restait égale à elle-même, brute mais candide et tristement inexpérimentée.

Willys ne savait pas parler aux hommes, pas plus qu’elle ne savait les regarder. La gente masculine n’avait à vrai dire jamais vraiment daigné voir en elle autre chose qu’une gamine taciturne et nerveuse, jamais encline à répondre à leurs attentes et encore moins à leurs fantasmes. Sur papier elle s’en était accommodé, si elle ne plaisait pas aux garçons eux non plus ne lui plairait pas, un serment plus difficile à tenir qu’elle ne l’aurait espéré. Et puis il y avait Gaïa. Gaïa qui, sans faire le moindre effort attirait le monde à elle. Les hommes avaient posé très tôt sur son corps adolescent des regards brulant de désir mais aucun d’eux n’avaient réussi à la conquérir. Spectatrice, Willys avait observé avec incompréhension ce nouveau spectacle troublant, elle avait craint surtout qu’un garçon ne lui ravisse son amie et s’était longtemps tenue loin d’eux en souhaitant de mise les tenir à l’écart de Gaïa. Perturbée par leurs approches, par leurs postures, Willys qui voulait rester une enfant et qui aurait voulu que les autres le restent aussi, par mimétisme avait alors adopter l’attitude désinteressée de sa meilleure amie pour se donner constance, avec beaucoup moins d’aplomb cependant. Mais personne jamais ne l’avait regardé comme une femme. Personne ne l’avait regardé comme on regardait Gaïa. Personne avant ce soir. Car elle croyait voir dans les yeux du capitaine Pernhite cette chose qui l’avait tant bouleversée et gênée à l’époque, mais le plus troublant c’est que ce regard lui était adressé à elle.

Alors que le capitaine baladait son regard sur sa robe, ses yeux s’étaient légèrement écarquillés et, tout bonnement incapable de savoir quelle attitude adopter, le rouge lui montait gentiment aux joues, à son plus grand désespoir. Elle ne savait pas bien démêler les émotions qui s’imposaient à elle, si elle était outrée ou flattée, honteuse ou heureuse qu’on lui adresse une pareille œillade, ce qui était certain, c’est qu’elle n’assumait absolument le fait pas se poser la question. Buvant une gorgée de vin pour la sauver de ce grand embarras, dans un réflexe purement adolescent elle tira sur sa robe. Elle se maudit pour ça, car si l’attitude de Pernhite lui rappelait le regard qu’à quatorze ans on posait sur Gaïa, elle en avait vingt-trois aujourd’hui et plus d’excuses pour se comporter comme un adolescent effarouché.

« Un cavalier ? » Répéta-t-elle d’un air ahuri en buvant une gorgée de travers, essuyant maladroitement le coin de sa bouche en dévisageant le capitaine les sourcils froncés. « Non. Non, non. Ce n’est pas mon genre ça. » Bredouilla-t-elle d’un air bourru alors qu’elle se réservait déjà un verre, mal à l’aise. Que diable lui voulait cet homme-là ? Ses phrases chevaleresques, son petit sourire au coin de la bouche, elle aurait du tout envoyer valser mais voilà qu’un simple regard avait suffi à la déstabiliser. « Je me suis fâchée avec ma sœur. » Mentit-elle plus ou moins pour expliquer son retrait, se sentant comme obligé de se justifier tout en évitant habilement le véritable problème.

« Enfin il y a peut-être mieux à faire dans le salon, non ? Pour un homme comme vous je veux dire. Si Joan vous a invité c’est bien parce que… J’en sais rien, il a besoin de vous pour je ne sais quoi. Qu’est-ce que vous êtes venu faire ici ? » Conclut-elle d’un ton accusateur avant de boire une nouvelle gorgée. Doucement, s’imposa-t-elle mentalement, elle ne se connaissait que trop bien et l’alcool ne lui réussissait pas à merveille, c’était un ami traitre et s’appuyer sur lui n’était pas la plus brillante des idées.
   
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MessageSujet: Re: Once upon a time • Willys & Edrik   02.01.17 11:11






Willys & Edrik


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L'ennui, il aurait fallu à Edrik peu de choses pour décrire cet état, il ne savait que trop bien à quoi se référencer pour cela, coincer dans Timber, dans la boue et au milieu d'un village de fous qui semblaient aussi obstinés que téméraires dans leurs actions désespérées contre l'ancien gouvernement Vinzer. Mais là plus personne ne mouftait et certainement pas Edrik d'ailleurs. Le coup d'état, l'arrivée de Cydaée au pouvoir tout cela était arrivé bien trop vite. Comme à son habitude Edrik avait eu de la chance, il s'était placé du bon côté de la barrière, Joan avait été son atout, son as, et il savait bien au fond de lui qu'il faudrait payer cela à un moment ou à un autre. Le capitaine n'avait jamais aimé la magie, elle lui faisait peur, elle le rebutait et voilà qu'il devait se retrouver à être à la botte de la personne la plus "magique" qui fut...
L'ennui n'était plus et quelque part, en lui-même, alors même qu'il refuserait de l'avouer, l'ennui lui manquait un peu.
Edrik se mit à sourire, un sourire franc qu'il ponctua d'une longue gorgée prise dans son verre tendis qu'il écoutait Willys s'empêtrer avec elle-même, perdre le sens de sa phrase. Alors comme ça elle n'avait pas pour habitudes d'amener avec elle quelqu'un à ce genre de soirée. C'était intéressant, très intéressant même. A Galbadia la plupart des jeunes filles de bonnes familles étaient rapidement propulsées dans les bras d'un homme bien placé dans la hiérarchie sociale de leur ville, mais les parents Weiss semblaient s'être fait un point d'honneur à laisser le choix à leurs filles pour ce genre de choses. Ainsi Hazel avait choisit son époux, et aussi dérangeant que la perfection que leur couple affichait fut, on ne pouvait s'empêcher de considérer que l'un comme l'autre avait de la chance.
Les yeux de Willys changeaient d'émotion, se perdant tour à tour sur Edrik et sur l'espace dans lequel elle se trouvait, comme si inconsciemment la jeune femme cherchait une porte de sorti à cette discussion, à elle-même et à cette soirée. Edrik connaissait bien cela, c'était le même regard qu'avaient les hommes lorsqu'on les interrogeait de manière formel. Il n'était pas difficile alors de décrypter leurs faiblesses. Et aux yeux du capitaine ce soir, il semblait que la faiblesse de Willys soit les hommes. Tant mieux, cela mettait un avantage certain à sa position, en tant qu'homme mais, aussi en tant qu'aîné dans cette pièce.

"Je viens vous aider à faire passer votre ennui voyons. On ne laisse pas mademoiselle Weiss dans un coin."

Posant son verre sur la table, Edrik se redressa en fourrant les mains dans ses poches et se mit à marcher dans la pièce, avec sa nonchalance habituelle et en quittant pour la première fois des yeux Willys. Son regard se porta sur la fenètre qui donnait sur la cour extérieure, là même où il était arrivé quelques minutes plus tôt avant de s'engouffrer dans la cage que représentait ce genre de cérémonies.

"C'est une belle ville. Deling. Une personne de votre condition doit apprécier ce qui y est offert. Bien que cela soit toujours difficile d'être arraché à l'endroit où l'on a grandi n'est-ce pas ?"

Tendre, c'était l'adjectif qui correspondait le mieux au ton et au regard qu'Edrik posait sur Willys tendis qu'il finissait la phrase s'étant rapproché d'elle doucement, faignant un quelconque intérêt aux aller et venu devant la porte de la maison. Laissant l'espace diminuer entre elle et lui. Willys était jeune, ignorante pour beaucoup de choses de la vie, mais surtout déstabilisé lorsqu'elle ne contrôlait pas une situation et là c'était Edrik qui avait le contrôle et il comptait bien user de cet avantage encore un moment.

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MessageSujet: Re: Once upon a time • Willys & Edrik   03.01.17 12:20


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On ne laisse pas mademoiselle Weiss dans un coin. On ne laisse… Pardon ? Perplexe devant l’audace malicieuse de son interlocuteur qui de toute évidence devait s’amuser bien plus qu’elle, Willys fronça le nez d’un air peu enthousiaste avant de boire lentement une nouvelle gorgée de vin. C’était une impression générale, ancré depuis bien longtemps dans son esprit, la sensation que le monde se divertissait toujours plus qu’elle. Elle ignorait si elle devait le mettre sur le compte de son incapacité flagrante de s’amuser du second degré – qu’elle avait du mal à percevoir, la plupart du temps – ou de son don pour rendre quelque chose censé être distrayant en une activité profondément barbante, toujours est il qu’ils étaient rare, ceux qui avaient réussi à faire naitre un sourire sur le coin de ses lèvres pincés. Le capitaine Pernhite finirait comme la plupart des hommes sans doute à s’y casser les dents, un manque certain de réceptivité décourageait généralement la gente masculine, c’est ainsi qu’elle avait fait fuir la plupart de ceux qui avaient espéré un jour dialoguer avec elle.

Mais Pernhite lui restait là, peu impressionné par son air bougon et visiblement disposé à poursuivre la conversation même s’il devait être le seul à poser des questions durant l’échange. Alors qu’il se rapprochait de la fenêtre, les yeux de Willys se transformèrent en deux petites fentes dans l’espoir ridicule de comprendre les intentions du capitaine grâce à un scrupuleux jeu d’observation. Elles étaient pour le moins clair sous-entendrait plus d’un idiot, mais elle lui prêtait d’autres desseins qui dépassaient son numéro de beau parleur. Sans pouvoir l’expliquer, elle avait la sensation d’être en danger. La nonchalance affichée de son interlocuteur ne la rassurait pas, pas plus que le ton emprunté de sa voix qui se voulait certainement conciliant et doux mais qu’elle trouvait étrangement inquiétant. Peut-être se sentait-elle juste vulnérable, puisqu’en une œillade il lui avait donné un corps de femme que, confuse, elle peinait à assumer. Renfrognée, elle posa son verre près d’elle et tapota nerveusement du plat de ses doigts le plan de travail en détournant le regard. C’est le moment qu’il choisit pour reprendre la parole.

Une personne de votre condition, mais qu’allait-il imaginer là ? Avant de débarquer à Deling City les Weiss n’était rien d’autre qu’une triste famille qui se voulait bourgeoise sans réellement pouvoir assumer ses prétentions. Sa mère, surtout, frustré sans doute par une situation plutôt modeste, se donnait des airs mondains que Willys avait un temps trouvés impressionnant avant de les juger ridicules et honteux. Mais voilà qu’aujourd’hui, grâce à leur fille ainée, les Weiss atteignaient enfin les sphères qu’ils avaient si longtemps contemplées avec envie. Ce n’était rien d’autre qu’un malheureux concours de circonstances, si Pernhite pensait qu’ils faisaient partie d’un certain monde, c’est que comme tant d’autre il avait cru à leur navrant petit manège.

« Je n’ai pas vraiment eu le temps d’y mettre les pieds, depuis le déménagement. » Avança-t-elle alors que le capitaine se rapprochait et que bien malgré elle son corps se tendit, mal à l’aise. C'est vrai, depuis qu'elle était arrivée ici elle avait à peine mis le nez dehors. En tous les cas, peu décidée à lui confier quoi que ce soit à propos de sa vie à Timber, un sujet bien trop dangereux à son goût, elle observa la fenêtre du coin de l’œil pour trouver l’inspiration, et de mise ignorer le regard que lui adressait Pernhite. Fut un temps, c’est vrai, Deling avait été magique. Enfant elle avait parcouru ses rues avec entrain, émerveillée par l’architecture de la ville et son ambiance si particulière. Elle avait pensée venir s’installer ici, passer son adolescence dans l’un de ses petits appartements, vivre de la musique, trouver l’amour, du moins enchainer des aventures pus rocambolesque les unes que les autres. Oui elle avait un jour caressé ce rêve-là et elle en était toute étonnée aujourd’hui tant ses attentes avaient été revu à la baisse.

« C’est un peu ironique non, qu’on continue d’appeler cette ville Deling City ? Je veux dire, Vinzer est mort. » Poursuivit-elle sans qu’il ne soit foncièrement nécessaire de le préciser… Une vilaine habitude de formuler des réflexions personnel à voix haute sans réflechir bien longtemps à leur impact. C'était plus ou moins le bienvenue en fonction de l'interlocuteur qui nous faisait face, dans le cas présent, c'était plutôt gênant. Pinçant ses lèvres en haussant les sourcils, cherchant à récupérer son verre en tâtonnant l’endroit où elle l’avait abandonné un peu plus tôt pour noyer sa bourde dans l’alcool, elle mit enfin main basse sur l’objet mais se retint encore un instant d’y tremper ses lèvres. « Vous parlez en connaissance de cause ? Avec cette histoire d’être arraché d’un endroit où on a grandi ? » L’interrogea-t-elle avant de ne pas résister plus longtemps à lui soumettre une autre question et ce sans vraiment lui laisser le temps de répondre à la première. « Comment se présente la situation à Timber ? »

Non elle n'avait pas pu se retenir, elle avait besoin de savoir ce qu'il en était. Zael avait quitté la ville, mais son réseau s'y trouvait toujours et si elle était en liaison avec Meera cette dernière s'était montré intelligement vague. Que devenait la résistance maintenant qu'une sorcière était au pouvoir ? Est ce qu'ils étaient toujours décidé à se battre, quels ordres avaient reçu l'armée Galbdienne ? Elle voulait reprendre la main sur la conversation et servir ses interêts, si Pernhite pouvait l'informer sur la situation sans qu'elle n'ait à passer par Joan qui regnait là bas en grand maitre, alors elle se servirait ce soir de cette carte.
 
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MessageSujet: Re: Once upon a time • Willys & Edrik   04.01.17 21:41






Willys & Edrik


Once upon a time • everything as a beginning

Dans l'ordre des choses établit dans le grand livre des lois de notre univers, ce livre même que personne n'a jamais lu mais, que tout le monde semble connaître sans vraiment se l'avouer; il est bien connu qu'à tout combat il y a un gagnant et un perdant. Bien souvent l'issus du combat est connu de tous, on peut facilement parier sur le plus fort dans une situation de part les informations caractériels qui nous semblent dominante, et pourtant il pouvait arriver qu'une situation se renverse. Une marche glissante pouvant précipiter la chute sans qu'on ne puisse s'y attendre.
Edrik Pernhite était de ses hommes qui avaient toujours senti le vent tourner, il arrivait toujours à prendre les devant à envisager les issus et à s'approprier les gloires sur des faits qui n'étaient pas les siens sachant simplement présenter à son avantage chaque situation. Cela pouvait paraître à la fois irritant et déstabilisant pour ceux qui se trouvaient autour de lui, mais c'était sa chance à lui et jusqu'ici elle ne lui avait jamais fait défaut.
A côté de lui, la jeune Weiss se figeait puis bougeait de manière incongru, il trouvait à la fois cela attachant et bien trop simple. A croire qu'elle l'avait attendu toute sa vie dans cette cuisine pour lui offrir cette occasion d'engager la conversation, elle qu'il regardait de loin distribuer son courrier, s'attardant parfois un peu plus longtemps devant telle ou telle porte.
En bon observateur, Edrik avait bien vu qu'à l'évocation de Timber elle avait parût dissiper un instant, cette question ne devait pas être la bienvenue, et voilà qu'elle se mettait à parler, vraiment et pas seulement répondre à ses questions. Il fit rapidement le lien avec le fait qu'elle était seule, loin de la soirée et affligée de cette moue renfrognére de jeune femme luttant contre un entourage qui l'avait obligé à revêtir une robe qui ne ressemblait en rien à ce look décontracté qui cachait ses formes et les qualités plastiques dont elle était parée.
Le léger sourire qui était apparu à la commissure des lèvres du capitaine disparut pourtant en un instant lorsqu'elle évoqua Vinzer Deling. Il lui fallut détourner le regard et se mettre quelques secondes dos à elle afin de reprendre une contenance en feignant une envie subite de vouloir finir son verre et de se détourner de quelques pas. C'était un sujet sensible pour lui, l'arrivée d'une sorcière au pouvoir n'était pas de bon augure, Edrik le savait, tout le monde le savait et pourtant même les résistants n'avaient pas vraiment réagis. L'armée Galbadienne c'était rendu, grâce à ses liens avec Joan, Edrik avait réussi à conserver sa place, il l'avait échappé belle, lui et toute son équipe et pourtant ils étaient toujours dans le circuit. Joan avait besoin de quelqu'un qu'il connaissait bien sur les lieux, et bien que Timber ne serait certainement pas le sujet principal des occupations de Cydaée il s'agissait d'un véritable repère de rebelles plus ou moins organisés qui pouvaient facilement mettre le feu aux poudre partout dans Galbadia par la suite. Eux-même n'avaient certainement pas conscience de ce pouvoir qu'ils avaient sur les autres et c'était tant mieux aux yeux du Capitaine.

"Sujet épineux s'il en est. Et dangereux." conclu Edrik une fois son verre terminé.

Il profita de la précipitation de Willis vers la bouteille pour respirer un bon coup. Il ne s'attendait pas à ce qui allait arriver et pourtant elle en arriva à lui poser une question d'elle-même. Une pointe de curiosités qu'elle cachât par un vif empressement à changer de sujet une nouvelle fois. Cette fille était une girouette, peut-être avait-elle trop de choses en tête. Edrik avait déjà vu cela, un de ses frères avait la même habitude, résultât il était quelqu'un de bien trop influençable et si dans le cas de Rabban Edrik trouvait cela parfois un peu pathétique, le détail ne lui déplaisait pas chez Willys. Quelqu'un qui regarde ailleurs ne voit pas où il marche.

"Les choses semblent..." Edrik reflechis un instant, était-il en droit de parler de ce qui se passait dans la ville à une simple civile ? Après tout ce qui se passait là-bas au niveau militaire relevait du secret professionnel maintenant que la famille Weiss habitaient à Deling City. Pourtant le capitaine sentait bien qu'il y avait là quelque chose à creuser. "... se calmer. Mais je ne puis vous en dire plus mademoiselle, du moins pas ce soir quand tant de murs ont des oreilles."

Un nouveau sourire malicieux, invitant à la confidence et à la confiance se dessina sur le visage du jeune homme tendis qu'il croisait les bras sur sa poitrine, laissant son regard toujours posé sur la jeune femme, mais affichant bien plus de sincérité que de désir cette fois-ci. Laissant le bas de son dos reposé sur la table de travail. Il se trouvait à présent à moins d'un mètre d'elle et il pouvait distinguer les différences de reflets dans les cheveux blonds de son interlocutrice.
Ce fut ce moment que la porte sembla choisir pour s'ouvrir sur l'hôte de la soirée, reflet adulte de Willys affichant tout d'abord un visage surpris. Edrik se précipita pour se redresser, tirât sur là-bas de sa veste et salua de nouveau la jeune femme d'un signe de la tête tandis qu'il prenait une posture stricte et militaire, bras derrière le dos et tête haute devant la futur Madame Le Général.

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MessageSujet: Re: Once upon a time • Willys & Edrik   06.01.17 21:05


Once upon a time


 
Voir mais ne pas vraiment observer. Un juste reproche qu’on lui aura fait à de nombreuses reprises. Décrypter les intentions, voir clair dans le jeu de quelqu’un semblait hors de sa portée, placez le sous le signe de l’innocence, de la bêtise ou d’une naïveté handicapante, mais à défaut d’être clairvoyante elle était devenue méfiante voir un brin paranoïaque. Willys voyait sa propre vie défilée devant ses yeux sans jamais réellement avoir la sensation d'en tenir le rôle principal, les autres créaient le spectacle pour elle, l’invitait presque à quitter la scène pour trouver une place confortable du côté des spectateurs, là où elle aurait une vue spectaculaire des conséquences des choix désastreux qu’elle ne prenait pas. Si ça ne tenait qu’à elle la pièce aurait été terriblement fade, peu de décors et peu de personnages, sobre et ennuyant, elle n’aspirait à rien de plus. Mais le grand metteur en scène semblait en avoir décidé autrement puisque depuis un an voilà que s’enchaînait des péripéties plus abracadabrantes les unes que les autres. Pourtant, toujours, elle se tenait en état d’observation. Les autres pouvaient résoudre les problèmes à sa place, prendre des décisions décisives et créer les retournements de situation sans elle. Elle subissait dans le plus terrible des consentements, dépassé et peu amène de changer quoi que ce soit.

Ce soir elle avait été une poupée qu’on avait habillée et maquillée avant d’être placé dans la cage aux lions pour être dévorée. À peine si elle avait saisi ce qu’attendait sa famille, clairement il n’était pas seulement question de ne faire qu’acte de présence mais encore une fois on lui avait caché bien des choses pour son soi-disant propre bien. Sans le savoir, le piège se refermait sur elle, au moment même où elle avait décidé de participer un peu plus activement à la conversation avec le capitaine Pernhite et d’oublier sa mauvaise humeur au profit d’une envie peu compréhensible de s’impliquer dans la discussion, elle était condamnée.

« Ca se calme, vraiment ? » Répéta t’elle en tentant vainement de deviner si son interlocuteur lui cachait d’une manière ou d’une autre la vérité. « Est-ce que… Enfin, est-ce que tout le monde… Ou plutôt, personne, ne comprend réellement ce qu’il se passe et ce qu’il va arriver ? Avouez-le, l’armée est aussi perdue que les civils, ça dépasse l’entendement. Je veux dire… On a une sorcière au-dessus de nous nom de dieu, une… »

Mais la porte de la cuisine s’ouvrit et Willys s’arrêta net en découvrant à l’embrasure de la porte la délicate silhouette de sa sœur. Plus ravissante que jamais, elle observa avec une surprise non feinte le duo improbable qui s’était créé à son insu dans son propre appartement avant que ses lèvres ne s’étirent en un sourire impeccable. À cet instant, Willys ne savait pas bien contre qui retourner sa colère. Contre Hazel et sa détestable perfection, contre le capitaine Pernhite qui venait de réagir comme si l’ainée les avait pris sur le fait d’une action compromettante, ou contre elle. Elle qui, honteuse, réalisa à qui elle était en train de s’adresser mais surtout qui aurait voulu qu’on ne mette pas un terme aussi prompt à leur échange. Ses joues s’empourprèrent alors qu’elle affichait à nouveau un visage fermé et dur. Hazel, elle, se rapprocha doucement comme si le moindre faux pas pouvait d’une manière ou d’une autre rompre un enchantement qu’elle était la seule à voir.

« J’espère qu’elle ne vous embête pas trop. »
Glissa-t-elle à l’intention de Pernhite, toujours aussi souriante, faussement inquiétée. « Mon mari vous cherche capitaine, mais prenez votre temps. » Ajouta t’elle en agitant, légère, une main qui invitait l’homme à poursuivre ce qu’il était en train d’entreprendre et que, moins naïve que la cadette, elle avait sans nul doute tout à fait saisi. Son regard glissa vers le verre que tenait une Willys renfrognée entre ses doigts crispés avant de ne se poser sur la bouteille subtilisée par l'homme plus tôt. « Je ne dirais rien à Joan. » Murmura t’elle en reconnaissant l’objet initialement caché ici pour fêter plus tard une grande occasion, bien trop heureuse qu’elle célèbre finalement une rencontre inespérée. Quittant la pièce avec une grâce déconcertante, elle referma derrière elle la porte de la cuisine en adressant un dernier clin d’œil à sa sœur.

Mortifiée, Willys pinça ses lèvres avant de baisser la tête vers son verre qu’elle reposa aussitôt sur le plan de travail pour cacher qu’elle tremblait. Le problème ? Elle ignorait ce qui en était réellement la cause. Plus que le trouble qu'avait laissé l'intrusion de sa soeur, évoquer un peu plus tôt Cydaée lui avait rappeler de sombre souvenir qu'elle s'acheminait à faire disparaitre sans succés. Préférant croiser ses bras contre sa poitrine, elle adressa un regard assassin au capitaine avant de secouer légèrement la tête, se rendant bien compte qu’elle ne pouvait faire de lui le parfait coupable et qu’il était bien peu nécessaire de se retourner contre sa personne.

« Je vous laisse aller débattre sur le sujet avec vos petits camarades. » Le mieux pour elle serait encore qu’il quitte la pièce sans suivre l’affligeante directive de sa sœur, bien trop heureuse de la voir converser avec ce qui avait été un temps « l’ennemi ». Emportée qu’elle était Willys formulait souvent des vœux qu’elle venait à remettre en question ou à commettre des actes qu’il aurait été plus sage de cogiter en amont, réfléchir n’avait jamais été son fort mais seule il était toujours plus commode de se prêter à l’exercice. Or, le regard que posait Pernhite sur elle continuait de la troubler à son plus grand désespoir, elle ne contrôlait pas la situation et elle ne supportait pas cela, le plus gênant étant que son interlocuteur, elle le savait pertinemment, en avait parfaitement conscience. Alors qu'il parte, avant qu'elle ne fasse un pas qu'elle aurait tôt fait de regretter plus tard.

 
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MessageSujet: Re: Once upon a time • Willys & Edrik   07.01.17 15:16






Willys & Edrik


Once upon a time • everything as a beginning

Courir après quelque chose, le désirer, se battre pour le posséder, se battre pour le garder et pour se protéger du monde extérieur, tout cela, Edrik n'avait jamais eu à le faire. Tout venait toujours de manière absolument incroyable à lui sans qu'il ne faille plus que cela provoquer le destin. Il en avait été toujours comme cela, son enfance sans être particulière s'était déroulée sans ac-coups, il avait fait des études des plus normales et avait tout de même rejoins l'armée à un poste enviable avant d'avoir la chance d'être bombardé Capitaine et ensuite de faire les bonnes alliances simplement en serrant la main des bonnes personnes. Quiconque observant cela avec un œil extérieur aurait certainement crié à l'arnaque mais, jamais on ne s'était suffisamment intéressé à lui pour considérer cela. On disait simplement qu'il avait de la chance mais qui a de la chance est malheureux en amour disait-on aussi, du moins si on considérait que la vie était un jeu, mais c'était encore un autre débat dans lequel le capitaine Pernhite se gardait bien d'entrer.
L'amour était égoïste, il n'aidait en rien la survit ni l'humanité, néanmoins il arrivait au jeune homme d'accorder aux sentiments une importance certaine dans les choix que l'on pouvait faire, après tous les sentiments influençaient l'instinct et ce n'était pas forcément une mauvaise chose.
Ainsi alors que la petite discussion avec la factrice de Timber prenait une tournure inattendu, dévoilant une jeune femme possédant une curiosité, certes mal placé et naïve mais profondément touchante, ils furent interrompus par la visite inopiné de la sœur de cette dernière qui fut à la fois étonnée et suffisamment ravi pour laisser planer une forme de sous-entendus sur la situation. C'était le moment parfait, le moment de jouer les cartes qu'il possédait naturellement. Edrik se mit alors à afficher un très léger sourire gêné tendis qu'il baissait doucement la tête, laissant un regard en coin se poser sur la blondinette qui se trouvait à ses côtés et qui semblait très mal à l'aise, tout était soigneusement calculé et cela sembla marcher auprès de la maîtresse de maison.
Rien n'aurait pu mieux se passer, si on le lui avait dit il n'y aurait certainement pas cru, mais entre la réaction d'Hazel et celle de Willys il n'y avait pour ce soir plus grand-chose à ajouter. Edrik le savait à présent il pourrait s'inviter à Deling City quand il le souhaitait.

"J'arrive dans un instant. Si vous permettez." dit-il avec toutes les politesses que l'on pouvait attendre de lui, feignant une fébrilité qui ne lui était pas commune et qu'il jouait à la perfection.

A ses côtés Willys était tendu, tremblante, il n'était pas difficile d'imaginer que les relations entre elle et sa soeur étaient à l'image de cet instant et qu'il en faudrait peu pour les deux jeunes femmes pour certains jours se confondre en confrontations excessives. Etrangement c'était quelque chose qui plaisait beaucoup au capitaine qui s'imaginait parfaitement la scène et trouvait cela plutot amusant.
Avant qu'Hazel ne disparaisse il s'avançât d'un pas vers elle, gardant sa posture cérémoniale et désigna la bouteille d'un regard la retenant une simple seconde par ce geste.

"Merci beaucoup." Ces deux mots lancés, Hazel disparut refermant la porte derrière elle. Edrik se détendit alors, un large sourire fendant son visage, un visage bien moins protocolaire que ce qu'il avait affiché jusqu'alors.

Les paroles de Willys fendirent alors l'air, tel des couperets. Elle se sentait trahis par quelque chose, allez savoir quoi, elle-même peut-être, et cette manière d'éviter à nouveau tout contact avec le capitaine laissait penser qu'elle n'avait pas pour habitudes de se faire surprendre en compagnie d'hommes dans la cuisine lors des réceptions.

"Vous avez tort. Ce ne sont pas mes petits camarades et je me garderai bien de débattre sur ce sujet en leur compagnie, je ne suis que capitaine. Je fais ce que l'on me demande rien de plus."

Edrik attrapât le bouchon de la bouteille et ce dirigea vers cette dernière avec un certain calme. Il l'attrapât, la reboucha et la rangea dans le placard où il l'avait prise. Il restait un fond qui serait bien suffisant pour Joan si il le désirait et de toute manière ce n'était pas le soucis principal du capitaine. En cet instant seule Willys comptait car elle était la clef de tout.

Se dirigeant vers la porte une fois l'arme du délit rangée à la bonne place, le Pernhite s'arrêta et se tourna légèrement vers la blondinette qui continuait d'éviter son regard. Avec un sourire tendre et charmeur il s'adressa à elle, sachant pertinemment que ce serait certainement la dernière fois de la soirée.

"La prochaine fois je me ferais un plaisir d'être votre cavalier, nous parlerons des personnes arrachées à leurs villes d'origines et ... nous finirons cette bouteille. Bonne soirée mademoiselle Weiss."

Sans accorder plus d'attention à la jeune femme Edrik se dirigeât vers la porte et sorti, laissant Willys dans la cuisine et rejoignant les loups qui s'amassaient dans le boudoir. Les hommes et leurs cigares, les moustaches fières et les costumes d'apparat une autre manche allait se jouer mais, Edrik laissait derrière lui une partie bien plus importante que ce qui allait à présent se jouer au coeur de cette soirée rutilante à Deling.

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