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 Mission Timber [Equipe technique]

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MessageSujet: Mission Timber [Equipe technique]   30.09.16 15:29



Mission Timber


L'équipe technique se compose de Willys, Jared et Gatiss. Le groupe va entrer dans les lieux par l'entrée de service. Cette dernière se trouve sous l'escalier de secours. Pour pouvoir pénétrer dans le bâtiment, un membre du personnel accompagné d'un soldat galbadien va contrôler vos accréditations. Depuis la tentative d'empoisonnement de Vinzer Deling, ils sont sur le qui-vive. Leur méfiance sera donc au maximum. Une chance, les précieux sésame sont d'excellente qualité. Ce qui pourrait vous trahir, ce serait plutôt votre allure et vos réactions. A vous d'être suffisamment convaincants.

Une fois ce premier barrage passé, l'autre garde ne devrait pas poser problème. Le simple fait de voir les badges à votre cou constituera pour lui une garantie suffisante de votre bonne foi et il ne vous prêtera plus aucune attention.



***

Grâce aux indications fournies par l'énoncé, à vous de vous adapter au mieux afin de maximiser les chances de réussite de la mission. En fonction de vos réactions, la suite des événements pourra se simplifier ou se corser. N'hésitez pas à suivre les aventures de l'autre groupe également, le contact pouvant être discrètement maintenu par messages interposés.


Groupe 2


- Jared H. Johnson
- Wilys D. Weiss
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MessageSujet: Re: Mission Timber [Equipe technique]   06.10.16 15:23



Mission Timber


Filant le train au coéquipier qui avait pris la route sans perdre de temps en présentations, qu’il avait peut-être jugé inutiles, nous avions rapidement rejoins ce dernier qui était à présent à portée de vue. Le bâtiment n’était plus qu’à quelques mètres devant nous. J’avais bêtement suivi ma jolie guide blonde en silence, scrutant les alentours l’air curieux et sur mes gardes.

Quelle idée de séparer le groupe … Me retrouver séparé des filles ne me plaisait guère et faire un minima confiance aux résistants non plus…mais il en va de la réussite de la mission. Le fait que le jeune homme est pris la tangente sans nous attendre m’avait un chouia irrité et tendu. Ils y avaient tant de facteurs inconnus et de variables…cela ne présageait rien de bon. Il était rare que je sois stressé en mission. Les événements avec Kate avaient-ils affectés à ce point mes émotions ?

Faisant disparaître une fois de plus mes pensées qui ne tendaient qu’à tergiverser à propos de Kate, je me reconcentrais sur la mission. Ce n’était pas le moment de se laisser envahir par des problèmes extérieurs et des sentiments superflus dans un tel contexte.

Une seconde, j’eus envie de jouer au petit chef et diriger le déroulement de notre infiltration dans le bâtiment. Mauvaise idée. J’étais mal placé pour ça, le seul Seed et en plus je n’étais pas du coin. J’ai donc décidé d’attendre bêtement que l’on me donne la marche à suivre comme un bon petit soldat, restant sur ma réserve pour éviter toute remarque déplacée comme j’avais pu le faire avec l’interlocuteur du bar.

Cette fois, j’allais tourner 7 fois ma langue dans ma bouche et réfléchir un peu plus avant de parler. Pas question de me faire mal voir et faire mauvaise impression.
 
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MessageSujet: Re: Mission Timber [Equipe technique]   07.10.16 15:51



Mission Timber


Willys progressait malgré elle dans la cours du studio, laissant faire ses automatismes sans réaliser vraiment quel parcours empruntait le petit groupe dont Gatiss avait pris la tête. Le SEED et elle avaient finalement réussi à le rattraper et, sans mots, le suivait sans réclamer plus de précisions. Pour le moment ils n’avaient rien de plus à faire que de se présenter à l’entrée de service et prier pour qu’on croie à leur petite mise en scène. Machinalement Willys tâtait le badge passé autour de son cou, passant son pouce sur le coin de la petite carte plastifiée le regard un peu absent comme si elle craignait de perdre à tout instant le précieux sésame qui lui permettrait de passer en toute sécurité les portes de l’établissement. Mentalement, elle tachait de se rappeler avec le plus de précision possible le plan des studios que leur avait présenté Ruben, le parcours qu’ils avaient à faire, les allés à éviter, les endroits à privilégier. Les noms aussi à évoquer en cas de problèmes pour donner l’impression qu’on pouvait leur faire confiance et les termes techniques qui leur sauveraient la mise.

Ils y étaient, qu’elle le veuille ou non ils y étaient et ils allaient le faire. Elle n’était pas tout à fait certaine de pleinement réaliser la chose, elle avait tant appréhendé ce jour, maintenant qu’il était là elle ne savait franchement comment l’accueillir. Willys repensa bêtement au jeu qu’elle s’était lancé à elle-même plus tôt, comme si le nombre de pas qui la séparait de son vélo au pub pouvait lui dire si oui ou non la mission allait bien se passer, et elle songea à la réponse terrible et négative qui en avait résulté. La résistante se sentait prête à tester à nouveau le destin, lancer un nouveau défi au hasard, si par exemple les hommes postés devant la porte de service les laissaient passer sans poser de questions ils s’en sortiraient vivants. C’était un peu stupide, dans la mesure où il était de toute façon préférable que cela se passe dans ce sens…

Fermant un instant les yeux en soufflant bruyamment avant de jeter un regard au SEED qui se trouvait près d’elle, Willys le dévisagea quelques instants avant de s’en détourner. C’était un garçon insolemment beau, il lui rappelait étrangement son beau-frère. Ils ne se ressemblaient pas, mais avaient quelque chose en commun. Les deux dégageaient de la prestance et étaient pourvus d’une beauté qui ne pouvait laisser personne indifférent. Pour sa part, faire face à ce genre d’individus relativement gâtés par la nature l’avait toujours mise plus ou moins mal à l’aise bien qu’elle ne se soit jamais laissé avoir par la première impression qu’on pouvait en avoir. Bref, elle n’allait évidemment pas s’arrêter au fait que ce garçon lui rappelait son maudit beau-frère de l’armée Galbadienne, elle se ferait son opinion sur lui en cours de route bien qu’elle ne soit pas tout à fait certaine qu’une mission soit un moment idéal pour faire connaissance avec un inconnu. Quoi qu’il soit assez étrange au final qu’elle ne sache rien de cet inconnu qui était avant tout un co-équipier... Que pouvait-il bien penser de tout ça, lui ? Il était bien silencieux, ne posait pas de questions, n’avait demandé aucune précision. Willys ne savait pas bien si c’était normal ou non, si elle inversait les rôles il était certain qu’elle n’aurait réussi à se taire bien longtemps.

Mais déjà la porte de service se dessinait devant eux et les trois continuèrent d’adopter une attitude décontractée. Gatiss ralentit le pas en cherchant le badge qu’il avait dû ranger dans sa poche et Willys se retrouva donc à la tête du peloton. Elle ne s’alarma pas devant la présence du soldat Galbadiens, à vrai dire elle s’était préparé à une sécurité bien plus compliquée à passer initialement, cela n’empêchant pas évidemment le fait qu’elle reste profondément nerveuse. « Bonjour. » Bredouilla t’elle en présentant son pass que l’homme de l’armée détailla avec attention. Sa main tremblait légèrement, les deux garçons derrière elle imitèrent son geste alors que le soldat attrapait un objet qui lui permit de scanner les trois accréditations. Trois petites détonations rassurantes se firent entendre et Willys, rassurée, tacha tout de même de rester impassible. Pourtant le regard du soldat se faisait insistant, et voilà qu’il brisa rapidement le silence. « Vous êtes bien nerveuse, mademoiselle. » Gatiss, derrière elle, eut un rictus nerveux alors qu’il arrivait à sa hauteur. « C’est pas comme si on risquait au moindre faux pas de perdre notre job avec tout ce foutoir. » L’homme après les avoir observés finit par hausser les épaules et leur présenta la porte. « Faites votre boulot et tout se passera bien. » Gatiss pressa alors l’épaule de la jeune fille, la poussant presque vers l’entrée comme elle semblait incapable de le faire par elle-même. Le SEED suivait toujours le mouvement. L’autre garde, lui, leur fit signe qu’il n’émettait pas d’opposition au choix du soldat.

Pouvait-on considérer qu’ils étaient entrés sans faire trop de grabuges ? Si oui, est ce qu’on pouvait supposer que, comme elle l’avait parié plus tôt avec le destin, ils s’en sortiraient tous vivants ? Toujours aussi silencieux le petit groupe décida de ne pas perdre de temps et, toujours en tête, Gatiss commença à progresser dans le bâtiment. « Hé, vous ! »

Son cœur rata un battement. Les yeux exorbités, Willys n’osa se retourner tout de suite mais la voix à nouveau les interpella et lentement, elle pivota vers un homme qui, à la vue du badge à son cou, devait être techniciens tout comme ils étaient censés l’être. « On a besoin de renfort sur le plateau 2. » « C’est que… » Commença la jeune fille, décidée à les sortirs de là. « On nous a confié une tache et… » « M’en fou c’est urgent, quoi que ce soit c’est moins important que ce que je vous demande, qu’il y en ait au moins un qui vienne. » Le seul qui puisse répondre à cette demande c’était Gatiss, au final l’unique personne du groupe qui s’y connaissait un minimum et qui pouvait de manière crédible se faire passer pour un technicien sans éveiller les soupçons. Il le savait, et retirant son blouson en soupirant, il balança le vêtement à Willys. « Tu déposes ça dans les vestiaires. » Et sans rien ajouter, il suivit l’homme avant de disparaitre derrière l’angle du couloir.

Voilà qu’elle se retrouvait seule face au SEED, avec, dans le blouson que lui avait confier Gatiss, la cassette. Elle aurait la charge de la diffuser, elle. Regardant le gaillard un peu déboussolée, elle finit par briser le silence. « Bon… On est que tous les deux maintenant. » Serrant le vêtement du résistant contre elle, elle s’avança vers un plan et pointa son doigt sur le couloir qu’ils étaient en train d’emprunter. « On est ici, il faut qu’on arrive là, au dernier étage. Rien de bien compliqué il faut qu’on rejoigne l’ascenseur qui est… » Cherchant un instant sa trace, elle finit par mettre son index dessus avant de continuer à murmurer. « Ici. Et espérer ne pas croiser trop de monde sur la route. Je ne sais pas si on passe par les vestiaires avant histoire de… Comment dire, donner du crédit à notre histoire ? » « Qu’est-ce que vous faites ici ? » C’était un soldat, visiblement en ronde, l’air agressif mais pas forcément méfiant. Ils étaient combien comme ça ?

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MessageSujet: Re: Mission Timber [Equipe technique]   09.10.16 0:14



Mission Timber


En ce jour de visite présidentielle, tous les techniciens étaient sur le qui vive. Les consignes étaient claires, tout devait se passer pour le mieux. La menace, plus implicite, les galbadiens ne tolèreraient aucune erreur de leur part. Tout devait être parfait pour le discours de Vinzer Deling.

En parlant de perfection, le soldat galbadien qui vous fait face ne jure que par l'efficacité. Pour lui, papillonner dans son travail n'est pas une option et il est clair qu'il vous considère comme des tires au flanc. Si vous ne voulez pas qu'il vous associe à un groupe de travail, il faudra le convaincre que vous avez mieux à  faire ailleurs ou encore du matériel à récupérer.

Vous baladez avec une veste supplémentaire vous rend suspicieux, il faudrait voir à vous débarrasser de cet élément encombrant tout en évitant d'y laisser toute trace de votre réelle identité.

Dans le vestiaire, vous trouverez dans un placard deux besaces contenant tout le matériel nécessaire à votre couverture. Mais vous ferez également la rencontre d'un jeune technicien stagiaire. Il est âgé d'un peu plus de seize ans. Il est désoeuvré, désireux de bien faire mais surtout, il ne voudra pas vous lâcher d'une semelle. A vous de voir ce que vous comptez faire de lui.



***

Grâce aux indications fournies par l'énoncé, à vous de vous adapter au mieux afin de maximiser les chances de réussite de la mission. En fonction de vos réactions, la suite des événements pourra se simplifier ou se corser. N'hésitez pas à suivre les aventures de l'autre groupe également, le contact pouvant être discrètement maintenu par messages interposés.


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MessageSujet: Re: Mission Timber [Equipe technique]   19.10.16 12:10



Mission Timber


Se faire dévisager a toujours était quelque chose que je trouve plaisant, surtout lorsque s’est une jolie file qu’il le fait. C’est ce que ma co-équipière venait de faire. Me trouvait-elle digne d’intérêt ou se posait-elle des questions ?
Espérant qu’elle n‘attende pas que je tente de faire ami-amie, car n’étant ni le bon moment, ni l’une de mes préoccupations principales ces temps-ci, je continuais de suivre bêtement le mouvement de groupe.

Nous étions à la porte de service et passer pour un gars complétement zen était l’un de mes atouts, même si je ne pus m’empêcher de me crisper dès la prise de parole  de la blondinette. Je crus ne jamais avoir entendu un bonjour aussi nerveux.  Cette nervosité palpable n’échappa pas au soldat mais mon second co-équipier ("Monsieur fusée") rebondit rapidement évitant ainsi une probable fissure dans notre couverture : « C’est pas comme si on risquait au moindre faux pas de perdre notre job avec tout ce foutoir. » Cette réplique m’impressionna un peu, après tout, il y avait un semblant de vérité. On risquait gros à entrer dans ce bâtiment. Alors que ce dernier pressait sa collègue d’avancer,  je passais le soldat l’air totalement détaché. Le pire allait être de ne pas se faire repérer avec "Miss boule de stress ambulante". Je regrettais presque l’insupportable assurance de Selena.

Monsieur fusée avait une nouvelle fois prit la tête du groupe et progressait dans le bâtiment…Et là, ce fût le premier effet de surprise. Fermant la marche, je ne pus que constater que le simple fait que l’on soit interpellé dans le couloir avait eu le don de quasiment paralyser la blonde résistante.

Super…Heureusement que je n’avais pas l’intention de me retrouver seul avec elle. Les filles trop émotives, j’avais déjà du mal à les gérer lorsqu’il fallait que je leur annonce que je les avait prises pour des gourdes, mais en mission se serait une première que faire face à ça.
Voilà que j’avais pensé trop vite…Mon cerveau cria un « Youpi…. » très très très et très ironique (ou était-ce du sarcasme ?). Décidément…s’était la mission des premières fois… Pourtant en temps normal j’aurais était ravi, les filles émotives ont toujours besoin de réconfort mais, cette mission était bien trop compliquée pour que je me laisse distraire et ma dispute avec Kate prenait déjà pas mal d’énergie à mes neurones.

"Monsieur fusée" disparu, on avait hérité de son blouson. De quoi nous encombrer et attirer l’attention. Mon agacement pointa son nez (tiens, ça faisait longtemps). Déjà que l’idée d’être séparé de mes camardes SEEDs ne m’avait pas vraiment plus, maintenant s’était l’élément qui semblait le plus sûre de lui et stable émotionnellement qui s’était fait la malle pour sauvegarde notre couverture.
Fixant le coin de couloir par où s’était envolé le résistant, je me grattais l’arrière du crâne. Cet évènement était venu m’agacé et j’étais perturbé, ne sachant comment on allait réussir à passer inaperçus, surtout si la demoiselle se figeait à chaque interpellation.

- Bon…On est que tous les deux maintenant.

Comme si je ne l’avais pas remarqué… Elle serrait le blouson, ce que je traduisis immédiatement comme un auto-réconfort ne voyant pas d’autre explication à ce geste. Cela me força à un peu a me détendre, déjà que nous étions des inconnus pour l’un et l’autre et que elle devait s’inquiéter pour le devenir de son ami, je n’allais pas en rajouter une couche en me montrant désagréable.
Elle prit l’initiative de m’expliquer la marche que l’on allait suivre sur un plan à proximité. « On est ici, il faut qu’on arrive là, au dernier étage. Rien de bien compliqué il faut qu’on rejoigne l’ascenseur qui est… » Son doigt se promenait sur le schéma  et j’eus l’impression que sa nervosité avait disparue comme si le simple fait de tracer des lignes imaginaires à suivre sur le plan avait fait fuir ses craintes. Mon cerveau de Don Juan ne put s’empêcher de trouver cela un brin sexy. « Ici. Et espérer ne pas croiser trop de monde sur la route. Je ne sais pas si on passe par les vestiaires avant histoire de… Comment dire, donner du crédit à notre histoire ? » . J’allais répondre quand on fût interrompu.

Un peu aimable « Qu’est-ce que vous faites ici ? »  nous était clairement destinés. Parce que j’aime me montrer fort devant une jolie fille et pour ne pas laisser le temps à "Miss boule de stress" le temps de faire réapparaître sa nervosité.  Je me tournais vers le soldat, qui paraissait très rigide sur les règles au vue de son attitude et sa prestance, pour le regarder droit dans les yeux.

- On cherche les vestiaires. On doit déposer la veste d’un des techniciens de notre groupe de travail puisque nous nous y rendions pour y prendre des affaires. Mais, la technicienne qui m’accompagne est un peu nerveuse avec toute la pression que l’on nous met en ce moment. Vous savez comment sont les femmes,  donc dans la précipitation pour faire au plus vite j’ai voulu prendre un raccourci sauf que… il semblerait que je nous ai perdu le chemin des vestiaires.

Était-ce crédible ? J’avais parlé avec assurance, évoqué un groupe de travail, donné une explication pour le blouson et trouvé un prétexte au cas où le soldat verrait un signe de stress dans les expressions de ma fausse collègue technicienne. Le seul hic : peut-être trop d’assurance pour un simple technicien. Je me mis donc à ma gratter l’arrière du crâne en prenant une attitude plus passive, presque du type qui espère gagner du temps de pause.

Le soldat me jugeait, son regard sévère naviguait entre ma co-équipère et moi, insistant plus sur moi. J’avais attiré son attention et il semblait me mépriser. Ses traits de visage se ridaient plus méchamment lorsque son champ de vision se réduisait à moi. Me prenait-il pour ce que j’avais envie de lui faire croire : Un technicien qui profite de la situation pour en faire un minimum et passé du temps avec une collègue plutôt mignonne ?

Le soldat sourit, le genre de sourire sadique qui vous annonce quand quelqu’un s’apprête à prendre du plaisir à vous passer un savon. Tout en s’avançant vers nous il lança « Dîtes plutôt que vous cherchez à fuir le travail ! Vous vous fichez de moi, les vestiaires sont par-là ! Je vais vous y emmener au pas de course aux vestiaires ! » Le soldat semblait presque heureux de nous mettre la pression pour nous rendre productifs. Moi qui avait espérer qu’il partirait après nous avoir remonté les bretelles… Voilà que je nous ai gagné une escorte bien encombrante pour notre mission. Je priais intérieurement pour qu’il nous lâche la grappe une fois aux vestiaires.

Je lançais un regard à la résistante espérant qu’elle allait tenir le choc émotionnellement face à ce soldat peu commode avant d’une nouvelle fois monopoliser l’esprit du soldat avec une pointe d’insolence pour être certain qu’il ne regarde que moi « A vous l’honneur, je vous suit ». Le soldat m’attrapa par le col m’envoyant balader devant lui, surpris je perdis presque l’équilibre frôlant la chute. Trop occupé à éviter de tomber, je ne remarquais même pas dans quelle direction il venait de me lancer. « Hors de question, je vous ai à l’œil le tire au flanc ! Avancez ! ». Soudain septique sur ma méthode pour être sous le feu des projecteurs du soldat, je me dis que peut-être que si ma collègue montrait sa nervosité, le soldat s’adoucirait. Après tout, elle faisait une jolie technicienne.

Il fallait voir le bon côté de la chose, au moins, on avait un alibi face à d’autres soldats jusqu’aux vestiaires et un passage obligé pour se débarrasser du blouson. Pivotant légèrement pour m’excuser du regard sur la tournure des évènements, j’espérais qu’elle trouve le moyen de nous débarrasser du soldat une fois aux vestiaires. Il était évident que le soldat ne serait pas tendre avec un feignant de technicien comme moi. Je regrattais presque de l’avoir titillé surtout que être en tête de marche ne me facilitait pas la tâche pour observer l’attitude de la fausse technicienne que le soldat ne paraissait pas avoir l'intention de faire marcher devant lui.
 
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MessageSujet: Re: Mission Timber [Equipe technique]   19.10.16 18:16



Mission Timber


Qu’avait-elle espéré en souhaitant à voix haute de ne croiser personne sur leur route ? Avait-elle cru ne serait-ce qu’un instant que cela pourrait se passer aussi facilement, sans embûches ni difficultés ? Idiote. Se retournant brusquement en entendant un soldat les apostropher, Willys eut l’intelligence de se reprendre assez rapidement, tachant de dissimuler avec plus ou moins d’habilités toutes traces de son anxiété. Elle sursauterait toujours, c’était presque assuré, elle osait tout de même espéré qu’à la longue elle réussirait à jouer de mieux en mieux son rôle, et comme il fallait se mettre à l’évidence, à savoir que celui qui leur faisait face ne serait pas le dernier qui viendrait leur chercher des noises, elle avait plutôt intérêt à adopter la bonne attitude au plus vite. Alors qu’elle s’en allait prendre la parole, le SEED à ses côtés, nonchalant et particulièrement détendu, intervint pour la première fois. Sûrement le visage de la factrice avait trahi son émotion vive quand, pour justifier leur présence, le garçon annonça qu’ils cherchaient des vestiaires. Willys avait manqué de s’étouffer et avait relevé vers lui des yeux ronds, à quoi jouait-il ? En tant que techniciens ils ne pouvaient que savoir où se trouvaient les vestiaires ! Ouvrant la bouche pour rattraper les propos de son camarade, il s’était heureusement trouvé que le garçon avait une idée derrière la tête pour justifier cela et elle était resté là, la bouche entrouverte, fixant le soldat en souhaitant que l’explication un peu bancale de son camarade le convainque. L’attitude de son partenaire dieu merci ne trahissait elle pas ses intentions, mais sa propre anxiété opposée au côté très relâché de son co-équipier pouvait attirer l’attention sur leur duo. Il fallait qu’elle se calme au plus vite. Lissant nerveusement la veste de Gatiss qu’elle tenait toujours aussi fermement entre ses bras, elle continuait bêtement de fixer le Galbadien qui leur faisait face, comme si elle avait été en mesure d’anticiper sa réaction à force d’observation.

Le silence qui s’installa alors avait un goût d’éternité. Elle n’osait le briser, son co-équipier non plus, de toute évidence lui comme elle attendait le verdict de leur interlocuteur. Un interlocuteur qui se mit à sourire, ce qui n’avait rien de particulièrement rassurant, avant qu’il ne leur aboie radicalement dessus. Étrangement, elle qui ne supportait pas qu’on lui fasse des reproches, était profondément soulagé que le soldat s’insurge contre leur attitude. Cela signifiait qu’il était tombé dans le panneau, qu’il n’irait, s’ils continuaient de la jouer fine, pas chercher plus loin que l’explication qu’on lui avait offerte. Sa joie, si on pouvait appeler ça comme cela, fut cependant de courte durée quand le soldat annonça qu’il les escortait jusqu’au vestiaire… Voir le bon côté des choses cependant, cela voulait dire que le temps du trajet personne d’autre ne viendrait les solliciter, il fallait juste espérer pouvoir se débarrasser de lui sans trop de difficultés une fois arrivé là-bas.


Son co-équipier lui jeta un regard et elle y répondit brièvement, étrangement assurée, nerveuse mais confiante. Le garçon eut cependant le malheur d’invité le soldat à prendre la tête du cortège, résultat ? Le soldat l’envoya valdinguer à quelques mètres. « Non mais ça va oui ?! » Hurla t’elle en direction du Galbadien avant de se précipiter vers son co-équipier, posant un instant ses mains sur son bras pour s’assurer que tout allait bien. Oh évidemment un grand gaillard comme lui en avait vu d’autre mais elle suivait son instinct sans vraiment réfléchir à ce genre de choses. Des types qui asseyait leur pouvoir par la violence, dieu sait qu’elle en avait croisé à Timber, leur attitude la faisait vomir et pourtant elle avait trop souvent détourné les yeux et fuit les conflits. Elle s’était longtemps dégouté pour ça, presque autant que ces hommes l’écœurait finalement, mais l’époque où elle restait passive était révolu aujourd’hui. « Avancez ! » Répéta l’autre alors qu’elle ravalait sa rage, se redressant en serrant les poings. Elle voulut prendre les devants mais son co-équipier fut envoyé au front, et alors qu’il s’excusait du regard, elle tenta de garder son sang-froid sans trop savoir si elle était crédible ou non. Serrant de plus belle le blouson contre elle comme si cela pouvait lui donner un semblant de courage, elle progressa dans les couloirs en silence jusqu’à ce que, enfin, la porte du vestiaire se présente devant eux. Sans plus réfléchir ils entrèrent, ce qu’elle n’avait pas anticiper c’est que le soldat reste à leurs trousses. À bout de nerfs, son regard se balada dans la salle. Inutile d’ouvrir un casier, elle n’avait pas de clé, son choix se porta sur un large placard alors qu’elle tentait vainement de mettre de l’ordre dans son esprit. Des besaces, elle fouilla vaguement le contenu de l’une d’entre elle et aurait pu si le moment s’y prêtait hurler de joie. Tout ce qu’ils leur manquaient pour parfaire leur couverture ! Mais la présence du Galbadien la stressait au plus haut point, il fallait qu’ils s’en débarrassent au plus vite, et sans plus réfléchir alors qu’elle attrapait une besace qu’elle jeta sur un banc, elle se retourna, furibonde. « Bon, un peu d'intimité c'est possible ? On a rendez-vous au studio 9 dans les plus brefs délais et j'ai besoin de me changer. Clairement pas besoin de paires d'yeux supplémentaires pour me mater. Et merci, on connaît la route pour la suite mon grand nigaud de collègue et moi-même nous en tirerons très bien sans votre aide soldat. » Stupéfait un temps, l’homme finit par pointer vers elle un doigt accusateur avant de secouer la tête. « Que je ne vous reprenne pas à traîner dans les couloirs vous deux. Croyez-moi, vous aurez des problèmes. » Et sur cette menace, il quitta les lieux.

Poussant un long soupire en se penchant en avant, posant ses mains sur ses genoux avant de fermer les yeux, Willys ressentit enfin ce qui s’apparentait à du soulagement. Ne s’éternisant pas dans cette position elle se redressa en essuyant son front et devant l’air de son camarade qu’elle ne prit même pas le temps d’interpréter, elle reprit sa respiration avant de lever le menton, haussant les épaules, toujours sur les nerfs. « Oui je suis une hystérique, on sait comment sont les femmes après tout hein ? Prend ça, on y retourne. » Attrapant un second sac, elle lui lança sans ménagement. Elle avait besoin de se décharger, le pauvre garçon n’avait trop rien fait et reprendre sa remarque particulièrement machiste de tantôt n’était pas forcément de bon augure. Willys se laissait le bénéfice du doute, peut-être qu’il ne le pensait pas et qu’il était bon acteur, qu’il n’avait prononcé ces mots là que dans l’optique de les tirer d’affaire et d’attirer la sympathie de leur interlocuteur. N’empêche que. Elle lui tourna la dos un temps pour transvaser la cassette qui se trouvait dans le blouson dans son sac et passa la sangle autour de son cou. Que faire du vêtement ? Le laisser ici ? Elle craignait que cela ne soit une bonne idée. Ce blouson-là était plutôt unique, et si on arrivait d’une manière ou d’une autre à remonter à Gatiss en fouillant le bâtiment ? C’était peut-être faire preuve d’une grande paranoïa mais dans le doute elle décida de ranger la veste dans son sac. « Excusez-moi ? » Elle sursauta. Elle ne l’avait même pas remarqué, dans le coin de la pièce, un jeune garçon les observait. Son air profondément naïf et innocent la convainquit rapidement qu’il ne ferait pas de mal à une mouche, il était aussi nerveux qu’elle et cela lui donna étrangement le pouvoir de se ressaisir. « Je vous ai entendu parler de studio 9 et... Enchanté, je suis stagiaire ici, je peux vous être utile en quoi que ce soit ? » Est-ce que son coéquipier avait remarqué sa présence plus tôt ? Elle non. L’adolescent s’avançait déjà vers elle, et dans un élan chevaleresque tendit sa main. « Je peux porter votre sac si vous voulez ? » « Non ! » Répondit-elle en attrapant fermement la sangle de la besace qu’elle tira un peu plus vers elle, l’air un peu affolé. « C’est juste que… Non, non, je peux le faire. » Se reprit elle devant l’air contrit de son interlocuteur, le pauvre voulant manifestement bien faire. Elle ne pouvait même pas échanger avec son coéquipier et connaître son ressentis sur la chose, Willys s’imagina cependant que, si le petit stagiaire les suivait un temps, peut-être qu’on les laisserait tranquille ? Son visage était sans doute connu des locaux ? Le problème ? Ils ne se rendaient absolument pas au Studio 9. « J'image que... Enfin... Ils auront peut être besoin de mains supplémentaire... ? » S'entendit elle suggérer avant de consulter le SEED du regard. Ils trouveraient un prétexte pour se débarrasser de lui en cours de route ou, et cela serait merveilleux, on les interpellerait comme plus tôt et on enverrait le gamin s'occuper de la tache dont on voulait les charger. Cependant elle ne quitterait les lieux sans l'accord de son coéquipier.

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Dernière édition par Willys D. Weiss le 22.10.16 12:47, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Mission Timber [Equipe technique]   20.10.16 20:23



Mission Timber


Votre nouvel acolyte est tout heureux d'avoir enfin quelque chose à faire. Avec son air innocent, on lui donnerait le bon dieu sans confession et puis il est plutôt doué dans ce qu'il fait. Il n'a jamais connu Timber qu'occupée aussi a-t-il du mal à imaginer qu'il puisse en être autrement. C'est peut être pour ça qu'il ne réagit pas tellement à la présence des soldats. Il n'en est pas pro-galbadia pour autant. Le petit est tout simplement neutre.

Il vous faudra essayer d'emprunter l'ascenseur. Celui ci est bloqué et refusera de descendre à votre étage. De même, la porte menant à l'escalier est fermée à clé. Il semblerait que votre ami le soldat de tout à l'heure ai décidé de vous donner une leçon. Si vous le croisez, vous ne manquerez pas de pouvoir admirer son sourire goguenard.

Il va vous falloir rejoindre l'ascenseur principal qui se trouve dans la partie de la station que vous étiez jusqu'alors sensés éviter. Celle où paradent actuellement Sithmaith et Selena. Heureusement pour vous, Selena vient de vous envoyer à tous les deux quelques selfies à l'air innocent. Au premier coup d'oeil, on pourrait croire à des photos tout ce qu'il y a de plus banal. Mais en observant bien, elles vous indiquent la position des soldats à cet étage. En comparant ces photos au plan, vous devriez pouvoir éviter les problèmes et pouvoir, enfin, accéder à l'ascenseur.





***

Grâce aux indications fournies par l'énoncé, à vous de vous adapter au mieux afin de maximiser les chances de réussite de la mission. En fonction de vos réactions, la suite des événements pourra se simplifier ou se corser. N'hésitez pas à suivre les aventures de l'autre groupe également, le contact pouvant être discrètement maintenu par messages interposés.


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MessageSujet: Re: Mission Timber [Equipe technique]   21.10.16 1:50



Mission Timber


Etre un peu secoué m'avait rappelé que tout cela n'était pas un jeu, mais une mission de grande importance. La situation avec le soldat m'avait mis la pression et donné à réfléchir.
Par ma faute, notre duo était dans le collimateur de ce dernier. L'infiltration, même en y mettant de la bonne volonté, n'était pas mon fort. Il était certain que j'allais être plus prudent à l'avenir.

Alors que je ne m'y attendait pas, un hurlement féminin s'était fait entendre : « Non mais ça va oui ?! ». Ma co-équipière venait de montrer son mécontentement, me surprenant par la même occasion. Elle vint poser ses mains sur mon bras, comme si cela était naturel et normal. Ce petit geste, sans doute un instinct féminin soulignant une forme de protection, me déboussola.
C'est que je n'étais pas habitué à une telle attention, la plupart de jeunes filles n'éprouvaient que de la haine et du dégoût après que je me sois amusé avec elles.
L'idée qu'une demoiselle se préoccupe de moi de cette façon m'étais étranger, bien que finalement agréable.
La réaction de ma camarde de mission montrait que derrière une image de jolie blonde, qui m'avait au premier abord paru peureuse et fragile, se cachait peut-être de la force et du courage.

Comme prévu, le soldat nous escorta jusqu'au vestiaire. Je soupirais une fois la porte passée. Le soldat nous portait trop d'intérêt et était encore là. Ne sachant que faire, je restais un peu bête dans l'entrée du vestiaire à regarder ma dynamique co-équipière fouiller un placard et je jetais de furtifs coups d’œil à notre indiscret chaperon. Quand la blonde boule d'énergie cessa de fouiner, ce fût pour jeter une besace sur un banc avant de se retourner.

- Bon, un peu d'intimité c'est possible ? On a rendez-vous au studio 9 dans les plus brefs délais et j'ai besoin de me changer. Clairement pas besoin de paires d'yeux supplémentaires pour me mater. Et merci, on connaît la route pour la suite mon grand nigaud de collègue et moi-même nous en tirerons très bien sans votre aide soldat.

J'étais tout aussi interloqué que le soldat. C'est qu'elle avait de l'autorité la belle blonde !
Le soldat la pointa du doigt en secouant la tête :  « Que je ne vous reprenne pas à traîner dans les couloirs vous deux. Croyez-moi, vous aurez des problèmes. ».
Au moins, nous étions prévenus. La crispation dans mes muscles disparue en même temps que le soldat. Visiblement je n'étais pas le seul à respirer de nouveau, car ma collègue laissa échapper un long soupir.
J'observais sa posture, ses geste comme si il s'agissait d'une curieuse petite bestiole. C'est que j'étais étonné de m'être tenu si longtemps en compagnie d'une très belle femme sans avoir tenté une seule fois de lui faire du charme.
Pourtant, elle était toujours aussi séduisante depuis que je l'avais aperçu au pub et se n'était pas l'envie de la séduire qui manquait.

Alors que je me m'étais plongé dans la perspective de faire plus ample connaissance avec ma partenaire de mission, sa prise de parole me pris de court. Elle me parlait presque sur le même ton autoritaire (ou peut-être était-ce de la colère ?) qu'elle avait employé avec le soldat : « Oui je suis une hystérique, on sait comment sont les femmes après tout hein ? Prend ça, on y retourne. » Si elle était une hystérique, comment qualifier le bon nombre de filles qui avaient pété les plombs après que je les ai jeté de ma chambre ?
S'en suivit un jet de sac plutôt évocateur qui me confirma que, oui, elle semblait en colère.
L'avais-je froissé avec ma réflexion au point qu'elle me la cite ainsi ? Il était vrai que je n'avais pas réfléchis en la prononçant face au soldat et que, en temps normal, c'est une remarque que j'aurais dite et pensée sans aucune retenue. Digne de l'image que je renvoyais à Kate...
Le sale type dragueur qui ne respecte personne et traite les nanas sans plus d'égards une fois qu'il a eut ce qu'il voulait. Combien de temps encore allais-je devoir faire face à cela ? Pourquoi réalisais-je que maintenant que je voulais changé, la façon dont les gens me perçoivent et me verront sans doutes toujours ?

J'étais vexé. Pas à cause de ce que venait de dire ma co-équipière mais, par mon image. Si une inconnue me le soulignait, quelle vision pouvait bien avoir de moi les gens qui me côtoyaient de longue date ? La description de Kate était-elle si fidèle que ça ?
Je profitais que ma partenaire m'ai tourné le dos pour me poser sur un banc en face du sien à l'autre bout de la pièce et farfouiller machinalement dans le sac histoire de savoir ce qu'il contient (et peut-être aussi pour bouder discrètement).
Je n'avais plus vraiment envie de discuter avec elle, même pour tenter une quelconque blague séductrice (car après tout femme qui rit...).

Cessant de ruminer, je m'avachis sur mon bout de banc à côté de mon sac. Je regardais la pièce, croyant voir une ombre dans un coin mais, n'y prêtant pas plus attention. Miss boule de nerfs s'occupait de remplir son sac avec le blouson. Décidément...on allait encore se balader avec cet encombrant vêtement. Je retins un ris qui se traduisit par une espèce de toux pas du tout crédible.
Je trouvais la situation comique. S'obstiner à promener une veste, s'était bien purement féminin cette obsession pour les vêtements. Il aurait suffit de forcer un casier et de l'y cacher pour ne pas s'encombrer.

« Excusez-moi ? » Mince ! Ce n'était pas qu'une ombre, mais bien un furtif observateur. Si même dans les vestiaires ont été épié cela n'allait pas faciliter la communication.
Un jeune homme (ou plutôt un ado), je ne le voyais pas bien. De mon banc, je ne voyait toujours qu'une ombre bien que à présent je distinguais des traits. Cet être paraissait craintif et innocent (un peu comme ma partenaire), pas de quoi se mettre en alerte même si je ne voulais en aucun cas mettre de côté ma méfiance.
« Je vous ai entendu parler de studio 9 et... Enchanté, je suis stagiaire ici, je peux vous être utile en quoi que ce soit ? » Bon au moins, il allait bien s'entendre avec ma co-équipière...la même nervosité et hésitation dans la voix.
Et en plus, il était galant. Il me rendit presque nostalgique, dire qu'à une époque j'étais aussi timide que lui. Ma vigilance disparue, ce n'était clairement pas une menace mais, il allait être (à l'image de la veste) encombrant.
Le malheureux se prit un râteau monumental. Voilà le genre de réaction qui fait qu'un adolescent respectable et serviable devient un goujat comme moi : l'empressement d'une fille à dire non et la façon dont elles sont possessive avec leurs affaires. Enfin, c'est ce que devait penser ce môme.
« C’est juste que… Non, non, je peux le faire. » Je failli pouffer de rire face à la situation. La fausse technicienne était paniquée face à un ado (accessoirement utile porte-sac).

- J'image que... Enfin... Ils auront peut être besoin de mains supplémentaire... ?

Super...rien qu'à l'intonnation j'avais compris. Elle aussi voyait ce petit stagiaire comme un toutou pot-de-colle qui risquerait d'être utile qu'un temps. Son regard ne fit que me le confirmer, enfin j'espérais bien l'interpréter.
Le garçon était restait penaud, comme gêné d'avoir était mal menait. Le pauvre...ça n'allait être que le début d'une longue liste de rateaux et autres échecs d'échange avec le sexe opposé.
J'eus un regard interrogatif dirigé vers ma complice. Qu'est-ce que l'on va faire de lui ? Comment parler stratégie ou même communiquer sur la mission ? Cela allait être le plus gros problème tout le temps qu'il serait en notre compagnie.
Je regardais le jeune sans attendre la réponse silencieuse de ma collègue (car déjà que le langage verbale de nanas j'ai du mal alors...le langage des signes, autant oublier).
En continuant de le regarder et toujours assis sur mon banc, je me penchait en avant, les coudes poser sur les cuisses espérant inviter le garçon à parler. Rien...Voyant qu'il était sans doute timide ou refroidi par la précédente réaction de la nerveuse blonde, j'espérais adoucir l'ambiance avec mon humour (très personnel).

- Tu sais, elle a pas l'air comme ça, mais elle mords pas. Elle est juste trouillarde. C'est ma faute, je fouille toujours dans ses affaires.

Cette réflexion donna l'impression d'avoir apaisé le jeune garçon. La honte de sa maladresse ne se voyait presque plus dans sa posture même si il restait encore muet. Je souris. Il me rappelait tellement comment j'étais avant mon entrée à la BGU. Je regardais une nouvelle fois ma partenaire avec un air faussement sévère tout en me levant en prenant soin de prendre le sac.
« Je sais pas vous mais, j'ai pas envie d'être dans le coin si notre ami soldat vient vérifier si on traîne encore ici. »

Je sortais le premier. Si par chance l'attitude affolée de la résistante avait décourager le jeune technicien de nous suivre, je n'allais pas le supplier. Le plus important, c'est que je n'avais pas la moindre envie de recroiser le chemin du désagréable soldat.
Il était donc essentiel de ne pas stagner dans le vestiaire. En y réfléchissant, le stagiaire serait utile. Il renforcerait notre couverture, on attirerait peut-être moins l'attention et il avait l'air assez naïf et prêt à gober n'importe quelle excuse visant à l'éloigné de nous en temps voulu.
Restait un problème : Communiquer avec ma complice sans éveiller les soupçons du stagiaire.

Sans m'en rendre compte, j'avais commencé à avancer. Je ne m'étais pas trop éloigné du vestiaire, une dizaine de pas tout au plus. J'attendis donc d'être éguillé du bon côté pour suivre le mouvement. Cela aurait était bête de perdre ma partenaire à cause de la menace d'un stupide soldat à cheval sur la productivité.
Qu'est ce que je pouvais détester les missions d'infiltration...
 
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MessageSujet: Re: Mission Timber [Equipe technique]   22.10.16 15:21



Mission Timber


Incapable de se calmer, Willys laissa Jared justifier à sa place son comportement plus que douteux. Le garçon prétexta qu’elle était trouillarde, qu’il fouillait souvent dans ses affaires mais que, malgré les apparences, elle ne mordait pas. Le tout d’un ton décontracté et amusé, idéal pour détendre l’atmosphère. Le stagiaire semblait d’ailleurs retrouver constance, allant même jusqu’à offrir un sourire un peu maladroit au SEED ce qui était de bon augure. De son côté Willys ne tenait plus en place, agitée, ses mains se crispaient autour de la lanière de sa besace pendant qu’elle jetait des coups d’œil mal assuré à la porte, craignant qu’à tous moment le soldat de tout à l’heure ne les prenne en flagrant délit de fainéantise. Ils perdaient du temps, elle n’aimait pas ça, aussi quand Jared proposa de sortir s’empressa-t-elle de hocher la tête pour approuver sa proposition. « Mais… Vous ne deviez pas vous changer ? » Demanda une voix mal assurée. La jeune fille dévisagea l’adolescent, embêtée. « Effectivement. » Répondit-elle alors que son coéquipier avait déjà quitté les lieux. « Effectivement, mais on a plus le temps ! » Se justifia-t-elle vivement avant d’invité d’un bref coup de main le stagiaire à la suivre.

Le SEED se trouvait à quelques mètres et elle le rejoint rapidement en accélérant sa cadence de marche. « Et depuis combien de temps vous travaillez ici, tous les deux ? » C’est pas vrai, voilà qu’en plus d’être aussi nerveux qu’elle, leur compagnon d’infortune s’avérait être aussi tout aussi bavard. Sauf que ce n’était clairement pas le moment et qu’elle se trouvait dans l’incapacité la plus totale de tenir une conversation sans que cela ne dégénère, elle espérait donc que son coéquipier s’en charge, après tout il avait prouvé à plusieurs reprises qu’il était tout indiqué pour tenir ce rôle. Alors qu’elle accélérait encore un peu le pas pour distancer les deux garçons jusqu’à se retrouver devant l’ascenseur, elle appuya sur le bouton d’appel. Pas de retour. Elle appuya une seconde fois, puis une troisième avec clairement plus d’impatience. Pas de retour. Cédant à la colère, elle martela le bouton avec son index avant de se résigner. « L’ascenseur est HS. » Déclara-t-elle alors que les garçons l’avaient rejoint. Mécaniquement, elle se tourna vers la porte des escaliers, força la poignée mais… Bloqué. « C’est une blague… ?! » Grinça-t-elle entre ses dents serrées, sa mâchoire plus crispée que jamais. « C’est embêtant. » Soupira le stagiaire. Il ne savait pas si bien dire. À bout de nerfs Willys passa une main sur son visage en tentant de retrouver contrôle et raison, sans grand succès. « Passons par le hall, on expliquera la situation aux soldats ils nous laisseront emprunter l'ascenseur principal. » Poursuivit le stagiaire, confiant. Évidemment, pour lui cela ne représentait aucun danger, pour son coéquipier et elle qui était censée ne pas se faire remarquer par contre, la tâche était hautement suicidaire. Au même instant son portable vibra, elle l’extirpa de sa poche et consulta la vidéo que Selena venait de lui envoyer.

À l’écran, elle et Sithmaith dans le hall, on pouvait même un bref instant apercevoir Ruben alors qu’elles tournoyaient dans la salle. Ils y étaient, et elles leur montraient très clairement la position de chaque soldat présent. Comment avaient-elles pu… ? Machinalement elle tâta son blouson, s’attendant presque à découvrir qu’elle avait été équipée d’un micro sans le savoir. Seulement, aussi miraculeuse soit cette intervention, ce n’était pas le moment de la comprendre ou même de vouloir résoudre la merveilleuse coïncidence que représentait cette porte de secours. Un court instant plus tard, elle reçut un message de la jeune femme, leur mission pour la suite était simple, envoyer un message quand ils seraient prêts pour que leur équipe puisse faire diversion. Clairement, le stagiaire un temps utile ne l’était plus. Il fallait qu'ils se débarrasse de plus. Willys releva les yeux de son portable et consulta du regard l’adolescent qui attendait clairement qu’elle ou le SEED prenne l’initiative de lancer la marche. « Excuse-moi, on ne t’a même pas demandé ton nom, tu es… ? » « Ollie ! » S’empressa de répondre le stagiaire, manifestement heureux de donner son identité. « Ollie, très bien, on va avoir besoin de toi. » Poursuivit Willys le plus calmement possible. Pointant du doigt l’ascenseur et la porte, elle continua. « Est-ce que tu pourrais trouver un supérieur, histoire de leur demander de chercher une solution pour régler ça au plus vite ? Nous on va passer par le hall mais des collègues pourraient rencontrer le même problème et… Et tout le monde est assez tendu ici, aujourd’hui, ce serait bien que ce soit réglé histoire que… Enfin tu comprends… Que ce soit réglé. » Le garçon restait étrangement immobile, qu’avait-il besoin d’entendre de pus ? « Tu peux t’en occuper seul ? Nous on nous attend euh… Vraiment urgemment et on a déjà perdu beaucoup trop de temps. Le studio 9, tu t’en souviens ? Dès que tu as réglé ce souci on t’attendra là-bas. » Visiblement enfin convaincu, Ollie sourit et leva un pouce pour confirmer qu’il acceptait la mission. « C’est bien noté, je vous y retrouve tout à l’heure ! » Lança-t-il, osant même tapoter le bras de celui qu’il pensait être son collègue avant de s’engager rapidement par un autre couloir. Une pierre deux coups, si Ollie réussissait à obtenir l'aide demandé, ils pourraient repartir par la route actuellement bloqué. « Bien, allons-y. » Lança la résistante qui ne doutait pas que Jared avait eu lui aussi le message de leurs coéquipiers. Willys était tout bonnement incapable de savoir si son esprit était vide ou trop encombré, les battements de son cœur eux n’étaient plus réguliers depuis bien longtemps et frappaient violemment sa poitrine sans lui laisser la moindre chance de se calmer. Elle tentait de se persuader qu’une fois dans l’ascenseur, si toute fois ils parvenaient à l’atteindre, elle y verrait à nouveau plus clair. Sur la route, ils croisèrent le soldat qui les avaient malmenés plus tôt, manifestement ravie de les voir presque courir à travers le couloir. L’idiot devait croire qu’il avait réussi son petit numéro d’intimidation et mis sur eux la pression nécessaire pour qu’il se hâte de travailler. Tant mieux, qu’il croit à sa version des faits et ne se méfie pas.

Quelques minutes plus tard ils étaient devant la porte qui leur donnait accès au hall. Willys regarda un instant son coéquipier, sans savoir si le calme de ce dernier l’aidait à se détendre ou au contraire participait à l’angoisser au plus haut point. Elle chercha en tout cas un instant le courage nécessaire pour envoyer à Selena un simple "Prêt." pour confirmer qu’ils se tenaient paré pour la suite. La jeune fille compta quelques secondes, consulta une nouvelle fois son partenaire du regard jusqu’à ce que, en concert, ils se décident à franchir la porte.

Le plus discrètement possible la jeune fille traversa les lieux en ne se détournant pas une seconde de son objectif, rejoindre l’ascenseur. Elles savaient qu’ils étaient tous là, Sithmaith, Selena, et Ruben qui devait peut-être s’inquiéter de ne pas voir Gatiss à leur suite. De son sac dépassait la manche du blouson de ce dernier qu’elle n’avait pas réussi à ranger correctement. Elle espérait que cela le rassure, du moins il comprendrait que c’était elle dorénavant qui était en possession de la cassette. Cette simple pensée réanima toutes ses angoisses, la responsabilité qui reposait dorénavant sur ses épaules la dépassait intégralement. Willys pressa le bouton de l’ascenseur, elle et Jared s’y engouffrèrent et machinalement se plaquèrent contre les parois comme si cela leur permettait de gagner en discrétion. Lentement, les portes se refermèrent et plus tremblante que jamais, la résistante appuya sur le bouton qui les emmènerait au dernier étage. « Bordel… » Souffla t’elle en appuyant l’arrière de son crane contre la paroi de l’ascenseur qui poursuivait tranquillement son ascension à travers les étages. « Bordel ! » Répéta t’elle en essuyant rageusement ses yeux, la gorge sèche, le cœur au bord des lèvres. Ils y étaient presque.

« On va y arriver pas vrai ? » Lança-t-elle alors, le regard un peu vague.  « Je me sens pas bien, vraiment pas bien, c'est pas vrai comment vous faites pour gérer ce genre de situation comme ça ?! » Continua t'elle en désignant son coéquipier de la main, toujours aussi détaché et étrangement serein. « Je vous envie je crois. » Conclut elle piteusement avec le besoin manifeste d'échanger avec le garçon tant qu'elle le pourrait.

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MessageSujet: Re: Mission Timber [Equipe technique]   27.10.16 23:29



Mission Timber


Une chance pour vous, personne n'a eu l'idée saugrenue d'appeler l'ascenseur pendant votre ascension. Vous atteignez donc sans trop de problème l'étage de la régie. C'est ici qu'en règle générale la magie opère. Projecteurs, effets sonores, angles de caméras, cette salle est faite pour rendre les directs les plus visuels possibles. Aujourd'hui, un seul homme s'y trouve. Deling ayant réclamé une seule caméra positionnée face à lui et un simple micro posé devant lui, il est pour ainsi dire au chômage technique. Il reviendra à Jared de le neutraliser. Le pauvre bougre va se défendre contre l'attaque surprise mais il faudrait voir à ne pas trop l’abîmer et à le masquer à la vue de toute personne pénétrant dans la pièce.

Alors que le direct commence dans une dizaine de minutes, il apparaît évident que vous n'êtes, ni l'un, ni l'autre capables de faire fonctionner les appareils complexes qui vous font face. Le seul qui en aurait été capable, c'est Gatiss.

Alors que la panique vous gagne (appuyez sur tous les boutons risquerait de vous faire repérer), votre ami le stagiaire fait son grand retour par la porte de service. Il a fait débloquer escalier et ascenseur et comptait observer d'ici le discours du Président. Lui, sait comment tout le matériel fonctionne et, si vous lui demandez de faire passer votre cassette par dessus le direct, il le fera sans trop poser de questions et s'installera devant le tableau de commande.



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MessageSujet: Re: Mission Timber [Equipe technique]   30.10.16 21:33



Mission Timber


« Et depuis combien de temps vous travaillez ici, tous les deux ? » Ces mots prononcés par le stagiaire m'agacèrent. Pourquoi les stagiaires sont-ils toujours aussi curieux ? N'en n'y avait donc aucun pour faire exception...?
Mon équipière ne semblait pas avoir l'intention de répondre et se mit à avancer plus vite jusqu'à nous doubler. Génial...j'allais devoir me remettre dans la peau d'un vrai technicien. Mais que répondre à cela ? Lui dire que nous étions là de longue date serait une mauvaise idée, ne sachant pas tout sur le rôle des techniciens et leurs habitudes je devais trouver une réponse un minimum convaincante.
Je laissais filer un long silence observant Miss boule de nerfs prendre de plus en plus de distance, comme plongé dans mes pensées, avant de répondre avec une pointe de lassitude :

- On ne fait que venir en soutien de temps à autre depuis quelques temps. Personnellement, je ne viens que pour faire acte de présence le reste, je m'en fiche un peu.

Je regardais un bref instant le stagiaire, ce qui nous fit échanger un regard. Je m'attendais à voir de la surprise ou de l'interrogation dans son regard mais à la place, il me semblait perplexe (ou peut-être gêné ?). Lorsqu'il détourna le regard, j'espérais intimement avoir été cohérent et surtout qu'il soit assez naïf pour que cela lui suffise. Au moins, mon explication houleuse lui fit garder le silence.

Nous n'étions plus qu'à quelques pas de l'ascenseur et à première vue, il devait faire des siennes. Miss boule de nerfs se défoulait sur le bouton d'appel. De là où nous étions, la scène était plutôt comique (et j'aurais sans doute rit si nous n'étions pas en mission). A peine l'avions nous rejointe qu'elle lâchait un « L'ascenseur est HS. » avant de tester la porte des escaliers verrouillée.
Bon...ça n'allait pas être facile si tous les moyens pour monter étaient bloqués. J'eus une grosse poussée de stress, alors que jusque là mon
stress-au-mètre était plutôt bas, il venait en un instant de faire un bond de géant.
Le stagiaire soupira quelque chose, je n'y prêtais plus attention, tandis que je réfléchissais à la façon dont nous allions nous sortir de ce mauvais pas. Ce n'était pas vraiment évident entre une blonde à bout de nerfs et un stagiaire, j'avais du mal à me concentrer.
« Passons par le hall, on expliquera la situation aux soldats ils nous laisseront emprunter l'ascenseur principal. » Oui ! Quelle bonne idée ! Et pourquoi ne pas dire aux soldats que nous sommes infiltrés tant que nous y sommes !

Et voilà que mon téléphone vibrait. S'était donc impossible de réfléchir ?! (Même si j'eus une seconde envie qu'il s'agisse d'un message de Kate)
Voyant que Miss boule de nerfs avait elle aussi reçu quelque chose, puisqu'elle avait son portable sous les yeux, j'en déduis que cela était en rapport avec la mission (ce qui fit s'envoler mon bref et ridicule espoir).
Je décidais d'attendre un peu avant de consulter mon téléphone pour ne pas que cela paraisse bizarre que deux techniciens reçoivent exactement au même moment un message et cela confortait mon image de technicien "je m'en foutiste".
Les yeux du stagiaire faisaient des allers-retours entre la résistante et moi. Comme s'il attendait un ordre. Mon esprit se mit à l'imaginer en petit chien prêt à effectuer n'importe quel tour pour notre bon plaisir.
Je me pris par le nez avec le pouce et l'index, pour cacher cette pensée qui n'avait eue pour effet de me faire sourie en réalisant ma bêtise. Ce n'était pas le moment de rigoler.
J'avais définitivement l'impression de perdre le contrôle de mes émotions depuis mon accrochage avec Kate, priant intérieurement pour que cela cesse ou au minima s'estompe avec le temps (ce qui avait bien évidemment était le contraire jusqu'à présent).

Lorsque le regard de ma collègue infiltrée se désintéressa de son mobile, elle se lança dans un échange avec le stagiaire. Nous apprenant au passage son nom "Ollie" et la blonde donna avec brio un motif pour l'éloigner et débloqué la situation. Pendant ce temps là, j'en profitais pour à mon tour regarder les informations envoyées en image par Selena et Sithmaith sur l'écran de mon téléphone.
Bien que les décoltés firent les premières infos à attirer mon cerveau de mâle, je fus impressionné avec quelle précision elles nous offraient sur un plateau les positions des soldats.
Le message qui donnait les instructions pour la suite était très simple. Il fallait juste signaler quand nous serions prêts.

- Le studio 9, tu t’en souviens ? Dès que tu as réglé ce souci on t’attendra là-bas.

- C’est bien noté, je vous y retrouve tout à l’heure !

Le stagiaire tapota mon bras, alors que de l'autre je glissais mon portable à sa place. J'avais loupé un épisode (la faute aux tenues aguicheuses de mes camarades SEEDs).
Lorsque la fausse technicienne me lança un  « Bien, allons-y. », j'étais déboussolé de ne pas avoir bien suivi la conversation et il me fallu du temps avant que mes idées redeviennent claires.
Je la suivis sans un mot (encore) et il fallait suivre la cadance, elle trottinait presque.  En chemin, le soldat autoritaire des vestiaire nous croisa (il ne manquait plus que ça). Ce moment me tendit au point que mon souffle s'était bloqué et que je suivait de très près mon équipière sans oser le regarder de peur qu'il nous interpelle.

Enfin devant la porte d'accès au hall, je la fixais espérant presque voir à travers avant de voir réellement ce qui se cachait derrière. J'oubliais presque la présence de Miss boule de nerfs (presque ! ça reste une jolie fille !). J'eus le droit à l'intérêt de Miss boule de nerfs me demandant à quoi pouvait-elle penser à cet instant précis et nous décidions simultanément de passer cette maudite porte qui fit encore grimper un peu plus mon stress.

Jouant le parfait suiveur (encore) silencieux (encore mais, cette fois il fallait mieux), je réprimandais l'envie de chercher Selena et Sithmaith (pour me rassurer ? Nooon...). Les portes de l'ascenseur étaient (miraculeusement) grandes ouvertes, mon cœur ayant raisonné dans tout mon corps tant la crainte que ces dernières ne s'ouvrent pas m'avaient étouffé.
Dans un mimétisme quasi-parfait, nous étions plaqués au parois de l'ascenseur. Comme si deux personnes dans un ascenseur pouvaient être invisible. Je réalisais alors que mon stress était bien plus grand que ce que je ne pensais, l'émotion sans doute.
La fermeture des portes me détendis instantanément mais, pas complètement. Qu'aurions-nous fait si quelqu'un était entré avec nous ?

« Bordel… ». Ce mot attira de nouveau mon attention vers la tignasse blonde qui laissait appuyer sa tête contre la paroi de l'ascenseur. Elle se répéta quelques secondes après. Attendait-elle une réaction de ma part ?
Le fait qu'elle porte ses mains au visage, s’essuyant les yeux me fit me sentir mal. Pleurait-elle ? Si non, est-ce que ça allait arriver ?
Je n'osais pas vraiment légèrement bouger pour vérifier. A la place, j'allais me réfugier dans l'angle de l'ascenseur pour cacher ma gêne. Consoler une amie, pas de problème, ce rôle je m'y prêtais volontiers et naturellement mais, une parfaite inconnue... comment fallait-il s'y prendre ?
« On va y arriver pas vrai ? » Ok...là s'était évident qu'elle voulait que je sorte de mon silence. Mais une question pareil ! Personne n'aurait la réponse avant que tout cela soit terminé.
Prenant trop de temps à réfléchir à ma réponse, je n'eus pas le temps de piper mot. J'avais pourtant envie de dire que nous nous en étions bien sortis jusqu'à maintenant, ou peut-être aurais-je dit que ce n'était pas à moi qu'il fallait poser la question ?
« Je me sens pas bien, vraiment pas bien, c'est pas vrai comment vous faites pour gérer ce genre de situation comme ça ?! » Elle me désignait de la main pour illustrer ses propos. Comme ça ? Comme ça, comment ? Que voulait-elle dire par là ? Quelle image avait-elle de moi ? Peut-être que j'avais l'air calme ou proche du portrait de technicien zen et flemmard que j'avais endossé à l'occasion mais, mon stress était bien présent et pesant. A mon retour de mission, il serait probable que mon réflexe soit de me relaxer. Même si, cela n'allait pas être simple car le retour à la BGU rimait avec Kate qui serait encore plus présente dans mes pensées de part le simple fait de la savoir non loin.
Il fallait vraiment que je sache où j'en était avec elle, là était la clé pour mettre fin à ma torture cérébrale.
« Je vous envie je crois. » Cela sonnait comme une conclusion.

- Il n'y a rien à envier...

J'avais pensé à voix haute, dans la suite logique de ma réflexion pour Kate. Super...Si en plus de perdre le contrôle de mes émotions j'en perdais celui des mots qui sortaient de ma bouche, je n'allais pas réussir à converser longtemps. Je ne voulu pas perdre ne serait-ce qu'une microseconde pour me rattraper, bien qu'un infime silence s'était installer le temps que je réalise ce que je venais de dire. J'enchaînais sans plus attendre : « Enfin... je veux dire, tout dépends ce que tu envies. Les missions d'infiltrations, c'est pas vraiment mon truc. On fait ce qui doit être fait, point barre. Chacun le gère à sa manière... » Je me mis à réfléchir à comment formuler la suite de ma phrase tout en me décidant à voir son visage dont j'avais écarté la vision avant de continuer
« Personnellement, j'évite de penser à l'échec d'une mission. Il y a assez de pression comme ça pour que l'on en rajoute. Et les montées d’adrénaline, le stress et la peur. C'est ce qui en fait une expérience unique et divertissante »
DIVERTISSANTE ?! Oui...j'avais bien dit ça. Mon cerveau me hurla que j'étais un crétin tandis que j'attendais de lire la réaction de mon interlocutrice sur les traits de son visage.
J'espérais l'avoir rassurée ou lui avoir redonné courage, bien qu'elle devait en avoir à revendre de part sa présence ici.
Je n'eus pas le temps d'interpréter l'émotion que me montrait son visage car le "Ding" de l'ascenseur me fit immédiatement pivoter la tête vers les portes. Avant qu'elles ne s'ouvrent, j'eus envie de la faire sourire (enfin j'espérais que ce serait le cas). « Au fait, au cours de mes débats avec moi-même, je te surnomme Miss boule de nerfs » J'avais lancé ces mots en souriant, espérant que cela soit contagieux le regard collait aux portes qui s'ouvrirent à peine ma phrase citée.
Nous y étions !

Nous nous rendîmes jusqu'à l'espace de régie dédiée à l'événement. Enfin, cela me paraissait être une salle de régie dans une salle de régie immensément plus grande dont la porte d’accès n'avait été simplement formée par celles de l'ascenseur. Il y avait tout le matériel rêvé : caméras, projecteurs, écrans, plateau avec des centaines de boutons de toutes les couleurs et autres matériels qui m'étaient inconnus. Je suivais mon acolyte qui passait entre les allées d'ordinateurs toutes alignées à une fresque d'écrans sur ce qui semblait être le mur principal. Depuis l'ascenseur j'avais une soudaine envie de bavarder comme si l'ascenseur avait provoqué un déclic. Même si ce n'était plus vraiment le moment...Il devait y avoir du monde à cet étage.
Réelle fût ma surprise de ne croiser personne alors que l'on se faufilait dans ce qui semblait être un couloir principal au milieu de tant d'écrans. Tout était éteins ou en veille. Il n'y avait personne, enfin presque.

A l'autre bout de la pièce s'échappait énormément de lumière et des bruits de siège à roulettes. L'écran principal, sans aucun doute, le plus grand de tous ceux collés au murs était allumé, accompagné de quelques-uns plus petit.J'eus envie de prendre les devants sans demander l'avis de mon équipière. Sans gestes, ni mots, ni regard. Je mourrais d'impatience de passer enfin à l'action. Je glissais doucement entre les allées, m'accroupissant de plus en plus au fur et à mesure que se dessinait la vue de ce qui se trouvait au pied, comme si cela me permettrait de ne pas être vu. Ce bref instant m'avait fait oublier la présence de la résistante. Dans mon délire de fauve à l'affût de sa ou ses proies je fit tomber une ribambelle de stylos en m'appuyant sur un coin de bureau alors que j'étais à deux doigts de voir si cet espace juste au pied de l'écran était pleinement occupé ou non. Je retins mon souffle, immobile. Les minutes me parurent des heures et voyant que personne ne venait voir, je continuais.
J'y étais presque ! Un "bureau", ornait de plateformes étranges elles-mêmes recouvertes de boutons de toutes les couleurs, longeait tous les écrans avec, en face, au moins (non, beaucoup plus) six sièges roulants et un seul était occupé par un type le regard zigzagant entre les écrans télé et son ordinateur portable. Il avait un casque avec micro vicé sur les oreilles, ce qui expliquait très plausiblement pourquoi il n'avait pas entendu la cascade de stylos heurter le sol. Cela devait être la partie utilisée en cas d'événement comme celui-ci qui monopolisait toutes les attentions sans forcément avoir besoin de tout le matériel à disposition...ou pour une autre raison, je n'allais pas tergiverser là-dessus.

Quelque chose me fit sursauter, un je ne sais quoi qui me donna une piqûre de rappel : j'avais légèrement une équipière dans mon sillage. Sans perdre mon (gibier) objectif de vue, je soupirais agacé qu'elle m'ait perturbé. De ce fait, qu'elle tente de communiquer ou non, j'avais déjà pris ma décision lui lançant un « Reste là, je m'en occupe !» chuchoté qui après coup me parus un chouilla autoritaire avant d'avancer dangereusement jusqu'au bord du fameux bureau prenant soin de rester caché.
Il était hors de question de le prendre par surprise au risque que le micro soit actif et laisse passer le moindre bruit risquant de nous faire repérer. Je me levais doucement sur mes deux jambes et m’avançais tranquillement mais avec beaucoup moins de discrétion. J'avais encore décidé seul et j'espérais que ma collègue de m'en tienne pas rigueur.
Le régisseur se retourna  bien encré à son siège sur pivot, ayant peut-être (enfin) capté que quelqu'un était en mouvement non loin. « Vous êtes venu voir le discours, je suppose » dit-il en enlevant son casque et le posant sur le clavier de son ordinateur avant de se frotter le visage sans doute les yeux fatigué par toute cette source de lumière.« Repassez un peu plus tard, ça ne commence pas avant... » Sans même lui laissait le temps de finir je m'étais mis derrière lui profitant qu'il se touche les yeux et l'avait attrapé à la gorge formant un cadenas avec mon bras le reliant à l'appuie-tête de son siège. Cette posture me permis de l'écarter rapidement du bureau où il tentait de récupérer le casque en se débattant et qu'il fit tomber. Mon attention portée à la chute du casque craignant que le micro n'ait grésillé ou fournit un bruit suspect à ceux qui pouvaient bien être à l'écoute à l'autre bout du fil, me valu un coup de poing à l'arcade me faisant légèrement lâcher prise ce qui permis au régisseur de se dégager. Je réussis néanmoins à la stop avant qu'il ne récupère le casque en lui offrant un coup de poing dans le ventre (par vengeance) avant de l'étouffer juste assez pour qu'il soit inconscient pour un petit moment. « Fais de beaux rêves ! » dis-je fièrement en le tirant par les bras pour le cacher sous un bureau.

Cette mini bataille m'avait requinqué même si, j'aurais bien aimé une vraie bagarre pour extirpée toute la pression que j'avais emmagasiné. Le régisseur s'en tirerait sans doute avec un gros bleus au ventre mais, rien qui ne soit visible à moins de le déshabiller. J'espérais que la façon dont je l'avait privé d'oxygène ne laisse pas de marques sur son cou.
Mon affaire faite, je rejoignis ma coéquipière qui avait dû profiter que je bouge l'inconscient et le dissimule pour rejoindre le poste de commande qu'il avait occupé. Alors qu'elle était planté devant les écrans et tous ces boutons, je sentais du liquide couler le long de ma joue gauche, pensant que s'était de la sueur je l'essuyais nonchalamment avec ma manche sauf que...ce n'était pas de la sueur à moins que la mienne ne soit rouge.
C'est que pour un simple régisseur il avait eu un coup de poing bien assez dosé pour m'offrir une blessure de guerre.
On entendit une porte claquer, je regardais la résistante avec interrogation tout en pressant ma manche contre mon arcade dégoulinante de sang. Lorsque nos regards se croisèrent, la voix de Ollie se fit entendre « Il y a quelqu'un » et je souris jaune les dents serrées.

- Je crois que l'on a comme un problème...

J'avais presque grincé des dents en prononcent cette phrase à voix basse. Je n'avais pas remarqué qu'il pouvait y avoir une autre entrée que l'ascenseur. Le seul réflexe que j'eus fût de poser ma main sur mon arcade pour vérifier si je saignais encore, et s'était le cas, avant de faire de nouveau compresse avec ma manche.
Moi qui avais espérais continuer à échanger avec la résistante, s'était louper. De plus il allait falloir trouver une excuse convaincante pour notre présence ici et le fait que j'avais du sang qui gisait de mon arcade n'allait pas être évident à expliquer. Mettre cogné ? Être tombé ? Pourquoi et comment ?
Dire que je pensais que nous étions enfin tranquille ... Saleté de stagiaire !
 
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MessageSujet: Re: Mission Timber [Equipe technique]   02.11.16 21:14



Mission Timber


« Il n'y a rien à envier... » Franchement, Willys ne savait pas comment réagir. Elle ne s’était pas attendue à cette réplique et n’avait aucune idée de l’attitude à adopter après cette réponse qu’elle peinait à interpréter. Voulait-il dire là-bas que le sort des SEEDs n’était nullement à jalouser ? Sur ce point elle voulait bien le croire. Le destin du corps armé de Balamb était plutôt terrifiant, elle n’avait jamais trop compris pourquoi tant de monde souhaitait avec passion rejoindre leur rang. Lors de sa visite à la BGU, elle avait été plus effrayée que jamais en voyant cette foule de jeunes en tenue de soirée, aussi bien préparé aux mondanités qu’à la guerre. L’usine à chair à canon faisait pourtant briller les yeux de beaucoup de monde mais pour Willys, qui n’avait jamais songé une seconde à s’inscrire dans un Garden, il n’avait depuis peu plus été question de voir ces établissements autrement que comme des écoles qui envoyaient des enfants à la mort en échange d’une conséquente somme d’argent. Alors non, effectivement, il n’y avait rien à envier. Détournant le regard, un brin embarrassée, Willys remercia intérieurement son interlocuteur quand ce dernier reprit la parole. Relevant alors son visage vers lui, elle se força à l’écouter. Il était préférable de faire attention à ses mots plutôt qu’à la peur qui la saisissait à mesure que l’ascenseur montait vers le dernier étage, elle se sentait fébrile, anxieuse et plus nerveuse que jamais, sa concentration s’en voyait altéré aussi s’obligeait-elle à garder les pieds sur terre pour ne pas céder complètement à la panique. Le SEED avait lui trouvé le moyen de caser le mot "divertissant" dans son discours mais à voir son visage, il avait regretté instantanément de l’avoir prononcé. « Ouai, chacun gère à sa manière comme tu dis… » Grommela t’elle en reprenant les paroles du garçon alors qu’elle plongeait sa main dans le sac pour s’assurer une énième fois que la cassette était toujours là.

Quand, arrivé à bon port, la sonnerie annonciatrice de l’ascenseur retentit et que les portes insensibles à leurs états d’âme s’ouvrirent sans leur laisser plus le temps de réfléchir à la suite, Willys crut qu’elle allait vomir. Le mercenaire, lui, venait de lui apprendre qu’il la surnommait Miss boule de nerf et au lieu de s’en énerver, une espèce de sourire se dessina quelques secondes sur ses lèvres. « Willys. Je m’appelle Willys. Mais je crois que je porte encore mieux Miss boule de nerf. » Souffla-t-elle alors que le garçon quittait l’ascenseur. Oui, Ruben lui avait dit qu’ils devaient repartir avec le moins d’informations possible. Tant pis, elle avait envie qu’il connaisse son nom, de ne pas être une sorte d’anonyme, d’avoir une identité, surtout avant ce qu’ils s’apprêtaient à faire. Elle s’appelait Willys et elle allait peut-être faire craquer l’allumette qui provoquerait un grand incendie. Jetant un dernier coup d’œil à son visage plus pâle que jamais dans le miroir de l’ascenseur, elle réajusta la lanière de son sac et partit sur les traces de son partenaire avant de reprendre la tête du cortège.

Son regard se baladait nerveusement autour d’elle alors qu’ils traversaient l’immense salle de régie. Des centaines d’écrans, comme des centaines de paires d’yeux, ignoraient leurs déambulations à travers les lieux tandis qu’ils se faufilaient jusqu’à l’allée centrale qui semblait tracer pour eux la voie royale vers la régie principale. Tout cela semblait si irréel et insensé. Est-ce que Gatiss était déjà là ? Et si ce n’était pas le cas, est-ce qu’il aurait seulement la possibilité de les rejoindre à temps ? Comme hypnotisée par la lumière qui émanait au loin du fond de la salle, Willys poursuivait son ascension en tentant vainement de se débarrasser de toutes ses appréhensions. Ils aviseraient, n’est-ce pas ? Éviter de penser à l’échec d’une mission.

Au même instant le SEED prit les devants, Willys s’immobilisa instantanément mais le mercenaire donnait l’impression de savoir quoi faire. Imitant alors ses postures, ils continuèrent de progresser à travers la salle en silence. C’était grotesque, comme un jeu d’enfant, se cacher et rester discret pour ne surtout pas se faire prendre. Les yeux ronds, comme frappé de démence, la jeune fille suivait le parcours de son partenaire jusqu’à ce que celui-ci par mégarde renverse une ribambelle de stylo qui dans un bruit mâte, qui lui parut pourtant assourdissant, retombèrent sur la moquette. Se cachant sous un bureau en plaquant ses deux mains sur sa bouche, le souffle court, Willys resta longtemps immobile alors qu’elle fixait la silhouette de son partenaire, tapis dans l’ombre, figé. Combien de temps s’écoula alors ? Une éternité, selon elle, avant que le SEED juge bon de reprendre le parcours. Peinant à calmer les tremblements incessants qui parcouraient son corps, la factrice rejoint la planque de son partenaire mais ce dernier, autoritaire, lui ordonna de ne plus bouger. Sans broncher, Willys s’exécuta et alors qu’il se redressait elle se cacha le plus adroitement possible derrière le bureau. Calme-toi. Calme-toi. Machinalement sa main se resserra autour du blouson de Gatiss toujours rangé plus ou moins habilement dans son sac, elle espérait de tout cœur que la personne à qui serait confronté le SEED ne serait autre que le résistant qui aurait trouvé un moyen de rejoindre la régie principale. La discussion qui lui parvint alors détruit tout espoir et fermant un instant les yeux, Willys appuya l’arrière de son crâne contre le meuble. Comment allaient-ils faire ? Sans Gatiss aucun moyen de diffuser la cassette, elle ne savait absolument pas se servir d’une régie, n’avait aucune connaissance dans le domaine, conclusion ils étaient dans l’impasse. À moins d’obliger celui à qui s’adressait le SEED de répondre à leurs attentes, ils n’avaient aucun moyen de parvenir à leurs fins. Tout ce chemin pour ça ? Ses yeux se rouvrirent instantanément quand elle entendit les bruits étouffés d’une altercation. Mais qu’est ce qu’il faisait, il ne s’était pas avancé pour libérer la regie et qu’elle ait la voie libre ?! Paralysée, complétement décontenancé et dans l’impossibilité de sa manifester, Willys attendit donc la conclusion du combat et quand elle entendit le mercenaire souffler à la victime de faire de beaux rêves, elle se redressa pour lui faire face.

« Mais bordel qu’est ce que… Pourquoi ?! Pourquoi tu… Ils… Ils vont le tuer ! On aurait dû trouver un prétexte pour le faire sortir ! Ils vont le massacrer, c’est pas vrai… On peut pas le laisser là, une fois qu’on règle ça on l’emmène avec nous et on trouve une solution ! » S’emporta t’elle complètement affolée alors que le SEED avait pris soin de dissimulé le corps sous un bureau. Pas de temps à perdre cependant et dans une sorte de réflexe incompréhensible, elle s’assit sur le siège du régisseur. Son esprit cependant était ailleurs, comment se tirer de cette situation ? Elle connaissait les Galbadiens, ils étaient capables de faire payer le prix fort à ce pauvre homme parce qu’il n’avait pas fait son boulot correctement. A tous les coups le régisseur avait vu le visage de son agresseur, en plus, comment compter sur son silence si on l’interrogeait ? Etouffant un juron alors que les larmes commençaient déjà à lui monter aux yeux, son regard fou ne savait plus sur quoi se concentrer alors que ses mains, suspendues au-dessus du clavier, n’osaient intenter aucune manœuvre. Bientôt rejoint par le mercenaire, Willys, la gorge nouée, n’osait lui dire qu’elle était tout bonnement incapable de se servir de ce matériel et alors qu’elle tournait sa tête vers lui, ses yeux s’agrandirent encore un peu plus. « Merde. » Souffla t’elle en voyant la manche du garçon se teinter de rouge. Se redressant l’air affolé, ses mains s’avancèrent vers lui mais elle n’osait pas le toucher. « Est-ce que ça va aller ?! » S’enquit-elle d’une voix bien plus paniquée qu’elle ne l’aurait souhaité. La vue du sang la rendait, si c’était encore possible, un peu plus anxieuse mais le bruit d’une porte l’acheva définitivement. Échangeant un regard affolé avec son partenaire, la voix de Ollie raisonna dans la salle. Oui, ils avaient un problème.

Comme une automate, les yeux toujours plus rond, Willys se tourna vers la silhouette frêle du stagiaire manifestement bien embêté de les retrouver là. « Qu’est ce que… Tu devais nous retrouver au studio 9, est-ce que c’est le studio 9 ça imbécile ?! » « Mais… Mais vous n’y êtes pas non plus ! » S’insurgea le pauvre garçon alors qu’il regardait successivement son visage et celui du SEED. Rapidement pourtant Willys tacha d'avoir son attention toute entière pour qu'Ollie ne se concentre pas sur la blessure de son collègue, ou que ce dernier ait au moins le temps de la dissimuler comme il pouvait. « On a eu un ordre ! Toi tu en avais un autre, aller au studio 9, qu’est-ce que tu fous là ?! » Et contrairement aux apparences, si Willys s’emportait de la sorte, c’est qu’elle s’inquiétait du sort du pauvre stagiaire. Bien sûr, il anéantissait tout leur plan, mais en plus de cela il se mettait en danger. Comment gérer cette situation ? Ollie les avait vus, Ollie pourrait témoigner à qui voulait l’entendre qu’un homme et une femme, possiblement employés, se trouvaient dans la régie à l’instant ou le discours du président avait été piraté. Que faire ? Lâchant le pauvre adolescent Willys se rapprocha d’un siège et appuya ses mains sur le dossier, tournant le dos aux deux garçons. Tout bonnement incapable de gérer toutes les pensées qui l’assaillaient, elle tenta de les extirper une par une. « Est-ce que tu sais te servir de cette régie, Ollie ? » Un silence, puis une réponse. « Oui. Pourquoi ? » Bien. Ils avaient une solution pour la cassette. Mais est ce qu’il était bien raisonnable de relâcher Ollie dans la nature après le fait accompli ? Et que faire du régisseur que le SEED avait assommé ? Ah ce niveau là le plus sage était encore d’annuler la mission, elle était pourtant à cet instant tout bonnement incapable de jeter l’éponge. « C’est vous qui êtes chargés du direct ? Je voulais… Je voulais juste trouver l’endroit idéal pour écouter le discours du président. » Coinçant l’arête de son nez entre son pouce et son index, Willys fronça les sourcils alors que ses nerfs menaçaient de lâcher à tous moment. Elle n’avait jamais eu pour habitude de prendre des décisions de cet ordre, elle se retrouvait seule commanditaire d’une mission qu’elle avait enclenchée en démarchant les SEEDs, le juste retour du bâton sans doute. « Le régisseur a eu un malaise, on a été appelé en urgence. On sait comment tout ça fonctionne mais… » Extirpant la cassette de son sac, elle la montra à Ollie pendant qu’elle espérait que son collègue approuve ses décisions. Continuant son discours mécaniquement, elle poursuivit en le regardant l’adolescent dans les yeux. « On nous a demandé de diffuser ça avant le discours du président. Sûrement une publicité ou une vidéo de propagande, j’en sais rien, toujours est-il que ni mon collègue ni moi ne savons comment faire avec le matériel à disposition. Ollie… » Continua-t-elle, se rapprochant de quelques mètres. « Je veux que tu enclenches cette cassette et que tu la programmes pour être diffusé à l’heure, ensuite tu retournes à tes occupations mais tu ne peux pas rester là, c'est interdit. Si des Galbadiens viennent contrôler la régie... Bref, non, tu ne peux pas rester ici on a des ordres on doit les respecter ! » L’adolescent ne semblait franchement pas enchanté par cette perspective mais fini par hocher vaguement de la tête. Il attrapa la cassette, la glissa dans une fente, bidouilla quelques codes et appuya sur des boutons avant de se redresser. Voilà. C’était fait. Dans 7 minutes maintenant le message des Renards allait être diffusé. « Merci. » Souffla Willys avant de pousser doucement son bras. « Maintenant file, je ne veux pas que tu aies d’ennuis. Et Ollie ? Je compte sur ton silence, tu n’es jamais venu ici, ok ? Retient le bien. » Alors qu'elle pointait la porte de service du doigts, dépité, l'adolescent quitta les lieux. Le silence s'installa. C’était prendre un risque énorme, peut être son partenaire allait lui en vouloir, elle espérait pourtant sincèrement qu’Ollie taise leur entrevue, que le gamin, terrorisé, décide de garder pour lui qu’il avait malencontreusement suivit des directives qui avait conduit à pirater un direct attendue depuis des mois. 6 minutes.« Il faut qu'on dégage au plus vite. » Se reprit elle alors, comme si elle s'était réveillée. « Tu crois que tu peux le porter ? » Demanda t'elle au SEED, désignant le régisseur. Il était toujours hors de question pour elle de le laisser là. Peut être l'emmener à l'infirmerie, dire qu'il avait eu un malaise, que quelqu'un avait pris sa suite pour le disculper un temps et espérer qu'il se taise, lui aussi. Cela faisait trois personnes capable de dresser leurs portrait avec plus ou moins d'exactitude... Il fallait espérer que leur plan mette le feu au poudre et crée la révolution qu'ils cherchaient, sinon, ils étaient des hommes morts.
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MessageSujet: Re: Mission Timber [Equipe technique]   04.11.16 0:15



Mission Timber


Ollie avait quitté les lieux comme s'il avait le diable aux trousses. L'éclat de Willys et l'intuition d'avoir fait quelque chose d'interdit lui firent dévaler les marches en quatrième vitesse sans faire attention à son environnement. C'est alors qu'il percuta un soldat galbadien. C'était celui qui avait alpagué Jared et Willys. Celui qui avait fait fermer ascenseur et porte de service. Il n'avait d'ailleurs pas apprécié que le petit stagiaire fasse rouvrir les points d'accès. Trop de portes, c'était autant de possibilité pour des intrus. D'ailleurs, la fébrilité du garçon étant suspecte, il le saisi par le col avant de refaire le chemin en sens inverse. Comme l'adolescent se débattait et ruait comme un beau diable, le soldat n'eu d'autre choix que de le bailloner de son bras, son autre main lui servant à tenir son arme.

C'est ainsi qu'il pénétra dans la régie, pour tomber nez à nez avec Willys, Jared et leur encombrant colis. Une lueur de triomphe dans le regard, il les braqua de son arme. Enfin, il allait avoir la reconnaissance qu'il méritait. Quelque chose dans cette pièce ne tournait pas rond et lui seul l'avait remarqué. Tout en gardant les intrus en joue, il se rapprocha des machines. Il ne jetait que des regards furtif, faisant d'Ollie un bouclier devant son corps. Il ne comprenait rien à la machinerie mais bientôt, la voix de Vinzer présentant sa compagne résonna dans la pièce avant d'être interrompu par le message des résistants. Alors qu'il les menaçait de leur arme en leur demandant de couper la cassette, aucun des deux ne semblait près à faire un mouvement. Préférant surement guetter un moment de faiblesse. Le soldat ne se doutait pas que seul Ollie aurait pu couper la diffusion.

Soudain, l'air se fit plus lourd et se gorgea de magie. Sombre, funeste. Le sol se mit à trembler et les ordinateurs tombèrent un à un sur le sol tandis que chacun luttait pour conserver l'équilibre. Et d'un coup, un bruit sourd et terrible, une violente lumière et la chaleur ambiante augmentant en quelques secondes. La déflagration avait eu un périmètre de deux mètres à peine. Proches de la porte, Willys et Jared n'avait pas été atteint par le rayon d'apparition de la Guardian-Force incandescente. Le soldat galbadien et le petit Ollie n'avaient pas eu cette chance. La mécanique de diffusion  non plus. Le soldat était irrémédiablement brûlé et agonisait sur le sol. Il avait relaché Ollie, le poussant suffisamment pour qu'il soit épargné. La dernière action d'un condamné. Cependant, la créature n'en avait pas fini, d'un violent coup de son bras nimbé de flammes, il balaya de jeune garçon, l'envoyant valser contre le mur le plus proche. Ses vêtements avaient pris feu et ses hurlements se mêlaient à ceux du soldat.

Il était évident que la créature était d'un niveau beaucoup trop élevé pour un SEED seul, aussi brillant soit-il. L'escalier de service est derrière vous. Entre Ollie, le soldat agonisant et vous, il y a le monstre.

Plusieurs options s'offrent à vous :
- Vous pouvez fuir et emprunter l'escalier de service, abandonnant Ollie à son funeste sort.
- Vous pouvez décider de chercher le garçon mais la créature en profitera pour bloquer vos issues

Enfin, concernant le soldat galbadien agonisant, vous pouvez choisir :
- D'abreger ses souffrances
- De le laisser mourir lentement

N'oubliez pas non plus que le régisseur est toujours inconscient.



***

Grâce aux indications fournies par l'énoncé, à vous de vous adapter au mieux afin de maximiser les chances de réussite de la mission. En fonction de vos réactions, la suite des événements pourra se simplifier ou se corser. N'hésitez pas à suivre les aventures de l'autre groupe également, le contact pouvant être discrètement maintenu par messages interposés.


Groupe 2


- Jared H. Johnson
- Wilys D. Weiss
- Gatiss (PNJ)

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MessageSujet: Re: Mission Timber [Equipe technique]   08.11.16 17:44



Mission Timber


Malgré l’euphorie que m’avais fait ressentir ma petite lutte avec le régisseur, j’avais vite déchanté. La dite Willys m’avait bien remonté les bretelles pour avoir rendu inconscient le régisseur et la venue d'Ollie avait mis un point d’honneur à réveiller mon impatience : il était tant que l’on en finisse avec cette mission.

« Mais bordel qu’est ce que… Pourquoi ?! Pourquoi tu… Ils… Ils vont le tuer ! On aurait dû trouver un prétexte pour le faire sortir ! Ils vont le massacrer, c’est pas vrai… On peut pas le laisser là, une fois qu’on règle ça on l’emmène avec nous et on trouve une solution ! »  Ces mots résonnaient encore dans ma tête, à vouloir à tout prix jouer des poings j’avais commis une erreur, certes petite mais assez grosse pour que ma partenaire s’emporte.  Même si un « Merde. » s’était échappé de sa bouche  en ayant remarqué ma manche imbibée de sang et qu’elle me questionna son mon état, cela  n’allait pas me rendre moins vexé.  Comme si cela ne suffisait pas, Miss boule de nerfs semblait affolée par cette surprise que nous faisait le stagiaire (à moins que le sang n’y soit aussi pour quelque chose ?).

Willys se tourna vers le stagiaire tout aussi gêné de nous croiser à cet étage. Mon réflexe fût de surveiller de loin le régisseur, priant pour qu’un bras ou une jambe ne dépasse pas du bureau.

- Qu’est ce que… Tu devais nous retrouver au studio 9, est-ce que c’est le studio 9 ça imbécile ?!

- Mais… Mais vous n’y êtes pas non plus !

Ollie venait de mettre le doigt sur quelque chose. Cela me fit sourire, c’est qu’il n’était pas si bête que ça le petit. Willys réussi à accaparer son attention prétextant que l’on avait reçu un ordre. J’en profitais pour leur tourner légèrement le dos, il fallait que je cache mon égratignure qui continuait de saigner. Ne sachant pas comment la dissimuler, je mis un certain temps avant de jeter mon dévolu sur une boîte de mouchoir qui traînait sur un bureau à coté, espérant que le saignement finirait par se calmer. Reportant enfin mon intérêt sur la discussion après avoir regardé une dernière fois que le régisseur n’avait pas repris connaissance, Ollie enfonçait la cassette dans le lecteur et tapa sur des boutons. Ma mauvaise humeur disparue presque instantanément. Voilà, s’était fait et ça avait été plutôt facile. Peut-être trop, mais la perspective que la mission arrivait bientôt à son terme me  procura du soulagement. Le plus dur était fait !
Willys congédia le stagiaire, ce qui me valut un regard interrogateur à son égard. Il s’agissait ni plus ni moins qu’une énorme prise de risques. En était-elle seulement consciente ? Je réprimandais l’envie de lui courir récupérer le stagiaire avant qu’il ne nous dénonce. Avec un peu de chance, il ne croiserait personne.   qu'elle pointait la porte de service du doigts, dépité, l'adolescent quitta les lieux. Après un silence qui me parut lourd, Willys repris parole « Il faut qu'on dégage au plus vite. »  …Oui c’est certain, plus vite que le stagiaire ! Je n’eus guère le temps de lancer cette réflexion.

-  Tu crois que tu peux le porter ?

- Bien sûr que je peux.

En m’entendant, j’eus l’impression d’avoir répondu sèchement. En plus de laisser filer Ollie, il fallait que je promène l’endormi. Que des belles occasions de se faire remarquer ! J’espérais que la blondinette ait un plan qui tienne la route et surtout, qu’aucun soldat ne se baladait dans les couloirs prêts à les questionner sur l’inconscience du régisseur. C’est avec lassitude que j’allais chercher le régisseur pour le positionner, tant bien que mal, sur mon épaule droite. Après plusieurs tentatives, je finis par réussir à le caler,  je n’étais vraiment pas (mais, vraiment pas) ravi d’avoir en vue le derrière du régisseur qui pesait bien plus lourd ainsi que lorsque je l’avais tiré par les bras pour le glisser sous le bureau.  Au moins, en le portant de la sorte, les potentiels rodeurs dans les couloirs ne verraient pas son visage dans l’immédiat et j’avais de forte chance de recevoir des coups de poings dans le dos qui me signalerait l’état d’éveil du régisseur.

Ainsi chargé, je suivais maladroitement Willys en titubant presque sous le poids mort que je portais tout en vérifiant, presque en permanence, si mon acarde saignait toujours à l’aide des quelques mouchoirs en papiers que j’avais emprunté. Elle saignait déjà moins, mais saignait toujours.

Nous venions quasiment atteint  la moitié de la pièce et c’est alors qu’un bruit se fit entendre. « Et merde ! On ne peut pas être tranquille 5 mins ! » J’étais plus qu’agacé, quelqu’un venait d’entrée vraiment bruyamment. Sans doute Ollie ! Je maudissais intérieurement le stagiaire d’être revenu fourrer son nez dans nos affaires jusqu’au moment où j’aperçu notre chaperon des vestiaires nous braquant avec son arme à bout  de bras et qui Ollie bâillonnait de l’autre. Le soldat nous toisa, fière de nous avoir coincés. Son regard passa de moi au régisseur puis de Miss boule de nerfs au poste de diffusion où Ollie nous avait docilement rendu service.  « Ne bougez pas ! » Ordonna le soldat qui allait vers le poste de diffusion sans vraiment savoir ce qu’il cherchait, se servant  du stagiaire comme bouclier. Il n’y avait aucun risque que j’intervienne, j’avais légèrement le régisseur sur le dos et la perspective, bien qu’alléchante, de le laisser tomber pour m’occuper du soldat ne me plaisait pas plus que ça. Entre deux regards du soldat je chuchotais un  « As-tu une idée ? » à Willys, ce qui me valut un « On se tait ! » mauvais de la part du soldat. Son envie de revenir vers nous à cette occasion fût interrompue par le début du discours, qui me parut être lancé bien plus tôt qu’il ne l’aurait dû.  Vinzer Deling eut le temps d’annoncer qu’il allait se marier et la cassette pris le relais pour l’interrompre. Le soldat entra dans une colère folle, nous menaçant pour que l’on coupe la diffusion du message résistant. Le regard inquiet et paniqué d’Ollie me percuta de plein fouet, alors qui essayait de se dégager en vain de l’emprise du soldat furax. Tentait-il de sortir de l’étreinte du soldat pour l’avertir qu’il était capable de stopper la cassette ? « Je vous ordonne de mettre fin à tout  ce cirque ! » Lança le soldat en secouant son arme vers nous tout en empêchant sa prise de fuir.  Comme si nous n’avions pas remarqué que s’était un ordre… Je regardais la résistante, guettant un signal ou quoique ce soit d’autre, me donnant un indice sur ce qui allait suivre. Elle n’avait pas l’air prêt à bouger et mon, encombrant ami, régisseur n’allait pas me faciliter la tâche pour accéder au soldat (à moins que je ne m’en serve de bouclier ??).

Quelque chose vint tous nous perturber. L’atmosphère de la pièce, déjà pesante, si fit plus lourde et étrange. J’eus la sensation qu’il n’y avait rien de normal là-dedans et je pus lire cette impression sur tout le monde, même Ollie savait qu’il allait arriver quelque chose de mauvais et cela n’avait rien à voir avec l’arme du soldat qui semblait soudain moins menaçante. Puis me instinct me le hurla presque : De la magie ?!  D’où pouvait-elle bien venir ? Visiblement pas du soldat. Soit quelqu’un était dans la pièce avec nous  caché quelque part, soit, il s’agissait de paramagie. A l’idée de cette deuxième option, mon sang ne fit qu’un tour. Je ne comptais pas céder à la panique, mais cette éventualité me glaçait le sang.

D’un seul coup, il y eut du bruit. Beaucoup de bruit. Tout vibrait, le sol, les murs, les chaises roulantes semblaient danser dans la pièce et  certains écrans tombaient sous l’effet des tremblements. Ayant déjà du mal à tenir debout avec le régisseur sur le dos, je finis par terre, tête la première. Par chance et grâce à un réflexe sorti de nulle part, mon épaule libre eut assez de force pour soutenir le bras qui faisait pilier entre moi et le sol. Je  me contentais alors que poser au sol le régisseur, le mettant d’abord en position assise pour tenter de le laisser doucement tomber en arrière pour l’allonger avec délicatesse. Une délicatesse inexistante, il allait avoir une sacrée bosse. Le fait que tout tremble n’avait pas aidé, il m’avait échappé une fois assis et s’était cogné en tombant. Bon côté des choses, il n’allait sans doute pas se réveiller tout de suite. Après ça, je tentais de me relever à plusieurs reprises, cherchant un équilibre malgré les tremblements. Quand j’y parvins, Je scrutais les alentours, cherchant une sortie. Par chance, la porte n’était pas loin. J’eus à peine le temps de voir Ollie qui s’agrippait au soldat pour ne pas tomber et de lancer un regard à Willys qui luttait pour rester debout. Puis il se produit l’impensable. Un bruit sourd résonna dans la régie accompagnée d’une chaleur intense émanent d’un puit de lumière sorti de …sorti d’où ? S’en suivit une déflagration.
J’entendais des gémissements aigües et étouffés « Willys ? ça va ? » La lumière m’avait aveuglé un court instant et j’eus nettement le temps de formuler mon inquiétude avant de recouvrer la vision. Sans laisser de silence suite à ma question, je lançais dans l’immédiat : « Réponds à ton pote Jared ! Où est Ollie ? ». Je n’eus pas vraiment besoin de la réponse, forcé de constater que le soldat l’avait lâché. C’est ce dernier qui gémissait à l’agonie après avoir épargné l’innocent stagiaire d’un funeste sort. Mais, s’était sans compter sur le monstre de flammes, qui sous mes yeux et ceux de Willys, envoya voler Ollie contre un mur provocant par la même occasion l’inflammation de ses vêtements.

Cette Guardian-Force était terriblement incroyable et seul, elle aurait vite fait de se débarrasser de moi. La personne qui était derrière tout ça devait être tout aussi incandescente que sa G-Force et on venait de la mettre en colère. Il fallait fuir sans tarder !
Mon cerveau ne suivit pas l’ordre donné par ma pensée. Les hurlements s d’Ollie venant me perturbé. Et il y avait le régisseur à mes pieds. J’étais dépassé. Je ne pouvais pas abandonner Ollie, et encore moins dans une telle situation. Il y avait cet amas de flammes vivant entre lui et nous. Si on ne fuyait pas, nous serions bloqués. Si on partait lâchement, Ollie brûlerait vif en entendant son sauveur agonir. Je regardais l’inconscient au sol avant de me tourner vers Willys.

- Si tu pars maintenant, tu ne seras pas bloquée ici. Je m’occupe d’Ollie !

Je lui laissais le choix. Partir  sans se retourner pour se mettre à l’abri et pourquoi pas retrouver son acolyte disparu pour maintenir notre couverture ou rester et m’aider pour venir au secours d'Ollie et du régisseur (accessoirement du soldat qui ne représentait pas une urgence au vue de son état) Sans plus attendre, j’enjambais le régisseur. Il ne risquait peut-être rien immobile sur le sol, mais Ollie était ma priorité. Si je le rejoignais assez rapidement, il n’aurait peut-être que quelques brûlures sans trop de gravité. Ma la bête de feu n’était pas de cet avis, gesticulant pour m’empêcher de rejoindre Ollie. Un instant je sentis le feu de si près que je cru que le monstre allait faire mouche. Étonné de constater que non, car cette dernière portait également son attention vers Willys qui apparemment était encore-là. Je ne comptais pas utiliser ma G-Force, encore moins de la magie. Si on pouvait tenter de garder des brides de notre couverture, il ne fallait pas en faire usage. Je n’étais plus très loin d’Ollie et je n’avais plu la patience de jouer à « Tape Taupes » avec la boule de feu.« Ollie roule toi par terre et essaie de t’éloigner de la bestiole »  Si Ollie écoutait, en roulant il calmerait un peu les flammes et se rapprocherait de moi. Il ne le fis pas, trop occupé à se tordre de douleur. Sale mioche ! Je regardais une dernière fois en arrière. Willys était encore là, les issus pas encore bloquées. Je n’ai pu me retenir de m’énerver.       « Bouge-toi ! Soit tu m’aide soit, tu sors ! ». Je n’étais plus vraiment calme, craignant de devoir sauver une personne de plus. Mon intérêt revint irrémédiablement à Ollie.

Je piquais un sprint, croisant les doigts pour ne pas être balayé par un bras de feu pour rejoindre Ollie, ce qui n’arriva bizarrement pas. L’attrapant au passage pour aller nous réfugier derrière un bureau, je tapotais son pantalon et ôtais vivement son t-shirt pour le lancer plus loin. Il était bien brûlé, il avait mal, mais il était avec moi et pour le moment, en vie. Je relevé doucement la tête au-dessus du bureau, priant de ne pas me prendre une masse en flamme en pleine figure. On voyait clairement par quel chemin j’étais passé car mon passage formait une espèce de ligne de feu sur les bureaux. Les machines étaient en feu. Les issus bloquées. J’étais bloqué avec Ollie, le régisseur et un soldat à l’agonie. Je continuais de regarder la pièce, cherchant des traces de Willys. Était-elle partie ? Allais-je sortir d'ici en un seul morceau à peine roussi ou en plusieurs cuits à point ?
 
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MessageSujet: Re: Mission Timber [Equipe technique]   09.11.16 12:56



Mission Timber


À voir le regard de son partenaire, il devait partiellement désapprouver sa décision de laisser filer Ollie. Mais que pouvaient-ils faire de plus ? Le retenir avec eux ? Et ensuite ? Elle n’avait pas eu le temps d’élaborer beaucoup de scénarios mais la plupart d’entre eux se terminaient mal, donner au petit stagiaire l’opportunité de s’enfuir était à son goût la meilleure des décisions. Sans doute pas la plus sage, mais… Il n’était plus temps de revenir sur ce choix et déjà le SEED lui répondait sèchement qu’il pouvait porter le régisseur sur son dos. Le visage de Willys se ferma, elle n’aimait pas ce ton mais elle refusait de lui présenter des excuses. Qu’il remette en question sa manière de faire plutôt, après tout c’était lui qui avait assommé le pauvre homme et s’il pensait qu’elle était du genre à laisser derrière eux une victime idéale pour les Galbadiens il se trompait. Alors que le mercenaire hissait sur ses épaules le technicien avec plus ou moins d’aisance, l’homme quoi que plus petit que le SEED restant assez musclé, Willys consulta nerveusement l’heure sur l’horloge de la table de régie. Avec un peu de chance ils ne croiseraient personne, tous seraient bien trop occupés à suivre le discours du président. Les choses se corseraient au moment où la cassette se lancerait, là, du monde viendrait frapper à cette porte, et c’est pour cela qu’il devait sortir de ce bâtiment au plus vite. Ils avaient cependant du temps devant eux, bien assez normalement pour quitter la station sans grabuges. Voilà, c’était simple, c’était simple, se répéta-t-elle pour se rassurer alors qu’elle et son partenaire se dirigeaient vers la sortie que le petit stagiaire avait empruntée plus tôt.

Les battants s’ouvrirent avec fracas avant qu’ils n’aient pu les atteindre la poussant à reculer sous le coup de la surprise alors qu’elle découvrait avec terreur le soldat Galabadien croisé plus tôt franchir le seuil de la porte. Il avait attrapé Ollie, un bras bâillonnait l’adolescent qui se débattait comme un diable mais le bourreau tenait bon et braquait son arme vers eux, l’air triomphant. Est-ce que le stagiaire avait parlé ? Au vu de la mine du soldat qui ne semblait lui-même pas savoir ce qu’il cherchait, Willys conclut que ce n’était pas le cas, que le bougre avait seulement flairé, à juste titre, le danger et qu’il devait se réjouir maintenant d’avoir attrapé la clique la main dans le sac. Sortant de sa torpeur quand le SEED se pencha vers elle pour lui demander si elle avait une idée, Willys tourna son regard paniqué vers lui mais étouffa un cri avant d’avoir pu répondre quand le Galbadien leur demanda de se taire. Plaquant une main tremblante sur sa bouche alors qu’elle fixait à nouveau le soldat, comptant le peu de temps maintenant qu’ils leur restaient avant que la cassette ne se déclenche, tout bonnement tétanisé Willys était incapable d’entreprendre quoi que ce soit. Mentir encore une fois pour se tirer d’affaire leur était impossible et à moins d’un miracle ils étaient foutus.

Trois. Deux. Un. Le discours était lancé. Impuissante, la résistante fixait l’écran principal en sachant ce qui les attendait et quand l’image du président et de sa compagne sauta laissant place à une vidéo de piètre qualité son cœur rata un battement. On ne distinguait presque rien, mais la voix truquée de Gatiss, masqué de qu’on pouvait entre apercevoir, elle, raisonnait dans tout bâtiment. C’était irréaliste, presque divin, télé et radios retransmettaient partout à cet instant l’ordre de se soulever contre le régime de Vinzer Deling. Le temps semblait être suspendu et l’espace d’un instant nul ne se décida à faire taire cet étrange personnage. Un moment abasourdis, le soldat se reprit cependant, hurlant l’ordre aux prétendus techniciens de mettre un terme à ce cirque alors que, plus menaçant que jamais, il pointait successivement son arme sur ses deux interlocuteurs. Que faire ? Tremblante et terrifiée, Willys amorça un pas vers la régie, si elle prétendait pouvoir régler le problème et s’affairait à tenter de le résoudre, elle aurait peut-être l’attention du soldat et le SEED pourrait sans doute le prendre en traître. Dans une sorte de transe conduite par la peur, elle prit de toute évidence plus longtemps que les autres à réaliser que l’ambiance s’était faite, si cela était encore possible, plus lourde, étouffante, et quand elle réalisa qu’il n’y avait rien de normal dans la chose c’était déjà trop tard.

Le sol trembla, les objets s’écrasèrent contre le sol, explosant à la volée dans un fracas assourdissant. Déconnectée et incapable de raisonner, le seul objectif de Willys à cet instant fut de garder l’équilibre et non tenter de s’enfuir. Menant le même combat, elle intercepta le regard de son partenaire avant qu’une secousse plus forte que les autres ne la fasse tomber au sol. Une lumière aveuglante émana de la régie alors qu’un souffle brûlant balaya son visage. Est-ce de cette manière que tout allait se terminer ? On s’acheminait pourtant à savoir si elle allait bien et elle prit un certain temps avant de comprendre qu’on s’adressait à elle, que c’était le SEED qui, tout aussi perdu qu’elle, tentait d’avoir un retour de sa part. Jared ? Elle réalisait bêtement qu’elle n’apprenait son prénom que maintenant, il lui demandait ou était Ollie mais elle était tout bonnement incapable de répondre, son esprit étant intégralement accaparé par un hurlement de douleur déchirant qui paralysait son corps tout entier. Et quand le rideau de fumée se souleva…

Le corps brûlé du soldat Galbadien sous une bête enflammée lui apparut, le dernier geste du condamné avait épargné Ollie qui tentait de s’enfuir mais le monstre balaya la frêle silhouette de l’adolescent qui fut projeté contre le mur. Willys sentit le sol se résorber sous son poids, manqua de perdre conscience alors qu’il lui était impossible d’assimiler la vision apocalyptique à laquelle elle avait à faire face. Les cris du soldat se mêlaient au vacarme de l’incendie et pétrifiée elle restait là, dépassée par la tournure des événements. Jared lui lança un ordre, ses mots ne lui parvinrent pas mais elle tenta de se redresser alors que lui partait déjà à la rescousse du stagiaire. Ce n’est qu’au moment où il lui hurla de sortir ou de l’aider qu’elle sembla retrouver la raison, au même instant, le système de sécurité incendie se déclencha, cela ne semblait pas trop affecter le monstre de feu mais créa une diversion qui permit à Jared et Ollie de fuir plus loin. Dans un élan insensé, elle attrapa alors le corps du régisseur, le tira de toutes ses forces et passa le cadre de la porte qui se trouvait derrière son dos. Un des battants avait été soufflé par l’explosion, l’autre ne tarderait pas à lâcher, mais elle eut assez de temps pour se mettre à l’abri derrière le mur dans la cage d'escalier sachant pourtant que cette cachette était superficielle. Ils n’étaient absolument pas tiré d'affaire. Les plaintes du soldat s’essoufflaient mais continuait de résonner dans son esprit embrumé alors qu’elle portait ses mains à ses oreilles comme dans l’espoir de les oublier. Incapable de respirer correctement elle haletait férocement tandis que son regard fou balayait les alentours. L’escalier en face d’elle, l’ascenseur certainement hors service plus loin, des parcours impossibles à emprunter avec l’homme qu’elle tentait de sauver. Sujette à une véritable crise de nerf sa vision se brouilla de larmes alors qu’elle agrippait le corps du régisseur, comme décidé à se débrouiller par ses maigres moyens. « Willys ?! » Elle aurait reconnu cette voix entre milles. Gatiss montait les escaliers à toute allure, s’arrêta devant le spectacle si peu glorieux qu’elle avait à lui offrir mais sembla décidé à garder ses interrogations pour plus tard. Sans même l’avertir il attrapa le régisseur, le hissa sur ses épaules et attrapa le bras de la résistante, décidé à les faire rejoindre les étages inférieurs. « Jared et Ollie sont toujours à l’intérieur ! » Hurla-t-elle comme une démente en le retenant, comme si le pauvre garçon, tout aussi démuni qu’elle, pouvait aider les deux autres coincés à l’intérieur. Pour vérifier l'ampleur des dégâts et porté sans doute par l'espoir qu'il pourrait porter secours aux deux malheureux, ne s'attendant très certainement pas à la vision chaotique qui l'attendait, Gatiss entra dans la salle gardant fermement sa prise sur Willys. Avant qu'ils n'aient pu faire quoi que ce soit une déflagration violente se fit entendre derrière eux. Bloqués par des décombres, il n'était maintenant plus question d'emprunter l'escalier de service. Ils étaient coincés dans la salle avec les autres.

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