AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 22 Juin 23h32 - Ruben&Willys

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
(Admin) ϟ Résistante de Timber
avatar
Date d'inscription : 11/05/2016
Messages : 1292
Avatar : Brie Larson
Crédits : BALACLAVA (avatar) ultraviolences + moony. (gifs) anaelle (sign)

Âge du perso : 24 ans
Activité : Professoresse de solfège
Feuille de personnage
stat :
stat points
force
magie/aura■■■
resistance
esquive

Magies maîtrisées :
Objets:
Voir le profil de l'utilisateur http://fieldofheroes.forumactif.org/t184-willys-how-do-you-prove
MessageSujet: 22 Juin 23h32 - Ruben&Willys   12.09.16 18:50


   

22 Juin - 23h32


   
Il faisait un froid glacial. Dans son petit chemisier et ses sandales, Willys n’en menait pas large. À croire que le temps d’un séjour de moins de quarante-huit heures, son corps c’était déjà accommodé au climat doux de Balamb. Retrouver la grise et soumise Timber était une épreuve manifestement aussi bien physique que moral, pourtant elle portait dans son bagage une bien belle nouvelle pour la ville. Oui, elle voyait les choses en grand, elle voulait croire que ce coup là serait sensationnel et c’était bien la première fois au final qu’elle trouvait qu’un plan de son réseau tenait debout. Mais Willys ne savait pas bien ce qu’elle espérait, qu’après la diffusion de leur message, en considérant qu’ils arrivent au bout de leur idée, tous se soulèvent ? Elle était tout bonnement incapable de réaliser quel impact aurait leur coup d’éclat, si cela effectivement créerait une révolution ou si le monde ignorerait leur initiative. Elle était une gamine qui ignorait tout de la guerre et ne pouvait qu’imaginer et craindre ce qui allait suivre, n’arrivant ou plutôt refusant de penser aux possibles épisodes de violences qui pourraient en découler. Tout ça, encore hier, lui paraissait si loin, et voilà que ce qui n’était qu’un fantasme devenait concret grâce à un papier habilement plié dans le double fond de l’étui de son instrument de musique.

Les rues étaient désertes, son train avait circulé de nuit et elle était arrivée à la gare sous une pluie fine et désagréable. Elle se hâtait donc à travers la ville craignant de tomber sur une patrouille qui, au fond, ne pouvait rien faire sinon de l’inviter à rentrer au plus vite chez elle. Willys avait pourtant la sensation paranoïaque que le monde entier pouvait en un clin d’œil habile deviner qu’elle avait en sa possession un document ultra confidentiel. Déjà dans son wagon, elle n’avait pu s’empêcher de jeter des coups d’œil nerveux à quiconque avait le malheur de croiser son regard. La jeune fille avait gardé prudemment en main son étui qu’elle n’avait d’ailleurs jamais lâché à partir du moment où elle avait glissé le contrat de Cid Kramer à l’intérieur. Une amatrice, oui, c’était le mot. Pourtant Willys aurait juré avoir grandi en l’espace de quelques heures, comme si la réussite de sa mission venait de lui conférer une certaine forme puissance qui lui était jusqu’alors inconnu. De la confiance en elle, peut-être, tout simplement. Plus que quelques mètres, et elle y était.

Le rideau de fer était tiré devant la devanture du bar de Meera. Les Galbadiens lui avaient très certainement imposé, comme à de bien nombreuses reprises, de fermer son établissement plus tôt. Qu’à cela ne tienne, Willys fit discrètement le tour et attrapa un trousseau de clés qui lui permettrait d’entrer par la porte du fond, espérant sincèrement y trouver derrière l’un des membres du réseau. Vide. Les chaises étaient bien rangées, les lumières éteintes et ce silence… Nom de Zeus, on avait si peu cru en sa mission qu’on n’avait même pas prit le temps de l’attendre ce soir ? Quelle belle bande d’enfoirées ! Un bruit au sous-sol l’informa tout de même qu’elle avait eu tort du jurer contre eux si vite, elle n’était pas seule. Descendant à vive allure les escaliers, elle s’annonça à voix haute pour éviter de les affoler, le cœur battant. « C’est moi je suis rentrée ! »

Ruben était là, affalé sur un canapé, l’air absent. Avait-elle déjà été seule avec lui ? Pas dans ses souvenirs et ça avait quelque chose d’intimidant. En réalité elle aurait préféré que les autres soient là, le face-à-face avec le grand chef l’angoissait pour une raison qui dépassait tout entendement. Ignorant les bouteilles vides qui jonchaient le sol, elle s’avança vivement vers celui que Gatiss surnommait le patron et secoua sans ménagement son bras. Elle n’était pas comme Meera, elle n’irait pas commenter son état et encore moins lui faire la morale, d’ailleurs elle n’oserait tout simplement pas évoquer ce sujet avec lui. « Ruben, Ruben, Ruben. » Répéta-t-elle sur le même ton, particulièrement tendu à l’idée qu’elle était en train de tirer de sa léthargie cet homme qui l’intimidait autant qu’il ne la mettait en colère. « Il faut que tu voies ça ! » Et sans plus attendre, elle posa l’étui de sa trompette sur la table basse, sortit avec précaution l’instrument pour fouiller nerveusement ensuite le fond du bagage. Ses doigts se crispèrent enfin autour de la précieuse feuille de papier et aussi nerveuse que victorieuse, elle brandit le contrat vers le ciel. « J’ai réussi Ruben, j’ai réussi bordel ! On va les avoir nos SEEDs ! » Non, même pas la patience de ménager un peu de suspens. Elle avait tout balancer sans créer de surprise.

Et à présent quoi ? Car maintenant qu’elle se tenait droite devant lui, engaillardi par la réussite, elle devait faire face à la vérité : la mission, ça n’avait jamais été de ramener cette feuille et de la placer sous le nez du chef. Il avait été presque idiot en réalité d’être heureuse d’avoir mené à bien cette affaire, c’était la suite qui allait compter, et la suite, pauvre petite tête qu’elle était, elle n’y avait absolument pas réfléchis. Avant son rendez-vous avec Kramer, tout était flou, aussi pourquoi se casser la tête quand on pensait de toute manière ne jamais réussir à mettre ce plan en place ? Mais voilà que les choses devenaient sérieusement, gravement sérieuse, et qu’ils allaient se lancer à corps perdu dans une bataille qui les surpassait très certainement. Alors pourquoi être excitée ? Pourquoi même en rire ? Elle avait chassé le futur en se concentrant certainement pour l’une des premières fois de sa vie sur le présent, mais maintenant qu’elle avait atteint son but et qu’elle avait délivré le contrat comme lui avait demandé son chef sans que le réseau derrière ne croie une seule seconde qu'elle réussirait eh bien… Ils allaient devoir en assumer les conséquences, car tout retour en arrière était dorénavant impossible.
   
© Field of Heroes

_________________

your mess
is mine

• Award du personnage miss Castrophe •
   • Award du membre en or •
   • Award du meilleur RP •
Revenir en haut Aller en bas
Résistant(e) de Timber
avatar
Date d'inscription : 11/09/2016
Messages : 105
Avatar : Oscar Isaac
Crédits : faust

Âge du perso : 35 années à trainer ses pieds
Activité : Ancien Illustrateur il est aujourd'hui le Roi des petits boulots
Feuille de personnage
stat :
stat points
force■■■
magie/aura■■■■
resistance■■■
esquive

Magies maîtrisées :
Objets:
Voir le profil de l'utilisateur http://fieldofheroes.forumactif.org/t322-ruben-t-valor-fear-is-t
MessageSujet: Re: 22 Juin 23h32 - Ruben&Willys   13.09.16 0:35


22 Juin - 23h32

   
L'heure ? Qui pouvait se préoccuper de l'heure qu'il était ? Pas lui en tout cas. Enfin en cet instant précis il ne s'occupait de rien. Si un jour vous vous êtes demandé si l'esprit humain pouvait s'arrêter, trouver le bouton pause de son activité il vous suffisait d'observer Ruben à cet instant pour avoir votre réponse. Car présentement aucune réflexion agitait notre homme, pas une pensée, pas un souvenir, rien, il n'était qu'une enveloppe creuse perdue dans les vapeurs de l'alcool dont quelques cadavres de verres traînaient à portée du canapé où il avait échoué. Meera avait probablement renoncé à le mettre dehors quand tous étaient parti, à moins qu'il ait eu une justification à rester dans ce trou sous-terrain... Qui sait ? Pas Ruben en tout cas, ou peut-être que cela lui reviendrait, plus tard.

Peut-être que notre ami avait trouvé le secret tant recherché du sommeil les yeux ouverts. C'était ce que l'on pouvait penser en le voyant ainsi immobile avec cette expression neutre qui habitait tous ses traits mais la vérité était qu'il ne trouvait pas le sommeil. Car si son esprit était déconnecté son cerveau se tenait en embuscade, près à le secouer d'un remords, d'un souvenir, d'une pensée qui réactiverait ses songes à la moindre goutte de délivrance ensommeillée. Il se devait donc d'attendre le délicat instant où son corps céderait sous les coups de la fatigue, il est vrai qu'il aurait pu pour cela s'employer à marcher en rond jusqu'à ce que ses muscles craquent mais Ruben était du genre patient et possesseur d'un certain flegme qui détruisait tout attrait pour ce genre de choses. À quoi bon ? Il finissait toujours par trouver le sommeil et avec un peu de chance Meera aurait la magnanimité de ne pas le déloger trop tôt mais rien n'était moins certain.

▬ " C’est moi je suis rentrée ! " Des pas, des mots, de quoi réveiller tout bon endormi qui se respecte mais cela n'était pas le cas de Ruben qui ne réagit pas à cette apparition nocturne et empressée. Déconnecté, l'esprit de notre homme ne trouva aucun intérêt à sortir de sa torpeur pour se tordre en réflexion pour la demoiselle qui venait de refaire surface après quelques jours de voyage. Après tout si elle avait des histoires à raconter autant qu'elle attende les autres pour que son récit ne soit pas répété, à moins qu'elle soit la raison qu'il avait eue de rester là ce soir... Qui savait là encore ? " Ruben, Ruben, Ruben. " Son corps était secoué, sa tête perdit le fragile équilibre de son cou et chuta, tirant plus efficacement que les mots l'intéressé de sa léthargie. Un grognement fut le prémice de son retour tandis qu'il dégageait son bras des assauts désagréable pour pincer l'arrête de son nez à l'aide de son pouce et de son index. " Il faut que tu voies ça ! " Cette brutale agitation le fatiguait, un comble lui qui avait attendu ce stade toute la soirée. Il ferma brièvement les yeux, le temps que ses doigts frottent ses paupières pour tenter de dégager un peu d'intérêt pour l'animation que produisait Willys.

▬ " Doucement, penses à respirer. " Parce que de là où il était il avait l'impression de faire face à une véritable boule d'énergie incontrôlable mais ce n'était peut-être pas aussi excessif que ça. Enfin passer d'un calme profond à tant d'éclats empressés, il y avait de quoi se perdre tout de même. Et tandis que la demoiselle continuait à s'agiter en posant ses affaires sur la table Ruben consenti à se redresser et à s'asseoir de manière plus conventionnelle tout en posant un regard toujours absent sur les gestes de la nouvelle arrivée.

▬ " J’ai réussi Ruben, j’ai réussi bordel ! On va les avoir nos SEEDs ! " Trop rapide, trop de mots, trop d'enthousiasme, trop de trop qui semblèrent plonger Ruben dans la perplexité tandis qu'il observait Willys et son papier qu'elle exposait au plafond. Habituellement c'était Meera qui le sortait de sa torpeur et il allait regretter ses soupirs et ses regards assassins qui avaient au moins la délicatesse de ne pas l'exposer à la réalité d'une conversation immédiatement. L'effort qui lui était demandé là était un peu délicat et son regard se plissa sous la tension avant l'abandon qui se matérialisa par son bras qui s'accouda à sa cuisse pour recueillir son front sur le bout de ses doigts dont il usa pour frotter la peau qui se plissait sous l'effort du réveil de sa réflexion. Les yeux clos il tendit la main vers Willys pour qu'elle lui cède son précieux papier et qu'il essaye de saisir le fin mot de cette histoire. Lorsqu'il sentit la présence de la fine surface entre ses doigts il se redressa et rouvrit les yeux avec enfin une contextualisation dans son esprit. Il se souvenait de la tâche de cette enthousiaste nouvelle recrue et c'était là probablement un bon début pour saisir la situation n'est-ce pas. Son regard eu un peu de mal à faire le point sur l'écriture qui zébrait le papier et il usa de ce temps de latence pour retrouver la parole.

▬ " Et en quel honneur ont-ils accepté ? " Oui car avec quelques instants de retard Ruben venait aussi d'assimiler l'élan victorieux de la demoiselle. Elle avait réussi à amadouer des SEEDs, s'il n'était pas encore à la frontière de l'inconscience il aurait pu très sincèrement s'en étonner mais il se contentait là d'une légère incompréhension alors qu'il essayait de donner un sens aux mots qu'il lisait. " Quand et comment prendront-ils contactent ? " Étrangement son esprit semblait passer l'étape de la méfiance, de la satisfaction ou de toutes autres émotions pour mieux se poser sur les conséquences de ce contrat. Enfin non, ce n'était pas étonnant, il semblait avoir appris à oublier le stade des émotions depuis quelques années alors sa réaction était relativement classique alors qu'il songeait avec une motivation en berne qu'il allait devoir véritablement reprendre contact avec d'anciens amis s'il ne voulait pas rendre cette agitation caduque.


   
© Field of Heroes

_________________
• Award du meilleur RP •
Revenir en haut Aller en bas
(Admin) ϟ Résistante de Timber
avatar
Date d'inscription : 11/05/2016
Messages : 1292
Avatar : Brie Larson
Crédits : BALACLAVA (avatar) ultraviolences + moony. (gifs) anaelle (sign)

Âge du perso : 24 ans
Activité : Professoresse de solfège
Feuille de personnage
stat :
stat points
force
magie/aura■■■
resistance
esquive

Magies maîtrisées :
Objets:
Voir le profil de l'utilisateur http://fieldofheroes.forumactif.org/t184-willys-how-do-you-prove
MessageSujet: Re: 22 Juin 23h32 - Ruben&Willys   13.09.16 1:32


   

22 Juin - 23h32


   
Respirer, respirer, elle n’avait pas le temps pour ça tiens ! Mais elle manquait d’air, clairement, et ne pourrait certainement souffler qu’au moment où elle aurait trouvé cette satané feuille qu’elle avait redouté perdre sur tout le trajet. Peur complètement injustifiée, mais réelle hantise. De quoi aurait-elle l’air si elle revenait sans la preuve de sa réussite ? Elle avait passé son temps à tâter machinalement le fond de son bagage comme pour s’assurer que le bout de papier n’avait pas eu l’affront de disparaître par magie, en toute discrétion, évidemment. Même si discrétion et Willys Weiss s’alliaient souvent très mal ensemble. Voilà en tout cas qu’elle avait mis mains basses sur le contrat, l’avait brandi comme un trophée sans contenir sa joie d’annoncer fièrement qu’elle avait réussi. C’était rare, tellement rare que cela sonnait bizarrement dans sa bouche. Elle avait réussi. En sois c’était incroyable, elle l’abonnée aux échecs n’en revenait toujours pas. Elle avait réussi. C'est qu'elle allait y prendre goût ! Et sinon, en quel honneur avaient ils accepté ?

Elle n’avait pas anticipé cette question, pourtant légitime, et qu’elle s’était posée à vrai dire de nombreuses fois après que Cid lui ait affirmé qu’il allait les aider. Pourquoi ferait-il ça ? Elle ne savait pas. Ça avait été sûrement trop simple pour ne pas cacher quelque chose, c’est vrai, mais qu’importe il était sincère, n’est-ce pas ? Voilà qu’elle se mettait à douter. Le contrat était en tous les cas maintenant en possession de Ruben qui tentait avec une peine évidente de déchiffrer les lignes qui se dessinaient sous ses yeux. Elle n’aurait pas l’affront de lui proposer de le lire à voix haute mais elle s’impatientait d’avoir une réaction positive. Histoire de paraître moins agité, Willys s’assit par terre, relevant des yeux pressés vers le chef en triturant ses doigts. Dieu quelle était nerveuse ! Son regard se porta alors sur une petite horloge électronique, dans un coin de la pièce. 23h32. Pouvait-on faire plus parfait ? Elle aimait la symétrie, la symétrie l’apaisait pour une raison quelconque, aussi ne détacha-t-elle pas son regard de l’objet le temps que Ruben poursuive sa lecture, comme si se raccrocher à ce petit détail lui permettait de ne pas réfléchir à l’essentiel. Tout pour fuir la réalité. Sa spécialité. Ne jamais penser à ce qui la tracassait, non, éloigner au loin les problèmes sans jamais vraiment s’y confronter, c’était tellement plus commode…

Le chef reprit cependant la parole, lui demandant quand et comment ils les contacteraient. La jeune fille racla sa gorge et se força à délivrer les détails les plus simplement du monde. « Très rapidement. Kramer ne m’a pas franchement dit comment mais… Il sait ou me trouver, et il m’a très clairement fait comprendre qu’on… Comment dire… Je me rappelle plus de ses termes mais… Qu’il sait, et qu’on saura, quelque chose comme ça… ? » Bredouilla-t-elle franchement embêté de ne plus se souvenir avec précisions de cette partie de l’histoire. Ça noircirait un peu le tableau. Elle n’aimait pas ça. « Euh, sinon, en toute sincérité, ça a été plus simple que je ne le pensais. » Initialement elle avait refusé de le reconnaître et elle ne savait pas bien pourquoi cette phrase était sortie de sa bouche. Willys aurait franchement apprécié raconter la difficulté d’un face-à-face terrible entre le directeur et elle mais au final, ça avait été facile. Trop facile. Pourquoi ne s’en rendait elle compte que maintenant ? Elle ne voulait pas mettre toute la responsabilité sur l’alcool qu’elle avait ingurgité pour trouver le courage d’aller parler à Cid Kramer, mais tout de même, cela lui avait manifestement fait perdre l’essentiel de la raison…

« Enfin je peux te résumer ! » S’empressa-t-elle d’ajouter, dépité par la tournure de la conversation. Elle qui pensait recevoir des félicitations… « Il m’a fait comprendre qu’il était sensible à notre cause, à la jeunesse à ma… Fougue… Merde j’en sais rien Ruben, ils ont dit oui, on pouvait pas juste se contenter de ça ? Je veux dire, ça cache rien de louche, si ? » Et à cet instant, elle espérait de toutes ses forces qu’il dise non.

Elle ne supportait pas l’idée que Cid se soit possiblement moquée d’elle ou qu’il se soit d’une quelconque façon servie de leur cause pour servir un intérêt personnel. Qu’en savait-elle ? Mais on lui avait vendu un idéaliste, un homme triste de ne pouvoir défendre ses idéaux, Willys avait donc tout bêtement pensé qu’elle l’avait émue d’une quelconque manière. C’était sans doute naïf… Cette soirée avait si spécial, hors du temps, tout finalement était improbable et démesuré dans ses souvenirs, ça ne lui paraissait presque pas douteux que cela ait tourné à son avantage tant tout lui avait semblé possible. Une sensation qu’elle n’avait connue nul par ailleurs, avec un peu de recul. Glissant une main embêtée dans sa tignasse emmêlée avant de passer pouce et indexe sur ses sinus endolories, la jeune fille baissa les yeux en attendant le verdict, réalisant soudainement combien elle était fatiguée maintenant que la nouvelle était dites et n'avait, de toute évidence, pas reçu l'accueil escompté.

HRP:
 
   
© Field of Heroes

_________________

your mess
is mine

• Award du personnage miss Castrophe •
   • Award du membre en or •
   • Award du meilleur RP •
Revenir en haut Aller en bas
Résistant(e) de Timber
avatar
Date d'inscription : 11/09/2016
Messages : 105
Avatar : Oscar Isaac
Crédits : faust

Âge du perso : 35 années à trainer ses pieds
Activité : Ancien Illustrateur il est aujourd'hui le Roi des petits boulots
Feuille de personnage
stat :
stat points
force■■■
magie/aura■■■■
resistance■■■
esquive

Magies maîtrisées :
Objets:
Voir le profil de l'utilisateur http://fieldofheroes.forumactif.org/t322-ruben-t-valor-fear-is-t
MessageSujet: Re: 22 Juin 23h32 - Ruben&Willys   13.09.16 11:43


22 Juin - 23h32

   
Comment en étaient-ils arrivés à envoyer Willys là-dedans au juste ? Probablement une jeune âme un peu trop bercée de belles idées avait lancé cette idée qui avait été reprise de manière assez suffisante pour que Ruben accepte d'ouvrir l'opportunité. Car pour sa part il n'avait jamais porté d'intérêt aux SEEDs, il n'avait jamais fait partie de ces jeunes au regard empli d'étoiles dès que l'on évoquait ces êtres. Tout aussi compétents qu'ils étaient, tout aussi prestigieux que pouvait être leur rang, ils n'étaient que des mercenaires, des mercenaires d'élite mais des mercenaires avant tout et Ruben se méfiait fondamentalement de ceux dont la loyauté été à acheter. Alors non, ce n'était pas un défaut de "connexion" qui empêchait notre homme de sauter de joie, il songeait juste aux conséquences de cette nouvelle qui allait entraîner des précautions supplémentaires à l'intérieur de leur rang pour que ces nouveaux venus n'occasionnent le minimum de dégâts en cas d'entourloupe ou de changement d'allégeance inopportune.

Oh, et il avait beau regarder le papier qu'il tenait, Ruben avait renoncé à sa lecture estimant que ce genre de chose pouvait attendre, ces mots n'auraient pas bougé demain où ils pourraient subir une véritable analyse et non un déchiffrement comme il pouvait le faire à cet instant. Mais ce qu'il pouvait faire présentement c'était collecter les infos de sa source orale qui avait élu domicile sur le sol et qui était toujours la proie palpable de l'excitation.

▬ " Très rapidement. Kramer ne m’a pas franchement dit comment mais… Il sait ou me trouver, et il m’a très clairement fait comprendre qu’on… Comment dire… Je me rappelle plus de ses termes mais… Qu’il sait, et qu’on saura, quelque chose comme ça… ? " Quand et comment, question relativement basique dont la réponse le fit quelque peu tiquer. Ruben avait du mal à trouver rassurant qu'un tiers puisse croire entrer en contact de leur propre chef. Ce genre d'initiative avait tendance à prouver une certaine dose de connaissance et ici ce genre de connaissance pouvait coûter des vies si elles tombaient dans la mauvaise oreille... Trop de nouvelles préoccupations s'abattaient sur son esprit, il n'allait plus pouvoir dormir c'était presque certain et cette constatation lui extirpa un soupir alors qu'une nouvelle interrogation apparaissait.

▬ " Qu'est-ce que tu as dit sur nous ? " Si elle n'avait pas décliné son identité il était de toute façon clair qu'elle avait été plus ou moins décelée, l'exposant ainsi d'une manière qu'elle ne saisissait probablement pas. La question était donc de savoir ce qui avait pu être aussi exposé et même si elle était prononcée d'un ton monocorde elle était assez importante pour arracher Ruben à son observation de papier pour poser son regard sur la demoiselle. Et n'allait pas croire qu'il serait capable de fournir un quelconque reproche, cela n'avait jamais été sa façon de réagir. Dès lors qu'un être entrait chez les Renards il passait sous sa responsabilité, toutes actions bonnes ou mauvaises, toutes erreurs, toutes victoires étaient une extension de son propre corps, les conséquences heureuses ou non étaient siennes et il ne pouvait que s'en vouloir à lui-même, c'était comme cela que cela fonctionnait. Et c'était comme ça que l'on se retrouvait à porter le monde sur une seule paire d'épaules et que l'on sombrait sous la charge. Mais même en plein naufrage il pouvait continuer à fonctionner ainsi.

▬ " Euh, sinon, en toute sincérité, ça a été plus simple que je ne le pensais. Enfin je peux te résumer ! Il m’a fait comprendre qu’il était sensible à notre cause, à la jeunesse à ma… Fougue… Merde j’en sais rien Ruben, ils ont dit oui, on pouvait pas juste se contenter de ça ? Je veux dire, ça cache rien de louche, si ? " Nous passerons cette fois sur le vocabulaire de la demoiselle, elle venait de lui donner un peu trop de sources de réflexion pour qu'il ait le cœur à notifier ce genre de chose. Bien sûr on pouvait croire à cette version officielle, plus beau encore, cela pouvait être la vérité mais même avec une dose d'insouciance Ruben aurait du mal à suivre cette idée. Cela faisait bien trop longtemps, il s'était passé bien trop de choses pour qu'ils tiennent là la vérité... Enfin c'était son avis et il ne demandait qu'à être contredit par l'histoire qui allait apparemment se dérouler.

▬ " Willys " Ruben se pencha en avant pour faire glisser le papier sur la table avant de se laisser aller sur le dossier de son fauteuil. " Rappel moi depuis combien de temps Timber est occupé et à ton avis combien de temps il faut pour agir envers une cause que l'on partage lorsque l'on a les moyens de le faire ? " Ruben était partagé, il ne détenait pas les vérités sur ce sujet obscur et seul l'avenir leur dirait de quoi il en retournait. Alors il se contentait d'aider Willys à se faire un avis en exposant la source de ses propres doutes. Trente ans, c'était long trois décennies pour décider d'un geste, on aurait même pu se permettre de penser que cette action n'arriverait jamais et maintenant on pouvait se demander ce qui avait changé après trente années. Dans un soupire Ruben referma les yeux et se pencha sur le côté où sa main l'attendait une fois accoudé à l'accoudoir. Il savait là qu'il entachait l'enthousiasme de la demoiselle et il le faisait de manière réticente car cette nouvelle génération avait besoin de cette insouciance pour avancer. Mais ne pas la mettre en garde serait probablement plus dommageable encore. " Contente-toi de ne pas leur sauter dans les bras et de faire attention à ce que tu dis en leur présence, je m'occuperais du rôle du vieux rabat-joie. " Et advienne ce qui pourra...


   
© Field of Heroes

_________________
• Award du meilleur RP •
Revenir en haut Aller en bas
(Admin) ϟ Résistante de Timber
avatar
Date d'inscription : 11/05/2016
Messages : 1292
Avatar : Brie Larson
Crédits : BALACLAVA (avatar) ultraviolences + moony. (gifs) anaelle (sign)

Âge du perso : 24 ans
Activité : Professoresse de solfège
Feuille de personnage
stat :
stat points
force
magie/aura■■■
resistance
esquive

Magies maîtrisées :
Objets:
Voir le profil de l'utilisateur http://fieldofheroes.forumactif.org/t184-willys-how-do-you-prove
MessageSujet: Re: 22 Juin 23h32 - Ruben&Willys   13.09.16 12:57


   

22 Juin - 23h32


   
Qu’est-ce qu’elle avait dit sur eux ? Passant une main embêtée derrière sa nuque, Willys ferma un instant les yeux pour réunir tous ses souvenirs. Encore une fois pas grand-chose au final. Ou du moins voulait-elle le croire, car elle sentait que si cela n’avait pas été le cas, cela allait être un problème. Ça datait d’hier soir non de dieu, l’alcool ne pouvait pas autant avoir entaché sa mémoire ! Elle avait été floue, extrêmement floue, laissant entendre qu’il s’agirait d’une action pacifique le jour du discours de Vinzer Deling. Mais sur le réseau ? Rien, elle n’avait livré aucun détail. Et elle était soudainement prise d’un affreux doute, et si Kramer avait accepté son offre seulement pour garder un œil sur eux le jour de la diffusion ? Non, c’était la paranoïa qui parlait, elle l’avait senti sincère et à aucun moment lors de leur discussion elle n’avait vu en lui une menace. Mais elle était ivre, pouvait-on réellement faire confiance aux perceptions d’une personne qui ne disposait clairement de pas toutes ses capacités sur l’instant ? Plongeant son visage entre ses mains en poussant un râle fatigué, elle releva les yeux vers le chef avec cette mine d’une élève qui n’est pas certaine de livrer la bonne réponse à son professeur. « Rien de compromettant. Rien du tout même. J’ai juste dit que notre action serait pacifique, et elle le sera pas vrai ? Mais j’ai ajouté qu’il nous faudrait un appui pour être sûr que ça se passe sans encombre. » Sous-entendu, au cas où ça tourne mal pour eux. Ce qui était plus qu’envisageable.

Willys avait perdu de son enthousiasme, et si Ruben n’était en rien menaçant sa vision des choses avait calmé ses élans révolutionnaires. Passant ses doigts sur la moquette, elle avait la fâcheuse envie d’arracher les bouts de tissus qui se glissait sous ses phalanges comme s’il avait s’agit de vulgaire brin d’herbe. Elle n’était plus tranquille, craignait d’avoir pactisé avec le diable. Mais l’ordre venait du réseau, n’est-ce pas ? Après tout, elle n’avait que répondu à la demande, on allait tout de même pas lui reprocher d’avoir mené à bien sa mission. Ruben cependant était doué pour se dédouaner, elle se rappelait très bien de sa réaction après sa mission suicidaire où elle était revenue bredouille mais chargé de rage. À peine s’il se rappelait quel ordre il lui avait donné initialement, ce qui ne l’excusait en rien. Cette fois elle ne se retint pas et arracha un petit bout de moquette avant de la triturer entre ses doigts. Toujours est-il qu’il l’impressionnait plus que raison. Cet homme-là avait ce pouvoir, malgré ses faux pas on se rangeait toujours derrière lui. Pourquoi d’ailleurs ? Son aura ? Sa prestance ? Le souvenir qu’on avait de lui dans le passé ? Cela ne suffisait pas pour en faire un bon chef à l’heure actuelle. Il l’avait peut-être été, elle n’en doutait pas une seconde, on avait pu à de nombreuses reprises lui vanter les exploits d’un homme qui ne semblait aujourd’hui qu’être l’ombre de lui-même. Willys avait cependant plus de recul que les autres sur la question car, dernière recrue de la bande, elle avait fait sa connaissance lors de sa déchéance. Ce héros qu’on lui décrivait elle ne pouvait que l’imaginer, et c’est vrai qu’elle le devinait à travers un geste ou un regard, parfois. Bien trop rarement, assez cependant pour qu’elle le respecte profondément.

Il s’était penché vers elle, faisant glisser le contrat sur la table basse placé entre eux. Elle, continuait de malaxer son bout d’étoffe qui avait fini par s’étioler entre ses doigts. Et voilà que, sans la juger, il faisait appel à son bon sens. Trente ans, et aucune réaction. Pourquoi aujourd’hui se décideraient-ils à les aider ? Ça ne pouvait pas être désintéressé. Bien sûr, elle s’était présentée dans cette salle en essayant de ne perdre de vue le dégoût qui lui inspirait ce système. Au plus offrant, la plus belle armée. Ces gens là n’avaient aucun principe, tout ce qui les intéressaient c’était l’argent. Tout ça elle l’avait appris ici, entre ces quatre murs. Avant de rejoindre les Renards, Willys était loin, si loin de tout ça… Elle n’avait d’avis sur rien, laissait la plupart du temps sa meilleure amie, Gaïa, avoir une opinion pour elle. Mais voilà qu’aujourd’hui elle soutenait une cause, une cause qu’elle jugeait d’ailleurs naïvement juste, elle ne s’était pas posé la question très longtemps et s’était contenté d’aller contre ses parents quand elle avait appris la vérité sur leur compte. Après tout elle n’était pas idiote au point de donner raison aux actions des Weiss, elle avait bêtement décidé qu’ils seraient les méchants et qu’elle se devait de rejoindre les gentils, pour résumer cela de bien grossière manière.

Elle était donc restée muette, n’osant plus vraiment regarder son chef et se contentant de baisser les yeux au sol. Ne pas leur sauter au cou, lui s’occuperait de veiller au grain. Ainsi soit-il. « Ruben… » Commença-t-elle sans trop savoir où elle allait en débutant ainsi. « Est-ce que… Enfin est-ce que je me suis fait avoir ? » Ce n’était clairement pas ce qu’il y avait à retenir de la leçon, et c’est pourtant ainsi qu’elle amorça la discussion. « J’ai bêtement cru, je sais pas, que… Qu’ils avaient changé d’avis, que tout d’un coup ça les préoccupait de savoir ce qu’il était en train de se passer à Timber. Mais c’est pas ça, pas vrai ? D’un côté j’ai fait ce qu’on m’a demandé. » Rajouta-t-elle avec un soupçon de mauvaise foi, désireuse de rappeler tout de même qu’elle n’y était presque pour rien. « Kramer a dit que ce serait une petite équipe. Trois personnes. » Signala t’elle en levant trois doigts, se rappelant qu’elle avait oublié de signaler ce détail et n’était pas franchement assuré qu’il l’ait lu dans le contrat.
   
© Field of Heroes

_________________

your mess
is mine

• Award du personnage miss Castrophe •
   • Award du membre en or •
   • Award du meilleur RP •
Revenir en haut Aller en bas
Résistant(e) de Timber
avatar
Date d'inscription : 11/09/2016
Messages : 105
Avatar : Oscar Isaac
Crédits : faust

Âge du perso : 35 années à trainer ses pieds
Activité : Ancien Illustrateur il est aujourd'hui le Roi des petits boulots
Feuille de personnage
stat :
stat points
force■■■
magie/aura■■■■
resistance■■■
esquive

Magies maîtrisées :
Objets:
Voir le profil de l'utilisateur http://fieldofheroes.forumactif.org/t322-ruben-t-valor-fear-is-t
MessageSujet: Re: 22 Juin 23h32 - Ruben&Willys   14.09.16 1:13


22 Juin - 23h32

   
Ruben avait extrait assez de mots pour saisir qu'ils confirmaient les dires de la demoiselle. Pas la peine donc de s'escrimer à saisir ces écrits alors qu'il pouvait obtenir les informations de la bouche de Willys. Il lui était plus simple de mener la conversation, enfin plus simple... Disons qu'il avait moins d'effort à fournir pour écouter et que son esprit semblait plus apte à réfléchir ainsi. Et puis il en apprenait plus ainsi, c'était comme cela qu'il avait pu songer au maintien du silence qui les protégeait et de s'inquiéter de ce que la miss avait pu dire ou non là-bas.

▬ " Rien de compromettant. Rien du tout même. J’ai juste dit que notre action serait pacifique, et elle le sera pas vrai ? Mais j’ai ajouté qu’il nous faudrait un appui pour être sûr que ça se passe sans encombre. " Ruben avait de toute évidence douché l'enthousiasme de Willys, c'était peut-être un brin regrettable mais elle lui semblait à présent un peu plus simple à suivre ainsi assise au sol à s'inquiéter du passé et de l'avenir. Elle retrouverait bien vite son entrain, notre homme n'avait pas de doute là-dessus.

▬ " Elle le sera. " Du moins l'intention sera là mais le temps où les plans fonctionnaient sans anicroche était révolu depuis quelques années déjà. L'équilibre était rompu dans l'attribution des tâches et personne n'avait su compenser la balance, ou peut-être qu'ils n'avaient pas essayé assez fort... Enfin le résultat était le même et cela faisait bien longtemps que Ruben n'avait pas accepté de mettre les pieds dans ce genre d'entreprise. Il ne savait même pas s'il y prendrait part physiquement, pourtant il était celui devant lequel les portes s'ouvriraient car les lieux lui étaient connus ainsi que ceux qui y travaillaient... Cela faisait partie des nombreux points d'interrogation autour de cette action et le simple fait de songer à la gymnastique cérébrale qui les attendait zappait la motivation de Ruben.

Pendant ce temps Willys ruminait la source de réflexion qu'il lui avait offerte au sujet des motivations de leurs nouveaux "amis". Elle s'attaquait même à la moquette, détail qui n'échapperait peut-être pas à la propriétaire des lieux qui chercherait probablement le fautif de l'affaire...

▬ " Ruben… " L'intéressé qui s'en était retourné à son massage de front stoppa son geste et rouvrit son regard qu'il posa sur la demoiselle qui semblait s'être égarée au fil de ses pensées. Habitué du procédé notre homme attendit une potentielle suite qui finit par poindre. " Est-ce que… Enfin est-ce que je me suis fait avoir ? J’ai bêtement cru, je sais pas, que… Qu’ils avaient changé d’avis, que tout d’un coup ça les préoccupait de savoir ce qu’il était en train de se passer à Timber. Mais c’est pas ça, pas vrai ? D’un côté j’ai fait ce qu’on m’a demandé. Kramer a dit que ce serait une petite équipe. Trois personnes. " Ruben sembla mettre de longues secondes à assimiler ce qu'elle venait de dire. Il n'y avait rien de compliqué en soit mais après ce silence qu'ils avaient partagé il sembla prendre un petit moment pour revenir à l'instant présent et à enregistrer les propos. Immobile, le regard absent posé sur Willys, il finit par s'animer d'une inspiration et du redressement de son visage qui se décolla de ses doigts.

▬ " Ce que tu as fait c'est ce pour quoi tu avais été envoyé et tu as réussi là où tout le monde avait échoué Willys. " C'était une façon de résumer n'est-ce pas ? Après tout à sa connaissance aucun Timberien n'avait réussi à avoir un mot des SEEDs et ce n'était pas faute de les avoir contactés durant ces décennies. Alors elle n'avait guère à se reprocher d'avoir fait une chose que l'on estimait aujourd'hui impossible et Ruben semblait vouloir lui ôter un remords inutile de l'esprit. " Peut-être que Kramer a quelque chose en tête, peut-être qu'il a saisi l'opportunité pour une mauvaise raison, peut-être qu'il a subi un éveil de conscience. Nous n'en savons rien et peut-être que nous ne le découvrirons jamais. " Donc oui, peut-être qu'elle s'était "faite avoir" mais qui pouvait se vanter de savoir éviter ce genre d'erreur ? Et qui pouvait assurer qu'une erreur avait été commise ? Il est vrai que Willys n'avait pas une vision très élargie du monde et sa conscience avait mis quelque temps à s'éveiller, elle n'était sans doute pas la meilleure analyste de son environnement mais face à un être comme Kramer il fallait être le porteur d'un certain bagage pour le démasquer, du moins de l'avis que portait Ruben sur le personnage.

Notre homme sembla brièvement se replonger dans sa léthargie avant de brusquement s'animer et accomplir un mouvement qui le conduisit de manière inattendue sur ses pieds. Son visage se contracta sous les quelques plaintes de ses muscles qui s'étaient habitués au relâchement du fauteuil et il fit quelques mouvements d'épaules pour soulager son dos avant de jeter un œil sur les bouteilles vides qui se baladaient dans le coin.

▬ " Tu devrais rentrer, nous reparlerons de cela demain. " Parce que ce ne serait pas cette nuit qu'ils referaient le monde, ils avaient besoin de l'équipe pour cela. Et Ruben avait besoin de se préparer à ce genre de discussion, ou du moins de grappiller quelques gouttes de sommeil avant de laisser la journée aérer son esprit pour enfin acquérir le minimum opérationnel. Dans l'immédiat notre homme était prit d'une inspiration plus qu'il accomplissait l'exercice déroutant du rangement des bouteilles, espérant dans son subconscient que cela amadouerait peut-être Meera demain matin.


   
© Field of Heroes

_________________
• Award du meilleur RP •
Revenir en haut Aller en bas
(Admin) ϟ Résistante de Timber
avatar
Date d'inscription : 11/05/2016
Messages : 1292
Avatar : Brie Larson
Crédits : BALACLAVA (avatar) ultraviolences + moony. (gifs) anaelle (sign)

Âge du perso : 24 ans
Activité : Professoresse de solfège
Feuille de personnage
stat :
stat points
force
magie/aura■■■
resistance
esquive

Magies maîtrisées :
Objets:
Voir le profil de l'utilisateur http://fieldofheroes.forumactif.org/t184-willys-how-do-you-prove
MessageSujet: Re: 22 Juin 23h32 - Ruben&Willys   14.09.16 21:16


   

22 Juin - 23h32


   
Willys ne supportait pas le silence. Le silence l’intimidait. Alors elle parlait pour se prouver qu’elle était toujours en vie, pour prouver aussi aux autres qu’elle existait. Incapable de se taire, ni d’apprécier les vertus du calme. La jeune fille gardait peu de chose pour elle, quand une idée lui traversait l’esprit elle l’exprimait à voix haute et si son interlocuteur n’était pas assez rapide elle était bien capable de poser une seconde question ou de glisser un autre commentaire, parfois complétement déconnecté du reste de la conversation. Aussi, alors que Ruben avait posé un regard absent sur elle, ne lui délivrant clairement pas assez vite ce qu’elle attendait de lui, se retint-elle de toute ses forces pour ne pas briser à nouveau la quiétude qui régnait dans la salle. Tout aurait été bon à dire pour casser le sérieux d’une conversation qu’elle n’avait jamais envisagé aussi solennel, car tout ce qui était grave avait aussi tendance à la mettre mal à l’aise. Il fallait toujours qu’elle détende l’atmosphère en faisant une remarque totalement idiote dans l’unique but de désacraliser les choses, c’était plus fort qu’elle.

Heureusement pour eux Ruben repris d’un ton calme avec cette inflexion dans la voix qu’elle lui enviait, car quoi qu’il puisse dire on l’écoutait avec attention. La jeune fille aurait parié que si un jour il se mettait à énumérer les noms du bottin elle l’écouterait tout de même avec passion. Cela devait être ça, le charisme. Elle n’avait et n’aurait certainement jamais la vertu d’être une grande oratrice, ses propos étaient souvent cafouilleux, jamais logiques, elle était tout bonnement incapable de tenir convenablement une conversation sans perdre l’attention de son interlocuteur, abattu par le nombre de détails inutile qu’elle ajoutait à ses histoires. Aller d’un point A à un point B ? Une mission impossible. Aussi ne pouvait-elle qu’admirer ceux qui avec une aisance surprenante arrivaient à être clair et concis dans leurs propos. C’était un pouvoir immense que de savoir se faire écouter, d’arriver à imposer ce quelque chose qui faisait que soudainement tout le monde se taisait pour pouvoir se concentrer sur vos mots et Ruben détenait cette faculté à ses yeux.

Elle avait réussi ou tout le monde avait échoué ? « Justement, justement c’est clairement pas normal. » S’emporta-t-elle doucement en secouant la tête alors qu’un rictus nerveux lui échappait. Non, vraiment, c’était insensé. Mais où était passée sa capacité de réflexion pendant vingt-quatre heures au juste ? Comment avait-elle osé croire une seule seconde que tout cela tenait debout ? Ça y est, les doutes s’étaient insinués dans ses pensées et elle serait bien incapable dorénavant de croire que les motivations de Cid Kramer étaient désintéressées. Ça avait été trop rapide, trop brusque, pas assez de détails et clairement pas assez de temps d’échanges entre eux. Mais le contrat était signé, leurs deux signatures se juxtaposaient sous ses yeux lui rappelant avec insolence qu’il était impossible dorénavant de faire marche arrière. Attrapant le bout de papier, elle le consulta comme dans l’espoir qu’une phrase, un mot, trahisse les intentions du directeur. Mais rien, évidemment, et si tel avait été le cas ce n’est certainement pas elle qui aurait réussi à découvrir le subterfuge. « A priori ils nous veulent pas de mal de toute façon… » Continua t’elle, cherchant à se convaincre et sans vraiment attendre de réponse elle poursuivit. « Ils oseraient pas intenter quoi que ce soit contre nous, si ? Je veux dire, ils doivent avoir un code d’honneur ou un truc du genre, on a un contrat en tout cas et il est clairement stipulé… » Continua t’elle en tapant son doigt sur la feuille avant de pousser un soupir, s’arrêtant d’elle-même avant de se ridiculiser plus longtemps. Elle était sûrement bien naïve pour croire qu’un bout de papier faisait gage de serment inviolable. « Peut-être qu’ils ont juste tout intérêt à ce que personne n’entende le discours de Deling. » Suggéra-t-elle d’une voix évasive, enserrant ses jambes contre elle et posant son menton sur ses genoux.

Ruben, lui, l’invitait déjà à rentrer. En réalité elle n’en avait aucune envie, Willys ne voulait pas prendre le risque de croiser ses parents, en supposant qu’ils seraient debout, qui lui demanderaient sans doute comment s’était passé le concert, ignorant évidemment tout des réelles motivations de leur fille pour monter sur Balamb. À contre cœur elle se redressa tout de même, passant son pied sur le minuscule trou qu’elle avait laissé dans la moquette pour cacher les traces de son crime. Une fois habilement dissimulée, elle rangea sa trompette dans son étui et replaça le contrat dans le double fond du bagage. Comme lui avait si sympathiquement rappelé Gatiss « On ne penserait pas à fouille la maison de collabos notoires. » Il serait donc plus prudent qu’elle continue de le garder avec elle.

Elle prenait un temps monstrueux à réunir ses affaires, toute était prétexte à s’éterniser encore un peu. Alors quand elle vit que Ruben s’acheminait à rassembler les bouteilles vides… « Laisse-moi t’aider avec ça. » Suggéra t’elle en pointant du doigt les carcasses en verres, attrapant un cageot dont le fond était tapi de feuilles de journal et y déposant déjà quelques cadavres sans même attendre son avis. Revenant vers lui en tendant l’objet pour qu’il puisse y déposer à son tour ce qu’il avait ramassé, elle osa avec un sourire. « Meera est toujours plus disposé à discuter calmement quand elle est de bonne humeur pas vrai. » Réalisant instantanément que ce commentaire était peut-être malvenu, le sourire de Willys se figea. Glisser ici un commentaire sur l’alcoolisme de son patron ? Tenter de le sermonner ? Gentiment ? Férocement ? Elle se sentait soudainement totalement démunie et bien incapable de faire le moindre commentaire, elle aurait sûrement du, pourtant, car ne rien dire c’était approuver silencieusement son comportement. « Merci, au fait de… Enfin de m’avoir attendu. » Se précipita-t-elle d’ajouter, ne sachant pas vraiment s’il avait réellement été là pour elle mais décidé un peu à y croire.
   
© Field of Heroes

_________________

your mess
is mine

• Award du personnage miss Castrophe •
   • Award du membre en or •
   • Award du meilleur RP •
Revenir en haut Aller en bas
Résistant(e) de Timber
avatar
Date d'inscription : 11/09/2016
Messages : 105
Avatar : Oscar Isaac
Crédits : faust

Âge du perso : 35 années à trainer ses pieds
Activité : Ancien Illustrateur il est aujourd'hui le Roi des petits boulots
Feuille de personnage
stat :
stat points
force■■■
magie/aura■■■■
resistance■■■
esquive

Magies maîtrisées :
Objets:
Voir le profil de l'utilisateur http://fieldofheroes.forumactif.org/t322-ruben-t-valor-fear-is-t
MessageSujet: Re: 22 Juin 23h32 - Ruben&Willys   14.09.16 23:21


22 Juin - 23h32

   
Enthousiaste, agitée, fougueuse, révoltée, égarée aussi parfois, Willys avait une proportion à enchaîner les émotions assez fascinante. Cela perturbait Ruben depuis son apparition dans le sillage de Meera, lui qui aujourd'hui semblait vivre à un rythme uniforme sans sursaut d'aucune sorte avait face à lui une jeune demoiselle qui ressentait pour deux, au minimum. Cela ne l'agaçait guère, parfois même cela pouvait l'amuser mais cela lui rappelait surtout que la vie ne ressemblait pas à ce qu'il entretenait aujourd'hui, Willys vivait, d'une manière peut-être un peu trop insouciante mais c'était une vie alors que lui se laissait dériver sur le fils du temps sans volonté.

▬ " Justement, justement c’est clairement pas normal. " Peut-être n'aurait-il pas dû lui faire part de ses aprioris, cela la plongeait dans un état d'animation qui lui zappait ses propres forces. Comment pouvait-elle porter encore assez d'énergie pour s'insurger ainsi à cette heure ? Il oubliait qu'il en avait été capable il n'y a pas si longtemps que cela. Enfin dans l'immédiat Ruben trouva plus adéquat de s'éloigner de cette source d'agitation et se remit sur ses pieds sans porter de véritables objectifs alors que la demoiselle se saisissait à nouveau du contrat." A priori ils nous veulent pas de mal de toute façon… Ils oseraient pas intenter quoi que ce soit contre nous, si ? Je veux dire, ils doivent avoir un code d’honneur ou un truc du genre, on a un contrat en tout cas et il est clairement stipulé… Peut-être qu’ils ont juste tout intérêt à ce que personne n’entende le discours de Deling. "

Ruben avait fini par jeter son dévolu sur une activité: le ramassage des quelques bouteilles vides qui erraient dans la pièce. Et pendant ce temps Willys se triturait l'esprit d'une manière qui échappait un peu à notre homme qui avait du mal à faire plusieurs choses à la fois à cette heure.

▬ " Nous ne pouvons que porter des suppositions. " Lentement, Ruben se pencha pour venir pêcher une bouteille qui avait été posée au pied de la table avant de se redresser tout aussi calmement. " Ils devront repartir d'ici avec le minimum d'informations sur nous. " C'est-à-dire aucune réunion dans leur lieu fétiche, cela exposait trop Meera, éviter l'exposition des identités complètes, aucun aperçu de l’entièreté du groupe. Bref cloisonner les informations au cas où le scénario soit mauvais et cela même s'ils se vantaient de déjà tout savoir d'eux car dans le meilleur des cas cela pouvait être du bluff. Enfin dans tous les cas les dernières paroles de Ruben sortaient peut-être un peu de nul part mais c'était la pensée principale qui avait traversé son esprit à cet instant et qu'il avait jugé possible d'exprimer alors qu'il partait en quête d'une seconde bouteille.

Devant l'agitation de Willys, Ruben crut bon de lui suggérer de rentrer. Après tout elle venait d'accomplir un petit voyage, ils n'avaient rien de plus à faire ce soir et elle n'avait aucun intérêt à trainer avec lui dans cette cave. Mais il ne faisait là qu'une suggestion et était bien incapable de dire si la miss allait la suivre ou non. À vrai dire sa chasse à la bouteille monopolisait le peu de son attention. Peut-être même avait-il oublié sa présence lorsqu'elle se retrouva devant lui avec son cageot qui aurait pu le rendre perplexe si elle n'avait pas repris la parole là-dessus.

▬ " Meera est toujours plus disposé à discuter calmement quand elle est de bonne humeur pas vrai. " Ces mots attirèrent l'attention de Ruben qui posa son regard dans celui de la demoiselle. Il était presque certain que cette réplique avait quelque chose d'incorrect et pouvait être prétexte à l'offuscation mais il n'arrivait pas à mettre le doigt sur la raison. Notre homme finit donc par poser ses bouteilles dans le cageot de son interlocutrice avant de se retourner à sa quête.

▬ " Je me garderais de prétendre savoir comment elle fonctionne. " C'était Miles qui avait cette compétence, pas lui. Il avait été autrefois sur une longueur d'onde compréhensible avec Meera mais depuis cela avait changé et ils vivaient dans une certaine incompréhension réciproque. Il avait la sensation que la jeune femme ne faisait que le tolérer et que lui essayait de ne pas franchir une limite dont il ne saisissait pas les lois, nul ne devait pouvoir dire combien de temps cette situation pourrait durer et s'il y avait véritablement un avenir dans cette histoire mais pour l'instant cela tenait.

▬ " Merci, au fait de… Enfin de m’avoir attendu. " Ses pas l'avaient ramené vers la table où son regard s'était posé sur l'instrument aux éclats dorés qui capta son attention d'un scintillement durant quelques instants. Le temps pour son esprit d'entendre Willys et de s’interroger sur ce point. Est-ce que cette attente avait été l'amorce de sa soirée ? Il ne savait plus véritablement même si cela lui semblait familier, il n'était pas du genre à déserter face à un retour programmé... Mais il ne pouvait pas l'assurer.

▬ " Tu as du rêver d'un meilleur comité d'accueil. " Ruben effleura brièvement la surface de l'instrument avant de tourner son visage vers la demoiselle avec l'amorce d'un sourire amusé sur les lèvres. Elle aurait en effet probablement voulu fêter sa victoire plutôt que de tomber sur le désabusé de service. Enfin elle avait trouvé quelqu'un, c'était peut-être déjà bien. Notre homme s'éloigna ensuite de la table pour aller doucement attraper ce qui était peut-être l'ultime bouteille voyageuse qui l'attendait non loin. " Tu as réussi à profiter du voyage ? "


   
© Field of Heroes

_________________
• Award du meilleur RP •
Revenir en haut Aller en bas
(Admin) ϟ Résistante de Timber
avatar
Date d'inscription : 11/05/2016
Messages : 1292
Avatar : Brie Larson
Crédits : BALACLAVA (avatar) ultraviolences + moony. (gifs) anaelle (sign)

Âge du perso : 24 ans
Activité : Professoresse de solfège
Feuille de personnage
stat :
stat points
force
magie/aura■■■
resistance
esquive

Magies maîtrisées :
Objets:
Voir le profil de l'utilisateur http://fieldofheroes.forumactif.org/t184-willys-how-do-you-prove
MessageSujet: Re: 22 Juin 23h32 - Ruben&Willys   15.09.16 22:05


   

22 Juin - 23h32


   
Ne livrer aucunes informations. Bien. Une fois qu’un ordre était donné Willys était consciencieuse, aussi étourdi soit elle c’était une personne sur qui on pouvait compter, si on lui disait évidemment au préalable ce qu’il était bon de faire et d’éviter… On pouvait lui reprocher régulièrement son manque d’initiatives, elle était facilement dépassée quand elle faisait face à des imprévues et si elle retombait bien souvent sur ses pattes ce n’était pas sans éclaboussures. Toujours est-il qu’elle ferait attention le jour ou les SEEDs se présenteraient à eux, pas de bavures, pas de paroles en trop, elle tacherait d’être irréprochable. La jeune fille hocha la tête pour confirmer que le message était passé, elle serait attentive et prudente maintenant qu’elle était persuadé que tout cela n’était pas aussi clair qu’elle ne l’aurait souhaité. Paranoïa quand tu t’éveilles… Willys restait une spécialiste pour créer des scénarios catastrophes, cela ne dépassait que bien rarement le cadre de son imagination, dieu merci, mais à défaut d’avoir eu une vie trépignante elle avait toujours voulu donner une certaine teinte, souvent bien sombre, à un quotidien qui manquait terriblement de mordant. Maintenant qu’on lui donnait en plus la possibilité d’imaginer le pire…

Les bouteilles s’entassaient dans le cageot qui au fur et à mesure qu’on y déposait des cadavres en verres commençait à peser bien lourd. Aussi préféra-t-elle le ranger, se mettant en quête d’un second caisson en réalisant avec un brin de désespoir qu’il serait nécessaire. Cela lui évitait ainsi de rebondir sur le cas Meera, ne sachant plus vraiment ou elle avait voulu aller en lançant cette réplique et finalement rassuré que Ruben ne cherche pas à aller plus loin. Willys craignait surtout d’être maladroite, de s’engager sur un sentier qu’elle n’avait jamais été invitée à fouler. Cette histoire ne concernait que la tenancière et le chef, il aurait été pourtant bienvenue qu’elle se forge sa propre opinion et sûrement aurait elle pu avoir un peu de poids si elle l’avait voulu. Pour l’heure cependant elle gardait ses distances, persuadée qu’il serait mal venu d’intervenir. Ce qui était idiot, mais typique venant d’elle… Tout pour ne pas se mouiller, pour ne pas toucher à des sujets qui la dépassaient, garder un brin d’innocence, aussi, peut-être, et éviter les problèmes, surtout. Ne jamais voir la vérité en face était si arrangeant et confortable, elle peinait encore à regarder le monde tel qu’il était, quoi qu’on dise on l’avait toujours protégé et elle s’en était accommodé longtemps avant de se décidé à se confronter enfin à la réalité. C’était d’une violence inouïe, et comme une personne réticente à se mouiller car l’eau était trop froide, elle n’avait pour le moment plonger que son pieds dans la grande Mer, craignant toujours de perdre plus qu’elle ne gagnerait à s’immerger complétement dans ces eaux-là.

Revenant vers Ruben avec le second cageot en dissimulant un bâillement sous sa main, Morphée commençant ses appels pour la faire rejoindre son lit, elle le vit s’approcher de son instrument et l’observa avec curiosité. Willys ne laissait pas grand monde toucher à sa trompette, sans trop savoir pourquoi d’ailleurs mais c’était instinctif, tout ce qui était certain c’est qu’il s’agissait de son bien le plus précieux. Mais elle était d’accord pour que Ruben s’y intéresse, car tout d’un coup il devenait humain… Non, ce n’était pas le bon terme, elle n’arrivait seulement pas à mettre le mot sur la chose. Disons qu’elle le sentait toujours si absent, perdu dans un monde dont il était le seul à avoir la clé, que le voir tout bêtement se pencher pour observer un instrument de musique lui faisait du bien, c'était comme s’il se permettait un instant de légèreté qui la ravissait. Aussi quand il se redressa, lui adressant un sourire presque imperceptible après avoir avancé qu’elle espérait sans doute un meilleur comité d’accueil, rit elle doucement, mais gaiment en secouant la tête. « Non, non tu sais c’est très bien comme ça, vraiment. Pour tout te dire je crois je crains un peu la réaction de Gatiss. Puis te parler m’aura remis les idées en place, on va dire. » C’est vrai qu’initialement elle avait imaginé annoncer la nouvelle au milieu d’une fanfare, le retour de l’enfant prodigue, mais finalement… Non. Comme elle lui avait dit, c’était mieux comme ça.

Pour ce qui était de Gatiss elle avait bêtement voulu, comme souvent, lui faire un pied de nez. Brandir ce contrat devant lui, c’était une petite victoire, puisque le garçon avait été le premier à lui dire qu’elle ne réussirait pas. Mais il était temps de ranger son orgueil mal placé car elle savait très bien pourquoi il refusait qu’elle arrive là où il avait échoué. Meera lui avait rapporté les faits, très jeune le garçon s’était lui-même déplacé à la BGU pour tenter d’avoir le soutien de leurs mercenaires. En vain. Il venait de perdre ses parents, avait besoin plus que jamais de croire en quelque chose et il n’avait récolté que de l’indifférence. C’était totalement injuste qu’aujourd’hui elle, avec son insouciance et son manque d’expérience, arrive à leur soutirer cet accord sois disant impossible à acquérir.

La tirant de ses pensées, Ruben lui demande si elle réussit à profiter de son voyage. Elle le regarde avec des yeux un peu ronds, surprise, avant qu’un sourire franc ne se dessine sur ses lèvres. « Oui, oui enfin dans la mesure du possible ! J’étais un peu… Comment dire… Enfin j’étais tellement focalisée sur ce que j’avais à faire que j’ai eu un peu de mal à réaliser que j’étais en train de voyager mais… J’étais en train de voyager ! C’est une première, j’étais jamais allé plus loin que Deling City et c’est… Drôle. Enfin drôle, non, mais ça m’a fait une drôle de sensation. » Si on pouvait faire plus confus… En réalité elle n’avait pas pris le temps de se poser correctement la question, partagé entre tant d’émotions, et d’un autre côté elle réalisait qu’elle était peut-être incapable de dire franchement que ça avait été incroyable, comme si c’était déplacé et inconvenant. « Tu y es déjà allé, à Balamb ? » Osa-t-elle demander, réalisant que de sa bouche elle n’avait jamais rien appris sur son compte. Tout ce qu’elle savait avait été prononcé par l’indulgente Meera et Gatiss qui n’avait toujours été qu’admiration pour lui. Même s'ils ne tarderaient pas à quitter les lieux, elle pouvait toujours emporter le souvenir d’une conversation presque personnel avec lui.

   
© Field of Heroes

_________________

your mess
is mine

• Award du personnage miss Castrophe •
   • Award du membre en or •
   • Award du meilleur RP •
Revenir en haut Aller en bas
Résistant(e) de Timber
avatar
Date d'inscription : 11/09/2016
Messages : 105
Avatar : Oscar Isaac
Crédits : faust

Âge du perso : 35 années à trainer ses pieds
Activité : Ancien Illustrateur il est aujourd'hui le Roi des petits boulots
Feuille de personnage
stat :
stat points
force■■■
magie/aura■■■■
resistance■■■
esquive

Magies maîtrisées :
Objets:
Voir le profil de l'utilisateur http://fieldofheroes.forumactif.org/t322-ruben-t-valor-fear-is-t
MessageSujet: Re: 22 Juin 23h32 - Ruben&Willys   16.09.16 1:29


22 Juin - 23h32

   
La musique, ça aussi cela avait fait partie de sa vie. Il en avait passé des heures à user les cordes de sa guitare, à relier et délier les notes pour s'amuser et colorer ce monde qui méritait un meilleur sort. Mais de couleurs, Ruben n'en voyait plus et n'en dispensait plus que cela soit à l'aide de ses crayons ou de sa guitare, d'ailleurs tous ces objets avaient été éloignés de sa vue, relégués au fond d'un placard avec des monceaux de papiers qui avaient résisté à ses envies de destruction. Alors oui c'est vrai il avait été attiré par l'éclat de l'instrument mais son esprit avait irrémédiablement amené ces souvenirs à lui. Morceau de mémoire qu'il laissa choir lorsqu'il entendit Willys dans son dos et qu'il se tourna pour lui répondre sans véritablement savoir s'il traînait là pour attendre son retour ou non. Dans tous les cas l'enthousiaste demoiselle avait dû imaginer un accueil plus animé et sa remarque à ce sujet attira le rire de l'intéressée.

▬ " Non, non tu sais c’est très bien comme ça, vraiment. Pour tout te dire je crois je crains un peu la réaction de Gatiss. Puis te parler m’aura remis les idées en place, on va dire. "Ruben reprit sa déambulation en direction de l'ultime bouteille. Il est vrai que Gatiss risquait d'avoir quelques difficultés à avaler la nouvelle, il était déjà dur de se faire arracher ses espoirs de jeunesse alors voir quelqu'un réussir quelque temps plus tard... Le cap ne serait peut-être pas évident à passer cela dérivera vers l'oubli lorsqu'il verrait ces étranges renforts arriver.

▬ " La réaction de Gatiss ne tient qu'à toi. " Car leurs chamailleries incessantes venaient bien de leurs réactions parfois puériles. Willys n'aurait pas grand chose à faire pour le blesser et entraîner un débat sans fin, si au contraire la demoiselle arrivait avec un brin de jugeote et de maturité Ruben était presque certain que la pilule passerait plus facilement. Enfin on pouvait les soupçonner d'apprécier leurs prises de bec et si le dicton "Qui aime bien châtie bien" avait un tant soit peu de fondement ces deux-là devaient plus que s'aimer...

Mais le voyage de la demoiselle n'avait pas été qu'une course au contrat, elle avait eu le droit à une petite aventure personnelle en dehors des murs gris de la ville. Il était peut-être presque étonnant qu'elle ait eu envie de revenir après cette balade vers la découverte qui avait dû animer son enthousiasme. Ruben lui n'avait pas mis le pied dehors depuis bien longtemps et il sentait un part d'intérêt pour le voyage de la miss sur lequel il décida de l'interroger.

▬ " Oui, oui enfin dans la mesure du possible ! J’étais un peu… Comment dire… Enfin j’étais tellement focalisée sur ce que j’avais à faire que j’ai eu un peu de mal à réaliser que j’étais en train de voyager mais… J’étais en train de voyager ! C’est une première, j’étais jamais allé plus loin que Deling City et c’est… Drôle. Enfin drôle, non, mais ça m’a fait une drôle de sensation. " Il l'avait attrapé cette fuyarde de verre ! Au prix d'un ultime effort, Ruben s'était penché pour saisir la bouteille qui avait légèrement teinté avant de se redresser pour prendre l'avalanche de mots et de sourires de Willys en plein visage. Pour le coup il l'avait sans doute cherché avec ce genre de question mais il n'était pas totalement désagréable de retirer ces phrases que la demoiselle avait su profiter à sa manière de cette sortie. Il l'observa donc tandis qu'il revenait poser sa bouteille dans un cageot qui avait changé mais dont il ne retira pas ce détail." Tu y es déjà allé, à Balamb ? " Un tintement de verre plus tard, Ruben avait accompli l’entièreté de sa tâche et observa la pièce sans trop savoir ce qu'il cherchait.

▬ " Oui. " Le mot était parti sans qu'il y songe vraiment, sans qu'il n'analyse vraiment ce fait. Ce n'est qu'après que quelques souvenirs apparurent dans son esprit embrumé alors qu'il achevait son petit tour visuel de pièce. " Mais je n'en ai plus vraiment le souvenir. " Et cela n'avait rien avoir avec ses défaillances actuelles, ou si peu. Il avait fait ce voyage dans sa jeunesse, aux côtés de sa mère qui l'avait accompli pour son travail. Il se souvenait que l'enfant qu'il était s'était extasié devant tout mais aucune image ne lui revenait. Au final il avait vu du monde mais ses seuls souvenirs étaient à Timber. Les pas de Ruben semblèrent irrémédiablement attiré par son fauteuil, rentrer ne lui semblait pas une option intéressante comme bon nombre de soir aussi finit-il par se laisser à nouveau tomber entre les coussins. " Et le faste de nos amis de Balamb ne t'as pas donné envie de trainer plus longtemps ? " Cette ville et les SEEDs en particulier avaient tendance à faire briller les yeux des plus jeunes, un vrai piège à âme juvénile. C'est cet avis qui avait inspiré l'interrogation qu'il formula en levant brièvement le regard vers la demoiselle qui s'éternisait dans sa tanière de substitution.


   
© Field of Heroes

_________________
• Award du meilleur RP •
Revenir en haut Aller en bas
(Admin) ϟ Résistante de Timber
avatar
Date d'inscription : 11/05/2016
Messages : 1292
Avatar : Brie Larson
Crédits : BALACLAVA (avatar) ultraviolences + moony. (gifs) anaelle (sign)

Âge du perso : 24 ans
Activité : Professoresse de solfège
Feuille de personnage
stat :
stat points
force
magie/aura■■■
resistance
esquive

Magies maîtrisées :
Objets:
Voir le profil de l'utilisateur http://fieldofheroes.forumactif.org/t184-willys-how-do-you-prove
MessageSujet: Re: 22 Juin 23h32 - Ruben&Willys   18.09.16 22:01


   

22 Juin - 23h32


   
« Sans doute. » Murmura t’elle en détournant le regard, comme si se confronter à Ruben en lui livrant cette réponse avait quelque chose de gênant. Il avait raison après tout, si elle n’agissait pas comme une imbécile il n’y aurait au fond aucune raison que cela se passe mal, n’est-ce pas ? Mais pour être franc, est-ce que cela suffirait ? Elle avait beau retourner le problème dans tous les sens et chercher différentes manières d’annoncer la grande nouvelle, il lui semblait impossible que le garçon réagisse docilement et l’accepte sans faire d’esclandres. Gatiss était contre, avait toujours été contre, et resterait certainement fermement opposé à l’idée que les mercenaires viennent leur prêter mains fortes d’une quelconque façon. C’était sans doute l’orgueil et la peine qui lui avait fait prendre cette position mais elle doutait très clairement qu’il change soudainement d’avis sous le simple prétexte que, ça y est, enfin, les SEEDs s’étaient en apparences ranger de leurs côtés. « Je crois quand même que je vais avoir besoin d’aide, à ce propos. » Concéda t’elle en relevant des yeux embêtés vers Ruben. Bien sûr elle ferait de son mieux et évidemment elle n’agirait pas de manière puérile, mais Ruben savait très bien que les rapports entre Gatiss et elle avaient toujours été… Complexes ? Willys n’était pas bien sûr de vouloir en parler, elle voulait juste être assurée d’avoir l’appui du chef dans le cas où le garçon réagisse mal car elle n’était certainement pas la mieux placée pour lui faire avaler l’amer pillule. Au fond, si le chef suivait, il y avait des chances pour que le jeune résistant en fasse de même… De ça aussi, il devait en avoir conscience, non ? Mais là encore, elle n’était pas certaine de vouloir aborder le sujet.

Ruben venait de mettre main basse sur la dernière bouteille, a priori plus de traces dorénavant de son délit, aucune preuve qui pourrait témoigner contre lui. Willys, complice malgré elle, regardait les deux cageots sans grandes émotions, se demandant s’il était humainement possible de pouvoir boire autant d’alcool tout en continuant de tenir des propos cohérents. C’était inquiétant, profondément inquiétant, et pourtant elle restait muette. Avant cependant que le chef n’intercepte son regard édifié, elle se détourna du triste spectacle et releva la tête. Qu’espérait-elle ? Qu’en gardant le silence il ne la confonde pas avec une vieille moralisatrice ? Willys ne voulait très clairement pas qu’il ait une opinion trop mauvaise de sa petite personne, c’était certain, et bêtement elle pensait sans doute qu’en agissant dans son sens, sans jamais vraiment le brusquer et sans s’autoriser à commenter ses actions, elle réussirait à avoir… Quoi au juste ? Elle n’avait pas pour habitude de se taire pourtant, mais avec Ruben elle agissait au fond de manière tout aussi idiote que les autres. Car si elle avait un avis sûrement plus objectif en apparence et idéalisait moins l'homme que certains, elle n’en demeurait pas moins impressionnée par son passif, par ses actions et par son charisme. Willys ne disposait et ne disposerait jamais de son expérience, ne pouvait qu’imaginer mais certainement pas comprendre par quoi il était passé. Écrasé par les histoires qu’on lui avait rapportées, comment ne pas se sentir minuscule face à un personnage comme lui ?

Il était allé à Balamb, mais n’en avait aucun souvenir. Qu’ajouter ? Gênée, la jeune fille espérait presque qu’il ajoute quelque chose, mais non, Ruben resta évasif. Elle se contenta donc de hocher machinalement la tête, signalant qu’elle avait entendu, qu’elle avait compris, mais bien incapable de renchérir. Elle n’osait pas franchement demander de détails ou partir à la recherche des souvenirs enterrés du chef, doutant clairement qu’il n’en ait envie et craignant que cela n’en réveillent d’autres, peut être désagréables. Besogne terminée, Ruben n’avait pas tardé à retrouver le chemin du canapé mais elle resta debout encore un instant pendant que son regard voguait dans tous les sens, à la recherche de quelque chose qui pourrait l’occuper. Déjà l’homme reprit la parole au moment où elle se penchait sur des bibelots poussiéreux qu’elle n’avait jamais remarqués et en attrapant l'un d'eux dans sa main pour l’étudier, elle eut un sourire bref avant de répondre. « Non. J’avais des choses plus importantes à faire ici. » Bien sur l’envie de se balader plus longuement dans les rues de Balamb l’avait titillé et bien sûr que la vie là-bas paraissait si paisible qu’il était sûrement absurde de retourner à Timber aussi vite. Et pourtant. « Je ne me suis pas posé la question une seule fois en fait. » Réalisa-t-elle à voix haute, presque surprise. « Je ne dis pas, peut-être plus tard, mais… » Laissant sa phrase en suspens, se dirigeant vers le canapé, elle s’assit sur l’accoudoir face à celui trop souvent occupé par le coude de Ruben, le regard un peu absent. « Ils sont tellement loin de ce qu’on vit, les habitants de Balamb je veux dire. Je ne sais pas vraiment comment l’expliquer, mais tu comprends pas vrai ? C’est juste que… C’est assez dingue, de se dire que pour certains, tout ça, toute cette situation ici, c’est tellement loin d’eux. Ils y pensent juste pas, ça ne les concerne pas vraiment. Et nous pendant ce temps là on est en plein dedans. Je parle tellement mal désolé, ça serait bien que j’arrive à m’exprimer correctement un jour. » S’agaça-t-elle de manière fugace avant de continuer à observer l’objet qu’elle manipulait entre ses mains, un petit cheval, tout ce qu’il y avait du plus banal. « Pas que je n’ai pas longtemps cherché  à ne pas voir la vérité en face comme eux… » Continua t’elle d’un air distrait. « Mais aujourd’hui ça parait un peu… Injuste ? » Poursuivit-elle, incertaine encore d’employer le bon terme. Est-ce qu’elle enviait les innocents ? Ceux qui ne s’étaient jamais trempés ? Ceux qui comme elle fut un temps refusaient de se mêler aux combats ? Il était temps de reformuler. Regrettait-elle, donc, l'innocence qu’elle aurait prétendument perdue en s'engageant auprès du réseau ? D’un air fatigué elle pressa son pouce et son indexe sur ses yeux clos, fronçant les sourcils comme si cela aurait suffi à faire disparaître toutes ces questions de son esprit. Ce n’était certainement pas le moment, ni le jour et surtout pas l’heure de s’infliger de pareilles remises en question. Mais Willys avait ce problème depuis peu, elle qui n’avait jamais eu de problèmes pour s’endormir ne pouvait depuis quelques temps retrouver les bras de Morphée aussi tranquillement que par le passé. Toujours des questions, des multitudes de questions qui attendaient qu’on les résolvent mais qu’elle laissait traîner dans un coin de sa tête, jugeant toujours qu’il n’était pas encore temps de les éluder. « Oh et pour ce qui est de la BGU... » Reprit elle en se redressant. « Ils me mettent plus mal à l'aise qu'autre chose. Clairement, tu ne m'entendras pas dire que je regrette de ne jamais m'être inscrite là bas.» Étouffant un bâillement entre sa main, la jeune fille continua de contempler le petit objet avant de le poser sur la table de basse, rangeant ses mains dans son blouson avant de se redresser. L'horloge indiquait minuit passé maintenant. Elle n'en avait aucune envie, mais peut être était il temps qu'ils se séparent. Se dirigeant mollement vers ses bagages, elle regarda un instant l'étuit de sa trompette avant de le refermer. « Tu as fais de la musique, pas vrai ? » S'hasarda t'elle à demander. « Qui sait, si un jour tu as besoin d'une trompetiste pour t'accompagner. » C'était sûrement la fatigue qui lui faisait prononcer ces mots qui, si elle avait été pleinement consciente, n'auraient sans doute jamais franchis ses lèvres.
   
© Field of Heroes

_________________

your mess
is mine

• Award du personnage miss Castrophe •
   • Award du membre en or •
   • Award du meilleur RP •
Revenir en haut Aller en bas
Résistant(e) de Timber
avatar
Date d'inscription : 11/09/2016
Messages : 105
Avatar : Oscar Isaac
Crédits : faust

Âge du perso : 35 années à trainer ses pieds
Activité : Ancien Illustrateur il est aujourd'hui le Roi des petits boulots
Feuille de personnage
stat :
stat points
force■■■
magie/aura■■■■
resistance■■■
esquive

Magies maîtrisées :
Objets:
Voir le profil de l'utilisateur http://fieldofheroes.forumactif.org/t322-ruben-t-valor-fear-is-t
MessageSujet: Re: 22 Juin 23h32 - Ruben&Willys   17.12.16 2:52


22 Juin - 23h32

 
Avait-il été le seul semeur de ces bouteilles ? Non, la soirée n'avait pas débuté dans la solitude, il avait donc eu un petit coup de main en la matière. Il ne se serait guère entêté à aller déposer ces cadavres de verre dans les quatre coins du sous-sol ainsi, pas alors que les bras du canapé l'avaient tranquillement happé. Enfin il avait probablement contribué à la constitution de ce butin de manière non-négligeable... C'était dans ses habitudes semble-t-il. Bref, Ruben entra finalement en possession de la dernière bouteille alors que Willys songeait aux retombées internes de son excursion.

▬ " Sans doute. Je crois quand même que je vais avoir besoin d’aide, à ce propos. " Notre homme avait effectué un demi-tour pour revenir tranquillement déposer son ultime prise alors que son regard se posa sur la mine perturbée de la demoiselle qui ne sembla pas vraiment l'atteindre. Non pas qu'il manque d'empathie, c'était d'ailleurs plutôt l'inverse, mais il n'était plus trop en état de le manifester et en avait encore moins l'envie. Non le maternage ne lui apportait guère d'inspiration cependant il n'était pas encore avare en matière d'idée ou d'avis.

▬ " Tu sais, parfois le silence et le temps sont la meilleure aide. " Ces mots laissaient un drôle de goût dans sa bouche, lui qui était le pantin de l'un comme de l'autre avait brutalement la sensation de chanter une fausse mélodie. Pourtant cela n'allait pas à l'encontre d'une certaine logique, Gatiss passerait mieux le coup si on lui laissait tranquillement le temps de l'avaler dans son coin, il en était capable, c'était un assez brave garçon pour passer l'épreuve ainsi. " Il s'en remettra. "

Un tintement de verre et quelques pas plus tard, Ruben était retourné s'échouer dans le canapé. Il jaugea brièvement la demoiselle qui de toute évidence n'était pas encore pressée de filer vers des lieux plus accueillants et se retrouva inspiré par une interrogation qu'il lâcha machinalement. Il aurait été en effet peut-être plus simple pour la miss de ne faire qu'un aller simple pour la belle ville, personne n'aurait décemment pu lui en vouloir. Mais d'après les mots qui lui répondirent, Willys n'avait même pas eu le cœur de traîner ses pieds là-bas plus longtemps que nécessaire.

▬ " Non. J’avais des choses plus importantes à faire ici. Je ne me suis pas posé la question une seule fois en fait. Je ne dis pas, peut-être plus tard, mais… Ils sont tellement loin de ce qu’on vit, les habitants de Balamb je veux dire. Je ne sais pas vraiment comment l’expliquer, mais tu comprends pas vrai ? C’est juste que… C’est assez dingue, de se dire que pour certains, tout ça, toute cette situation ici, c’est tellement loin d’eux. Ils y pensent juste pas, ça ne les concerne pas vraiment. Et nous pendant ce temps là on est en plein dedans. Je parle tellement mal désolé, ça serait bien que j’arrive à m’exprimer correctement un jour. Pas que je n’ai pas longtemps cherché  à ne pas voir la vérité en face comme eux… Mais aujourd’hui ça parait un peu… Injuste ? " Il y avait trop de mots là encore non ? Ou alors il n'était définitivement pas en état de mener une compréhension d'aussi longue haleine. Quoiqu'il en soit Ruben sembla brièvement se déconnecter, laissant sa tête partir en arrière pour rencontrer le dossier alors que ses yeux se fermaient derrière une main qui venait frotter son front d'une manière lasse.

▬ " Ils vivent juste leur vie de la meilleure façon qui leur semble. Il paraît que c'est un point commun à tous les Hommes, seul l'environnement diffère. " Très franchement, il ne savait pas quel côté de son cerveau avait réussi à sortir une logique de tous les mots prononcés par Willys et encore moins celui qui avait été capable de lui répondre. Cette machinerie était pourtant là et produisait un résultat malgré la lassitude qui pesait massivement sur ses épaules et ses traits. Peut-être même qu'elle produisait un résultat crédible mais il n'était pas certain de pouvoir s'en assurer alors que son regard se dévoilait à nouveau pour observer le plafond qui se trouvait à quelques encablures de son visage.

▬ " Oh et pour ce qui est de la BGU... Ils me mettent plus mal à l'aise qu'autre chose. Clairement, tu ne m'entendras pas dire que je regrette de ne jamais m'être inscrite là bas. " La compréhension sembla plus évidente pour Ruben qui trouva même de quoi s'arracher un brin de sourire amusé tout en se redressant pour capter le bâillement dissimulé de son interlocutrice.

▬ " Tu devrais rentrer, tu as mérité de dormir. " Ses aventures, le voyage, il y avait sans doute de quoi se fatiguer non ? Il n'y avait probablement que lui qui se traînait ce brouillard de fatigue sur les épaules en permanence. Dans tous les cas, qu'elle suive ou non ses mots, la demoiselle prenait la direction de ses affaires avec un certain manque d'enthousiasme.

▬ " Tu as fais de la musique, pas vrai ? Qui sait, si un jour tu as besoin d'une trompettiste pour t'accompagner. " Si les vestiges de son bref amusement étaient déjà loin, ces mots avivèrent une sensation qui allait bien à l'encontre de cette dernière animation. Son regard s'assombrit et il s'éloigna de l'observation de Willys au profit d'un point lointain que seul lui pouvait voir.

▬ " Tu as mieux à faire de cet instrument. " L'affirmation ne souffrirait guère de contradiction. Il ne s'était guère attendu à devoir faire face à ce genre de sujet à cet instant ni à la réaction que cela produisait dans son esprit. La demoiselle ne pensait pas à mal, cela avait été d'ailleurs très probablement qu'une simple manifestation naïve d'une simple pensée et pourtant notre homme se sentait agressé ou du moins positionné sur un piédestal très affaibli. Pourquoi ? Cela lui était peu évident à expliquer, peut-être parce que la vision d'un futur où il aurait le cœur à ressortir guitare et crayons lui était intolérable, le passé était trop lourd pour permettre à une telle porte de s’ouvrir. " Bonne nuit Willys. " Dans tous les cas il ne semblait n'être à présent inspiré que pour mettre fin à cette conversation qui devenait tout aussi désagréable que délicate à mener avec le brouillard qui régnait dans sa tête.


 
© Field of Heroes

_________________
• Award du meilleur RP •
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé

MessageSujet: Re: 22 Juin 23h32 - Ruben&Willys   

Revenir en haut Aller en bas
 
22 Juin 23h32 - Ruben&Willys
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» 12 juin 2010 Catch and Slash vs Darkside Cowboys
» [Comics] LEGO Magazine mai - juin 2010
» Nef 26-27 Juin à Villeneuve d'Ascq
» Soirée Vieillepie : Zul Aman mercredi 18 juin (10/10)
» Le Printemps du Jeu, Bourgoin-Jallieu les 12 et 13 juin

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Field of Heroes :: Have A Break :: Notre Histoire :: Chapitre 2 : Dollet et le bal-